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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 09:19
La vie est une aventure, ose-la ! (Mère Teresa .)

La vie est une aventure, ose-la ! (Mère Teresa .)

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 6,10-17.

Frères, fortifiez-vous dans le Seigneur, dans la force de sa puissance.
Revêtez-vous de l'armure de Dieu, afin de pouvoir résister aux embûches du diable.
Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les princes, contre les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits mauvais répandus dans l'air.
C'est pourquoi prenez l'armure de Dieu, afin de pouvoir résister au jour mauvais, et après avoir tout surmonté, rester debout.
Soyez donc fermes, les reins ceints de la vérité, revêtus de la cuirasse de justice,
et les sandales aux pieds, prêts à annoncer l'Evangile de paix.
Et surtout, prenez le bouclier de la foi, par lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Malin.
Prenez aussi le casque du salut, et le glaive de l'Esprit, qui est la parole de Dieu.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,23-35.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : "Le royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Quand il se mit à régler les comptes, on lui amena un débiteur de dix mille talents.
Comme il n'avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu'on le vendît, lui, sa femme, ses enfants et tout ce qu'il avait pour que paiement fût fait.
Alors le serviteur, tombé à ses pieds, demeurait prosterné, disant : " Seigneur, aie patience envers moi, et je te paierai tout. "
Touché de compassion, le maître de ce serviteur le laissa aller et lui remit sa dette.
Ce serviteur, à peine sorti, rencontra un de ses compagnons de service, qui lui devait cent deniers. L'ayant saisi à la gorge, il l'étouffait, disant : " Paie ce que tu dois. "
Son compagnon de service, tombé à ses pieds, le suppliait, disant : " Aie patience envers moi, et je te paierai. "
Mai lui ne voulait pas, et il s'en alla le faire mettre en prison jusqu'à ce qu'il eût payé sa dette.
Ce que voyant, ses compagnons de service furent grandement contristés, et ils vinrent raconter à leur maître ce qui s'était passé.
Alors le maître le fit appeler et lui dit : " Serviteur méchant, je t'ai remis toute cette dette, parce que tu m'as supplié.
Ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon de service, comme moi-même j'ai eu pitié de toi ? "
Et son maître irrité le livra aux bourreaux, jusqu'à ce qu'il eût payé toute sa dette.
Ainsi vous traitera mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne à son frère du fond du cœur. "

Nous pouvons aussi être dérangés par la pensée que notre vie n'a été rien d'autre qu'une suite d'erreurs, un enchaînement de trahisons, une longue suite d'échecs.. Si nous nous tournons vers Dieu avec une telle clairvoyance, Il va infailliblement y trouver une ouverture pour Sa grâce. De la sorte, nous serons en mesure de prendre un nouveau départ pour notre vie, car nous saurons que notre Dieu répondra. Mais pour qu'Il visite quelqu'un avec Sa grâce, Il requiert notre coopération préalable. (Archimandrite Zacharias, in "Souviens-toi de ton premier amour" (Apoc. 2,4-5), les 3 étapes de la vie spirituelle dans la théologie de l'Ancien Sophrony)

Nous pouvons aussi être dérangés par la pensée que notre vie n'a été rien d'autre qu'une suite d'erreurs, un enchaînement de trahisons, une longue suite d'échecs.. Si nous nous tournons vers Dieu avec une telle clairvoyance, Il va infailliblement y trouver une ouverture pour Sa grâce. De la sorte, nous serons en mesure de prendre un nouveau départ pour notre vie, car nous saurons que notre Dieu répondra. Mais pour qu'Il visite quelqu'un avec Sa grâce, Il requiert notre coopération préalable. (Archimandrite Zacharias, in "Souviens-toi de ton premier amour" (Apoc. 2,4-5), les 3 étapes de la vie spirituelle dans la théologie de l'Ancien Sophrony)

Par Saint François de Sales

(1567-1622), évêque de Genève et docteur de l'Église 
Sermon pour le Vendredi saint, 25/03/1622 (français modernisé) 


 

Pardonner à notre frère de tout notre cœur

 

La première parole que notre Seigneur prononça sur la croix fut une prière pour ceux qui le crucifiaient ; et c'est alors qu'il fit ce qu'écrit Saint Paul :

« Aux jours où il vivait dans la chair, il offrit prières et sacrifices » (He 5,7).

Certes, ceux qui crucifiaient notre divin Sauveur ne le connaissaient pas..., car s'ils l'avaient connu ils ne l'auraient pas crucifié (1Co 2,8).

Notre Seigneur donc, voyant l'ignorance et la faiblesse de ceux qui le tourmentaient, commença à les excuser et à offrir pour eux ce sacrifice à son Père céleste, car la prière est un sacrifice... :

« Mon Père, pardonne-leur parce qu'ils ne savent ce qu'ils font » (Lc 23,34).

Combien grande était la flamme d'amour qui brûlait dans le cœur de notre doux Sauveur, puisqu'au plus fort de ses douleurs, au temps où la véhémence de ses tourments semblait lui ôter même le pouvoir de prier pour lui-même, il vint par la force de sa charité à s'oublier soi-même, mais non ceux qu'il avait créés... 

Il voulait par là nous faire comprendre l'amour qu'il nous portait, lequel ne pouvait être diminué par aucune sorte de souffrance, et nous apprendre aussi quel doit être notre cœur à l'endroit de notre prochain... 

Or, ce divin Seigneur s'étant employé à demander pardon pour les hommes, il est tout certain que sa demande lui fut accordée, car son divin Père l'honorait trop pour lui refuser quelque chose de ce qu'il lui demandait.

 

Mercredi 21 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

LES RACINES CHRÉTIENNES DE LA FRANCE

L’honnêteté –

Évoquer les racines chrétiennes de la France, simple question d’honnêteté intellectuelle, est un hommage à tous ceux et celles qui ont contribué à répandre sur ce territoire les valeurs évangéliques, surtout l’amour de Dieu et du prochain. Innombrables les chrétiens qui, avant même que notre pays ne porte son beau nom à consonance de liberté, avant toute forme d’unité nationale et de nationalisme, avant toute liaison avec une forme de pouvoir, ont imprégné son sol et sa culture du respect de l’être humain à l’image de Dieu. Même si, à certains égards, l’évangélisation est chez nous restée superficielle et si certains comportements, comme la torture et l’exécution capitale, ont perduré quoiqu’ils contredisent l’enseignement du Sauveur, on sait très bien que les diverses communautés chrétiennes, en particulier les monastères, ont manifesté l’amour du Christ au sein de la société civile. Les racines chrétiennes de la France sont dues en grande partie à la générosité des moines. Tout le monde connaît la figure de saint Martin partageant avec un pauvre, indissociable de l’histoire de ce pays, figure de non-violence évangélique, d’amour des pauvres ; figure charismatique de thaumaturge et d’apôtre. Les valeurs mêmes du socialisme français, le propos d’organiser une société plus juste, s’enracinent dans le message évangélique qu’elles sécularisent en séparant sa dimension philanthropique de la révélation divine. Les chrétiens ont montré l’amour des pauvres, des démunis, des malades, des prisonniers. Le grand saint Germain de Paris rachetait les prisonniers civils et les prenait en charge. Les communautés chrétiennes ont été d’abord des communautés liées à l’émigration de la diaspora juive à Marseille, à Nice, à Lyon. Elles ont été marquées au sceau du martyre, celui de saint Pothin, de sainte Blandine et de tant d’autres. Elles ont été longtemps des communautés sans pouvoir, et en butte au pouvoir. Les martyrs de la Révolution française elle-même reposent dans notre sol et le fécondent spirituellement. Le christianisme a donné à ce qui serait ensuite la France des racines de sang, de prière, d’amour des ennemis. Il a promu un charisme féminin, celui qui se voit chez les grandes saintes de l’époque mérovingienne, sainte Radegonde, sainte Clothilde, sainte Geneviève : évoquer l’histoire de la France sans mentionner ces grandes civilisatrices serait donner une image gravement tronquée.

Les reliques

Récemment, on a retrouvé des reliques qui sont très probablement celles de saint Sidoine d’Aix, dans la basilique Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-sainte-Baume. Les racines chrétiennes de la France, comme d’autres pays d’Europe, sont en grande partie dues à la présence des saintes reliques. Celles-ci ne sont pas les fragments inertes d’ossements ou d’un corps desséché. Suivant notre foi, le corps des saints est imprégné par la grâce incréée : corps baptisés, corps oints du saint chrême, corps nourris du corps précieux et du sang très pur du Seigneur Jésus Christ et Dieu, ils sanctifient à leur tour ce qu’ils touchent. Notre terre est sanctifiée par les reliques de nos saints chrétiens. À diverses époques, il a été tenté d’éradiquer le christianisme précisément en brûlant les reliques ou en les jetant dans les fleuves. Ceux qui faisaient cela connaissaient très bien la valeur de ces restes bénis.

Sainte terre

Ainsi, les racines chrétiennes de notre pays, et de l’Europe, ne consistent pas seulement en idées ou en valeurs chrétiennes, en comportement évangélique : elles résident dans la puissance qui est dans le corps des saints et qui fait que notre terre est sainte. Comme Aliocha dans le roman de Dostoïevski, nous nous prosternons et nous embrassons cette terre imprégnée du sang des martyrs et foulée par les pieds de grands témoins de la Résurrection. Nous n’oublions pas que sainte Marie-Madeleine, la myrophore, l’Égale-aux-apôtres, dont les reliques sont à Vézelay, à la Sainte-Baume et à Saint-Maximin, a marché sur le sol de notre pays. On peut toujours nier ces faits, enlever le nom des saints dans nos villages et sur nos routes, il reste objectivement que nous vivons dans un pays indissociablement imprégné par la foi chrétienne, l’héritage biblique et judaïque. Les chrétiens orthodoxes eux-mêmes, quand, au cours de ce siècle, ils ont commencé à organiser des communautés, suite aux diverses formes d’émigration, ont su qu’ils venaient dans un pays dont les racines chrétiennes étaient tellement anciennes, tellement apostoliques, tellement patristiques, qu’ils pourraient s’y retrouver comme chez eux, quand ils ont parcouraient la terre de saint Jean Cassien, dont on vénère les reliques à l’abbaye de Saint-Victor de Marseille. Encore faut-il que les chrétiens vivant en France et en Europe dans ce 21ème siècle, loin de vaciller, entretiennent à leur tour ces saintes racines par des choix de foi…

PRIÈRE A SAINTE CÉLINE: Ô Ste Céline qui, très jeune, avez été une épouse admirable dans l'amour de votre époux,de vos enfants et le sens de l'accueil et du partage . Avec votre époux, par votre mutuelle affection et votre Foi fervente, obtîntes les grâces nécessaires à vaincre les "combats de la vie" et  vous manifestâtes l'union du Christ et de l'Eglise .  Vous et votre époux eurent à cœur l'éducation de vos enfants qui ,tous trois, devinrent prêtres et dès lors, sources de nombreuses grâces pour les fidèles du Christ, Unique et Souverain Pasteur.    Obtenez-nous de bons et Saints prêtres, configurés au Christ Bon Pasteur qui donne Sa Vie pour ses Brebis !     Le dernier nous est le plus connu, St Rémi, qui à travers son Roi, baptisa la France sur les fonds baptismaux de Reims.Priez pour notre Nation, secourez-là !

PRIÈRE A SAINTE CÉLINE: Ô Ste Céline qui, très jeune, avez été une épouse admirable dans l'amour de votre époux,de vos enfants et le sens de l'accueil et du partage . Avec votre époux, par votre mutuelle affection et votre Foi fervente, obtîntes les grâces nécessaires à vaincre les "combats de la vie" et vous manifestâtes l'union du Christ et de l'Eglise . Vous et votre époux eurent à cœur l'éducation de vos enfants qui ,tous trois, devinrent prêtres et dès lors, sources de nombreuses grâces pour les fidèles du Christ, Unique et Souverain Pasteur. Obtenez-nous de bons et Saints prêtres, configurés au Christ Bon Pasteur qui donne Sa Vie pour ses Brebis ! Le dernier nous est le plus connu, St Rémi, qui à travers son Roi, baptisa la France sur les fonds baptismaux de Reims.Priez pour notre Nation, secourez-là !

Sainte Céline,qui êtes-vous ?


Épouse, mère de Saint Rémi de Reims 
(Vème s.)

         Elle avait épousé, très jeune, Émile, le comte de Laon.

Elle lui portait une grande affection et, par son caractère aimable et modeste, ils vécurent dans une grande union de cœur et de foi chrétienne.

Ils prirent grand soin de l'éducation de leurs enfants qui devinrent tous trois prêtres.

        Le dernier nous est le plus connu, Rémi, né sur le tard, dont ils donnèrent le soin aux clercs de l'église Sainte-Marie de Laon.

Il devint saint Rémi, l'archevêque de Reims.

Mercredi 21 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
La femme et le parfum
Évangile selon saint Marc 14, 3-9
Pendant qu'il était à table, une femme entra, avec un flacon d'albâtre contenant un parfum très pur et de grande valeur. Brisant le flacon, elle le lui versa sur la tête.
 
Veiller sur le parfum
Je me souviens du jour, mais je n’étais pas là, où la femme au parfum déversa sur ta tête le prix de son amour, le plus tendre ornement pour parer à l’avance ton corps de Sauveur, promis à mille outrages. Ce parfum… l’as-tu senti, là-haut, sur le bois du supplice, alors que de la mort rodait déjà le fiel ? A-t-il donc adouci l’aigreur du vinaigre, racheté par avance ce goût des plus amers que tu gardais en bouche en quittant notre monde ? Le baume a-t-il agi, pour calmer les blessures ? La couronne d’épine a-t-elle pesé moins lourd sur tes cheveux perlés inondés de tendresse ? Et tes pieds fatigués d’avoir couru longtemps, usés par les chemins où tu portais ton Verbe, tes pieds ont-ils goutté un peu de cette myrrhe bénissant sans un bruit le sol profané par le sang r&eacut e;pandu alors que tu mourais ? L’espoir pouvait s’éteindre, mais le parfum lui-même gardait ta sépulture.

Je me souviens du jour, j’aurais voulu y être, où la femme, pour moi, pour nous, criait mais en silence, le regret et la peine, l’allégeance éternelle, le respect, et l’amour dans un geste parfait qui lui venait du cœur. 
Je me souviens du jour, et c’est demain, peut-être, où le flacon brisé répandra sur le monde à nouveau sa saveur. Alors tu reviendras, accueillant largement tous ceux qui sur la terre auront soigné ton corps en imitant le geste de la femme au nard pur, sur d’autres corps brisés. Heureux qui dans le monde veillent sur son parfum  !
(Source:Signe dans la Bible)
Mercredi 21 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

LA FAMILLE

Jeu en familleAu cours de ce mois d’octobre 2016, l’Église catholique romaine réfléchit sur l’institution de la famille. Des interventions ont été demandées à des interlocuteurs délégués par plusieurs Églises orthodoxes, dont notre propre Patriarcat. Voici quelques thèmes qui ont été proposés pour cette commune réflexion chrétienne.

Institution divine

La famille est d’institution, non pas humaine, mais divine, comme le montre la parole du livre de la Genèse. À ce titre, elle est, à l’image de la Divinité, une diversité de personnes (époux et épouse, ainsi que les enfants et toute personne participant à la vie du foyer) en communion dans l’unité de nature. La famille est normative pour toutes les formes que prend la vie ecclésiale (y compris la communauté monastique, famille et fraternité selon l’Esprit) et sociale. La tradition ecclésiale et la Parole de Dieu demeurent, pour l’existence créée, la référence permanente à travers l’Histoire. La création tout entière est fondée sur la Parole de Dieu comme sur un pont au-dessus de l’abîme.

S’exercer à ressembler à Dieu

La famille conjugale et la famille ou communauté monastique suivent les mêmes principes: chasteté (consécration et sanctification de la sexualité), obéissance (au Christ et les uns aux autres dans une hiérarchie de service), pauvreté (mise en commun des biens possédés). La famille est appelée à réaliser la ressemblance de l’image trinitaire de Dieu (familles des hypostases divines) par une ascèse (exercice) continue dont l’épître et les prières du Couronnement donnent la méthode. Le renoncement à soi par amour pour Dieu et pour le prochain est la voie de la béatitude éternelle, comme l’enseigne le Christ.

Le rayonnement de la famille

La famille a, vers l’extérieur, un double rayonnement.

1) rayonnement social par l’aumône, l’hospitalité et le témoignage de foi et d’amour dans la Cité.

2) rayonnement écologique (respect des créatures, alimentation dictée par les canons de la Tradition, transformation des créatures par l’agriculture, la cuisson et l’eucharistie domestique qu’est le repas familial)

La famille et l’Église

La famille est la cellule première de l’Église. Aussi les époux participent-ils régulièrement à l’Eucharistie en tant que membres du sacerdoce royal et concélébrants sous la tête du Christ. En fait, toutes les caractéristiques de la famille dérivent de sa structure eucharistique.

Saint Hilarion, qui êtes-vous ?

Hilarion naquit en Palestine, en 293, dans le village de Thabatha, non loin de Gaza.

Ses parents païens l'envoyèrent apprendre les lettres humaines à Alexandrie. Ce fut l'occasion pour lui d'entrer en contact avec les Chrétiens et de découvrir la doctrine sublime de l'Evangile, qui a rendue folle la sagesse du monde.

Ayant entendu parler de Saint Antoine, dont la renommée brillait dans toute l'Egypte, Hilarion se mit en route pour le désert, afin de lui rendre visite. A la vue de la vie angélique que menait Antoine, il décida de rester à ses côtés, avec les autres disciples du Père des moines.

Mais comme les foules qui accouraient vers le désert pour recevoir la bénédiction du Saint empêchaient Antoine de vaquer à la prière silencieuse, il décida de partir vers les âpres solitudes du désert intérieur.

Après avoir donné à Hilarion sa tunique de crin et son manteau de peau, il envoya le jeune garçon, qui n'avait alors que quinze ans, pratiquer l'ascèse avec quelques compagnons dans le désert situé près de Meiouma, dans la région de Gaza.

Hilarion partit audacieusement engager la lutte contre les démons habitant cette effroyable solitude, où nul ne demeurait et qui n'était traversée de temps à autre que par des bandes de brigands.

Il entreprit là de réduire son corps en servitude et d'éteindre les ardeurs de la jeunesse par un jeûne sévère: Il ne se nourrissait que de quinze figues par jour, après le coucher du soleil.

Pendant la journée, il priait et chantait sans cesse les Psaumes en labourant le sol aride, afin que la fatigue du travail s'ajoute à celle du jeûne, sans produire quoique ce soit qui puisse être vendu et entraîner la tentation de l'avarice.

Le démon ainsi attaqué dans sa propre demeure par un enfant, passa à l'assaut, comme il l'avait fait pour Saint Antoine.

Il lui apparut sous forme de bêtes sauvages, tenta de lui faire peur par des bruits terrifiants et inexplicables.

Mais tout cela s'avérait inutile, car le jeune homme repoussait ses assauts par le signe de la Croix et prenait lui-même l'initiative du combat en raillant l'impuissance du Malin.

De l'âge de seize ans jusqu'à l'âge de vingt ans, il n'eut d'autre abri qu'une cabane de joncs et d'herbes marécageuses. Il se construisit ensuite une cellule si basse qu'elle ressemblait davantage à un sépulcre qu'à une maison.

Il couchait sur la terre dure, ne se lavait et ne se coupait les cheveux qu'une fois par an, le jour de Pâques. Il ne lava jamais le sac de peau que lui avait donné Saint Antoine, et ne changeait sa tunique que lorsqu'elle tombait en pièces.

Il savait toute l'Ecriture Sainte par coeur et la récitait tout haut en se tenant avec crainte, comme si Dieu était présent devant ses yeux.

De l'âge de vingt-et-un ans à celui de vingt-sept ans, il ne mangea chaque jour qu'un peu de lentilles trempées dans de l'eau froide pendant trois ans, et les trois autres années se contenta de pain avec du sel et de l'eau.

De 27 à 30 ans, il ne vécut que d'herbes sauvages; de 30 à 35 ans de pain d'orge et d'un peu d'herbes cuites sans huile.

Mais atteint alors d'une maladie et sa vue ayant baissée, il rajouta un peu d'huile à son menu et continua ainsi jusqu'à l'âge de 63 ans.

Voyant son corps s'affaiblir et croyant que sa mort était proche, il ne mangea plus de pain jusqu'à la fin de ses jours, redoublant ainsi de ferveur, comme un jeune novice, à l'âge où d'autres ont coutume de diminuer leurs austérités.

Il continua ainsi sa manière de vivre jusqu'à la mort, ne mangeant jamais qu'après que le soleil soit couché et ne rompant jamais son jeûne, ni aux jours de fêtes, ni dans ses plus grandes maladies.

Ces travaux surhumains qu'entreprit Saint Hilarion par amour de Dieu ouvrirent non seulement son coeur à recevoir la contemplation des Mystères célestes, mais la grâce recouvrit aussi son corps et lui donna le pouvoir d'accomplir des miracles pour la consolation des fidèles.

Il guérit des malades et délivra un grand nombre de possédés par des esprits impurs.

Alors qu'il n'était encore âgé que de 22 ans, sa réputation s'était déjà répandue dans toute la Palestine et même jusqu'en Egypte et en Syrie.

On accourait vers lui en foule, et nombreux étaient ceux qui lui demandaient d'embrasser la vie angélique à ses côtés; car jusqu'alors la vie monastique n'était pas encore apparue en Palestine et en Syrie.

C'est ainsi «Hilarion devint pour ces régions ce que Saint Antoine était pour l'Egypte. Il restait en relation épistolaire avec le grand Antoine.

Lorsqu'on amenait à ce dernier des malades venus de ces régions, il leur disait:

«Pourquoi vous donner la peine de venir de si loin, puisque vous avez là-bas mon fils Hilarion?»

Ceux qui embrassèrent la vie solitaire et s'installèrent dans des cellules autour de Saint Hilarion atteignirent bientôt le nombre de deux mille.

Tous le reconnaissaient comme leur Père et leur guide.

Une fois l'an, à l'époque des vendanges, Hilarion partait visiter tous les monastères. Il leur apportait alors leur subsistance pour l'année et prenait l'occasion de rassembler la foule de ses disciples.

Parvenu à l'âge de 63 ans, la multitude des frères rangés sous sa direction et les foules de malades et de fidèles, qui accouraient sans cesse de toutes parts vers sa retraite, ne lui laissaient plus un instant de répit pour vaquer à la contemplation dans le silence.

Aussi, c'est avec des larmes abondantes qu'il se souvenait de ses premières années passées dans l'ascèse, inconnu de tous.

A force de larmes, il parvint à faire accepter son départ à ses disciples. Mais le jour venu, plus de dix mille personnes voulurent le suivre partout où il se rendrait, afin de ne pas perdre la grâce qui était attachée à sa personne.

Il parvint à les persuader de s'en retourner et ne prit avec lui que quarante disciples capables de supporter de longs voyages à pieds en jeûnant tout le jour.

Comme il avait appris la mort de Saint Antoine, Hilarion se dirigea vers l'Egypte, pour vénérer les lieux qui avaient été sanctifiés par le séjour du Saint.

C'est avec abondantes larmes qu'il visita et se prosterna devant tous les lieux et les objets qu'avait touchés Antoine.

Au sortir du désert de Saint Antoine, Hilarion partit en quête de solitude. Mais où qu'il se rendit, du désert à Alexandrie, il répandait autour de lui la grâce, les miracles et les guérisons, si bien qu'on accourrait en foule et que sa renommée le devançait partout où il allait, sans jamais lui laisser de repos.

Pendant les trois années (360-363) de la tyrannie de Julien l'Apostat, le monastère de saint Hilarion près de Gaza fut détruit et ses moines dispersés, aussi le Saint décida-t-il de trouver refuge en Libye.

De là, il fit voile pour la Sicile, pensant trouver la solitude dans ces régions où il était inconnu.

Or, contraint par son amour des hommes, il chassa à nouveau les démons, guérit les malades et attira ainsi à lui les foules.

Il s'enfuit une nouvelle fois et se rendit dans un bourg de Dalmatie, région encore habitée par les barbares. Mais là encore, il mit à mort une bête monstrueuse qui effrayait les habitants, et les convertit au Christianisme.

Il prit la fuite de nuit pour échapper aux honneurs et s'embarqua sur un vaisseau marchand pour l'île de Chypre. A peine arrivé sur l'île, les possédés se mirent à crier en annonçant avec panique qu'Hilarion, le serviteur de Jésus-Christ, était venu dans l'île pour les en chasser.

Il lui fallut donc trouver une nouvelle retraite.

C'est pourquoi il se rendit dans un endroit inhabité de l'île et s'installa dans une grotte inaccessible, située au sommet d'une montagne escarpée.

Il demeura là cinq ans, visité seulement de temps à autre par son fidèle disciple Hésychius, qui venait lui donner des nouvelles de Palestine. Parvenu à l'âge de quatre-vingt ans, le corps extrêmement affaibli par ses austérités soutenues, Hilarion fit les préparatifs pour son départ et réunit autour de lui les quelques fidèles qui avaient pu atteindre sa demeure.

Alors qu'il était étendu, presque mort de corps, il gardait les yeux ouverts en disant:

«Sors mon âme, que crains-tu? Sors, de quoi as-tu peur.?

Tu as servi Jésus-Christ près de soixante-dix ans et tu crains la mort?» En achevant ces paroles, il rendit son âme à Dieu et fut immédiatement enterré par ses disciples, conformément à ses instructions, afin de ne pas recevoir les honneurs de la sépulture des Saints.

Quelque temps plus tard, Hésychius vint prendre le corps du Saint et le transporta en Palestine, pour qu'il soit vénéré par la multitude de ses disciples.

Mercredi 21 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,39-48.

Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure le voleur viendrait, il n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »
Pierre dit alors : « Seigneur, est-ce pour nous que tu dis cette parabole, ou bien pour tous ? »
Le Seigneur répondit : « Que dire de l’intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de son personnel pour distribuer, en temps voulu, la ration de nourriture ?
Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera en train d’agir ainsi !
Vraiment, je vous le déclare : il l’établira sur tous ses biens.
Mais si le serviteur se dit en lui-même : “Mon maître tarde à venir”, et s’il se met à frapper les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer,
alors quand le maître viendra, le jour où son serviteur ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il l’écartera et lui fera partager le sort des infidèles.
Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups.
Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, celui-là n’en recevra qu’un petit nombre. À qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié, on réclamera davantage.

Mercredi 21 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Fulgence de Ruspe

(467-532), évêque en Afrique du Nord 
Sermon I, 2-3 ; CCL 91 A, 889 (trad. Orval) 


 

« Serviteurs du Christ et intendants des mystères de Dieu » (1Co 4,1)

 

Pour préciser le rôle des serviteurs qu'il a placés à la tête de son peuple, le Seigneur dit cette parole que rapporte l'Évangile : « Quel est l'intendant sage et fidèle que le maître établira sur les gens de sa maison pour leur donner en temps voulu leur mesure de blé ?

Heureux ce serviteur que le maître, à son retour, trouvera occupé de la sorte »...

Si nous nous demandons quelle est cette mesure de blé, saint Paul nous l'indique ; c'est

« la mesure de foi que Dieu vous a départie » (Rm 12,3).

Ce que le Christ appelle mesure de blé, Paul le nomme mesure de foi pour nous apprendre qu'il n'y a pas d'autre blé spirituel que le mystère de la foi chrétienne.

Cette mesure de blé, nous vous la donnons au nom du Seigneur chaque fois que, éclairés par le don spirituel de la grâce, nous vous parlons selon la règle de la vraie foi.

Cette mesure, vous la recevez par les intendants du Seigneur chaque jour où vous entendez de la bouche des serviteurs de Dieu la parole de vérité. 


Qu'elle soit notre nourriture, cette mesure de blé que Dieu nous donne en partage.

Tirons-en l'aliment de notre bonne conduite afin de parvenir à la récompense de la vie éternelle.

Croyons en celui qui se donne lui-même à nous comme nourriture pour que nous ne défaillions pas en chemin (Mt 15,32), et qui se réserve comme notre récompense pour que nous trouvions la joie dans la patrie.

Croyons et espérons en lui ; aimons-le par-dessus tout et en tout

Car le Christ est notre aliment et il sera notre récompense.

Le Christ est la nourriture et le réconfort des voyageurs en marche ; il est l'assouvissement et l'exultation des bienheureux en leur repos. 
 

 

Mercredi 21 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque Spiritualité Chrétienne
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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 08:34
Inauguration par Sa Sainteté le Patriarche de l'Eglise Syriaque-Orthodoxe d'Antioche et de Tout l'Orient: Moran  Ignatius Ephrem  II , d'un nouveau Séminaire de Théologie Syriaque à Salzbourg (Beth Suryoye).

Chers amis. Aloho m'barekh.


Merci, Seigneur ! Je suis heureux de vous transmettre l'information suivante.


Le Patriarche de l'Eglise Syriaque-Orthodoxe d'Antioche et de Tout l'Orient: Sa Sainteté le Patriarche Moran Mor Ignatius Ephrem  II a inauguré le nouveau Séminaire de Théologie Syriaque à Salzbourg (Beth Suryoye). 


 

Inauguration par Sa Sainteté le Patriarche de l'Eglise Syriaque-Orthodoxe d'Antioche et de Tout l'Orient: Moran  Ignatius Ephrem  II , d'un nouveau Séminaire de Théologie Syriaque à Salzbourg (Beth Suryoye).


Comme vous le remarquerez, c'est un cadre très baroque pour une Eglise Orthodoxe Orientale ! 


Son Excellence l'Archevêque de Salzbourg: Mgr. Dr. Franz Lackner a également assisté à la cérémonie d'inauguration et de la prière de la bénédiction de la maison.



 

Inauguration par Sa Sainteté le Patriarche de l'Eglise Syriaque-Orthodoxe d'Antioche et de Tout l'Orient: Moran  Ignatius Ephrem  II , d'un nouveau Séminaire de Théologie Syriaque à Salzbourg (Beth Suryoye).

Leurs Éminences Mor Denys Issa Gurbuz, vicaire patriarcal en Suisse et en Autriche, Mor Philoxène Saliba Ozmen, archevêque de Mardin et Diyarbakir, Mor Philoxène Mattias Nayis, vicaire patriarcal en Allemagne, Mor Julius Hanna Aydin, directeur des relations extérieures en Allemagne, Mor Polycarpus Augin Aydin, Vicaire patriarcal aux Pays-Bas, et de sa grâce Mor George Kourieh, doyen de Saint-Ephrem Theological Seminary en Maarath Saidnaya, ont participé à cette cérémonie. 


 

Inauguration par Sa Sainteté le Patriarche de l'Eglise Syriaque-Orthodoxe d'Antioche et de Tout l'Orient: Moran  Ignatius Ephrem  II , d'un nouveau Séminaire de Théologie Syriaque à Salzbourg (Beth Suryoye).

Pour la Tradition Syriaque en Europe et au delà, c'est une grande chose que l'inauguration de cette Maison de formation. 


Puisse t-elle être un cénacle pour former de Saints prêtres et un laïcat éclairé et fervent !



 

 

Inauguration par Sa Sainteté le Patriarche de l'Eglise Syriaque-Orthodoxe d'Antioche et de Tout l'Orient: Moran  Ignatius Ephrem  II , d'un nouveau Séminaire de Théologie Syriaque à Salzbourg (Beth Suryoye).

Nos prières humbles mais ferventes accompagnent cette nouvelle fondation de l'Eglise Patriarcale.


Votre respectueusement dévoué en Christ.


+Mor Philipose-Mariam 



http://paris.syro-orthodoxe-francophone.over-blog.fr/2015/10/tous-au-sanctuaire-de-notre-dame-de-misericorde-pour-les-festivite-de-la-saint-gregorios-le-weekend-de-toussaint-les-1-et-2-novembre

Source des informations:Facebook:His Holiness Patriarch Moran Mor Ignatius Aphrem II

Source des informations:Facebook:His Holiness Patriarch Moran Mor Ignatius Aphrem II

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 12:24
Bonne nouvelle pour les Chrétientés dîtes de "St Thomas" :Une nouvelle église chaldéenne, Saint Jean Apôtre, en Ile-de-France

Une nouvelle église chaldéenne, Saint Jean Apôtre, en Ile-de-France, à Arnouville (Val d’Oise)

 

« Construire des lieux de culte est un devoir fondamental.
C’est le meilleur héritage que nous pouvons léguer à nos enfants. »

 

 

Chers amis. Aloho m'barekh.

 

Notre Chrétienté Syro-Orthodoxe-Francophone (En France et en

 

Afrique) de "Chrétiens de Mar Thomas (St Thomas), Eglise fille

 

de l'Eglise Malankare (Chrétienté de Mar Thomas au Indes du Sud), ne peut

 

que se réjouir de la construction

 

d'une nouvelle église pour au bénéfice spirituel de nos frères

 

Assyro- Chaldéens.

 

 

J'invite nos chrétiens Syro-Orthodoxes-Francophone à s'unir

 

spirituellement à l'acion de grâce de nos amis Chaldéens qui, par

 

la construction de cette nouvelle église dédiée à St Jean,

 

pérénisent l'enracinement syriaque des générations futures en

 

notre pays.

 

 

En profonde union spirituelle dans le Christ Tête de l'Eglise,

 

votre respectueusement dévoué.

 

 

+Mor Philipose-Mariam

Bonne nouvelle pour les Chrétientés dîtes de "St Thomas" :Une nouvelle église chaldéenne, Saint Jean Apôtre, en Ile-de-France

COMMUNIQUE:

La communauté chaldéenne se réjouie de la construction d’une nouvelle église dans le Val d’Oise en région parisienne où la majeure partie y est implantée depuis plus d’une trentaine d’années.


Il s’agit de la future église

Saint Jean Apôtre, Mar Yohanna Shliha,

11 Ter rue Jean Jaurès

-95400 Arnouville –

(En face de la gare Villiersl-le-Bel / Arnouville (ligne D).

Nous vous mettons dans cet album des photos du chantier au fur et à mesure de son évolution.

* Une diaspora chaldéenne en pleine expansion
Avec la croissance naturelle de la communauté et à l’arrivée de nouvelles familles due à la situation instable des pays d’Orient, les besoins se sont multipliés.
En effet, plus de 500 familles chaldéennes vivent aujourd’hui dans le secteur d’Arnouville, Villiers-le-Bel, Gonesse (et les villes voisines). Malgré le bon accueil et la mise à disposition des édifices et locaux des paroisses latines locales, avoir un lieu de culte et de rassemblement, adapté à notre liturgie et nos activités, est devenu indispensable : l’église qui nous accueille actuellement est trop petite pour recevoir tous les fidèles et plus de 400 enfants suivent le catéchisme dans des locaux inadaptés et trop exigus.

* Le projet d’Arnouville
Une église de 500 places, un presbytère pour deux prêtres, 6 salles d’enseignement catéchétique et linguistique, une salle polyvalente et une bibliothèque, pour un total d’environ 1760 m² répartis sur 2 niveaux.
Le projet a débuté en 2007 par un premier contact avec les propriétaires du terrain. Une équipe constituée des membres du service immobilier de l’archevêché de Paris, du conseil AFCC et de l’Eglise chaldéenne pilote le projet. Le cabinet d’architectes a été sélectionné à la suite d’un concours.
Le permis de construire a été déposé le 1er février 2012, et la première pierre le 1er décembre 2012 en présence du Cardinal-Archevêque de Paris, monseigneur André VINGT-TROIS, du clergé de la communauté chaldéenne, et de nombreuses autres personnalités civiles et religieuses.
Un projet de modification, avec le dépôt d’un nouveau permis de construire, a retardé la mise en place des travaux qui ont débutés en septembre 2014. Si tout se passe bien le chantier prendra fin au printemps 2016.

* Sarcelles, un exemple encourageant
La construction de l’église Saint Thomas Apôtre en 2004 a été un élément fondateur pour la communauté. Ce fut un grand jour pour la communauté, pour le diocèse, et pour tous ceux qui ont contribué à ce projet. C’était peut-être une récompense après tant d’années de souffrances sur le chemin de l’exil… Vraiment, ce fut un moment de fierté pour la gloire du Christ !
La paroisse Saint Thomas Apôtre est d’un dynamisme que beaucoup pourraient envier : 8 messes dominicales et 3 messes quotidiennes en Ile-de-France, de nombreuses activités et une moyenne de 1100 enfants au catéchisme, 220 baptêmes et 75 mariages chaque année…
Les fidèles ont pu mesurer les bienfaits d’une telle réalisation et se lancent aujourd’hui un nouveau défi.

* Une présence historique
Fondée par Saint Thomas Apôtre et ses disciples Addaï et Mari en Mésopotamie, il y a 2 000 ans, l’Eglise chaldéenne a connu trois grandes vagues d’émigration depuis la fin du XIXe siècle dues à la révolution turco-kurde (1890), au génocide de 1915 et aux conflits de la région depuis la 2e guerre mondiale. En France, la présence de l’Eglise chaldéenne date de 1940. Aujourd’hui, elle compte 18 000 fidèles.

* Pourquoi le nom de « Saint-Jean Apôtre » ?
La communauté Chaldéenne, venant de Turquie et des pays du Moyen-Orient, a choisi les noms de ses trois églises :
- La première, "Notre-Dame de Chaldée", avec une architecture intérieure typiquement de l'Eglise d'Orient, se veut un lien entre leur origine mésopotamienne, comme enfants d'Abraham parti d’Ur en Chaldée, et de leur vie et en France où Marie est la 'Dame' par excellence. Les plus belles cathédrales du monde portent son nom.
- La deuxième, "Saint-Thomas Apôtre" rappel leurs origines apostoliques et leur foi fondée sur celle de Thomas. Ce bel édifice crie leur foi en Jésus comme l'a proclamée Thomas l'apôtre, professant le Christ comme 'Seigneur' et 'Dieu' (Jn 20, 28).
- Après avoir honoré celle qui est leur mère et celui qui est le modèle de leur foi, ils se sont tournés vers celui qui fait la synthèse de la foi et de l'amour dans la vie du chrétien : l’apôtre Jean. Ce sera le nom de cette troisième église : "Saint-Jean Apôtre".
Jean est comme leur frère ainé étant comme eux, 'fils de Marie' comme l'a proclamé Jésus sur la croix. Il sera leur exemplaire dans l'intimité avec Jésus et dans la proclamation de leur foi. Ils seront blottis contre son cœur comme Jean au repas eucharistique et écouteront Jésus au même repas : "Je vous donne un commandement nouveau : 'Aimez-vous les uns les autres comme moi je vous ai aimés'" (Jn 13,34).

« C’est dans cet espoir que la communauté chaldéenne, ses fidèles, sa jeunesse, ses acteurs pastoraux, son Conseil et son clergé : Mgr Petrus YOUSIF, vicaire patriarcal et recteur de la Mission-Chaldéenne en France, père Sabri ANAR, curé de la paroisse Saint-Thomas Apôtre, père Michaël DUMAND, Coopérateur, et père Aziz YALAP, tournent leurs regards vers ce lieu comme un nouveau Cénacle, là où il faut préparer le repas eucharistique. Là où, comme les apôtres, chacun participera au sacrifice d’amour du Seigneur. Un acte sublime duquel coule toute grâce et tout bien pour la vie éternelle. »

Mgr Petrus YOUSIF.

Paroisse Saint Thomas apôtre

Bonne nouvelle pour les Chrétientés dîtes de "St Thomas" :Une nouvelle église chaldéenne, Saint Jean Apôtre, en Ile-de-France
Bonne nouvelle pour les Chrétientés dîtes de "St Thomas" :Une nouvelle église chaldéenne, Saint Jean Apôtre, en Ile-de-France
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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 09:24
Le plus dur combat qu’on peut livrer est le combat avec soi-même. C’est pourquoi la plupart des gens préfèrent passer leur vie à culpabiliser les autres plutôt que d’affronter leurs propres démons.  Rava Bakou

Le plus dur combat qu’on peut livrer est le combat avec soi-même. C’est pourquoi la plupart des gens préfèrent passer leur vie à culpabiliser les autres plutôt que d’affronter leurs propres démons. Rava Bakou

Lettre de saint Jacques 2,12-17.

Frères bien-aimés, parlez et agissez comme devant être jugés par la loi de liberté.
Car le jugement sera sans miséricorde pour celui qui n'aura pas fait miséricorde ; la miséricorde triomphe du jugement.
Que sert-il, mes frères, à un homme de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les œuvres ? Est-ce que cette foi pourra le sauver ?
Si un frère ou une sœur sont dans la nudité et n'ont pas ce qui leur est nécessaire chaque jour de nourriture, et que l'un de vous leur dise :
"Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez " sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ?
Il en est de même de la foi : si elle n'a pas les œuvres, elle est morte en elle-même.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,35-40.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Ayez les reins ceints et vos lampes allumées !
Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent leur maître à son retour des noces, afin que, lorsqu'il arrivera et frappera, ils lui ouvrent aussitôt.
Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table et passera pour les servir.
Et si c'est à la deuxième ou à la troisième veille qu'il arrive et les trouve ainsi, heureux sont-ils !
Sachez-le bien, si le maître de maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme viendra. "

Le choeur des saints a trouvé la source de la Vie et la porte du Paradis. Puissé-je moi aussi en trouver le chemin par la repentance. Je suis la brebis perdue. Appelez-moi, ô Sauveur, et sauvez-moi.

Le choeur des saints a trouvé la source de la Vie et la porte du Paradis. Puissé-je moi aussi en trouver le chemin par la repentance. Je suis la brebis perdue. Appelez-moi, ô Sauveur, et sauvez-moi.

Par St Aphraate

(?-v. 345), moine et évêque Syriaque près de Mossoul 
Les Exposés, n°4 ; SC 349 (trad. SC p. 316) 


 

« Restez éveillés et priez en tout temps »

 

Mon ami, lorsqu'on fait le bon plaisir de Dieu, c'est de la prière, et c'est ce qui me paraît beau…

Par-dessus tout, sois assidu à la prière sans t'en lasser, comme il est écrit, car notre Seigneur a dit :

« Priez sans vous lasser. »

Sois assidu aux veilles, éloigne de toi somnolence et lourdeur, sois en éveil jour et nuit sans te décourager. 

Je vais te montrer les modes de la prière ; il y a en effet la demande, l'action de grâce et la louange (Ph 4,6) :

*la demande, quand on demande miséricorde pour ses péchés ; *l'action de grâce, quand tu rends grâce à ton Père qui est au ciel ; et

*la louange, quand tu le loues pour ses œuvres.

Quand tu es en danger,

*présente la demande ;

quand tu es pourvu de biens,

*rends grâce à celui qui donne ;

et quand tu es d'humeur joyeuse,

*présente la louange. 

Toutes tes prières, tu dois les porter devant Dieu selon les circonstances.

Vois ce que David lui-même disait à tout moment :

« Je me suis levé pour rendre grâce à tes jugements, ô Juste » (Ps 118,62).

Dans un autre psaume, il dit encore : « Louez le Seigneur depuis les cieux, louez-le dans les hauteurs » (148,1). Il dit enfin : « Je bénirai le Seigneur à tout moment, à tout moment ses louanges en ma bouche » (33,2). Car tu ne dois pas prier d'une seule manière, mais selon les circonstances. 

Et moi, mon ami, j'ai la ferme conviction que tout ce que les hommes demandent avec assiduité, Dieu le leur donne.

Mais celui qui offre avec hypocrisie n'est pas agréé, selon ce qu'il est écrit :

Celui qui offre la prière, qu'il tourne et retourne son offrande, pour voir s'il ne s'y trouve pas quelque défaut, et qu'ensuite il l'offre, autrement son offrande restera à terre (cf Mt 5,23-24; Mc 11,25).

Et qu'est-ce que l'offrande, sinon la prière ?…

De toutes les offrandes en effet, la prière pure est la meilleure.

 

Le Seigneur est resté silencieux devant Pilate et Hérode. Il n'a pas tenté de Se justifier. Vous devriez imiter Son sage et saint silence lorsque vous voyez que vos ennemis vous accusent, avec ferme intention d'obtenir gain de cause : ils n'accusent que dans le but de cacher leurs propres mauvaises intentions sous le camouflage d'un jugement. (Par Saint Ignace Brianchaninov, Le Calice du Christ)

Le Seigneur est resté silencieux devant Pilate et Hérode. Il n'a pas tenté de Se justifier. Vous devriez imiter Son sage et saint silence lorsque vous voyez que vos ennemis vous accusent, avec ferme intention d'obtenir gain de cause : ils n'accusent que dans le but de cacher leurs propres mauvaises intentions sous le camouflage d'un jugement. (Par Saint Ignace Brianchaninov, Le Calice du Christ)

EST-IL POSSIBLE QUE DIEU CESSE D’AIMER QUELQU’UN?

Dieu est amour –

Il ne peut cesser d’aimer quelqu’un. Pourquoi? – parce que Dieu est amour (1Jn 4, 8 et 16), et Il ne peut cesser d’être ce qu’Il est, « sa miséricorde est éternelle » (Ps 117); parce que l’amour est toujours l’amour de quelqu’un, ou bien il n’est pas amour, donc Dieu ne peut être amour sans être amour pour quelqu’un; parce que la personne que Dieu aime ne peut jamais faire assez de mal pour que ce mal soit plus grand que l’amour que Dieu a pour elle (cf. Luc 15); parce que Dieu n’aime pas d’une façon conditionnelle: Il aime gratuitement; parce que Dieu voit toujours le meilleur de ce qui est dans la personne; or il y a toujours quelque chose de bon dans la personne, ne serait-ce que le sceau de l’image divine qui ne peut être effacé.

Pédagogie

Par amour pour quelqu’un, Dieu peut choisir de s’éloigner d’elle, de se faire plus discret, afin que cette personne se mette à sa recherche (Os 9, 15). Il arrive que Dieu en quelque sorte se cache. Et Il fait cela par pédagogie, lorsque nos péchés nous ont rendus insensibles à sa présence et à son amour. Il ne cesse pas alors d’aimer, mais Il peut cesser de manifester son amour à la personne, ou en tout cas le manifester d’une moindre façon. A la limite, son amour peut être appelé « colère », lorsque, par amour, Il nous abandonne à nous-mêmes (Héb 12, 6). Cela ne veut pas dire qu’Il ne nous aime plus, ou qu’Il cesse d’être amour; cela veut dire que son amour prend la forme d’un feu, d’une sècheresse, d’une absence quelquefois terrible, d’un désert. Il nous livre ainsi à nous-mêmes, par pédagogie paternelle, après avoir essayé d’autres moyens de nous convaincre de son amour pour nous et d’obtenir que nous l’aimions à notre tour, en réponse, librement, par amour. « Ceux que J’aime, dit-Il dans l’Apocalypse, Je les corrige »(3, 19). S’Il ne les aimait pas, Il ne s’en occuperait même plus; or, Il les corrige, Il les éprouve, par son retrait même, ou par des épreuves extérieures ou intérieures afin qu’ils se redressent. Toute la Parole de Dieu – appelée sainte Écriture – nous montre l’amour de Dieu pour son peuple et pour des personnes. Et, ce qui montre que Dieu ne se lasse pas d’aimer, c’est qu’Il monte sur la Croix, aimant ainsi jusqu’au bout ceux qui ne l’aiment pas ou qui répondent mollement à son amour. La Croix prouve que Dieu aime toujours. Saint Maxime le Confesseur dit que Dieu aime tous les hommes, les justes comme ses amis et ses familiers, et les pécheurs comme des insensés qui se perdent dans la nuit (Centuries sur l’amour).Cela veut dire que, à l’égard des pécheurs, de ceux qui se rendent indignes de son amour, le Seigneur peut manifester son amour comme compassion.

Suggestion diabolique

L’idée que Dieu cesse d’aimer est donc, soit une opinion à caractère psychologique, comme les enfants redoutent que leurs parents cessent de les aimer; soit une suggestion diabolique qui nous fait douter que Dieu nous aime et nous rend presque impossible de nous approcher de lui. Douter que Dieu continue à nous aimer nous empêche de nous repentir et de lui demander pardon, donc de nous réconcilier avec lui. c’est pourquoi il faut plutôt penser que cette idée vient du Malin. En fait, celui qui, même dans ses erreurs, ses fautes et ses péchés, continue à croire à l’amour de Dieu pour lui peut être sauvé immédiatement, parce que la certitude de l’amour de Dieu est plus forte que la peur de la mort et de la mort éternelle. « Montre-moi ton amour, Dieu de miséricorde », dit David dans un psaume (84, 8): prions, non pour que Dieu nous aime, puisqu’Il nous aime toujours, mais pour qu’Il nous montre son amour, parce que nous ne le voyons pas toujours ou parce que cet amour est quelquefois imperceptible pour notre sensibilité grossière.

 

Que Dieu nous aide et nous donne la joie de son amour!

Gloire à Vous pour Votre amour indicible, Seigneur Jésus, gloire à Vous!

Par Saint Grégoire de Nysse

(v. 335-395), moine et évêque 
Homélie 6 sur les Béatitudes ; PG 44, 1269 (trad. bréviaire 12e sam. rev.) 

 

« Dieu, crée pour moi un cœur pur » (Ps 51,12)

 

 

Si, par un effort de vie parfaite, tu nettoies les scories de ton cœur, la beauté divine brillera de nouveau en toi.

C'est ce qui arrive avec un morceau de métal, lorsque la meule le débarrasse de sa rouille.

Auparavant il était noirci, et maintenant il brille et rayonne au soleil.

De même l'homme intérieur, ce que le Seigneur appelle « le cœur », lorsqu'on aura enlevé les taches de rouille qui altéraient et détérioraient sa beauté, retrouvera la ressemblance de son modèle (Gn 1,27), et il sera bon.

Car ce qui devient semblable à la Bonté est nécessairement bon... 

Et ainsi celui qui a le cœur pur devient heureux (Mt 5,8) parce que, en redécouvrant sa pureté, il découvre, à travers cette image, son origine.

Ceux qui voient le soleil dans un miroir, même s'ils ne fixent pas le ciel, voient le soleil dans la lumière du miroir aussi bien que s'ils regardaient directement le disque solaire.

De même vous, qui êtes trop faibles pour saisir la lumière, si vous vous tournez vers la grâce de l'image placée en vous dès le commencement, vous trouvez en vous-mêmes ce que vous recherchez. 

En effet, la pureté, la paix de l'âme, l'éloignement de tout mal, voilà la divinité.

Si tu possèdes tout cela, tu possèdes certainement Dieu.

Si ton cœur est dégagé de toute inconduite, libre de toute passion, pur de toute souillure, tu es heureux, car ton regard est clair.

 

Donnez-nous, Seigneur un cœur nouveau
insufflez en nous , un esprit nouveau.


1 - Voici venir des jours, oracle du Seigneur+,
Où je conclurai avec la maison d'Israël*,
Une alliance nouvelle

2 - Je mettrai ma loi au fond de leur être*,
Et je l'écrirai sur leur cœur

3 - Je serai leur Dieu*,
Et eux seront mon peuple

4 - Je leur pardonnerai toutes leurs fautes*
Et ne me souviendrai plus de leurs péchés 

 

Vous ne devriez jamais être effrayé, si vous êtes troublé par un flot de pensées, si l'ennemi est trop fort contre vous, si ses attaques seraient sans fin, si cette guerre va durer toute votre vie et si vous ne savez pas éviter d'incessantes chutes de divers ordres. Sachez que vos ennemis, avec tous leurs tours vicieux, sont entre les mains de notre divin Commandant, notre Seigneur Jésus-Christ, pour l'honneur et la gloire de Qui nous livrons la guerre. Puisqu'Il nous guide Lui-même dans cette bataille, Il ne laissera assurément pas nos ennemis user d'une force invincible pour vous écraser, si vous ne vous portez pas vous-mêmes dans leur camp volontairement. Il combattra Lui-même pour vous et vous livrera vos ennemis en vos mains, quand Il le voudra et comme Il le voudra, comme il est écrit : Car le Seigneur ton Dieu Lui-même va et vient au milieu de ton camp pour te sauver en te livrant tes ennemis (Deut. 23,14) (Dans "La Guerre Invisible", par saint Théophane le Reclus et saint Nicodème de la Sainte Montagne)

Vous ne devriez jamais être effrayé, si vous êtes troublé par un flot de pensées, si l'ennemi est trop fort contre vous, si ses attaques seraient sans fin, si cette guerre va durer toute votre vie et si vous ne savez pas éviter d'incessantes chutes de divers ordres. Sachez que vos ennemis, avec tous leurs tours vicieux, sont entre les mains de notre divin Commandant, notre Seigneur Jésus-Christ, pour l'honneur et la gloire de Qui nous livrons la guerre. Puisqu'Il nous guide Lui-même dans cette bataille, Il ne laissera assurément pas nos ennemis user d'une force invincible pour vous écraser, si vous ne vous portez pas vous-mêmes dans leur camp volontairement. Il combattra Lui-même pour vous et vous livrera vos ennemis en vos mains, quand Il le voudra et comme Il le voudra, comme il est écrit : Car le Seigneur ton Dieu Lui-même va et vient au milieu de ton camp pour te sauver en te livrant tes ennemis (Deut. 23,14) (Dans "La Guerre Invisible", par saint Théophane le Reclus et saint Nicodème de la Sainte Montagne)

Avortement, homosexualité, prostitution : la dérive d’Amnesty International

Amnesty International se présente comme une ONGI (Organisation non gouvernementale internationale) qui défend les êtres humains selon la Déclaration universelle des droits de l’homme. Elle milite en effet activement et souvent efficacement pour la libération des prisonniers d’opinion, le droit à la liberté d’expression, l’abolition de la peine de mort et de la torture, et l’arrêt des crimes politiques. Aleteia la cite souvent, à juste titre, comme une source d’information lorsqu’il s’agit d’alerter sur des violations des droits de l’homme, exactions et discriminations injustes dans le monde entier.

Ce terrible paradoxe : « recourir à la peine capitale pour sauver des vies » !

Des « droits » forgés pour l’individu roi

Telle est bien la mission donnée à Amnesty International par ses fondateurs, au début des années 60, l’avocat britannique Peter Benenson et l’indépendantiste irlandais Sean MacBride, tous deux catholiques (né dans une famille juive, Benenson, de son vrai nom Peter James Henry Solomon, s’était converti au catholicisme en 1958, quelques années avant de fonder Amnesty).

Mais cette mission est aujourd’hui étendue à la défense et la promotion de tout un registre de « droits » nouveaux, civils, politiques, économiques, sociaux, culturels, issus d’une pensée libertaire à la dévotion de l’individu roi.

Avec de nombreuses ONG, Amnesty International s’est mise idéologiquement à la remorque de l’ONU, déplore un ancien militant de l’association : « Auparavant, nous allions là où les autres n’allaient pas. Nous parlions des prisonniers politiques, de la peine de mort. Maintenant, nous sommes calqués sur le programme de l’ONU. On s’occupe des femmes, des droits économiques et sociaux, de la misère. C’est trop large ».*

Au détriment des êtres les plus fragiles

C’est surtout contraire à la défense des êtres humains les plus fragiles, notamment lorsque Amnesty milite pour l’abrogation de toutes les lois anti-avortement au nom du « droit » des femmes à disposer de leur corps sans égard pour la vie de l’enfant. Cela lui a valu en mars 2007 d’être condamnée par le Vatican par la voix du cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, qui a demandé à tous les catholiques et à toutes les institutions catholiques de ne plus lui accorder de soutien financier.

Toujours en 2007, en Angleterre, Mgr Michael Evans (1951-2007), évêque catholique du diocèse d’Est Anglie, démissionne d’Amnesty International, dont il a été membre pendant 30 ans, dont plusieurs années au sein du comité directeur, pour protester contre l’introduction dans le programme d’Amnesty d’un « droit à l’avortement ».

De nombreux catholiques suivent son exemple. En 2013, Amnesty International a fait campagne, de concert avec le Comité des droits de l’homme de l’ONU, pour que l’Irlande dépénalise entièrement l’avortement. En 2014, elle a lancé la campagne mondiale « Mon corps, mes droits » pour le respect, la protection et la promotion des « droits sexuels et reproductifs ». Cette campagne se poursuit : le 28 septembre 2015, des sympathisants d’Amnesty International ont participé dans plus de 20 pays à une « Journée mondiale pour la dépénalisation de l’avortement ».

Sur la lancée cette logique libertaire, Amnesty International s’est engagée pour la défense des « droits » LGBT : « Amnesty International appelle au respect de la liberté d’expression et de rassemblement des LGBTI en soutenant les ‘Marches des fiertés’ en Europe » (Amnesty International). Elle a aussi opté en août 2015 pour la dépénalisation de la prostitution pour les prostitué(e)s mais aussi pour les clients et les proxénètes, pour peu que les « travailleurs du sexe » soient des adultes consentants. La campagne que l’ONGI a consacrée à cette cause douteuse lui a valu l’ire de personnalités célèbres, telles les actrices Meryl Streep et Kate Winslet, vent debout contre cet esclavage qui s’aggrave dans les pays qui ont choisi la dépénalisation (Catholic Herald).

L’Histoire jugera les aveuglements d’aujourd’hui

À vouloir coller comme tant d’autres – associations ou partis politiques – à l’air du temps, Amnesty International en épouse la cécité sur le sort des êtres humains les plus fragiles et les plus démunis, à commencer par les enfants à naître. L’Histoire jugera sans doute aussi sévèrement cette attitude contemporaine que les aveuglements passés sur le sort de populations entières vouées à l’esclavage ou à l’extermination par des sociétés pourtant depuis longtemps christianisées.

*Cité par Marc Girot, Amnesty International. Enquête sur une ONG génétiquement modifiée, Paris, Éditions du Cygne, coll. « Essai », 2011, p.89.

 

(Source: ALETIA:

 

Colosimo : «Pour le Pape, l'ennemi prioritaire est le djihadisme et non la Russie»

Posted: 17 Oct 2015 10:36 AM PDT

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Ukraine, Bachar el-Assad, Chrétiens d'Orient: Jean-François Colosimo a accordé un entretien fleuve à FigaroVox dans lequel il analyse les enjeux géopolitiques de la visite de Vladimir Poutine au Vatican.


Jean-François Colosimo est écrivain et essayiste. Président du Centre national du livre de 2010 à 2013, il dirige désormais les éditions du Cerf. Son dernier livre, Les Hommes en trop, la malédiction des chrétiens d'Orient, est paru en septembre 2014 aux éditions Fayard.


Le pape François rencontre Vladimir Poutine ce mercredi après-midi au Vatican. Pourquoi organiser maintenant un tel face à face?

L'entrevue historique entre Mikhaïl Gorbatchev et le pape Jean Paul II avait ouvert la voie. Cette rencontre entre le pape François et Vladimir Poutine, la deuxième après un premier entretien en novembre 2013, est devenue quasiment impérative face à l'actualité qui secoue l'Europe et le Proche-Orient.

Diverses raisons expliquent, en effet, l'urgence de cette audience.

«Les catholiques ukrainiens de rite oriental forment une minorité concentrée à l'ouest dans la région de Lviv, très active et à l'inclination nationaliste. Par son pouvoir à la tempérer, le Saint-Siège dispose d'un véritable levier pour apaiser la crise.»

La première porte sur la résolution du conflit ukrainien. Au VIIIe siècle, l'Europe connaît en son cœur une division majeure. La confrontation entre missionnaires byzantins et missionnaires francs va déboucher sur la rupture entre Constantinople et Rome, les Grecs et les Latins, laquelle annonce la séparation entre orthodoxes et catholiques. Elle donne lieu à la ligne de fracture qui court de Riga, dans les pays Baltes, à Split, en ex-Yougoslavie, et qui traverse l'Ukraine en son milieu. Il est évident que l'opposition entre les Ukrainiens de l'Ouest et de l'Est, sans être une guerre de religion, implique cette longue mémoire. Ce pays-frontière est ainsi partagé entre les mentalités contradictoires nées de l'Occident et de l'Orient chrétiens et de leurs disputes autour de l'héritage impérial, d'où les fortes tensions entre Bruxelles et Moscou. Les catholiques ukrainiens de rite oriental, originellement issus de l'Église orthodoxe mais unis depuis plusieurs siècles à l'Église catholique, forment une minorité concentrée à l'ouest dans la région de Lviv, très active et à l'inclination nationaliste. Par son pouvoir à la tempérer, le Saint-Siège dispose d'un véritable levier pour apaiser la crise.

Cette audience, deuxième raison, est également motivée par la situation dramatique des chrétiens d'Orient. Comme le soulignent ses déclarations à Sarajevo sur le présent climat de «troisième guerre mondiale», le pape défend sans doute la notion d' «ennemi prioritaire». Or celui-ci est le djihadisme, et non pas la Russie.

De ces deux raisons, découle la troisième. Pour Vladimir Poutine, cet entretien représente l'occasion de sortir de l'isolement diplomatique qui est le sien, particulièrement au regard de l'Union européenne. Le pape ne manquera pas, dans le secret de ce tête-à-tête, d'aborder les épineuses questions des risques pour la paix de la diplomatie offensive du Kremlin et de la menace sur les libertés fondamentales en Russie. Mais le successeur de Pierre entend aussi, et d'abord, que cette audience s'inscrive dans l'accélération de la démarche œcuménique qui marque son pontificat.

Une source vaticane aurait effectivement confié à La Croix que «Le Saint-Siège comprend qu'une solution au conflit en Syrie passe inévitablement par la Russie»…

C'est la position informée, judicieuse et raisonnée à adopter face à la situation du Levant. Il est regrettable que ce réalisme de la diplomatie vaticane fasse défaut à l'Elysée et, plus largement, à l'Union Européenne.

Il ne peut en effet y avoir de résolution durable au conflit qui enflamme désormais le Proche-Orient sans le concours de la Russie et de l'Iran. Ces deux puissances régionales ont une longue histoire, une diplomatie séculaire, et des réseaux dans la région parce qu'elles y possèdent des intérêts stratégiques, voire vitaux.

«Il ne peut y avoir de résolution durable au conflit qui enflamme désormais le Proche-Orient sans le concours de la Russie et de l'Iran.»

Depuis que la Russie est entrée dans l'espace des relations internationales au XVIIIe siècle, elle a voulu garantir son accès aux mers chaudes et a agi, en Orient, à travers les communautés orthodoxes. Cette politique d'influence a été continuée par l'URSS via les régimes socialistes arabes. Moscou, qui dispose de bases militaires en Syrie, représente non seulement un soutien actif au régime de Bachar el-Assad, mais est, de surcroît, un interlocuteur de premier plan avec Téhéran. Or, les États-Unis eux-mêmes viennent de se rendre compte du caractère indispensable de la participation de l'Iran pour régler, sur le terrain, l'avancée de Da'ech que ne peuvent endiguer les seuls bombardements.

Vladimir Poutine et Bachar el-Assad, qui est actuellement très affaibli, seraient-ils devenus les meilleurs alliés des chrétiens d'Orient?

«Les chrétiens d'Orient vivent sous la tyrannie depuis treize siècles. Ils ont ainsi appris à résister aux « dictatures classiques.»

Il ne faut pas s'illusionner: Bachar, comme son père, est indiscutablement un tyran. Mais les chrétiens d'Orient vivent sous la tyrannie depuis treize siècles. Ils ont ainsi appris à résister aux «dictatures classiques», si l'on peut dire. D'autant plus que, sous la domination alaouite de la famille el-Assad, leur liberté de culte était garantie. Lui- même minoritaire, le régime alaouite orchestrait volontiers une politique de mise en valeur des autres minorités. Les chrétiens de Syrie souffraient donc des mêmes privations de liberté que leurs compatriotes musulmans mais ils s'agissaient pour eux d'une tyrannie «ordinaire» qui permettait leur maintien territorial et leur persistance historique. Face à celle-ci, l'avènement de Da'ech leur semble un bien plus grand mal car il s'agira alors d'une tyrannie «totalitaire».

C'est pourquoi les hiérarchies chrétiennes orientales, qu'elles soient catholiques ou orthodoxes, et qui étaient toutes de tradition francophone et francophile, ont cessé de se rendre à Paris car elles considèrent que l'interventionnisme gribouille de la France revient à armer, même si c'est involontaire, leurs égorgeurs. Et que cet aveuglement têtu conduit, dans tous les cas, à favoriser les conditions de leur disparition. Elles se sont donc tournées vers la Russie. Il y a là une perte d'influence grave pour notre pays.

Ces hiérarchies chrétiennes ne sont toutefois pas dupes. Elles savent que la Russie, à travers les déclarations d'amitié de Poutine, poursuit ses propres intérêts. Elles n'entendent pas sacraliser l'homme du Kremlin en sauveur du christianisme. Loin s'en faut. Mais comme les chrétiens d'Orient sont les seuls, dans la région, à ne pas bénéficier d'un protecteur international et que la Russie se propose d'exercer ce rôle -qui a été le sien pendant des siècles en concurrence avec la France-, Poutine marque un point. Et cela, parce notre pays a adopté une politique de la chaise vide. Parce qu'il a renoncé à ses devoirs historiques.

«Les hiérarchies chrétiennes orientales ont cessé de se rendre à Paris car elles considèrent que l'interventionnisme gribouille de la France revient à armer, même si c'est involontaire, leurs égorgeurs.»

Le pape peut-il soutenir des régimes autoritaires comme celui de Bachar pour faire face à la menace de Da'ech?

François fait face à l'urgence de la tragédie qui est en train de se dérouler sous nos yeux, qui se calcule en centaines de milliers de victimes et en millions de réfugiés ou de déplacés, de toutes confessions, dans l'indifférence de la communauté internationale -laquelle s'apparente de plus en plus à une forme de complicité passive. Il s'agit très certainement pour lui de parer à l'imminence d'une catastrophe irrémédiable qui entachera le sens même de l'humanité.

Pour le reste, le combat du Saint-Siège pour la liberté de conscience et les libertés démocratiques sur les cinq continents ne fait pas de doute. Le penser serait lui faire un procès indigne. On a pu observer depuis un demi-siècle que la diplomatie vaticane, en avançant patiemment, parfois secrètement, réussissait à renverser des situations que l'on croyait inamovibles. C'est ainsi que, face aux États encore communistes en Asie ou en Amérique latine, ou nouvellement fondamentalistes en Afrique ou au Moyen-Orient, l'action de Rome demeure invariablement positive, dénouant le circonstanciel tout en restant intransigeante sur l'essentiel. De surcroît, il y a chaque jour dans le monde des chrétiens qui luttent et meurent pour la dignité de tous.

La position du Saint -Siège envers le régime de Bachar el-Assad tiendrait-elle donc de la politique du moindre mal?

«La politique du Saint-Siège découle d'une connaissance réelle de l'histoire et du présent. Un savoir qui manque cruellement à l'humanitarisme inconséquent qui tient lieu désormais de politique étrangère à la France et aux pays de l'Union européenne.»

Je ne pense pas qu'il y ait une volonté particulière de sauvegarder Bachar el-Assad ou une quelconque indulgence pour ses crimes. Il y va seulement de l'impératif de stopper au plus vite la barbarie croissante et de la lucidité à admettre que dans l'actuel chaos du Proche-Orient, que l'Amérique et l'Europe ont négligemment favorisé, il n'y aura pas de solution magique. Qu'on le veuille ou non, le régime alaouite, à défaut de mieux, est devenu un point de ralliement pour de très nombreuses communautés qui refusent l'arrivée au pouvoir de l'islamisme. La politique du Saint-Siège découle d'une connaissance réelle de l'histoire et du présent. Un savoir qui manque cruellement à l'humanitarisme inconséquent qui tient lieu désormais de politique étrangère à la France et aux pays de l'Union européenne.

Certains parlent déjà d'un voyage du pape à Moscou, un axe Vatican/Moscou est-il crédible?

Le seul axe dont on peut véritablement parler aujourd'hui, renouvelé et fort, est celui qui existe grâce au dialogue œcuménique, toujours plus soutenu, entre l'Église catholique et l'Église orthodoxe. Il passe aussi par Constantinople et le patriarche Bartholomée.

Le pape Jean Paul II, qui fut un voyageur planétaire, n'avait pas pu se rendre en Russie. Une visite du Pape François à Moscou, mais plus probablement une rencontre avec le patriarche Cyrille Ier dans un lieu symbolique, à équidistance des deux sièges pontificaux, représenterait un témoignage encourageant pour tous les fidèles catholiques et orthodoxes sincèrement engagés dans la recherche concrète de l'unité.

Le pape a-t-il une véritable influence diplomatique, ou se contente-t-il du ministère de la parole?

On retrouve là la fameuse question de Staline: «Le Pape, combien de divisions?» L'URSS n'est plus là. Le Vatican l'est toujours. La diplomatie du Saint-Siège, qui a pour chef le pape, pour expérience une bonne quinzaine de siècles d'existence, pour réseau de relations internationale le premier au monde avec ses innombrables nonciatures, et pour statut le rang d'observateur à l'ONU représente une véritable force d'information et d'influence.

Elle a surtout pour elle le ministère prophétique de l'évêque de Rome en tant que serviteur de l'Évangile. Plus que jamais, la mondialisation qui allie l'unification mortifère du marché en son centre et l'explosion meurtrière des identités à sa périphérie éprouve le besoin vital d'une parole de vie. En se rendant au Parlement de Strasbourg pour réveiller l'Europe, à Lampedusa pour secourir les migrants, à Istanbul pour réclamer une intervention militaire dans les limites de la guerre juste, c'est ce que fait inlassablement François.



Jtk
« Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu »         Les contemplatifs et les ascètes de tous les temps, de toutes les religions, ont toujours recherché Dieu dans le silence, la solitude des déserts, des forêts, des montagnes. Jésus lui-même a vécu quarante jours en parfaite solitude, passant de longues heures, cœur à cœur avec le Père, dans le silence de la nuit.        Nous-mêmes sommes appelés à nous retirer par intermittences dans un plus profond silence, dans l'isolement avec Dieu. Être seul avec lui, non pas avec nos livres, nos pensées, nos souvenirs, mais dans un parfait dénuement ; demeurer en sa présence -- silencieux, vide, immobile, dans l'attente.        Nous ne pouvons pas trouver Dieu dans le bruit, l'agitation. Vois la nature : les arbres, les fleurs, l'herbe des champs croissent en silence ; les étoiles, la lune, le soleil se meuvent en silence. L'essentiel n'est pas ce que nous pouvons dire, mais ce que Dieu nous dit, et ce qu'il dit à d'autres à travers nous. Dans le silence, il nous écoute ; dans le silence, il parle à nos âmes. Dans le silence, il nous est donné le privilège d'entendre sa voix :        Silence de nos yeux.       Silence de nos oreilles.       Silence de nos bouches.       Silence de nos esprits.       Dans le silence du cœur,       Dieu parlera.   Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Soeurs Missionnaires de la Charité No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 24)

« Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu » Les contemplatifs et les ascètes de tous les temps, de toutes les religions, ont toujours recherché Dieu dans le silence, la solitude des déserts, des forêts, des montagnes. Jésus lui-même a vécu quarante jours en parfaite solitude, passant de longues heures, cœur à cœur avec le Père, dans le silence de la nuit. Nous-mêmes sommes appelés à nous retirer par intermittences dans un plus profond silence, dans l'isolement avec Dieu. Être seul avec lui, non pas avec nos livres, nos pensées, nos souvenirs, mais dans un parfait dénuement ; demeurer en sa présence -- silencieux, vide, immobile, dans l'attente. Nous ne pouvons pas trouver Dieu dans le bruit, l'agitation. Vois la nature : les arbres, les fleurs, l'herbe des champs croissent en silence ; les étoiles, la lune, le soleil se meuvent en silence. L'essentiel n'est pas ce que nous pouvons dire, mais ce que Dieu nous dit, et ce qu'il dit à d'autres à travers nous. Dans le silence, il nous écoute ; dans le silence, il parle à nos âmes. Dans le silence, il nous est donné le privilège d'entendre sa voix : Silence de nos yeux. Silence de nos oreilles. Silence de nos bouches. Silence de nos esprits. Dans le silence du cœur, Dieu parlera. Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Soeurs Missionnaires de la Charité No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 24)

le parfum de Béthanie
Évangile selon saint Jean 12, 1-8
Marie avait pris une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux.
 
Le parfum qui réveille

« La maison fut remplie de l’odeur du parfum »
Le parfum m’éveilla, au milieu de la nuit, une odeur enivrante. Je me levais et me laissais guider par le nard envoutant. Je sortis de chez moi. La rue était déserte, et toujours ce parfum, déployé dans les airs. Il me mena par des ruelles étroites jusqu’à une maison basse, dans un quartier modeste. Je n’étais jusqu’alors jamais venu ici. La porte est entrouverte. J’entre en me penchant dans l’étroite masure. Personne. Une bougie vacille, et dissipe un peu l’ombre de l’unique pièce. Une table préparée. Les restes d’un festin. Quelques coupes de vin, du pain, sur une nappe. Et puis, sur une des couches disposées près de la table, un long drap déplié. Sans doute pour qu’un hôte s’y étende en mangeant. Il est tout imprégné de l’odeur du parfum. Reposant sur le bord un vase &eacu te;bréché, de la plus belle facture.

Je voulais retrouver ceux qui vivaient ici. Je sortis en courant de la maison déserte, l’aube allait arriver. Et toujours cette odeur qui flotte dans l’aurore. Elle me guida dehors, jusque dans un jardin. Tout au fond, dans le roc, une pierre à peine roulée. Je cours et je m’approche. Plus forte que jamais la délicieuse effluve s’échappe du rocher. J’entre, et me penche. Un drap tout déplié, vide, encore marqué par les traces d’un corps. Sur le sol quelques vases, du parfum, et du baume, éparpillés sans ordre. Où aller maintenant ? 
Dehors, où déjà le soleil s’est levé. Une femme aux longs cheveux me fait signe en passant : Viens, que je te montre celui que tu cherchais.(Source:Signe dans la Bible)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,35-38.

Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu’il arrivera et frappera à la porte.
Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : c’est lui qui, la ceinture autour des reins, les fera prendre place à table et passera pour les servir.
S’il revient vers minuit ou vers trois heures du matin et qu’il les trouve ainsi, heureux sont-ils !

Par Saint Ambroise

(v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église 
12e sermon sur le psaume 118 ; CSEL 62, 258 (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 3, p. 1033 rev.) 


 

« Pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte »

 

Le Dieu Verbe secoue le paresseux et réveille le dormeur.

En effet, celui qui vient frapper à la porte veut toujours entrer.

Mais cela dépend de nous s'il n'entre pas toujours ou s'il ne demeure pas toujours.

Que ta porte soit ouverte à celui qui vient ; ouvre ton âme, élargis les capacités de ton esprit, afin de découvrir les richesses de la simplicité, les trésors de la paix, la douceur de la grâce.

Dilate ton cœur ; cours à la rencontre du soleil de la lumière éternelle qui « illumine tout homme » (Jn 1,9).

Il est certain que cette lumière véritable brille pour tous ; mais si quelqu'un ferme ses fenêtres, il se privera lui-même de la lumière éternelle. 

Donc même le Christ reste dehors, si tu fermes la porte de ton âme.

Certes, il pourrait entrer, mais il ne veut pas s'introduire de force, il ne veut pas contraindre ceux qui le refusent.

Issu de la Vierge, sorti de son sein, il irradie tout l'univers, afin de resplendir pour tous.

Ceux qui désirent recevoir la lumière qui brille d'un éclat perpétuel lui ouvrent ; aucune nuit ne viendra l'interrompre.

En effet, le soleil que nous voyons chaque jour cède la place aux ténèbres de la nuit ; mais le Soleil de justice (Ml 3,20) ne connaît pas de couchant, car la Sagesse n'est pas vaincue par le mal.

 

Mardi 20 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque
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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 16:03
Et, de la main de l’Ange, la fumée des parfums s’éleva devant Dieu, avec les prières des saints. (Apocalypse selon saint Jean, 8,4)

Et, de la main de l’Ange, la fumée des parfums s’éleva devant Dieu, avec les prières des saints. (Apocalypse selon saint Jean, 8,4)

Chers amis. Aloho m'barekh

Ces prochains jours, nous serons à Lourdes où nous "porterons" toutes vos intentions.

Ce Rendez-vous quasiment quotidien sera, de ce fait, très probablement interrompu jusqu'à mardi.

Veuillez m'en excuser.

Je reste votre respectueusement dévoué en Notre-Seigneur. Que la Mère de Miséricorde ne cesse de vous accompagner sur le chemin de la vie, sur le chemin de la Vraie Vie qui est en Dieu, sur le chemin de l'Eglise; Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse) !

+Mor Philipose-Mariam

Livre des Proverbes 31,10-31.

Qui peut trouver une femme forte ? Elle a bien plus de valeur que les perles.
Le cœur de son mari a confiance en elle, et les profits ne lui feront pas défaut.
Elle lui fait du bien, et non du mal, tous les jours de sa vie.
Elle recherche de la laine et du lin, et travaille de sa main joyeuse.
Elle est comme le vaisseau du marchand, elle apporte son pain de loin.
Elle se lève lorsqu'il est encore nuit, et elle donne la nourriture à sa maison, et la tâche à ses servantes.
Elle pense à un champ, et elle l'acquiert ; du fruit de ses mains, elle plante une vigne.
Elle ceint de force ses reins, et elle affermit ses bras.
Elle sent que son gain est bon ; sa lampe ne s'éteint pas pendant la nuit.
Elle met la main à la quenouille, et ses doigts prennent le fuseau.
Elle tend la main au malheureux, elle ouvre la main à l'indigent.
Elle ne craint pas la neige pour sa maison, car toute sa maison est vêtue de cramoisi.
Elle se fait des couvertures, le byssus et la pourpre sont ses vêtements.
Son époux est bien connu aux portes de la ville, lorsqu'il siège avec les anciens du pays.
Elle fait des chemises et les vend, et elle livre des ceintures au marchand.
La force et la grâce sont sa parure, et elle se rit de l'avenir.
Elle ouvre la bouche avec sagesse, et les bonnes paroles sont sur sa langue.
Elle surveille les sentiers de sa maison, et elle ne mange pas le pain d'oisiveté.
Ses fils se lèvent et la proclament heureuse ; son époux se lève et lui donne des éloges :
« Beaucoup de filles se sont montrées vertueuses ; mais toi, tu les surpasses toutes. »
Trompeuse est la grâce, et vaine est la beauté ; la femme qui craint Yahweh est celle qui sera louée.
Donnez-lui du fruit de ses mains, et que ses œuvres disent sa louange aux portes de la ville.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,44-52.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ. L'homme qui l'a trouvé le cache, et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il a et achète ce champ.
Encore : le royaume des cieux est semblable à un marchand qui cherchait de belles perles.
Ayant trouvé une perle de grand prix, il s'en alla vendre tout ce qu'il avait, et il l'acheta.
Encore : le royaume des cieux est semblable à un filet qu'on a jeté dans la mer et qui a ramené des poissons de toute sorte.
Lorsqu'il fut rempli, les pêcheurs le tirèrent au rivage et, s'étant assis, ils recueillirent les bons dans des paniers et rejetèrent les mauvais.
Ainsi en sera-t-il à la consommation du siècle : les anges sortiront et sépareront les méchants d'avec les justes,
et ils les jetteront dans la fournaise du feu ; là seront les pleurs et les grincements de dents.
Avez-vous compris toutes ces choses ? "
Ils lui dirent : " Oui. " Et il leur dit : " C'est pour cela que tout scribe devenu disciple du royaume des cieux ressemble à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et du vieux. "

"Comment pourra-t-on satisfaire celui à qui Dieu seul ne suffit pas?" Maître Eckhart (1260-1327)

"Comment pourra-t-on satisfaire celui à qui Dieu seul ne suffit pas?" Maître Eckhart (1260-1327)

Par Saint Césaire d'Arles

(470-543), moine et évêque 
Sermons au peuple, n° 7, 1 (trad. cf SC 175, p.338s) 

 

 

Recevoir la Parole dans la bonne terre

 

 

Que le Christ vous aide, frères très chers, à toujours accueillir la lecture de la parole de Dieu avec un cœur avide et assoiffé ; ainsi votre obéissance très fidèle vous remplira de joie spirituelle.

Mais si vous voulez que les saintes Écritures aient pour vous de la douceur et que les préceptes divins vous profitent autant qu'il le faut, soustrayez-vous pendant quelques heures à vos préoccupations matérielles.

Relisez dans vos maisons les paroles de Dieu, consacrez-vous entièrement à sa miséricorde.

Ainsi vous réussirez à réaliser en vous ce qui est écrit de l'homme bienheureux :

« Il méditera jour et nuit la loi du Seigneur » (Ps 1,2) et aussi : « Heureux ceux qui scrutent ses commandements, ceux qui le cherchent de tout leur cœur » (Ps 118,2). 

Les commerçants ne cherchent pas à faire des bénéfices sur une seule marchandise mais sur plusieurs.

Les cultivateurs cherchent un meilleur rendement en semant différentes sortes de semences.

Vous qui cherchez des bénéfices spirituels, ne vous contentez pas seulement d'entendre les textes sacrés à l'église.

Lisez les textes sacrés à la maison ; quand les jours sont courts, profitez des longues soirées.

Et ainsi vous pourrez amasser un froment spirituel dans le grenier de votre cœur et ranger dans le trésor de vos âmes les perles précieuses des Écritures.

 

Vendredi 16 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

INTERVENTION DU CARDINAL SARAH AU SYNODE SUR LA FAMILLE

Votre Sainteté, Éminences, participants du Synode,

Je propose ces trois pensées :

1. Plus de transparence et de respect entre nous.
Je ressens un profond besoin d’invoquer l’Esprit de Vérité et d’Amour, la source de la parrhésia dans la parole et de l’humilité dans l’écoute, qui seul est capable de créer une véritable harmonie dans la pluralité.
Je dirai franchement que dans le précédent Synode, sur diverses questions, on a ressenti la tentation de céder à la mentalité du monde sécularisé et individualiste de l’Occident. Reconnaître ce qu’on appelle les « réalités de la vie » comme un locus theologicus signifie abandonner tout espoir dans le pouvoir transformant de la foi et de l’Evangile. L’Évangile qui a autrefois transformé les cultures est maintenant en danger d’être transformé par elles.
En outre, certaines des procédures utilisées ne paraissaient pas destinées à enrichir la discussion et la communion autant qu’elles faisaient la promotion d’une façon de voir typique d’une certaine frange des Eglises les plus riches. Ceci est contraire à une Église pauvre, un signe de contradiction joyeusement évangélique et prophétique pour la mondanité. On ne comprend pas non plus pourquoi certaines déclarations qui ne sont pas partagées par la majorité qualifiée du dernier Synode se sont retrouvées dans la Relatio puis dans les Lineamenta et l’Instrumentum laboris alors que d’autres questions pressantes et très actuelles (comme l’idéologie du genre) sont ignorées.
Mon premier espoir est donc que, dans notre travail, il y ait davantage de liberté, de transparence et d’objectivité. Pour cela, il serait bénéfique de publier les résumés des interventions, afin de faciliter la discussion et éviter tout préjudice ou discrimination dans la réception des déclarations des pères du synode. (1)

2. Le discernement de l’histoire et des esprits
Un deuxième espoir : que le Synode honore sa mission historique et ne se limite pas lui-même à parler de certaines questions pastorales (comme la possible communion pour les divorcés et remariés) mais aide le Saint-Père à énoncer clairement des vérités et une réelle direction au niveau mondial. Car il y a de nouveaux défis par rapport au synode de 1980. Un discernement théologique nous permet de voir à notre époque deux menaces inattendues (presque comme deux « bêtes de l’apocalypse ») situées sur des pôles opposés : d’une part, l’idolâtrie de la liberté occidentale ; de l’autre, le fondamentalisme islamique : laïcisme athée contre fanatisme religieux. Pour utiliser un slogan, nous nous trouvons entre « l’idéologie du genre et l’Etat islamique ». Les massacres islamiques et les exigences libertaires se disputent régulièrement la première page des journaux. (Souvenons-nous de ce qui s’est passé le 26 juin ! (2)) De ces deux radicalisations se lèvent les deux grandes menaces contre la famille : sa désintégration subjectiviste dans l’Occident sécularisé, par le divorce rapide et facile, l’avortement, les unions homosexuelles, l’euthanasie, etc. (cf. la gender theory, les Femen, le lobby LGBT, le Planning familial…). D’autre part, la pseudo-famille de l’islam idéologisé qui légitime la polygamie, l’asservissement des femmes, l’esclavage sexuel, le mariage des enfants, etc. (cf. al-Qaida, État islamique, Boko Haram…).
Plusieurs indices nous permettent de percevoir la même origine démoniaque de ces deux mouvements. Contrairement à l’Esprit de Vérité qui favorise la communion dans la distinction (périchorèse), ils encouragent la confusion (homo-gamie) ou la subordination (poly-gamie). En outre, ils postulent une loi universelle et totalitaire, sont violemment intolérants, destructeurs des familles, de la société et de l’Eglise, et sont ouvertement christianophobes.
« Nous ne nous battons pas contre des créatures de chair et de sang… » Nous devons être inclusifs et accueillants à tout ce qui est humain ; mais ce qui vient de l’Ennemi ne peut pas et ne doit pas être assimilé. On ne peut pas unir le Christ et Belial ! Ce que le nazisme et le communisme étaient au XXe siècle, l’homosexualité occidentale et les idéologies abortives et le fanatisme islamique le sont aujourd’hui.

3. Proclamer et servir la beauté de la monogamie et de la famille
Face à ces deux défis mortels et sans précédent (homo-gamie et poly-gamie), l’Eglise doit promouvoir une véritable « épiphanie de la famille » (3). Aux deux le Pape (comme porte-parole de l’Eglise) peut contribuer, ainsi que chacun des évêques et pasteurs du troupeau chrétien : c’est-à-dire « l’Eglise de Dieu, qu’il a acquise par son sang » (Actes 20, 28).
Nous devons proclamer la vérité sans peur, c’est-à-dire le Plan de Dieu, qui est la monogamie dans l’amour conjugal ouvert à la vie. Gardant à l’esprit la situation historique que je viens de rappeler, il est urgent que l’Eglise, à son sommet, déclare de façon définitive la volonté du Créateur en ce qui concerne le mariage. Combien de gens de bonne volonté et de bon sens se joindraient à cet acte lumineux de courage effectué par l’Eglise !
Avec une Parole forte et claire du Magistère Suprême, les pasteurs ont la mission d’aider nos contemporains à découvrir la beauté de la famille chrétienne. Pour cela, il faut d’abord promouvoir tout ce que représente une véritable initiation des adultes, car la crise du mariage est essentiellement une crise de Dieu, mais aussi une crise de la foi, et là c’est l’initiation des enfants. Alors nous devons discerner ces réalités que le Saint-Esprit est déjà en train de faire monter pour révéler la vérité de la famille comme une intime communion dans la diversité (homme et femme), et qui est généreuse dans le don de la vie. Nous, évêques, avons le devoir urgent de reconnaître et promouvoir les charismes, les mouvements, et les réalités ecclésiales dans lesquels la famille se révèle vraiment, ce prodige d’harmonie, d’amour de la vie et d’espérance en l’Eternité, ce berceau de la foi et cette école de charité. Et il y a tant de réalités offertes par la Providence, avec le concile Vatican II, dans lesquelles ce miracle est offert.

(1) Le pape l’a interdit (note YD).
(2) Attentat de Sousse en Tunisie, 39 morts. Arrêt de la Cour suprême américaine légalisant le soi-disant mariage homosexuel sur tout le territoire des Etats-Unis (note YD).
(3) Benoît XVI, le 6 juin 2012 (note YD).

Vendredi 16 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Déclarations du Ministre de la Culture aux chrétiens à Abu Dhabi
ASIE/EMIRATS ARABES UNIS - 

Abu Dhabi (Agence Fides)

- Le cheikh Nayan bin Mubarak al Nayan, Ministre de la Culture, de la jeunesse et du développement social des Emirats Arabes unis, est intervenu à la cérémonie organisée à l'occasion de la fin de la restauration de l'église anglicane Saint André à Abou Dhabi. Dans son discours, prononcé à l'intérieur de l'église, le Ministre a exalté la politique des EAU, la présentant comme inspirée à la tolérance et au respect des religions. « La leadership des EAU – a déclaré le Ministre – croit fermement à la tolérance et au respect des différentes identités religieuses » comme base de la coexistence pacifique, afin de donner vie à une société dans laquelle « toutes les personnes bénéficient de chances égales pour réaliser leur propre potentiel en tant qu'êtres humains ».
Le Ministre a réaffirmé que la présence simultanée aux EAU de différentes communautés de foi vivant en harmonie, célébrant leurs propres liturgies et pratiques religieuses dans les mosquées, les églises et autres lieux de culte, doit être considérée non comme une menace pour la stabilité sociale mais au contraire comme une chance d'enrichissement culturel réciproque. « Nous vous avons accueilli dans notre pays et nous avons beaucoup appris de vous » a-t-il affirmé dans son intervention. Aux EAU vivent environ 900.000 catholiques. Cette communauté est constituée de travailleurs immigrés provenant en grande partie d'autres pays asiatiques, à commencer par les Philippines et l'Inde. Le 12 juin dernier, S.Em. le Cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d'Etat de Sa Sainteté, avait présidé les rites de consécration et de dédicace de la nouvelle église Saint Paul, construite à Mussaffah sur un terrain mis à disposition par la municipalité d'Abu Dhabi (voir Fides 12/06/2015). (GV) (Agenc e Fides 15/10/2015)

 

Vendredi 16 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Écouter et agir
Lettre de saint Jacques 1, 19-27
Accueillir humblement la Parole de Dieu semée en vous ; car elle est capable de vous sauver.
L’oreillette
L’apôtre Jacques insiste sur l’écoute. Écouter implique non seulement une attention de l’oreille, mais aussi une concentration de l’esprit et peut-être surtout une bienveillance de l’oreillette du cœur. La parole vient de quelqu’un et elle est toujours adressée à un autre, elle engage autant l’un que l’autre. Tout le reste est bavardage ! Il s’agit là, encore une fois, de rencontre et de relation : considérer un autre et ce qu’il dit avec sollicitude, ou bien le nier. La parole ne devrait pas être distincte de la personne entière qui la prononce, sinon c’est seulement du bruit. S’il y a « parole », elle est efficiente et je n’en sors pas indemne.

Saint Jacques nous dit même que la parole de Dieu est capable de nous sauver. Il s’agit bien sûr de la Personne du Verbe, ce n’est pas une phrase ou un texte ou un livre qui peut nous sauver, mais quelqu’un. Accueillir une parole, c’est recevoir quelqu’un, lui faire place. Alors, habité par Dieu et par sa parole, en effet, je puis être dans la loi parfaite de la liberté, à l’écoute sans cesse d’un autre en moi avec lequel je marche en gracieux compagnonnage.
Quant au conseil de se garder propre au milieu du monde, il peut s’entendre à tort comme vouloir rester « pur » et loin des autres, alors que le Christ a été confondu avec les pécheurs ! C’est la situation de l’homme religieux qui se trompe lui-même. Entendons cet avis plutôt comme la volonté de ne faire aucune compromission avec le monde « mondain ».

(Source:Signe dans la Bible)
Vendredi 16 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,1-7.

Comme la foule s’était rassemblée par milliers au point qu’on s’écrasait, Jésus, s’adressant d’abord à ses disciples, se mit à dire : « Méfiez-vous du levain des pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie.
Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu.
Aussi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu en pleine lumière, ce que vous aurez dit à l’oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits.
Je vous le dis, à vous mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus.
Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c’est celui-là que vous devez craindre.
Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ? Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu.
À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus qu’une multitude de moineaux.

Vendredi 16 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Commentaire sur l'Evangile (Diatessaron, 1, 18-19, Sources chrétiennes, 121) :                                                             par St Ephrem (v. 306-373)

"Qui donc est capable de comprendre toute la richesse d'une seule de tes paroles, Seigneur ? Ce que nous en comprenons est bien moindre que ce que nous en laissons, comme des gens assoiffés qui boivent à une source.

Les perspectives de ta parole sont nombreuses, comme sont nombreuses les orientations de ceux qui l'étudient.

Le Seigneur a coloré sa parole de multiples beautés, pour que chacun de ceux qui la scrutent puisse contempler ce qu'il aime.

Et dans sa parole il a caché tous les trésors, pour que chacun de nous trouve une richesse dans ce qu'il médite.

La parole de Dieu est un arbre de vie qui, de tous côtés, te présente des fruits bénis ; elle est comme ce rocher qui s'est ouvert dans le désert pour offrir à tous les hommes une boisson spirituelle.

Selon l'Apôtre, ils ont mangé un aliment spirituel, ils ont bu à une source spirituelle.

Celui qui obtient en partage une de ces richesses ne doit pas croire qu'il y a seulement, dans la parole de Dieu, ce qu'il y trouve.

Il doit comprendre au contraire qu'il a été capable d'y découvrir une seule chose parmi bien d'autres.

Enrichi par la parole, il ne doit pas croire que celle-ci est appauvrie ; incapable de l'épuiser, qu'il rende grâce pour sa richesse.

Réjouis-toi parce que tu es rassasié, mais ne t'attriste pas de ce qui te dépasse.

Celui qui a soif se réjouit de boire, mais il ne s'attriste pas de ne pouvoir épuiser la source.

Que la source apaise ta soif, sans que ta soif épuise la source.

Si ta soif est étanchée sans que la source soit tarie, tu pourras y boire à nouveau, chaque fois que tu auras soif.

Si au contraire, en te rassasiant, tu épuisais la source, ta victoire deviendrait ton malheur.

Rends grâce pour ce que tu as reçu et ne regrette pas ce qui demeure inutilisé. Ce que tu as pris et emporté est ta part ; mais ce qui reste est aussi ton héritage.

Ce que tu n'as pas pu recevoir aussitôt, à cause de ta faiblesse, tu le recevras une autre fois, si tu persévères.

N'aie donc pas la mauvaise pensée de vouloir prendre d'un seul trait ce qui ne peut pas être pris en une seule fois ; et ne renonce pas, par négligence, à ce que tu es capable d'absorber peu à peu."

Vendredi 16 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 08:43
Parlez lorsque vos paroles sont préférables au silence. Mais aimez le silence lorsqu'il vaut mieux que des mots. (Saint Grégoire de Nazianze)

Parlez lorsque vos paroles sont préférables au silence. Mais aimez le silence lorsqu'il vaut mieux que des mots. (Saint Grégoire de Nazianze)

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 10,17-18.11,1-2.

Mes frères, que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur.
Car ce n'est pas celui qui se recommande lui-même qui est un homme éprouvé ; c'est celui que le Seigneur recommande.
Oh ! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie ! Mais oui, vous me supportez.
J'ai conçu pour vous une jalousie de Dieu ; car je vous ai fiancés à un époux unique, pour vous présenter au Christ comme une vierge pure.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 25,1-13.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : Le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs lampes, allèrent à la rencontre de l'époux.
Cinq d'entre elles étaient folles, et cinq étaient sages.
Les folles, en prenant leurs lampes, n'avaient pas pris d'huile avec elles ;
mais les sages avaient pris de l'huile dans leurs vases avec leurs lampes.
Comme l'époux tardait, elles s'assoupirent toutes et s'endormirent.
Au milieu de la nuit, un cri se fit entendre : " Voici l'époux ! Allez à sa rencontre ! "
Alors toutes ces vierges se levèrent et préparèrent leurs lampes.
Et les folles dirent aux sages : " Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. "
Les sages répondirent : " De crainte qu'il n'y en ait pas assez pour nous et pour vous, allez plutôt chez ceux qui en vendent, et achetez-en pour vous. "
Mais, pendant qu'elles s'en allaient en acheter, l'époux arriva, et celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui au festin des noces, et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres vierges vinrent aussi, disant : " Seigneur, Seigneur, ouvrez-nous ! "
Mais il répondit : " En vérité, je vous le dis, je ne vous connais pas. "
Donc veillez, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure.

Par Saint Nersès Snorhali (1102-1173), patriarche arménien 
Jésus, Fils unique du Père, §688-693 ; SC 203 (trad. SC p. 173 rev.) 

 

« Nos lampes s'éteignent »

 

Je ne suis pas devenu sage... 
Comme l'étaient les cinq vierges sages ; 
Je n'ai pas acquis 
Le bien facile avec le difficile. 
Mais je suis devenu le dernier des insensés 
En ne conservant pas de l'huile pour ma lampe : 
C'est-à-dire la miséricorde avec la virginité, 
Ou bien encore l'onction de la fontaine sacrée du baptême... 

C'est pourquoi les portes de la salle des noces 
Sont fermées à moi aussi dans ma négligence. 
Mais ici-bas, tandis que je suis dans un corps, 
Toi, mon Époux, écoute mon âme épouse...; 
Dès maintenant je crie d'une voix pitoyable : 
« Ouvre-moi ta porte céleste, 
Introduis-moi dans ta chambre nuptiale là-haut, 
Rends-moi digne du saint baiser, 
De l'étreinte pure et immaculée. 
Que je n'entende pas la voix 
Qui répond ne pas me connaître. 
Mais grâce à ta lumière veuille allumer 
Le flambeau éteint de mon esprit, à moi l'aveugle ! »

 

catholicos arménien (✝ 1173)

Nersès IV Chnorhali, en arménien Ներսէս Դ Շնորհալի.
900e anniversaire de la naissance de Nersès ChnorhaliNerses Glaietsi, né en 1102, oncle de Saint Nersès de Lamprun, formé et ordonné par son oncle Grégoire II. En 1166, comme patriarche, il mérita le tire de Snorhali, le gracieux, grâce à sa bonté et à ses talents littéraires. Il améliora les relations entre les diverses Eglises arménienne, grecque et romaine.
Illustration: Timbre-poste commémorant le neuf-centième anniversaire de la naissance de Nersès Chnorhali, poste arménienne (2000).
"Nersès 'Snorhali', 'le gracieux', appartenait aux Pahlavuni, une illustre famille de la Grande Arménie. De 1120 à 1166, Nersès fut le bras droit de son frère le patriarche Grigoris III. En 1166, il devint patriarche à son tour. Dans sa fonction, il avait un double souci : la sanctification de son peuple et la continuation de ses efforts œcuméniques. 
Comme il ne pouvait pas visiter ses fidèles dispersés entre diverses entités politiques, il leur adressa une lettre encyclique, texte d'une rare densité spirituelle. 
Nersès déploya aussi un très grand zèle pour écarter tous les obstacles qui s'opposaient à l'unité entre l'Église d'Arménie et l'Église de Byzance et s'intéressa avec passion aux efforts accomplis pour rétablir l'unité entre Byzance et Rome. 
Avant d'avoir pu réunir un concile pour accomplir l'unité avec Byzance, le patriarche mourut, usé par un travail incessant et par la malaria. 
Nersès, qui a su assimiler l'héritage littéraire de son peuple et des peuples voisins, spécialement dans le domaine religieux, est considéré comme précurseur de la Renaissance du XIIe siècle et comme le meilleur écrivain de l'époque." 
(les éditions du Cerf)
Jésus, Fils unique du Père 
"Le poème 'Jésus, Fils unique du Père' est une œuvre représentative de la littérature arménienne. Il a été écrit par Nersès en 1152 en distiques, rimés d’une manière inspirée par la poésie arabe. Le poème se présente comme une prière, un dialogue entre Jésus-Christ, Fils unique du Père, et Nersès devenu fils par grâce."
Le livre présente la première traduction du texte arménien en français.
(Collection 'Sources chrétiennes')

15 octobre

15 octobre

 

15 octobre

Saint Lucien, prêtre à Antioche, martyr à Nicomédie (312) ; saint Barsès, évêque d’Édesse, confesseur (378) ; saint Sabin, évêque à Chypre (Vème s.) ; saint Antioche, évêque de Lyon (vers 500) ; saint Cannat, évêque de Marseille (VIème s.) ; saint Léonard, abbé près du Mans (575) ; saint Savin, évêque de Catane (760) ; saint Euthyme de Thessalonique (898) ; saint Jean, évêque de Souzdal (1373) ; saint Lucien, hiéromartyr des Grottes de Kiev (1243) ; saints néomartyrs de Russie : Athanase, évêque de Kovrov, confesseur (1962) ; Syméon (Konioukhov), prêtre (1918) ; Démètre (Kassatkine) (1942).

SAINT MARTYR LUCIEN

Saint Lucien, prêtre à Antioche, martyr à Nicomédie (312)

Saint Lucien vécut au temps de la Grande Persécution (304-312). Originaire d’Antioche, il quitta sa patrie à la mort de ses parents en abandonnant tous ses biens aux pauvres. Il se rendit alors à Édesse pour recevoir l’enseignement spirituel d’un maître réputé, nommé Macaire. Après avoir reçu le saint baptême, il demeura plusieurs années à Édesse, en observant une ascèse très rigoureuse. Il n’avait pour compagnons que le jeûne, les veilles et les larmes. Son maître lui inspira un grand amour pour la méditation des saintes Écritures, de sorte qu’il passait toutes ses nuits sans presque dormir, tant la lecture et la prière le mettaient en présence des réalités célestes et éternelles. Son admirable vertu lui valut d’être rappelé à Antioche, pour y devenir prêtre. Il y fonda la fameuse « École des Exégètes », où, sous sa conduite, ses disciples apprenaient à interpréter l’Écriture sainte selon son sens littéral, et où, grâce à sa connaissance de l’hébreu, il corrigea les livres qui avaient été altérés par les hérétiques. Apprenant l’étendue de la science que possédait Lucien et combien grande était son influence, l’empereur Maximin Daïa le fit arrêter et transférer à Nicomédie, où il séjournait. En arrivant dans la ville, Lucien employa tout son zèle à encourager les chrétiens qui, par peur des supplices, apostasiaient en grand nombre. Il leur montra par des citations de l’Écriture que les châtiments éternels qui attendent les apostats sont bien plus terribles que les brèves tortures inventées par les païens. Sa parole était si convaincante, que tous se repentirent de leur lâcheté et se tinrent prêts avec impatience pour le combat du martyre. Le saint prêtre avait un tel rayonnement qu’il suffisait souvent à ses interlocuteurs de regarder son visage où brillait la grâce du Saint-Esprit, pour être convaincus de la vérité de sa parole. Craignant d’être, lui aussi, victime de ce charme, l’empereur le fit comparaître à son tribunal après avoir pris soin de placer un voile entre lui-même et le saint. Comme aucun argument ne parvenait à ébranler la résolution de Lucien, l’empereur le fit soumettre à la torture, et ordonna qu’on le laissât mourir de faim et de soif dans son cachot.
Comme la fête de la Théophanie approchait, un grand nombre des disciples de Lucien vinrent d’Antioche et d’autres villes pour le voir une dernière fois et recevoir sa bénédiction. Arrivés le jour de la fête, les disciples qui avaient réussi à parvenir jusqu’à son cachot avec le pain et le vin nécessaires à la célébration des saints Mystères le conjurèrent d’offrir encore une fois pour eux le saint Sacrifice. En l’absence d’autel consacré selon les lois de l’Église, Lucien célébra la Divine Liturgie sur sa propre poitrine : l’autel le plus digne de Dieu, puisque c’est à son image que l’homme a été créé. Les jours passaient, et le saint semblait rester insensible à la faim et à la soif. Pour rendre son supplice encore plus insupportable, les païens installèrent devant lui une table pleine de viandes et de mets qui avaient été offerts aux idoles. Mais Lucien les rejeta avec mépris, et chaque fois qu’on lui proposait de céder, il répondait : « Je suis chrétien ! » La troisième fois, il rendit doucement son âme à Dieu après cette réponse (7 janvier 312). L’empereur donna alors l’ordre de jeter son corps à la mer, mais un dauphin le recueillit sur son dos et le ramena sur le rivage, près de Drépanon (Bithynie), le lieu de naissance de sainte Hélène [21 mai], permettant ainsi aux fidèles de l’ensevelir dignement et de communier à la grâce qui se dégageait de ses saintes reliques. Par la suite, saint Constantin le Grand fonda auprès du martyrium de saint Lucien, une nouvelle cité, nommée Hélénopolis, où une grande église lui fut dédiée.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du saint martyr Lucien, ton 4
Ton Martyr, Seigneur, pour le combat qu’il a mené * a reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité; * animé de ta force, il a terrassé les tyrans * et réduit à l’impuissance l’audace des démons; * par ses prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

Kondakion du saint martyr Lucien, ton 2
Dans l’ascèse tu brillas tout d’abord * et par le martyre ensuite resplendis: * aussi, tel un astre resplendissant, * nous te glorifions par nos cantiques, Lucien. * Intercède sans cesse auprès de Dieu pour nous tous.

Évangile du jour
(Lc VII,17-30)

Cette parole sur Jésus se répandit dans toute la Judée et dans tout le pays d’alentour. Jean fut informé de toutes ces choses par ses disciples. Il en appela deux, et les envoya vers Jésus, pour lui dire: Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre? Arrivés auprès de Jésus, ils dirent: Jean Baptiste nous a envoyés vers toi, pour dire: Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre? À l’heure même, Jésus guérit plusieurs personnes de maladies, d’infirmités, et d’esprits malins, et il rendit la vue à plusieurs aveugles. Et il leur répondit: Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu: les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute! Lorsque les envoyés de Jean furent partis, Jésus se mit à dire à la foule, au sujet de Jean: Qu’êtes-vous allés voir au désert? un roseau agité par le vent? Mais, qu’êtes-vous allés voir? un homme vêtu d’habits précieux? Voici, ceux qui portent des habits magnifiques, et qui vivent dans les délices, sont dans les maisons des rois. Qu’êtes-vous donc allés voir? un prophète? Oui, vous dis-je, et plus qu’un prophète. C’est celui dont il est écrit: Voici, j’envoie mon messager devant ta face, Pour préparer ton chemin devant toi. Je vous le dis, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’y en a point de plus grand que Jean. Cependant, le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui. Et tout le peuple qui l’a entendu et même les publicains ont justifié Dieu, en se faisant baptiser du baptême de Jean; mais les pharisiens et les docteurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rendu nul à leur égard le dessein de Dieu.

Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Prions pour ceux qui soutiennent les chrétiens persécutés !

 

Seigneur, nous te rendons grâces pour les 60 ans du mouvement Open Doors (Portes Ouvertes), qui s’engage en faveur des chrétiens persécutés et oppressés. Nous te remercions pour le travail que tu as inspiré à frère André (Brother Andrew) et à tous ceux qui s’impliquent avec lui dans l’aide à l’Eglise en détresse. Seigneur sois proche des membres souffrants de ton Eglise. Prends pitié de ceux qui n’ont pas la liberté de confesser ton Nom. Rends nous conscients du fait que lorsqu’un membre de ton corps souffre, nous sommes tous concernés.

Cette intention est tirée de l'office de prière pour l'unité des chrétiens que prient tous les jeudis soirs les frères et soeurs de la Communauté du Chemin Neuf. Invitez d'autres à nous rejoindre et à prier avec nous, pour que nous soyons toujours plus nombreux dans ce grand monastère invisible !

 

 

Par le Père Edouard LAMY,

Curé de La Courneuve et Prêtre Mystique, Apôtre de Notre-Dame:

 

Il faut nous pénétrer d’une grande vérité qui n’est pas assez connue, c’est que le Chapelet est une arme puissante entre les mains d’un Chrétien.

La Très Sainte Vierge l’a donné pour nous fortifier dans nos devoirs de Chrétiens. (…).

Une âme chrétienne qui s’arme du Chapelet, c’est un soldat qui se défend contre toutes les puissances de l’enfer.

La Mère de Dieu qui a donné, dans le passé, des preuves de sa bonté si maternelle, répond à notre attente, Elle ne nous trompera pas.

Appuyés sur la Mère de Dieu, vous traverserez les périls sans dommage, mais non sans émoi, l’esprit de force, de piété, de sagesse, d’intelligence vous sera donné et plus vous serez fervents dans la récitation de la sublime prière de l’Ave Maria, plus l’Esprit Saint vous donnera l’amour de la prière ; et plus vous apprécierez les grâces qu’elle procure.

Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Demain, dans notre Tradition Syriaque, nous célébrons les fêtes de

Mor Osyo le sage,

Mor Esaghyo Halaboyo w

Mort Shmoni et ses 7 enfants

et leur professeur

Mor Lazare.

Que leurs prières soient une bénédiction pour nous tous !

Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Saint Cannat qui êtes-vous ?


Évêque de Marseille
(† 487)

La Ville de Saint-Cannat, située dans le département des Bouches du Rhône, doit son nom à Canus Natus (né avec les cheveux blancs, signe, à l'époque, de sagesse précoce), ermite du Vème siècle, fils d'un prêteur Romain, né à Aix-en-Provence, et qui vivait dans un endroit appelé "Sauzet" à cause des saules qui abondaient près d'une source.

Selon la légende, quand l'évêque de Marseille vint à mourir, Canus Natus sembla tout désigné pour être son successeur. Une délégation vint donc lui offrir le Siège épiscopal, qu'il déclina disant « qu'il n'y avait pas plus de raison pour lui de devenir Evêque de Marseille, que sa vieille canne de roseau desséchée de reverdir ! »… Mais la canne reverdit miraculeusement et Canus Natus prit donc le chemin du vieux port ! Il y a laissé le souvenir d'un évêque énergique, luttant farouchement contre le paganisme et l'hérésie ; puis, sentant sa fin approcher, il souhaita rejoindre son cher ermitage de "Sauzet", pour y mourir en 487.

Canus Natus fut donc, parmi les évêques de Marseille, l'un des quatre reconnus Saints et faisant l'objet d'un culte.

Autour de sa tombe s'élevèrent bientôt quelques maisons ; et ce pauvre hameau marqua, en cette fin du Vème siècle, la naissance de Saint-Cannat « Castrum Santi Cannati »; sans doute aussi parce que ces âmes esseulées du hameau du "Sauzet" ont probablement sollicité leur protection.

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Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

GPA : revoilà le refus de transcription !

La cour d’appel de Rennes refuse la transcription des actes de naissance d’enfants nés de la GPA à l’étranger, car ces actes, qui désignent comme parents les époux français, ne sont pas conformes à la réalité puisque la femme désignée comme mère n’a pas accouché de l’enfant.

La Cour de cassation, le 3 juillet dernier, a autorisé la transcription d’actes de naissance étrangers d’enfants nés de la GPA désignant comme parents l’homme ayant fourni les gamètes pour la conception de l’enfant et la femme ayant mis l’enfant au monde, la mère porteuse.
Il restait encore à préciser le sort des actes de naissance désignant comme mère la femme française ayant reçu l’enfant de la mère porteuse. L’occasion en est donnée à la cour d’appel dans ces deux décisions, par lesquelles elle confirme les refus de transcription opposés par le tribunal.
Les juges de Rennes tirent les conséquences des décisions du 3 juillet, selon lesquelles il ne faudrait plus tenir compte du recours à la gestation pour autrui et que seule compte la conformité à la réalité de l’acte de naissance.
L’évolution jurisprudentielle à laquelle nous assistons, depuis la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme le 26 juin 2014, a conduit à mettre de côté tous les principes fondamentaux du droit français en cause, l’indisponibilité et la non patrimonialité du corps humain notamment, et à fermer les yeux sur la fraude à la loi, le tout au nom de l’intérêt de l’enfant à voir son acte de naissance transcrit.
L’hypocrisie apparaît désormais au grand jour, puisque cette jurisprudence irresponsable débouche sur la transcription de la moitié seulement des actes de naissance : transcrits lorsque la femme désignée comme mère est la mère porteuse, non transcrits lorsque la femme désignée comme mère est la mère d’intention.
L’association Juristes pour l’enfance voit là l’aveu que la transcription des actes de naissance n’est finalement pas si cruciale, et que la situation des enfants, abusivement désignés jusqu’au sommet de l’Etat comme fantômes de la République, a servi de prétexte pour faire progresser l’acceptation de la GPA.
Il est prouvé depuis longtemps que l’absence de transcription ne porte pas préjudice à l’enfant, et qu’elle demeure le moyen pour le droit français de refuser de cautionner la GPA imposée à l’enfant pour venir au monde.
Ces décisions révèlent l’impasse dans laquelle la Cour de cassation a conduit la jurisprudence française. Une intervention du législateur, pour sanctionner pénalement le recours à la GPA, y compris à l’étranger, et faire enfin échec à cette pratique, n’en est que plus urgente.
L’association Juristes pour l’enfance, qui intervient actuellement dans trois affaires pendantes devant la Cour d’appel de Rennes, attend des magistrats qu’ils aillent jusqu’au bout de ce constat que l’absence de transcription ne dessert pas l’enfant mais contribue au respect de ses droits, et qu’ils généralisent ce refus de transcription initié par les arrêts du 28 septembre, pour un plus grand respect des droits des enfants bafoués par le recours à la GPA.
L’association se réjouit en outre de ce que, à juste titre, la Cour d’appel écarte par ailleurs toute analogie entre la GPA et l’adoption. Comme la Cour de cassation l’a jugé à plusieurs reprises, l’enfant de la GPA ne peut être adopté par la mère d’intention en raison du détournement de l’adoption qui en résulterait.
En effet, l’adoption tend à réparer le fait que l’enfant ait été privé, par les malheurs de la vie, de ses parents et en particulier de la femme l’ayant mis au monde, alors que la GPA vise à le séparer délibérément de cette femme qui l’a porté pour le rendre ainsi « adoptable ». Autrement dit la GPA provoque ce que l’adoption tend à réparer, et l’adoption ne peut être utilisée pour entériner cette privation délibérée.

 

 

Source:

Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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15/10/15
 
Les AFC lancent une Web-série pour parler éducation affective et sexualité
Il est parfois difficile d’aborder certains sujets avec ses enfants, en particulier quand il s’agit d’éducation affective et sexuelle. Les Associations familiales catholiques (AFC), en partenariat avec Le Cler amour et famille, volent au secours des parents désemparés avec une série de sept vidéos vivantes et humoristiques – de moins de cinq minutes chacune –, intitulée « Lucas et Léa, Read More… (http://fr.aleteia.org/2015/10/15/les-afc-lancent-une-web-serie-pour-parler-education-affective-et-sexualite/)
Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,47-54.

Quel malheur pour vous, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, alors que vos pères les ont tués.
Ainsi vous témoignez que vous approuvez les actes de vos pères, puisque eux-mêmes ont tué les prophètes, et vous, vous bâtissez leurs tombeaux.
C’est pourquoi la Sagesse de Dieu elle-même a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; parmi eux, ils en tueront et en persécuteront.
Ainsi cette génération devra rendre compte du sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde,
depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie, qui a péri entre l’autel et le sanctuaire. Oui, je vous le déclare : on en demandera compte à cette génération.
Quel malheur pour vous, docteurs de la Loi, parce que vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous-mêmes n’êtes pas entrés, et ceux qui voulaient entrer, vous les en avez empêchés. »
Quand Jésus fut sorti de la maison, les scribes et les pharisiens commencèrent à s’acharner contre lui et à le harceler de questions ;
ils lui tendaient des pièges pour traquer la moindre de ses paroles.

Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Grégoire de Nazianze

(330-390), évêque et docteur de l'Église 
3ème Discours théologique (trad. Gallay, Migne 1995, p.100 rev.) 


 

« Ils se mirent à lui en vouloir terriblement et ils le harcelaient »

 

Celui que tu méprises maintenant, il fut un temps où il était au-dessus de toi ; celui qui est homme maintenant était éternellement parfait.

Il était au commencement, sans cause ; puis il s'est soumis aux contingences de ce monde...

C'était pour te sauver, toi qui l'insultes, toi qui méprises Dieu parce qu'il a pris ta nature grossière... 


Il a été enveloppé de langes, mais en se levant du tombeau il s'est débarrassé de son linceul.

Il a été couché dans une mangeoire, mais glorifié par les anges, annoncé par une étoile, adoré par les Mages...

Il a dû fuir en Égypte, mais il a libéré ce pays des superstitions des Égyptiens.

Il n'avait « ni forme ni beauté » (Is 53,2) devant ses ennemis, mais pour David il était « le plus beau des enfants de hommes » (Ps 44,3) et sur la montagne il a resplendi, plus éblouissant que le soleil (Mt 17,1s).

Comme homme, il a été baptisé ; mais comme Dieu, il a effacé nos péchés ; il n'avait pas besoin d'être purifié, mais il voulait sanctifier les eaux.

Comme homme, il a été tenté ; mais comme Dieu, il a triomphé, lui qui a « vaincu le monde » (Jn 16,8)...

Il a eu faim, mais il a nourri des milliers, lui qui est « le Pain vivant descendu du ciel » (Jn 6,48).

Il a eu soif, mais s'est écrié :

« Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive » (Jn 7,37)... Il a connu la fatigue, mais il est le repos de tous ceux qui « peinent et ploient sous le fardeau » (Mt 11,28)...

Il se fait appeler « Samaritain et possédé du démon » (Jn 8,48) ; mais c'est lui qui sauve l'homme qui était tombé aux mains des voleurs (Lc 10,29s) et qui met les démons en fuite...

Il prie, mais c'est lui-même qui exauce les prières.

Il pleure, mais c'est lui qui fait cesser les pleurs.

Il est vendu à vil prix ; mais c'est lui qui rachète le monde, et à grand prix : par son propre sang. 


Comme une brebis, on le mène à la mort, mais il conduit au vrai pâturage Israël (Ez 34,14), et aujourd'hui toute la terre.

Comme un agneau, il se tait ; mais il est la Parole annoncée par la voix de celui qui crie au désert (Mc 1,3).

Il a été infirme et blessé ; mais c'est lui qui guérit toute maladie et toute infirmité (Mt 9,35).

Il a été élevé sur le bois et il y a été cloué ; mais c'est lui qui nous restaure par l'arbre de vie...

Il meurt, mais il fait vivre et détruit la mort.

Il est enseveli, mais il ressuscite et, montant aux cieux, libère les âmes des enfers.

 

Jeudi 15 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque Spiritualité Chrétienne
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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 16:50
Pour vivre des instants de profonde communion avec les Chrétiens persécutés en Syrie, en Iraq, en Egypte, aux Indes, en Europe et partout ou nos frères et soeurs en Christ sont persécuttés , pour que s'exprime l'unanimité du Témoignage Chrétien , SOYONS TOUS AU MONASTERE CE "WEEKEND DE TOUSSAINT". Qui était Saint Gregorios ? Evêque en Inde (+ 1902), il fut Canonisé par l'Église Orthodoxe du Malankare (Kerala) en 1947.

Pour vivre des instants de profonde communion avec les Chrétiens persécutés en Syrie, en Iraq, en Egypte, aux Indes, en Europe et partout ou nos frères et soeurs en Christ sont persécuttés , pour que s'exprime l'unanimité du Témoignage Chrétien , SOYONS TOUS AU MONASTERE CE "WEEKEND DE TOUSSAINT". Qui était Saint Gregorios ? Evêque en Inde (+ 1902), il fut Canonisé par l'Église Orthodoxe du Malankare (Kerala) en 1947.

 

Premier Novembre:

*10h30, Messe (St Qurbana) de Toussaint présidé par le Métropolite. Prières à St Gregorios.13h Repas fraternel entre le clergé et les fidèles.De 15h à 19h, réception des fidèles par le clergé *.20h30 Southoro (Office de Protection / Complies).

Deux Novembre:

*10h30, Messe (St Qurbana)de St Gregorios . Prières à St Gregorios suivie de la commémoraison des fidèles défunts lors du "bref Service Syriaque de prières pour les défunts".13h30, Repas fraternel entre le clergé et les fidèles.De 15h à 19h, réception des fidèles par le clergé *. 20h30 Southoro (Office de Protection / Complies).

 

Inscriptions:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly,

61300 CHANDAI (France)

Tel: 02.33.24.79.58

Courriel: asstradsyrfr@laposte.net

 

Ramassage des fidèles de Région Parisienne le Samedi précédent à 15h Place du Chatelet (Metro Chatelet)

 

 

*Pour confessions,accompagnements spirituels,prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérisons intérieures, etc...

Tous au Sanctuaire de Notre-Dame de Miséricorde  pour les festivité de la Saint Gregorios le "Weekend  de Toussaint" , les 1 et 2 Novembre !

Saint Grégoire de Parumala, qui êtes-vous ?...

 

 

 

Evêque en Inde (+ 1902), il fut Canonisé par l'Église Orthodoxe du Malankare (Kerala) en 1947.


"Né en 1848, destiné au service du ministère dès ses dix ans, il reçut la consécration épiscopale à peine âgé de vingt-huit ans après avoir été appelé à quitter le monastère où il s’était retiré.


Remarquable théologien, il se révéla être un pasteur d’une grande charité et d’une grande écoute. 

Il organisa avec amour la vie du diocèse confié à ses soins.

 

A sa mort, sa popularité était si grande, qu’en 1947 le synode de notre Eglise-mère Orthodoxe Malankare décida sa canonisation, ce qui constitua un évènement rarissime..

 

Métropolite Indien, Mar Gregorios, en tant qu' Evêque de Parumala (au sud de Kottatam), construisit un séminaire et l'Eglise des Saints Pierre et Paul où reposent aujourd'hui ses reliques , lesquelles sont très vénérées par les fidèles tout au long de l'année, en particulier pour le Grand Pèlerinage Annuel du 2 Novembre . 

A cette occasion, les fidèles se rendent par miliers à Parumala, souvent à pied,marchant parfois plusieurs jours .

 

Naturellement, même si nous sommes heureux d'organiser au Kerala un pèlerinage aux sources, pour les "Chrétiens de St Thomas" de France, il est plus facile de se rendre en notre Monastère Syriaque de N-D de Miséricorde, lors du "Week end de Toussaint" pour honorer ce grand Saint et Thaumaturge de notre Tradition Syro-Malankare !

Pour vivre des instants de profonde communion avec les

Chrétiens persécutés en Syrie, en Iraq, en Egypte, aux

Indes, en Europe et partout ou nos frères et soeurs en

Christ sont persécuttés , pour que s'exprime l'unanimité

du Témoignage Chrétien :

Tous au Sanctuaire de Notre-Dame de Miséricorde 

pour les festivité de la Saint Gregorios le "Weekend 

de Toussaint" , les 1 et 2 Novembre !

 

Premier Novembre:

*10h30, Messe (St Qurbana) de Toussaint présidé par le Métropolite. Prières à St Gregorios.13h Repas fraternel entre le clergé et les fidèles.De 15h à 19h, réception des fidèles par le clergé.20h30 Southoro (Office de Protection / Complies).

 

Lecture de l’Apocalypse de saint Jean Ap 7, 2-4.9-14

Moi, Jean, j’ai vu un ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d’une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de faire du mal à la terre et à la mer :« Ne faites pas de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. »

Et j’entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : ils étaient cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël.

Après cela, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main. Et ils s’écriaient d’une voix forte : « Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le Trône et à l’Agneau ! »

Tous les anges se tenaient debout autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants ; se jetant devant le Trône, face contre terre, ils se prosternèrent devant Dieu. Et ils disaient : « Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! »

L’un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où viennent-ils ? »

Je lui répondis : « Mon seigneur, toi, tu le sais. »

Il me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.

 

lecture de la première lettre de saint Jean Jn 3, 1-3

Bien-aimés, voyez quel grand amour nous a donné le Père pour que nous soyons appelés enfants de Dieu – et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas : c’est qu’il n’a pas connu Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, mais ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous le savons : quand cela sera manifesté, nous lui serons semblables car nous le verrons tel qu’il est. Et quiconque met en lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur.

Alléluia.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu Mt 5, 1-12a


 Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :

Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.

Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.

Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.

Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.

Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.

Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.

Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux.

Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.

Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! »

Deux Novembre:

*10h30, Messe (St Qurbana)de la St Gregorios . Prières à St Gregorios suivie de la commémoraison des fidèles défunts lors du "bref Service Syriaque de prières pour les défunts".13h30, Repas fraternel entre le clergé et les fidèles.De 15h à 19h, réception des fidèles par le clergé. 20h30 Southoro (Office de Protection / Complies).

 

  • Actes 27: 9-26
  • 09 Il s’était écoulé pas mal de temps, puisque même le jeûne du Grand Pardon était déjà passé, et déjà la navigation était devenue dangereuse, si bien que Paul ne cessait de les avertir :
  • 10 « Mes amis, je vois que la navigation ne se fera pas sans dommages ni beaucoup de pertes, non seulement pour la cargaison et le bateau, mais encore pour nos vies. »
  • 11 Mais le centurion faisait davantage confiance au pilote et à l’armateur qu’aux paroles de Paul.
  • 12 Et comme le port n’était pas adapté pour y passer l’hiver, la plupart ont été d’avis de reprendre la mer, afin d’atteindre, si possible, Phénix, un port de Crète ouvert à la fois vers le sud-ouest et le nord-ouest, et d’y passer l’hiver.
  • 13 Comme un léger vent du sud s’était mis à souffler, ils s’imaginaient pouvoir réaliser leur projet ; ayant donc levé l’ancre, ils essayaient de longer de près la Crète.
  • 14 Mais presque aussitôt, venant des hauteurs de l’île, s’est déchaîné le vent d’ouragan qu’on appelle euraquilon.
  • 15 Le bateau a été emporté, sans pouvoir tenir contre le vent : nous sommes donc partis à la dérive.
  • 16 En passant à l’abri d’un îlot appelé Cauda, nous avons réussi, non sans peine, à garder la maîtrise de la chaloupe.
  • 17 On l’a hissée à bord, puis on a utilisé des câbles de secours pour ceinturer le bateau : craignant d’aller s’échouer sur les hauts-fonds de la Syrte, on a fait descendre l’ancre flottante, et ainsi on continuait à dériver.
  • 18 Le lendemain, comme la tempête nous secouait avec violence, on a jeté le superflu par-dessus bord.
  • 19 Le troisième jour, les matelots ont lancé, de leurs propres mains, le gréement du bateau à la mer.
  • 20 Depuis bien des jours, ni le soleil ni les étoiles ne se montraient et une tempête d’une violence peu commune continuait à sévir : désormais, tout espoir d’être sauvés nous était enlevé.
  • 21 Les gens n’avaient plus rien mangé depuis longtemps. Alors Paul, debout au milieu d’eux, a pris la parole : « Mes amis, il fallait m’obéir et ne pas quitter la Crète pour gagner le large : on aurait évité ces dommages et ces pertes !
  • 22 Mais maintenant, je vous exhorte à garder confiance, car aucun de vous n’y laissera la vie, seul le bateau sera perdu.
  • 23 Cette nuit, en effet, s’est présenté à moi un ange du Dieu à qui j’appartiens et à qui je rends un culte.
  • 24 Il m’a dit : “Sois sans crainte, Paul, il faut que tu te présentes devant l’empereur, et voici que, pour toi, Dieu fait grâce à tous ceux qui sont sur le bateau avec toi.”
  • 25 Alors, gardez confiance, mes amis ! J’ai foi en Dieu : il en sera comme il m’a été dit.
  • 26 Nous devons échouer sur une île. »

  • Hébreux 10: 32-33
  • 32 Souvenez-vous de ces premiers jours où vous veniez de recevoir la lumière du Christ : vous avez soutenu alors le dur combat des souffrances,
  • 33 tantôt donnés en spectacle sous les insultes et les brimades, tantôt solidaires de ceux qu’on traitait ainsi.
  •  
  •  11: 7 
  • 07 Grâce à la foi, Noé, averti de choses encore invisibles, accueillit cet oracle avec respect et construisit une arche pour le salut de sa famille. Sa foi condamnait le monde, et il reçut en héritage la justice qui s’obtient par la foi.
  •  
  • Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10: 34 – 42
  • 34 Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.
  • 35 Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère :
  • 36 on aura pour ennemis les gens de sa propre maison.
  • 37 Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ;
  • 38 celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi.
  • 39 Qui a trouvé sa vie la perdra ; qui a perdu sa vie à cause de moi la gardera.
  • 40 Qui vous accueille m’accueille ; et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé.
  • 41 Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité de juste recevra une récompense de juste.
  • 42 Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d’eau fraîche, à l’un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : non, il ne perdra pas sa récompense. »
  •  

 

Tous au Sanctuaire de Notre-Dame de Miséricorde  pour les festivité de la Saint Gregorios le "Weekend  de Toussaint" , les 1 et 2 Novembre !
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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 10:02

Source: Joseph YACOUB | dans l'Orient Le Jour
12/10/2015

Nous assistons aujourd'hui à un événement d'ordre historique, impensable jusqu'ici, car il s'agit d'un renversement de situation.

 

 

Alors que les chrétiens d'Irak et de Syrie, forcés à l'exil, sont de plus en plus tentés, voire contraints, de quitter leur terre ancestrale, voilà que l'Église assyrienne d'Orient décide lors de son dernier synode tenu en Irak même, les 17 et 18 septembre dernier, le transfert de son siège patriarcal de Chicago (où il était établi depuis quelques décennies) à Erbil, précisément, au nord de l'Irak.

Succédant à Mar Dinkha IV, décédé le 26 mars dernier, le synode a élu un nouveau patriarche le 18 septembre, Mar Gewarges Sliwa, métropolite d'Irak et de Russie, qui prit le nom de Gewarges III. Lors de son intronisation solennelle en présence des hautes autorités religieuses et politiques irakiennes et kurdes, ainsi que des représentants du corps diplomatique, à Erbil, le dimanche 27 septembre, il a prononcé un important discours. Le lendemain, il a reçu la visite de Massoud Barzani, président de la région du Kurdistan. Sa Sainteté a célébré sa première messe à Bagdad le dimanche 4 octobre et le lendemain, il a rencontré le président du Parlement irakien et le président de la République qui ont réitéré que les chrétiens d'Irak sont une composante fondamentale et originelle du pays.

Les thèmes abordés par Mar Gewarges III se concentrent autour des sujets suivants : le retour du siège patriarcal en Irak ; la sauvegarde de l'existence de l'Église qu'il a qualifiée d'Église « de souffrance et d'espérance, martyre et témoin » ; le terrorisme et ses effets néfastes ; un travail en profondeur sur les origines du terrorisme ; les singularités du christianisme oriental et mésopotamien ; la défense de l'appartenance citoyenne; l'unité de l'Église dans sa diversité et le dialogue œcuménique (catholiques, orthodoxes...) dans le respect réciproque des particularités théologiques, canoniques, ecclésiales, liturgiques et culturelles ; et l'union des Églises de tradition syriaque.

Sur ce dernier point, il a renouvelé l'engagement pour un travail œcuménique fructueux qui vise l'unité des Églises orientales, celles qui partagent ensemble des spécificités identitaires et d'héritage national, culturel et linguistique. En les nommant, ce sont les Églises assyrienne, chaldéenne et syriaque, avec comme objectif le rapprochement et l'union, suggérant la mise en place d'un mécanisme de travail commun.

Trois données sacrées

Parlant de sa propre Église, le nouveau patriarche a plaidé pour l'institutionnalisation de son travail, la participation des laïcs, la défense du pouvoir ecclésial comme service. À l'adresse des éparchies de la diaspora, il a appelé à la sauvegarde de l'identité, des particularités liturgiques et linguistiques et le maintien du lien avec la mère patrie. Il a renouvelé ces trois données qu'il considère comme « sacrées » auxquelles son Église est attachée : le christianisme, l'assyrianisme et l'appartenance à l'Orient.
Il a terminé en priant pour l'Irak, la Syrie et ses deux évêques enlevés, pour la libération des prisonniers assyriens du Khabour, et pour le Liban « des Cèdres et de la civilisation », souhaitant vivement l'élection d'un président de la République.

Deux points se doivent d'être relevés. Sur le terrorisme et les catastrophes engendrées depuis un an, les chrétiens ainsi que les yazidis et beaucoup de musulmans ont été victimes d'exactions. À ce sujet, il a fait remarquer qu'il faut aller plus loin et chercher plus profondément les causes qui poussent les petites composantes à émigrer. Certes, il faudra lutter pour l'éradication du terrorisme, mais ça reste insuffisant. Le patriarche désigne alors d'autres maux : les législations en vigueur, les pratiques, la marginalisation et une absence complète de vue. Il prône une révision complète des racines du terrorisme, particulièrement dans les discours religieux, les programmes pédagogiques et d'enseignement, les médias et les textes législatifs, ceux basés sur la suppression de l'autre et sa réduction. Il appelle, par conséquent, les États et leurs institutions à s'engager en faveur de ces réaménagements en vue de réaliser ce qu'il appelle l'État de la citoyenneté, seule garant de l'égalité, sans distinction de religion, de confession, de nationalité et de langue.

Renforcer son enracinement

Le deuxième point concerne le retour du siège patriarcal de l'Église d'Orient à Erbil, capitale de la région du Kurdistan irakien. Quand on connaît l'histoire, on mesure l'importance du geste. En effet, cette ville, historique et bénie, déclare-t-il, fut à un certain moment de l'histoire le siège de l'Église d'Orient. Et ce retour « se distingue et s'oppose à cette politique forcée de l'exil et d'immigration dans les barques de la mort, les errements dans la nature et les chemins vers l'exil ».

Qui plus est, ce retour dépasse les frontières du simple déplacement « spatial et géographique ». Il s'inscrit comme message de l'Église par lequel elle annonce sa volonté de rester et de montrer qu'elle est enracinée dans sa terre où les premiers apôtres ont vécu et où ses Pères ont été élevés et instruits, et produit des richesses comme saint Ephrem et Mar Narsai, et où le patriarche Mar Shimoun Barsabae et d'autres ont été suppliciés en 341. Cette terre, ajoute-t-il, a donné également des patriarches d'envergure comme Mar Aba et Mar Timothée Ier, premier artisan du dialogue islamo-chrétien il y a de cela 1 200 ans.

Fort de ces références, le nouveau patriarche appelle donc à protéger cette existence, à renforcer son enracinement et à assurer sa continuité. À ses yeux, cette responsabilité est nationale et internationale et incombe aux autorités respectives. À l'inverse, sa perte serait une pauvreté pour tout le monde.
Ce discours est salutaire et nécessite d'être appuyé.

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 07:55
La religion n'est pas une philosophie contemplative de la vie. La vrai religion, c'est celle qui porte la vie en elle-même. La religion, ce n'est pas communiquer de l'information et accomplir des devoirs. La vraie religion, c'est d'apporter des solutions concrètes aux souffrances humaines. Elle doit être débordante de vie. Si elle est à l'opposé, alors elle devient vraiment l'opium du peuple. Les actions irréligieuses et inhumaines de gens qui se disent religieux montre clairement le cas où le discours religieux devient destructeur et mortel, au lieu d'être vivificateur. Au lieu de guérir, il sème la corruption. Ces actions qui en résultent révèlent la corruptibilité de ce discours religieux. (Son éminence le métropolite Paul d'Alep, enlevé en Syrie ainsi que son homologue le Métropolite Syro-Orthodoxe , est toujours disparu. Ne les oublions-pas !)

La religion n'est pas une philosophie contemplative de la vie. La vrai religion, c'est celle qui porte la vie en elle-même. La religion, ce n'est pas communiquer de l'information et accomplir des devoirs. La vraie religion, c'est d'apporter des solutions concrètes aux souffrances humaines. Elle doit être débordante de vie. Si elle est à l'opposé, alors elle devient vraiment l'opium du peuple. Les actions irréligieuses et inhumaines de gens qui se disent religieux montre clairement le cas où le discours religieux devient destructeur et mortel, au lieu d'être vivificateur. Au lieu de guérir, il sème la corruption. Ces actions qui en résultent révèlent la corruptibilité de ce discours religieux. (Son éminence le métropolite Paul d'Alep, enlevé en Syrie ainsi que son homologue le Métropolite Syro-Orthodoxe , est toujours disparu. Ne les oublions-pas !)

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 5,15-21.

Mes Frères, prenez-bien garde à la manière dont vous vous conduisez : que ce ne soit pas en insensés,
mais comme des hommes sages, rachetez le temps, car les jours sont mauvais.
C'est pourquoi ne soyez pas inconsidérés, mais comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur.
Ne vous enivrez pas de vin, c'est la source de la débauche, mais remplissez-vous de l'Esprit-Saint.
Entretenez-vous les uns les autres de psaumes, d'hymnes et de cantiques spirituels, chantant et psalmodiant du fond du cœur en l'honneur du Seigneur.
Rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Soyez soumis les uns aux autres dans le crainte du Christ.


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 4,46-53.

En ce temps-là, il y avait un officier royal dont le fils était malade à Capharnaüm.
Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla vers lui, et le pria de descendre, pour guérir son fils qui était à la mort.
Jésus lui dit : "Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croyez point."
L'officier du roi lui dit : "Seigneur, venez avant que mon enfant ne meure"
"Va, lui répondit Jésus, ton enfant est plein de vie." Cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et partit.
Comme il s'en retournait, ses serviteurs vinrent à sa rencontre, et lui apprirent que son enfant vivait.
Il leur demanda à quelle heure il s'était trouvé mieux, et ils lui dirent : "Hier, à la septième heure, la fièvre l'a quitté."
Le père reconnut que c'était l'heure à laquelle Jésus lui avait dit : "Ton fils est plein de vie", et il crut, lui et toute sa maison.

C’est la volonté expresse de Jésus, notre Seigneur qui au moment de quitter cette terre le jour de l’Ascension a ordonné à tous ses disciples « d’aller dans le monde entier et de prêcher l’Evangile à toute créature. Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie...» Jésus n’est-il pas le premier et le plus grand de tous les missionnaires ? Nous voyons tout au long des récits évangéliques à quel point il est passionné par cette mission. C’est sa préoccupation essentielle. Il en a comme la hantise « Je suis venu allumer un feu sur la terre et comme je voudrais qu’il fut déjà allumé ». Il se définit d’ailleurs comme le Bon Pasteur qui étend sa sollicitude à toutes les brebis qui ne sont pas de son bercail et qui donne sa vie pour tout le troupeau.(Père Cousty)

C’est la volonté expresse de Jésus, notre Seigneur qui au moment de quitter cette terre le jour de l’Ascension a ordonné à tous ses disciples « d’aller dans le monde entier et de prêcher l’Evangile à toute créature. Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie...» Jésus n’est-il pas le premier et le plus grand de tous les missionnaires ? Nous voyons tout au long des récits évangéliques à quel point il est passionné par cette mission. C’est sa préoccupation essentielle. Il en a comme la hantise « Je suis venu allumer un feu sur la terre et comme je voudrais qu’il fut déjà allumé ». Il se définit d’ailleurs comme le Bon Pasteur qui étend sa sollicitude à toutes les brebis qui ne sont pas de son bercail et qui donne sa vie pour tout le troupeau.(Père Cousty)

Par Saint Théophile d'Antioche

(?-v. 186), évêque 
Homélie sur les Evangiles (Catena Aurea) 


 

Seigneur, venez

 

Depuis le miracle où Il changea l'eau en vin à Cana, pour ajouter à la gloire de Jésus-Christ, ce ne fut pas seulement à cause des miracles dont ils furent témoins à Jérusalem, mais par suite des prodiges qui s'accomplirent au milieu d'eux que la foule accueillit Notre-Seigneur.

L'évangéliste veut nous apprendre pourtant que cet officier croyait en Jésus-Christ depuis le miracle de Cana, bien qu'il ne connût point parfaitement sa dignité. 


Cet officier du roi représente tout homme, non-seulement parce que l'homme est par son âme dans des rapports étroits avec le souverain roi de tout ce qui existe, mais aussi parce que Dieu lui a donné l'autorité sur toutes les créatures.

Son fils, c'est l'âme de l'homme en proie à la fièvre des mauvais désirs et des convoitises charnelles.

Il s'approche de Jésus et le prie de descendre, c'est-à-dire de s'abaisser jusqu'à lui par une miséricordieuse condescendance et de lui pardonner ses péchés, avant que cette maladie des voluptés sensuelles ne lui ait fait perdre la vie.

Le Seigneur lui dit :

« Allez, »

c'est-à-dire faites toujours de nouveaux progrès dans le bien ; et alors votre fils sera rendu à la vie ; mais si vous cessez de marcher, votre âme frappée de mort ne pourra plus faire aucune bonne action.

Lundi 12 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Sourd et muet
Évangile selon saint Marc 7, 32-37
Jésus soupira et lui dit : « Effata ! », c'est-à-dire : « Ouvre-toi ! »
 
Oreille interne
Texte éminemment charnel, puisqu’on y trouve oreilles, langue, doigts, salive… Un homme est dans l’impossibilité d’entendre et de parler, dans l’incommunicabilité. Il est dans cette claustration là, voix sans issue, il n’a que ses yeux pour pleurer. L’homme est muet parce qu’il est sourd, c’est l’oreille qui commande la langue. Message essentiel pour notre relation avec le BonDieu : il nous faut d’abord l’entendre avant de parler, comme il nous faut recevoir son amour avant de le partager. Attitude essentielle avec les autres : écouter avant de parler à leur place. Mais autour de nous, nombreux savent déjà la suite de notre parole qui n’a pas encore été formulée, notre monde est saturé de sourds.

Les gestes un peu dérangeants de Jésus nous surprennent, il ose mettre ses doigts dans les oreilles d’un autre et lui toucher la langue avec sa propre salive. N’aurait-il pas pu simplement poser la main sur lui ? C’est d’ailleurs ce que lui demandent ceux qui ont amené cet homme.
Nous sommes dans une scène infiniment intime, une relation physique qui impose une situation à l’écart, un tête à tête ; et pourtant un autre est là, un troisième, que Jésus voit quand il lève les yeux au ciel. Cette scène est une genèse, une création : le Père est présent, l’Esprit soupire et le Verbe parle. Ouvre-toi ! La chair s’ouvre, le replié se déplie, le lié se délie. L’enfermé s’ouvre à un autre. Sacrement de miséricorde, l’infirme blessé de l’infini est rejoint par Dieu. La terre est réunie au ciel. (Source:Signe dans la Bible)
Disons-nous bien, frères et sœurs, que nous n’avons pas un véritable esprit chrétien si nous ne cherchons pas à prolonger, à continuer l’œuvre missionnaire entreprise par le Christ et à laquelle depuis 20 siècles, l’Eglise ne cesse de s’appliquer. Il ne faut jamais oublier, en effet que pour annoncer le message évangélique, favoriser les conversions, guider et entraîner les âmes sur le chemin de la sainteté, Jésus a besoin de nous... Il veut avoir besoin de nous et que par conséquent il doit pouvoir compter sur nous. De cette confiance nous devons être humblement fiers, mais quelle redoutable responsabilité car le salut de nombreux frères humains de par le monde dépend en partie de la générosité avec laquelle nous répondons à tout ce que le Seigneur attend de nous pour l’aider dans son immense tâche... Cette coopération peut et doit se concrétiser de bien des manières... Cela dépend en fait des grâces que chacun a reçues, de ses capacités, des moyens dont il dispose. Il est bien évident qu’il ne nous est pas possible, pour une grande majorité d’entre nous de nous rendre, ne serait-ce que pour un temps, dans les pays dits de mission pour y apporter la Bonne Nouvelle.(Père Cousty)

Disons-nous bien, frères et sœurs, que nous n’avons pas un véritable esprit chrétien si nous ne cherchons pas à prolonger, à continuer l’œuvre missionnaire entreprise par le Christ et à laquelle depuis 20 siècles, l’Eglise ne cesse de s’appliquer. Il ne faut jamais oublier, en effet que pour annoncer le message évangélique, favoriser les conversions, guider et entraîner les âmes sur le chemin de la sainteté, Jésus a besoin de nous... Il veut avoir besoin de nous et que par conséquent il doit pouvoir compter sur nous. De cette confiance nous devons être humblement fiers, mais quelle redoutable responsabilité car le salut de nombreux frères humains de par le monde dépend en partie de la générosité avec laquelle nous répondons à tout ce que le Seigneur attend de nous pour l’aider dans son immense tâche... Cette coopération peut et doit se concrétiser de bien des manières... Cela dépend en fait des grâces que chacun a reçues, de ses capacités, des moyens dont il dispose. Il est bien évident qu’il ne nous est pas possible, pour une grande majorité d’entre nous de nous rendre, ne serait-ce que pour un temps, dans les pays dits de mission pour y apporter la Bonne Nouvelle.(Père Cousty)

Vous savez que, chez nos frères de l'Eglise Latine (Majoritairement de rite romain), le mois d'octobre est dit "mois du Rosaire".

Vous savez aussi que notre Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde est un lieu de prière pour implorer du Seigneur l'Unité des Eglises Apostoliques .

Chaque dimanche, l'unanimité du Témoignage Chrétien est demandé, en notre Sanctuaire Marial, par la prière du Saint Rosaire.

Cette année UMM vous propose  de dédier la Minute avec Marie de chaque jour de ce mois à la célébration du Rosaire, cette prière dont le pape Benoît XII (+1730) disait :

"Le Rosaire est le remède souverain aux erreurs et aux vices."

C'est donc avec bonheur que nous nous unissons à cette initiative avec, de plus peut-être, ce souci de l'unanimité chrétienne.

« Le Rosaire dans ma vie » :

Un livret gratuit pour méditer le Rosaire :
« Le Rosaire dans ma vie »

contient des méditations sur les vingt mystères du Rosaire, écrites par le Père Louis-Marie de Blignières, fondateur de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier

Pour en savoir plus sur ce livret et le commander gratuitement rendez-vous sur www.lerosairedansmavie.fr/commandes-groupe.

 

…Et toute cette multitude saura que ce n'est ni par l'épée, ni par la lance que Dieu sauve

C'est surtout au sein des familles que nous désirons que la pratique du Rosaire soit répandue, religieusement conservée, et sans cesse développée.

C'est en vain qu'on s'efforce d'enrayer le déclin de la civilisation si on ne ramène pas à la loi de l'Evangile la famille, principe et fondement de la société.

Nous tenons à le déclarer : la récitation du Rosaire en famille est un moyen des plus efficaces pour réaliser une entreprise si difficile. (…).

Nous n'hésitons donc pas à le répéter : nous mettons une grande espérance dans le Rosaire pour la guérison des maux qui affligent notre époque.

Ce n'est pas avec la force, ni avec les armes, ni avec la puissance humaine, mais avec l'aide divine obtenue par cette prière que l'Eglise, forte comme David avec sa fronde, pourra affronter, intrépide, l'ennemi infernal, en lui adressant les paroles du jeune berger :

« Tu viens contre moi avec l'épée, la lance et le javelot, mais moi je vais contre toi au nom du Dieu des armées... et toute cette multitude saura que ce n'est ni par l'épée, ni par la lance que Dieu sauve »

(Rois XVII, 44,49).

(Pie XII dans son encyclique "Ingruentium malorum" du 15 Sept 1951) 

Oh ! Comme il faudrait, chers frères et sœurs, que cette conviction s’enracine solidement en nous : tout comme le labour est l’une des causes de la moisson des blés, ainsi la prière dans la moisson des âmes. Le Seigneur est toujours prêt à répandre sur les hommes les bienfaits spirituels de la Rédemption, à condition toutefois que des mains suppliantes s’élèvent vers le ciel pour les obtenir. La prière, parce qu’elle puise la grâce à sa source qui est Dieu lui-même est d’une importance capitale : rien ne saurait lui être substitué. Certes nos paroles, nos activités, notre influence peuvent jouer un rôle pour disposer le terrain à la grâce, mais celle-ci ne pourra jamais descendre dans les âmes pour les toucher, les convertir, les transformer si notre prière (une prière humble, fervente et persévérante) vient à manquer. (Père Cousty)

Oh ! Comme il faudrait, chers frères et sœurs, que cette conviction s’enracine solidement en nous : tout comme le labour est l’une des causes de la moisson des blés, ainsi la prière dans la moisson des âmes. Le Seigneur est toujours prêt à répandre sur les hommes les bienfaits spirituels de la Rédemption, à condition toutefois que des mains suppliantes s’élèvent vers le ciel pour les obtenir. La prière, parce qu’elle puise la grâce à sa source qui est Dieu lui-même est d’une importance capitale : rien ne saurait lui être substitué. Certes nos paroles, nos activités, notre influence peuvent jouer un rôle pour disposer le terrain à la grâce, mais celle-ci ne pourra jamais descendre dans les âmes pour les toucher, les convertir, les transformer si notre prière (une prière humble, fervente et persévérante) vient à manquer. (Père Cousty)

C’est ce qu’avait parfaitement bien compris sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus que le pape Pie XII n’a pas hésité à proclamer Patronne secondaire des Missions, parce que sans jamais quitter son monastère du Carmel, elle a exercé un véritable apostolat missionnaire en offrant héroïquement sa vie de prière et de sacrifice pour que le règne du Christ s’établisse partout dans le monde. « Je suis entrée au Carmel, déclare-t-elle pour travailler au salut des âmes... Ne pouvant être missionnaire d’action, j’ai voulu l’être par l’amour et la pénitence ». Nous savons par ailleurs qu’elle écrivait régulièrement à des prêtres missionnaires pour les soutenir et les encourager. Ainsi Thérèse de Lisieux nous montre qu’on peut être missionnaire au fond d’un cloître, au sein d’une famille, dans le cadre d’une paroisse tout en étant relié aux chrétiens, prêtres, religieuses, laïcs qui par toute la terre travaillent, prient et souffrent pour que la Bonne Nouvelle du Salut soit annoncée et reçue par les hommes de bonne volonté. Puisqu’elle est la Patronne secondaire des Missions, mettons-nous à son école : elle nous formera à la prière missionnaire (Père Cousty)

C’est ce qu’avait parfaitement bien compris sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus que le pape Pie XII n’a pas hésité à proclamer Patronne secondaire des Missions, parce que sans jamais quitter son monastère du Carmel, elle a exercé un véritable apostolat missionnaire en offrant héroïquement sa vie de prière et de sacrifice pour que le règne du Christ s’établisse partout dans le monde. « Je suis entrée au Carmel, déclare-t-elle pour travailler au salut des âmes... Ne pouvant être missionnaire d’action, j’ai voulu l’être par l’amour et la pénitence ». Nous savons par ailleurs qu’elle écrivait régulièrement à des prêtres missionnaires pour les soutenir et les encourager. Ainsi Thérèse de Lisieux nous montre qu’on peut être missionnaire au fond d’un cloître, au sein d’une famille, dans le cadre d’une paroisse tout en étant relié aux chrétiens, prêtres, religieuses, laïcs qui par toute la terre travaillent, prient et souffrent pour que la Bonne Nouvelle du Salut soit annoncée et reçue par les hommes de bonne volonté. Puisqu’elle est la Patronne secondaire des Missions, mettons-nous à son école : elle nous formera à la prière missionnaire (Père Cousty)

LES SOINS PALLIATIFS

Définition – 

Ils consistent en une prise en charge continue telle que la définit la SFAP (Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs) : « Les soins palliatifs sont des soins actifs délivrés dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave, évolutive ou terminale. L’objectif des soins palliatifs est de soulager les douleurs physiques et les autres symptômes, mais aussi de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle ». Ces soins et l’accompagnement qu’ils impliquent s’adressent au malade en tant que personne, à sa famille et à ses proches, au domicile ou dans un établissement de santé. La formation et le soutien des soignants et des bénévoles font partie de cette démarche. […]

Les professionnels qui dispensent les soins palliatifs cherchent à éviter les investigations et les traitements déraisonnables (appelés acharnement thérapeutique). Ils se refusent à provoquer intentionnellement la mort. Ils s’efforcent de préserver la meilleure qualité de vie possible jusqu’au décès et proposent un soutien aux proches en deuil. Ils s’emploient par leur pratique clinique, leur enseignement et leurs travaux de recherche, à ce que ces principes puissent être appliqués […]

Souffrance physique

Le soulagement des souffrances physiques, des douleurs et autres symptômes d’inconfort (gêne respiratoire, troubles digestifs, épuisement, etc.) est une préoccupation constante de la prise en charge en soins palliatifs. En effet, la douleur […] peut monopoliser la vie du patient, entraînant un repli sur soi, une coupure avec l’entourage, un enfermement, une souffrance psychologique et parfois une souffrance de toute la personne cherchant le sens de ce qu’elle vit. Aujourd’hui, la douleur n’est plus une fatalité. Les progrès médicaux permettent un soulagement rapide dans la plupart des cas. Lorsque les douleurs sont difficiles à soulager, l’approche pluridisciplinaire avec l’intervention d’équipes spécialisées dans la douleur et les soins palliatifs permet la prise en charge la meilleure possible.

Souffrance psychologique

« Je suis sur une ligne de crête, il ne me faut tomber ni à gauche ni à droite de ma ligne de crête. Tomber à gauche, c’est savoir que je vais mourir et en être désespéré. Tomber à droite, c’est me cacher la réalité et me dire que, c’est sûr, je vais m’en sortir. Rester sur ma ligne de crête, c’est savoir que je vais mourir et ne pas en être désespéré, espérer que je vais vivre le plus longtemps possible et savoir vivre chaque instant intensément, comme un cadeau, être encore capable de projets à quelques jours de ma mort ». Des besoins sont souvent exprimés : être soulagé de ses souffrances ; être informé, écouté et soutenu ; être sûr de ne pas être abandonné ; formuler ses colères contre la maladie, l’injustice du sort ; sentir une vraie présence et se sentir aimé ; se sentir respecté dans son histoire, son corps et sa dignité ; avoir encore une place au sein de sa famille ; formuler ses soucis relatifs au devenir de sa famille ; pouvoir exprimer ses peurs, ses craintes, ses regrets et ses souhaits…

Souffrance spirituelle

Elle est souvent due à la culpabilité, et donc au besoin de pardon. Elle dépend également de la foi que le malade a dans un avenir, dans la rencontre personnelle avec le Dieu de miséricorde, dans l’espoir de retrouver tous les siens. L’angoisse même de la mort a besoin d’être dissipée par la certitude que la mort est vaincue, qu’elle n’a plus de pouvoir sur nous… surtout pour ceux qui croient à la Résurrection…

(d’après la brochure « La démarche palliative à Versailles »)

Je dis toujours aux gens qui souffrent 

que la souffrance est un baiser de Jésus,

un signe qu'ils sont tout près de Lui sur la croix,

tellement près que là Jésus peut les embrasser.

(Mère Teresa)

Tournons-nous aussi avec une immense confiance vers celle qui est la Patronne principale des missions, Marie la Reine des Apôtres. N’oublions pas ... que par sa présence au pied de la Croix et sa prière au Cénacle, elle a collaboré activement au commencement de la mission ecclésiale. Demandons-lui d’aider et de soutenir les chrétiens pour qu’ils soient toujours plus capables d’amour véritable afin que dans un monde qui spirituellement meurt de soif, ils deviennent source d’eau vive. Amen.(Père Cousty)

Tournons-nous aussi avec une immense confiance vers celle qui est la Patronne principale des missions, Marie la Reine des Apôtres. N’oublions pas ... que par sa présence au pied de la Croix et sa prière au Cénacle, elle a collaboré activement au commencement de la mission ecclésiale. Demandons-lui d’aider et de soutenir les chrétiens pour qu’ils soient toujours plus capables d’amour véritable afin que dans un monde qui spirituellement meurt de soif, ils deviennent source d’eau vive. Amen.(Père Cousty)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,29-32.

En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas.
Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération.
Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon.
Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.

Ô Très Saint et vivifiant Esprit, veuillez transformer nos cœurs, afin que nous sachions ne jamais enlever à la beauté de Votre création plus que nous ne lui donnons ;  Que nous n’oublions  jamais de prêter nos mains pour concourir à la beauté de la terre ; que nous soyons assez sages pour ne jamais prendre ce dont nous n’avons pas besoin.  Rendez-nous capables de comprendre que détruire l’harmonie de la terre, c’est créer la confusion ; que ruiner son apparence, c’est nous rendre aveugles à la beauté ; que polluer son doux parfum par notre insouciance, c’est en faire une maison de puanteur.  Mais si , par Votre grâce, nous prenons soin d’elle, La terre prendra soin de nous. Et nous vous rendons grâce, Ô Dieu Unique : Père, Fils et Saint Esprit pour les siècles des siècles.  Amîn!

Ô Très Saint et vivifiant Esprit, veuillez transformer nos cœurs, afin que nous sachions ne jamais enlever à la beauté de Votre création plus que nous ne lui donnons ; Que nous n’oublions jamais de prêter nos mains pour concourir à la beauté de la terre ; que nous soyons assez sages pour ne jamais prendre ce dont nous n’avons pas besoin. Rendez-nous capables de comprendre que détruire l’harmonie de la terre, c’est créer la confusion ; que ruiner son apparence, c’est nous rendre aveugles à la beauté ; que polluer son doux parfum par notre insouciance, c’est en faire une maison de puanteur. Mais si , par Votre grâce, nous prenons soin d’elle, La terre prendra soin de nous. Et nous vous rendons grâce, Ô Dieu Unique : Père, Fils et Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amîn!

Par Saint Justin

(v. 100-160), philosophe, martyr 
Dialogue avec Tryphon (34-36 ; trad. coll. Icthus, vol. 3, p. 176s rev.) 


 

« Il y a ici bien plus que Salomon »

 

Laissez-moi citer un psaume, dit par l'Esprit Saint à David ; vous dites qu'il se rapporte à Salomon, votre roi, mais c'est bien encore au Christ qu'il se rapporte... :

« Dieu, donne au roi ton jugement » (Ps 71,1).

Parce que Salomon est devenu roi, vous dites que c'est de lui que parle ce psaume, alors que les paroles du psaume désignent très clairement un roi éternel, c'est-à-dire le Christ.

Car le Christ nous a été annoncé comme roi, prêtre, Dieu, Seigneur, ange, homme, chef suprême, pierre, petit enfant par sa naissance, comme un être de douleur d'abord, puis montant au ciel, revenant dans la gloire avec la royauté éternelle... 


« Dieu, donne ton jugement au roi et ta justice au fils du roi, pour juger ton peuple dans la justice et tes pauvres dans le jugement...

Tous les rois de la terre se prosterneront devant lui ; toutes les nations le serviront »...

Salomon a été un roi grand et illustre ; c'est sous lui que la maison qu'on appelle le Temple de Jérusalem a été bâtie, mais il est clair que rien de ce qui est dit dans le psaume ne lui est arrivé.

Tous les rois ne l'ont pas adoré, il n'a pas non plus régné jusqu'aux extrémités de la terre, ses ennemis ne sont pas davantage tombés devant lui pour lécher la poussière... 


Salomon n'est pas

« Seigneur des puissances » (Ps 23,10) ;

c'est le Christ.

Lorsqu'il est ressuscité d'entre les morts et est monté au ciel, on a ordonné aux princes établis par Dieu dans les cieux « d'ouvrir les portes » des cieux, afin que « celui qui est le Roi de la gloire entre » et monte « s'asseoir à la droite du Père, jusqu'à ce qu'il fasse de ses ennemis l'escabeau de ses pieds », comme il a été montré par d'autres psaumes (23,109).

Mais lorsque les princes des cieux l'ont vu sans beauté, honneur, ni gloire en son aspect (Is 53,2), ils ne l'ont pas reconnu et ils demandaient :

« Qui est ce roi de la gloire ? » (Ps 23,8)

L'Esprit Saint leur répond alors :

« Le Seigneur des puissances, voilà le roi de la gloire ».

En effet, ce n'est pas de Salomon, si glorieux fût-il en sa royauté..., que l'on a pu dire :

« Qui est-il, ce roi de la gloire ? »

 

Grand est notre Dieu, grande est sa puissance, et sa sagesse est infinie. Louez-le, cieux ! Louez-le, soleil, lune et planètes, dans la langue qui vous est donnée pour louer votre Créateur.  Et toi aussi, mon âme chante, chante tant que tu le peux l’honneur du Seigneur. De lui, par lui et pour lui sont toutes choses, celles qui sont inconnues et celles que nous connaissons. A lui la louange, honneur et gloire D’éternité en éternité.  Je te rends grâce, Créateur et Seigneur, de m’avoir donné cette joie à la vue de ta Création, ce plaisir à contempler les oeuvres de tes mains. J’ai essayé d’annoncer aux hommes la splendeur de tes œuvres, dans la mesure où on esprit limité pouvait saisir ton infini.  Johannes Kepler Des mots pour prier – Le Cerf 1988

Grand est notre Dieu, grande est sa puissance, et sa sagesse est infinie. Louez-le, cieux ! Louez-le, soleil, lune et planètes, dans la langue qui vous est donnée pour louer votre Créateur. Et toi aussi, mon âme chante, chante tant que tu le peux l’honneur du Seigneur. De lui, par lui et pour lui sont toutes choses, celles qui sont inconnues et celles que nous connaissons. A lui la louange, honneur et gloire D’éternité en éternité. Je te rends grâce, Créateur et Seigneur, de m’avoir donné cette joie à la vue de ta Création, ce plaisir à contempler les oeuvres de tes mains. J’ai essayé d’annoncer aux hommes la splendeur de tes œuvres, dans la mesure où on esprit limité pouvait saisir ton infini. Johannes Kepler Des mots pour prier – Le Cerf 1988

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Tradition Syriaque Spiritualité Chrétienne
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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 05:05
La vraie sagesse, c'est de ne juger personne mais d'aimer tout le monde Saint Simeon l'Athonite

La vraie sagesse, c'est de ne juger personne mais d'aimer tout le monde Saint Simeon l'Athonite

 
4 ème Dimanche après la Fête de la Sainte Croix
(Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)
 
 

En vous priant de bien vouloir nous excuser pour l’erreur commise dans l'envoi des deux précédents dimanches induisant un décalage de calendrier.

  • Soirée :
  • o    Saint-Marc10: 1-16
  • Matin :
  • o    Saint Luc 9:37-45
  • Avant de Saint Qurbana :
  • o    Nombres29: 35 - 4 0
  • o    1er livre des Rois 8: 22 -30
  • o    Psaume 42
  • Saint Qurbana :
  • o    Actes 21: 17 à 26
  • 17 Les frères, à notre arrivée à Jérusalem, nous ont fait bon accueil.
  • 18 Le lendemain, Paul s’est rendu avec nous chez Jacques, où sont arrivés tous les Anciens.
  • 19 Après les avoir salués, il leur expliqua en détail ce que Dieu avait fait parmi les nations à travers son ministère.
  • 20 L’ayant écouté, ils glorifiaient Dieu. Ils dirent à Paul : « Tu vois, frère, combien de dizaines de milliers de Juifs sont devenus croyants, et ils ont tous une ardeur jalouse pour la Loi.
  • 21 Or ils ont entendu ce que l’on colporte à ton sujet : par ton enseignement, tu détournes de Moïse tous les Juifs des nations, en leur disant de ne pas circoncire leurs enfants et de ne pas suivre les coutumes.
  • 22 Que faut-il donc faire ? De toute façon, ils apprendront ton arrivée.
  • 23 Fais donc ce que nous allons te dire. Nous avons ici quatre hommes qui sont tenus par un vœu.
  • 24 Prends-les avec toi, accomplis la purification en même temps qu’eux, et paie ce qu’il faut pour qu’ils se fassent raser la tête. Alors tout le monde saura qu’il n’y a rien de vrai dans ce que l’on colporte sur toi, mais que tu marches, toi aussi, en gardant la Loi.
  • 25 Quant aux croyants venus des nations, nous leur avons écrit nos décisions : ils doivent se garder des viandes offertes en sacrifice aux idoles, du sang, de la viande non saignée, et de l’inconduite sexuelle. »
  • 26 Alors, le lendemain, Paul prit ces hommes avec lui, accomplit la purification en même temps qu’eux, et il entra dans le Temple pour indiquer à quelle date, le temps de la purification étant achevé, l’offrande serait présentée pour chacun d’eux.
  • o     
  • o    I Corinthiens 1: 21-29
  • 21 Puisque, en effet, par une disposition de la sagesse de Dieu, le monde, avec toute sa sagesse, n’a pas su reconnaître Dieu, il a plu à Dieu de sauver les croyants par cette folie qu’est la proclamation de l’Évangile.
  • 22 Alors que les Juifs réclament des signes miraculeux, et que les Grecs recherchent une sagesse,
  • 23 nous, nous proclamons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les nations païennes.
  • 24 Mais pour ceux que Dieu appelle, qu’ils soient Juifs ou Grecs, ce Messie, ce Christ, est puissance de Dieu et sagesse de Dieu.
  • 25 Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes, et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes.
  • 26 Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous, il n’y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance.
  • 27 Au contraire, ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion les sages ; ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi, pour couvrir de confusion ce qui est fort ;
  • 28 ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est pas, voilà ce que Dieu a choisi, pour réduire à rien ce qui est ;
  • 29 ainsi aucun être de chair ne pourra s’enorgueillir devant Dieu.
  •  
  • o    Saint-Luc 16: 9 -18
  • 09 Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
  • 10 Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande.
  • 11 Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?
  • 12 Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ?
  • 13 Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »
  • 14 Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens, eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision.
  • 15 Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu.
  • 16 La Loi et les Prophètes vont jusqu’à Jean le Baptiste ; depuis lors, le royaume de Dieu est annoncé, et chacun met toute sa force pour y entrer.
  • 17 Il est plus facile au ciel et à la terre de disparaître qu’à un seul petit trait de la Loi de tomber.
  • 18 Tout homme qui renvoie sa femme et en épouse une autre commet un adultère ; et celui qui épouse une femme renvoyée par son mari commet un adultère.
Il viendra une époque où les hommes deviendront fous, et lorsqu'ils verront quelqu'un qui ne l'est pas, ils l'attaqueront en disant "tu es fou, tu n'es pas comme nous." Saint Antoine le Grand

Il viendra une époque où les hommes deviendront fous, et lorsqu'ils verront quelqu'un qui ne l'est pas, ils l'attaqueront en disant "tu es fou, tu n'es pas comme nous." Saint Antoine le Grand

Par Baudouin de Ford

(?-v. 1190), abbé cistercien, puis évêque 
Homélie 6, sur He 4,12 (trad. Brésard, 2000 ans B, p. 244 rev.)
 

 

« L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite »

 

 

« La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus affilée qu'un glaive à deux tranchants. » (He 4,12)

Par ces mots l'apôtre montre à ceux qui cherchent le Christ -- Parole, Force et Sagesse de Dieu -- tout ce qu'il y a de force, tout ce qu'il y a de sagesse dans la Parole de Dieu.

Cette Parole était au commencement auprès du Père, éternelle avec lui (Jn 1,1).

Elle a été révélée en son temps aux apôtres, annoncée par eux et reçue humblement dans la foi par le peuple des croyants. 

Il y a donc une Parole dans le Père, une Parole dans la bouche des apôtres, et une Parole dans le cœur des croyants.

La Parole dans la bouche est l'expression de la Parole qui est dans le Père ; elle est l'expression aussi de la Parole qui est dans le cœur de l'homme.

Lorsque l'on comprend la Parole, ou qu'on la croit, ou qu'on l'aime, la Parole dans le cœur de l'homme devient intelligence de la Parole, ou la foi en la Parole, ou l'amour de la Parole.

Lorsque ces trois se rassemblent en un seul cœur, tout à la fois on comprend, on croit et on aime le Christ, Parole de Dieu, Parole du Père...

Le Christ habite en cette personne par la foi, et par une admirable condescendance, il descend du cœur du Père dans le cœur de l'homme... 

Cette Parole de Dieu...est vivante : le Père lui a donné d'avoir la vie en elle-même, comme lui a la vie en lui-même (Jn 5,26).

C'est pourquoi elle est non seulement vivante, mais elle est Vie, comme il est écrit :

« Je suis la Voie, la Vérité, la Vie » (Jn 14,6).

Et puisqu'elle est Vie, elle est vivante pour être vivifiante, car

« tout comme le Père ressuscite les morts et leur rend la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut » (Jn 5,21).


 

La Foi c'est voir la lumière où les autres ne voient que les ténèbres. Je crois, Seigneur, viens au secours de mon incrédulité !(Dayroyo Yuhanon. Prêtre de l'Eglise Patriarcale (Syriaque-Orthodoxe) en Région Parisienne)

La Foi c'est voir la lumière où les autres ne voient que les ténèbres. Je crois, Seigneur, viens au secours de mon incrédulité !(Dayroyo Yuhanon. Prêtre de l'Eglise Patriarcale (Syriaque-Orthodoxe) en Région Parisienne)

LA PROTECTRICE DE TOUS LES HOMMES

Génitrice –

« La Mère de Dieu ! Déjà, ce seul vocable nous remplit de joie, d’émerveillement et de stupeur. Quelle divine merveille en effet que cette jeune fille de notre race, Marie, soit devenue véritablement mère de Dieu, Théotokos, au sens propre du terme. Certes, elle n’est pas à l’origine de l’existence du Fils de Dieu, de la seconde personne de la Trinité. Ce Fils est engendré de toute éternité, dans sa nature divine, par le seul Père, Source de la Divinité. Mais lorsque, obéissant à ce Père, Il a assumé la nature humaine, c’est de la Vierge, c’est grâce à son consentement au message de l’ange Gabriel, qu’Il a reçu cette nature, qu’Il est devenu le Dieu-homme, notre divin Sauveur. En enfantant ainsi le Verbe selon sa nature humaine, c’est bien cependant de la divine personne du Verbe qu’elle est devenue la mère, car la relation entre une mère et son fils est bien une relation entre deux personnes. C’est bien entre la Vierge Marie et son divin Fils que se sont ineffablement établis des liens d’affection et de tendresse maternelles, et des liens d’affection et de confiance filiales.

Notre mère

Mais les conséquences de cette divine maternité vont encore plus loin. Parce que la nature humaine du Christ n’est pas une personne humaine, un individu humain, mais la nature humaine de la personne du Verbe, par qui et en qui le Père a créé l’univers et l’humanité, tout en étant une nature particulière, cette nature humaine, ce corps et cette âme du Christ revêtent de ce fait une certaine universalité. Chaque homme est contenu en eux. Quand le Christ disait à ses disciples : ‘Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites’, ce n’était pas une façon approximative de parler. C’était la stricte vérité. Et c’est pourquoi aussi, quand la Mère de Dieu engendrait son Fils, elle nous engendrait nous aussi, car nous étions contenus en lui ; elle devenait ainsi notre mère. Elle éprouve pour chaque homme une véritable tendresse maternelle, avec tout ce que cela évoque de douceur et de bonté.

L’intercession

La protection de la Mère de Dieu, qui s’étend sur tous les chrétiens, sur tous les hommes qui souffrent, sur les plus déshérités, est l’effet de cet amour maternel. Sans cesse elle intercède pour nous auprès de son divin Fils, surtout si nous recourons nous-mêmes à son intercession. Les maitres spirituels nous disent que, chez ceux qui sont parvenus à la véritable humilité, qui sont véritablement morts à eux-mêmes, la prière incessante n’est plus faite d’une succession d’actes délibérés, mais qu’elle est devenue un état, une orientation constante du cœur vers Dieu. On peut, certes, en dire autant de l’intercession de la Mère de Dieu. Celle-ci est elle-même intercession vivante pour tous les hommes.»

(Archimandrite Placide, Éditorial, « Lettre aux amis des monastères Saint-Antoine-le-Grand et de la Protection-de-la-Mère-de-Dieu », 2013)

Qui est-ce qui comprend ses erreurs? Purifie-moi de mes fautes cachées (Ps 19, 12). Certains péchés sont déjà connus pour l'homme qui les commet, mais certains autres sont comme des "petits renards qui ravagent les vignes" (Can 2, 15), ils ont besoin d'être localisés voire "attrapés" et chassés pour ne pas ravager notre vie spirituelle. Le psalmiste demande que Dieu le purifie des "fautes cachés" car l'homme comptant uniquement sur sa sagesse ou sa force peut facilement s'égarer et ses fautes cachées deviennent de plus en plus difficiles à être extirpés ; l'intervention divine comme réponse à la demande humble adressée à Dieu est celle qui peut aider l'homme aux moments difficiles de sa vie. Que le Seigneur daigne venir à notre aide à tous les moments difficiles de notre vie. Amen (Dayroyo Yuhanon. Prêtre de l'Eglise Patriarcale (Syriaque-Orthodoxe) en Région Parisienne)

Qui est-ce qui comprend ses erreurs? Purifie-moi de mes fautes cachées (Ps 19, 12). Certains péchés sont déjà connus pour l'homme qui les commet, mais certains autres sont comme des "petits renards qui ravagent les vignes" (Can 2, 15), ils ont besoin d'être localisés voire "attrapés" et chassés pour ne pas ravager notre vie spirituelle. Le psalmiste demande que Dieu le purifie des "fautes cachés" car l'homme comptant uniquement sur sa sagesse ou sa force peut facilement s'égarer et ses fautes cachées deviennent de plus en plus difficiles à être extirpés ; l'intervention divine comme réponse à la demande humble adressée à Dieu est celle qui peut aider l'homme aux moments difficiles de sa vie. Que le Seigneur daigne venir à notre aide à tous les moments difficiles de notre vie. Amen (Dayroyo Yuhanon. Prêtre de l'Eglise Patriarcale (Syriaque-Orthodoxe) en Région Parisienne)

Par Saint Clément d'Alexandrie

(150-v. 215), théologien 
Homélie « Quel riche peut être sauvé ? » (trad. cf coll. Icthus, t. 6, p. 34) 

 

« Une seule chose te manque »

 

 

      Il y a une richesse qui sème la mort partout où elle domine : libérez-vous-en et vous serez sauvés.

Purifiez votre âme, rendez-la pauvre pour pouvoir entendre l'appel du Sauveur qui vous redit :

« Viens et suis-moi ».

Il est la voie où marche celui qui a le cœur pur : la grâce de Dieu ne se glisse pas dans une âme encombrée et déchirée par une multitude de possessions. 


      Celui qui regarde sa fortune, son or et son argent, ses maisons, comme des dons de Dieu, celui-là témoigne à Dieu sa reconnaissance en venant en aide aux pauvres avec ses biens.

Il sait qu'il les possède plus pour ses frères que pour lui-même ; il reste maître de ses richesses au lieu d'en devenir esclave.

Il ne les enferme pas en son âme, pas plus qu'il n'enserre sa vie en elles, mais il poursuit sans se lasser une œuvre toute divine.

Et si un jour sa fortune vient à disparaître, il accepte sa ruine d'un cœur libre.

Cet homme-là, Dieu le déclare bienheureux, il l'appelle « pauvre en esprit », héritier assuré du Royaume des Cieux (Mt 5,3)... 


      Il y a, à l'opposé, celui qui blottit sa richesse en son cœur, au lieu du Saint Esprit.

Celui là garde en lui son argent ou ses terres ; il accumule sans fin sa fortune, et ne s'inquiète que d'amasser toujours davantage.

Il ne lève jamais les yeux vers le ciel ; il s'embarrasse dans les pièges de ce monde, car il n'est que poussière et il retournera à la poussière (Gn 3,19).

Comment peut-il éprouver le désir du Royaume, celui qui, au lieu du cœur, porte un champ ou une mine, lui que la mort surprendra fatalement au milieu de ses désirs déréglés ?

« Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur »

(Mt 6,21).         

Deux risques contradictoires peuvent facilement apparaître dans la vie spirituelle de plusieurs chrétiens : D'une part, il y a celui de s'imaginer que Dieu est le Maître dur et cruel qui prend plaisir à torturer l'homme par ses ordres difficiles à exécuter pour l'obliger dans la suite à se réfugier dans l'attitude "servile" qui caractérise les esclaves privés de toute notion de liberté ou de décision personnelle. Evidemment, cette attitude est très loin de ce que Jean écrit dans sa première lettre à propos de l'amour qui "bannit la crainte" (I Jn 4, 18) et elle est la conséquence tragique du fait que le chrétien oublie qu'il est l'enfant adoptif de Dieu par le baptême et qu'il a le droit de l'appeler "Abba" (Père) ! De l'autre part, il y a le risque de prendre Dieu pour un père négligeant qui pardonne tout et qui ne tient compte de rien. Cette attitude est aussi fausse que la première car elle efface toute notion de justice chez Dieu et fait de Lui un complice des transgressions des hommes. Si Dieu pardonne les fautes des hommes et s'il est miséricordieux envers eux, c'est précisément parce qu'il veut que sa bonté, sa miséricorde et sa longanimité conduisent l'homme à la repentance et au changement d'attitude (cf. Rm 2, 4). Pour mériter le pardon de Dieu, il faut savoir pardonner aux autres, Jésus le dit très clairement dans l'évangile selon st. Mathieu (Mt 6, 14-15) : "Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi, mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses".  Puissions-nous avoir le discernement spirituel nécessaire pour avoir la bonne attitude envers notre Dieu et notre Père : il est notre Seigneur, respectons-le et il est notre Père, aimons-le ! Que la grâce du Seigneur soit toujours avec vous.(Dayroyo Yuhanon. Prêtre de l'Eglise Patriarcale (Syriaque-Orthodoxe) en Région Parisienne)

Deux risques contradictoires peuvent facilement apparaître dans la vie spirituelle de plusieurs chrétiens : D'une part, il y a celui de s'imaginer que Dieu est le Maître dur et cruel qui prend plaisir à torturer l'homme par ses ordres difficiles à exécuter pour l'obliger dans la suite à se réfugier dans l'attitude "servile" qui caractérise les esclaves privés de toute notion de liberté ou de décision personnelle. Evidemment, cette attitude est très loin de ce que Jean écrit dans sa première lettre à propos de l'amour qui "bannit la crainte" (I Jn 4, 18) et elle est la conséquence tragique du fait que le chrétien oublie qu'il est l'enfant adoptif de Dieu par le baptême et qu'il a le droit de l'appeler "Abba" (Père) ! De l'autre part, il y a le risque de prendre Dieu pour un père négligeant qui pardonne tout et qui ne tient compte de rien. Cette attitude est aussi fausse que la première car elle efface toute notion de justice chez Dieu et fait de Lui un complice des transgressions des hommes. Si Dieu pardonne les fautes des hommes et s'il est miséricordieux envers eux, c'est précisément parce qu'il veut que sa bonté, sa miséricorde et sa longanimité conduisent l'homme à la repentance et au changement d'attitude (cf. Rm 2, 4). Pour mériter le pardon de Dieu, il faut savoir pardonner aux autres, Jésus le dit très clairement dans l'évangile selon st. Mathieu (Mt 6, 14-15) : "Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi, mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos offenses". Puissions-nous avoir le discernement spirituel nécessaire pour avoir la bonne attitude envers notre Dieu et notre Père : il est notre Seigneur, respectons-le et il est notre Père, aimons-le ! Que la grâce du Seigneur soit toujours avec vous.(Dayroyo Yuhanon. Prêtre de l'Eglise Patriarcale (Syriaque-Orthodoxe) en Région Parisienne)

CONFLITS AU SUJET DES ENFANTS

La discorde –

Il arrive que les époux soient en désaccord sur l’éducation ou le soin de leur enfant. Ceci peut engendrer des disputes douloureuses. L’histoire, l’éducation et l’expérience particulières dont chaque conjoint est porteur peuvent être à l’origine de ces incompréhensions. Ceci est dû également au fait que l’homme et la femme ont une sensibilité différente et une relation particulière au réel, au temps, par exemple. Souvent, des jeunes mariés, qui ont vécu sans ombre les premiers temps de leur foyer, se trouvent confrontés à des situations qui leur semblent insurmontables en raison de l’attitude incompréhensible du conjoint. L’enfant arrive dans un jeune couple pour que soient manifestés, non seulement l’amour véritable et sincère de chacun ; non seulement le dévouement et le véritable esprit de sacrifice ; mais également des passions, comme la domination, la peur, la jalousie, l’esprit de possession. L’enfant devient quelquefois une pomme de discorde entre les parents… Cette discorde peut, le Diable s’en mêlant, engendrer la division.

La grâce

En premier, souvenons-nous de la grâce qui nous vient de Dieu : la grâce du saint baptême et la grâce du couronnement. Nous sommes baptisés et nos enfants le sont : l’Esprit habite en nous, en Personne ou, du moins, par sa grâce. Quand notre conjoint nous rend perplexe, quand il nous surprend par ses réactions et son comportement, notamment en ce qui concerne les enfants, rappelons-nous ces formes de la grâce. Souvenons-nous que le plus important est, non seulement de ne pas perdre la grâce de l’amour, mais, bien plus, de la faire fructifier ! Et, pour cela, adressons-nous à notre prêtre et confessons nos propres erreurs sans juger notre conjoint. Le pardon de Dieu est indispensable et œuvre miraculeusement dans notre personne et dans notre couple ; mais il faut encore nous pardonner l’un l’autre, nous pardonner d’être si différent de ce que l’autre attendait ! Et nous ferions bien de nous tourner ensemble vers le Christ et de nous adresser à lui dans la prière…

La répartition

L’épître qui est lue dans le sacrement du couronnement indique une certaine répartition des charismes dans le couple : à l’époux de sacrifier sa vie pour l’épouse et les enfants comme le fait le Christ pour son Église ; à l’épouse de faire confiance à l’époux, comme la communauté des croyants met sa foi dans le Christ à cause précisément de l’amour qu’Il lui manifeste. Mais ce partage peut également être celui des tâches et des responsabilités domestiques. Cela évite les conflits et procure un équilibre à la vie familiale. Toutefois ce partage n’est pas définitif. Il peut être régulièrement mis à jour, en fonction de la croissance des enfants et selon la maturation du couple lui-même. À l’un de donner le bain, à l’autre de passer l’aspirateur ! L’une aide pour les devoirs ; l’autre propose une partie de sport… La complémentarité de l’homme et de la femme se manifeste dans le mariage, mais c’est également une complémentarité des caractères, des sensibilités et des aptitudes objectives, si pourtant chaque conjoint ne cherche pas à préserver jalousement son territoire ! C’est la sagesse qui nous fait reconnaître qu’autrui réussit mieux que nous-mêmes là où nous croyions pourtant bien faire…(Source:Sagesse Orthodoxe)

Dimanche 11 Octobre 2015:   4 ème Dimanche après la Fête de la Sainte Croix (Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)

Par le Bx Charles de Foucauld

(1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara 
Retraite faite à Nazareth, 1897 (in Œuvres spirituelles, Seuil 1958, p. 520) 

 

 

Tout donner parce que le Christ a tout donné

 

 

Mon Seigneur Jésus, comme il sera vite pauvre celui qui, vous aimant de tout son cœur, ne pourra souffrir d'être plus riche que son Bien-aimé.

Comme il sera vite pauvre celui qui, songeant que tout ce qu'on fait à un de ces petits on vous le fait, que tout ce qu'on ne leur fait pas on ne vous le fait pas (Mt 25,40.45), soulagera toutes les misères à sa portée.

Comme il sera vite pauvre celui qui recevra avec foi vos paroles : « Si vous voulez être parfait, vendez ce que vous avez et donnez-le aux pauvres.

Bienheureux les pauvres.

Quiconque aura quitté ses biens pour moi recevra ici-bas cent fois plus et au ciel la vie éternelle » (Mt 19,21.29; 5,3) et tant d'autres. 

Mon Dieu, je ne sais s'il est possible à certaines âmes de vous voir pauvre et de rester volontiers riches, de se voir tellement plus grandes que leur maître, que leur Bien-aimé, de ne pas vouloir vous ressembler en tout, autant qu'il dépend d'elles, et surtout en vos abaissements...

En tout cas moi, je ne puis concevoir l'amour sans un besoin impérieux de conformité, de ressemblance, et surtout de partage de toutes les peines, de toutes les difficultés, de toutes les duretés de la vie.

Être riche, à mon aise, vivre doucement de mes biens, quand vous avez été pauvre, gêné, vivant péniblement d'un rude labeur, pour moi je ne le puis, mon Dieu ; je ne puis aimer ainsi. 

Il ne convient pas que « le serviteur soit plus grand que le maître » (Jn 13,16), ni que l'épouse soit riche quand l'Époux est pauvre...

Pour moi, il m'est impossible de comprendre l'amour sans la recherche de la ressemblance..., sans le besoin de partager toutes les croix.

 

Dimanche 11 Octobre 2015:   4 ème Dimanche après la Fête de la Sainte Croix (Accordé au Calendrier Liturgique de l'Eglise Malankare Orthodoxe)
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