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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 07:22
Une Église remplie de parfaits est-elle souhaitable? Je ne le crois pas. D'autant que j'y aurais jamais ma place. L'Église n'est pas un lieu où les gens parfaits se bercent dans l'émerveillement de la contemplation de leur propre perfection. Elle est un lieu où se rassemblent les meurtris de la vie. Ceux qui malgré les incessantes chutes dans le péché, persistent à revêtir l'armure de la Foi, et reviennent au combat en se joignant aux anges et aux saints pour élever leurs voix vers Dieu. Et ce faisant, livrant bataille à l'adversaire de l'humanité. Car de même qu'à l'hôpital, les malades doivent coopérer avec ceux qui les soignent corporellement, dans l'Église nous devons coopérer avec le Médecin, et ne pas simplement assister passivement aux soins. Il faut se battre. L'Église est la ligne de front dans la bataille spirituelle entre le bien et le mal. Il est bon de se trouver au milieu de ceux qui combattent activement le mal qui les assaille. Chers frères blessés qui cependant luttez, vous êtes le plus grand trésor de l'Église. Nous adorons Celui Qui nous a donné ce qui est le plus important pour être victorieux  (la Foi. My 3ct worth opinion!)

Une Église remplie de parfaits est-elle souhaitable? Je ne le crois pas. D'autant que j'y aurais jamais ma place. L'Église n'est pas un lieu où les gens parfaits se bercent dans l'émerveillement de la contemplation de leur propre perfection. Elle est un lieu où se rassemblent les meurtris de la vie. Ceux qui malgré les incessantes chutes dans le péché, persistent à revêtir l'armure de la Foi, et reviennent au combat en se joignant aux anges et aux saints pour élever leurs voix vers Dieu. Et ce faisant, livrant bataille à l'adversaire de l'humanité. Car de même qu'à l'hôpital, les malades doivent coopérer avec ceux qui les soignent corporellement, dans l'Église nous devons coopérer avec le Médecin, et ne pas simplement assister passivement aux soins. Il faut se battre. L'Église est la ligne de front dans la bataille spirituelle entre le bien et le mal. Il est bon de se trouver au milieu de ceux qui combattent activement le mal qui les assaille. Chers frères blessés qui cependant luttez, vous êtes le plus grand trésor de l'Église. Nous adorons Celui Qui nous a donné ce qui est le plus important pour être victorieux (la Foi. My 3ct worth opinion!)

Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 1,6-11.

Frères, nous avons cette confiance dans le Christ Jésus que Celui qui a commencé en vous un bon travail en poursuivra l'achèvement jusqu'au jour du Christ Jésus.
C'est une justice que je vous dois, de penser ainsi de vous tous, parce que je vous porte dans mon cœur, vous tous qui, soit dans mes liens, soit dans la défense et l'affermissement de l'Evangile, avez part à la même grâce que moi.
Car Dieu m'en est témoin, c'est avec tendresse que je vous aime tous dans les entrailles de Jésus-Christ.
Et ce que je lui demande, c'est que votre charité abonde de plus en plus en connaissance et en toute intelligence,
pour discerner ce qui vaut le mieux, afin que vous soyez purs et irréprochables jusqu'au jour du Christ,
remplis des fruits de justice, par Jésus-Christ, pour la gloire et la louange de Dieu.


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 22,15-21.

En ce temps-là, les pharisiens se retirèrent et tinrent conseil contre Jésus, pour le prendre au piège dans ses paroles.
Et ils lui envoient leurs disciples, avec des Hérodiens, lui dire : " Maître, nous savons que vous êtes sincère et que vous enseignez la voie de Dieu en vérité, sans souci de personne, car vous ne regardez pas le visage des hommes.
Dites-nous donc ce qu'il vous semble : Est-il permis, ou non, de payer le tribut à César ? "
Mais Jésus, connaissant leur malice, dit : " Hypocrites, pourquoi me tendez-vous un piège ?
Montrez-moi la monnaie du tribut. " Et ils lui présentèrent un denier.
Et il leur dit : " De qui cette image et l'inscription ?
De César, " lui dirent-ils. Alors il leur dit : " Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. "

Mardi 27 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Tertullien

(v. 155-v. 220), théologien 
La Résurrection des morts, 5-6 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, t. 1, p. 21) 


 

« De qui est cette image ? »

 

Dans la constitution du monde, « tout a été fait par la Parole de Dieu, et sans elle rien n'a été fait » (Jn 1,3).

Quand il s'agit de créer l'homme, c'est également la Parole de Dieu qui opère, puisque « sans le Verbe de Dieu, rien n'a été fait ».

Dieu, en effet, dit d'abord cette parole :

« Faisons l'homme ».

Mais pour exprimer la prééminence de cette créature-là sur toutes les autres, Dieu l'a façonné de sa propre main :

« Dieu, est-il dit, modela l'homme » (Gn 2,7)... 

« Et Dieu, dit l'Écriture, modela l'homme avec la glaise du sol. »

Ce n'était encore que de la glaise, et déjà le nom d'« homme » est prononcé.

Quel honneur prodigieux pour le limon, ce rien, d'être touché par les mains de Dieu !

Ce simple contact n'aurait-il pas suffi à Dieu pour former l'homme, sans rien de plus ?

Mais à voir Dieu travailler cette boue, on comprend qu'il s'agissait d'une œuvre extraordinaire.

Les mains de Dieu étaient à l'ouvrage, elles touchaient, pétrissaient, étiraient, façonnaient cette glaise qui ne cessait de s'ennoblir à chaque impression des mains divines.

Imagine-toi Dieu occupé, appliqué tout entier à cette création : mains, esprit, activité, conseil, sagesse, providence, amour surtout orientaient son travail !

C'est qu'à travers ce limon qu'il pétrissait, Dieu entrevoyait déjà le Christ, qui un jour serait homme, comme ce limon :

-Verbe fait chair, comme cette terre qu'il avait entre les mains. 

Tel est le sens de cette première parole du Père à son Fils :

« Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance »

(Gn 1,26).

Dieu a modelé l'homme selon l'image de Dieu, c'est-à-dire selon le Christ...

Dès lors ce limon qui revêtait l'image du Christ, tel qu'il se manifesterait dans son incarnation future, n'était pas seulement l'œuvre de Dieu, il était aussi le gage de Dieu.

 

Mardi 27 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
Mardi 27 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Saint Élesbaan 
Roi d'Ethiopie
(† 523)

        Après avoir vaincu les ennemis du Christ,

Élesbaan envoya sa couronne royale à Jérusalem,

au temps de l'empereur Justin ;

puis, après avoir mené la vie monastique,

selon le vœu qu'il en avait fait,

il s'en alla vers le Seigneur.

 

Saint Évariste
Pape (5e) de 97 à 105
 Martyr († 108)

Evariste, grec de naissance, était cependant d'origine juive.

On ignore à quelle époque il embrassa la foi et comment il vint à Rome, mais on sait qu'étant devenu prêtre, il édifia grandement les fidèles par ses exemples, sa charité et ses instructions.

Après le martyre du saint pape Anaclet, alors que la seconde persécution générale sévissait avec la plus grande fureur, Évariste fut élu pape d'une voix unanime.

Ce véritable Père de la chrétienté mit tous ses soins à pourvoir aux besoins de l'Église dans un temps où elle était persécutée par les païens et déchirée par les hérétiques des diverses sectes de Gnostiques qui infestaient alors le christianisme.

Le Pape de Rome veilla si bien à la garde de son troupeau que les fidèles de son Eglise conservèrent toujours la pureté de la foi et que le poison de l'hérésie ne put jamais gagner ni le cœur ni l'esprit des chrétiens romains.

Évariste ne se reposait pas uniquement sur les prêtres de Rome pour distribuer la parole de Dieu, mais il prêchait souvent lui-même et visitait les différentes paroisses de la ville avec un zèle infatigable.

La persécution de Trajan, regardée comme la troisième dans l'histoire de l'Église, commença sous le pontificat du saint pape Évariste.

Cet empereur impie éprouvait une aversion mortelle pour les chrétiens qu'il persécuta pendant les neuf dernières années de son règne.

Pour venir plus facilement à bout du troupeau, ce tyran s'attaqua au pasteur suprême.

Saisi et jeté en prison, Évariste fit éclater si fortement sa joie de souffrir pour Jésus-Christ que les magistrats en étaient interdits et stupéfaits.

Cet admirable Père et Successeur de Pierre en l'Eglise de Rome pontife endura le martyre en même temps que l'illustre évêque de l'Eglise d'Antioche sa soeur aînée (Fondée précédemment par St Pierre Apôtre) , notre grand saint Ignace.

L'héroïque et glorieuse confession de ces deux grands Saints, unit les Églises d'Orient et d'Occident dans une même profession de foi, dans l'unanimité du Témoignage Chrétien.

Le corps de saint Évariste est enterré au Vatican, près du tombeau de saint Pierre.

Mardi 27 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Saint Dimitris

 

Né au début du XIIIe siècle, dans une famille de paysans du village de Bassarabov, dans la région sud du Danube, qui appartenait alors au royaume de Bulgarie, Saint Dimitris entreprit dès son enfance de valeureux combats pour la vertu, par le jeûne et la prière.

Un jour, comme il allait faire paître les vaches, il marcha sur un nid couvert par des herbes et écrasa les oisillons qui s'y trouvaient.

Profondément affligé, il décida, en guise de pénitence, de laisser nu, pendant trois ans, été comme hiver, le pied qui avait été responsable de cet acte qu'il considérait comme un crime.

Il se joignit ensuite à une communauté monastique, et après avoir été formé dans l'obéissance, il se retira dans la forêt et établit sa demeure dans une grotte, près du fleuve Lomos, ignoré des hommes et présentant, jour et nuit, ses prières et ses larmes devant Dieu.

Ayant connu à l'avance le jour de son décès, il s'allongea entre deux plaques de pierre et remit en paix son âme à Dieu.

De longues années passèrent et tout le monde avait oublié l'existence de l'ascète, jusqu'au jour où, trois siècles après la mort du Saint, une inondation fit monter les eaux du fleuve jusqu'à la grotte.

Le courant souleva les plaques de pierre et emporta son corps resté incorrompu, lequel se trouva enfoui dans la boue.

Cent ans plus tard, le Saint apparut ensuite en rêve à une fillette paralysée, et lui ordonna de demander à ses parents de la transporter jusqu'à la rive du fleuve, pour y trouver la guérison.

Une fois la nouvelle communiquée, une grande foule et le Clergé du diocèse accompagnèrent la famille jusqu'à l'endroit où, précédemment, des habitants de la région avaient aperçu une mystérieuse lumière.

On se mit à creuser et, peu après, on découvrit le corps du Saint intact et rayonnant de la grâce du Saint-Esprit, qui guérit aussitôt la fillette.

Il fut transféré en grande pompe jusqu'au village de Bassarabov, et d'autres guérisons eurent lieu, alors que le peuple était venu de toutes parts pour le vénérer.

Le despote d'Hongro-Valachie, ayant envoyé des Prêtres et des notables pour constater cette découverte miraculeuse, fit ériger une église dans le village, où le Saint accomplit pendant des années de nombreux miracles.

Vers la fin de la guerre russo-turque (1774), l'armée russe étant parvenue à proximité du village, le général Pierre Saltikov ordonna de transférer en Russie les Reliques de Saint Dimitris, pour les mettre à l'abri d'une éventuelle profanation par les Turcs.

Lorsque le cortège parvint à Bucarest, un pieux Chrétien, Dimitris Chatzi, qui était ami du général, ayant demandé de laisser au peuple roumain le corps de leur Saint compatriote, le général Saltikov acquiesça et prit seulement une main du Saint, qu'il envoya à la Laure des Grottes de Kiev.

Le corps de Saint Dimitris fut alors placé dans la cathédrale de Bucarest, où il est vénéré depuis, à cause de ses nombreux miracles, comme le protecteur de la ville et de toute la Roumanie.

Chaque année, le 27 octobre, une foule immense se rassemble à Bucarest pour célébrer, pendant trois jours, la fête de Saint Dimitris le Jeune et vénérer ses précieuses Reliques qui dégagent sans interruption un suave parfum.

Mardi 27 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 13,18-21.

Jésus disait donc : « À quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ?
Il est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. »
Il dit encore : « À quoi pourrai-je comparer le règne de Dieu ?
Il est comparable au levain qu’une femme a pris et enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »

Mardi 27 OCTOBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Maxime de Turin

(?-v. 420), évêque 
Sermon 26 (trad. coll. Pères dans la foi, Migne 1996, p. 124) 


 

« Comparable à une graine de moutarde qu'un homme a prise et jetée dans son jardin »

 

A propos de ce que dit l'Evangile :

« Un homme l'a pris et l'a jeté dans son jardin »,

quel est cet homme, à votre avis, qui a semé le grain qu'il avait reçu, comme un grain de moutarde dans son petit jardin ?

Je pense, moi, que c'est celui dont l'Evangile dit :

« Et voici un homme nommé Joseph, membre du conseil, qui était d'Arimathie...

Il alla trouver Pilate.

Il lui demanda la permission de descendre le corps du Seigneur et de l'ensevelir.

La permission accordée, il le mit dans la sépulture préparée dans son jardin » (Lc 23,50-53).

C'est la raison pour laquelle l'Ecriture dit : « Un homme l'a pris et l'a enfoui dans son jardin ».

Dans le jardin de Joseph se mêlaient les parfums de diverses fleurs, mais pareille graine n'y avait pas été déposée.

Le jardin spirituel de son âme était embaumé du parfum de ses vertus, mais le Christ embaumé n'y avait pas encore pris place.

En ensevelissant le Sauveur dans le monument de son jardin, il l'accueillit plus profondément dans le creux de son cœur.

 

 

Pour vivre des instants de profonde communion avec les Chrétiens persécutés en Syrie, en Iraq, en Egypte, aux Indes, en Europe et partout ou nos frères et soeurs en Christ sont persécuttés , pour que s'exprime l'unanimité du Témoignage Chrétien , SOYONS TOUS AU MONASTERE CE "WEEKEND DE TOUSSAINT". Qui était Saint Gregorios ? Evêque en Inde (+ 1902), il fut Canonisé par l'Église Orthodoxe du Malankare (Kerala) en 1947.

Pour vivre des instants de profonde communion avec les Chrétiens persécutés en Syrie, en Iraq, en Egypte, aux Indes, en Europe et partout ou nos frères et soeurs en Christ sont persécuttés , pour que s'exprime l'unanimité du Témoignage Chrétien , SOYONS TOUS AU MONASTERE CE "WEEKEND DE TOUSSAINT". Qui était Saint Gregorios ? Evêque en Inde (+ 1902), il fut Canonisé par l'Église Orthodoxe du Malankare (Kerala) en 1947.

 

Premier Novembre:

*10h30, Messe (St Qurbana) présidé par le Métropolite. Prières à St Gregorios.13h Repas fraternel entre le clergé et les fidèles.De 15h à 19h, réception des fidèles par le clergé *.20h30 Southoro (Office de Protection / Complies).

Deux Novembre:

*10h30, Messe (St Qurbana) . Prières à St Gregorios suivie de la commémoraison des fidèles défunts lors du "bref Service Syriaque de prières pour les défunts".13h30, Repas fraternel entre le clergé et les fidèles.De 15h à 19h, réception des fidèles par le clergé *. 20h30 Southoro (Office de Protection / Complies).

 

Inscriptions:

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly,

61300 CHANDAI (France)

Tel: 02.33.24.79.58

Courriel: asstradsyrfr@laposte.net

 

Ramassage des fidèles de Région Parisienne le Samedi précédent à 15h Place du Chatelet (Metro Chatelet)

 

 

*Pour confessions,accompagnements spirituels,prières de délivrances ou d'exorcismes, prières de guérisons intérieures, etc...

Tous au Sanctuaire de Notre-Dame de Miséricorde  pour les festivité de la Saint Gregorios le "Weekend  de Toussaint" , les 1 et 2 Novembre !

Saint Grégoire de Parumala, qui êtes-vous ?...

 

 

 

Evêque en Inde (+ 1902), il fut Canonisé par l'Église Orthodoxe du Malankare (Kerala) en 1947.


"Né en 1848, destiné au service du ministère dès ses dix ans, il reçut la consécration épiscopale à peine âgé de vingt-huit ans après avoir été appelé à quitter le monastère où il s’était retiré.


Remarquable théologien, il se révéla être un pasteur d’une grande charité et d’une grande écoute. 

Il organisa avec amour la vie du diocèse confié à ses soins.

 

A sa mort, sa popularité était si grande, qu’en 1947 le synode de notre Eglise-mère Orthodoxe Malankare décida sa canonisation, ce qui constitua un évènement rarissime..

 

Métropolite Indien, Mar Gregorios, en tant qu' Evêque de Parumala (au sud de Kottatam), construisit un séminaire et l'Eglise des Saints Pierre et Paul où reposent aujourd'hui ses reliques , lesquelles sont très vénérées par les fidèles tout au long de l'année, en particulier pour le Grand Pèlerinage Annuel du 2 Novembre . 

A cette occasion, les fidèles se rendent par miliers à Parumala, souvent à pied,marchant parfois plusieurs jours .

 

Naturellement, même si nous sommes heureux d'organiser au Kerala un pèlerinage aux sources, pour les "Chrétiens de St Thomas" de France, il est plus facile de se rendre en notre Monastère Syriaque de N-D de Miséricorde, lors du "Week end de Toussaint" pour honorer ce grand Saint et Thaumaturge de notre Tradition Syro-Malankare !

Pour vivre des instants de profonde communion avec les

Chrétiens persécutés en Syrie, en Iraq, en Egypte, aux

Indes, en Europe et partout ou nos frères et soeurs en

Christ sont persécuttés , pour que s'exprime l'unanimité

du Témoignage Chrétien :

Tous au Sanctuaire de Notre-Dame de Miséricorde 

pour les festivité de la Saint Gregorios le "Weekend 

de Toussaint" , les 1 et 2 Novembre !

 

Premier Novembre:

*10h30, Messe (St Qurbana) présidé par le Métropolite. Prières à St Gregorios.13h Repas fraternel entre le clergé et les fidèles.De 15h à 19h, réception des fidèles par le clergé.20h30 Southoro (Office de Protection / Complies).

Deux Novembre:

*10h30, Messe (St Qurbana) . Prières à St Gregorios suivie de la commémoraison des fidèles défunts lors du "bref Service Syriaque de prières pour les défunts".13h30, Repas fraternel entre le clergé et les fidèles.De 15h à 19h, réception des fidèles par le clergé. 20h30 Southoro (Office de Protection / Complies).

Tous au Sanctuaire de Notre-Dame de Miséricorde  pour les festivité de la Saint Gregorios le "Weekend  de Toussaint" , les 1 et 2 Novembre !
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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 13:19
Saint-Jacques Baradée, qui êtes-vous ?   (Fête 30 Juillet)

C'est l'un des plus célèbres Pères de l'Eglise pour sa connaissance des choses divines  et sa piété, il fût le plus grand combattant apostolique pour appuyer la vraie foi, aussi, atteint-il des sommets d'ascétisme religieux et d'austérité.


Après la Concile de Chalcédoine en 451 AD, il ne restait que trois évêques dans l'Église Syriaque Orthodoxe.

Nous sommes vers le milieu du VIe siècle de notre ère. 

 

Notre Sainte Église syriaque orthodoxe restant fidèle à la Foi reçue des Apôtres et des saints et justes Pères, a vu dans les résolutions du Concile de Chalcédoine une déviation doctrinale*  alors que l'état byzantin adoptait ces résolutions. Ce dernier commença donc à persécuter ceux qui les rejetant furent accusés de "monophysisme".


En cette période cruciale, Dieu a envoya à l'Eglise un homme courageux: 

Le moine Mor Ya'coub Burd`ono (Saint-Jacques Baradée), brillant par sa sainteté , il devint parmi tous un "leader" dans la défense de l'Église syriaque orthodoxe contre les tentatives de ceux qui, pour des raisons politiques et hégémoniques, cherchaient à  l'éradiquer.


Il a encouragé ceux qui le suivaient à préserver le joyau de la foi orthodoxe telle que reçue des Apôtres et des Pères.


Il est naquit à Grand Mawzalt ܬܠ ܡܘܙܠܬ (maintenant Verensehir, Turquie), c’était le fils d'un prêtre nommé Théophile bar Manu.


Alors qu'il était encore jeune, il embrassa la Vie Monastique au monastère de Fsilta ܦܣܝܠܬܐ dans son pays natal.


C'est en ce monastère, qu'il apprit à maîtriser le syriaque, la langue grecque et se pénétra profondément de la science théologique et ascétique contenue dans les ouvrages religieux de son temps.


C'était un grand érudit, un prédicateur talentueux et un théologien reconnu, il était en outre connu pour son admirable piété et de nombreux miracles.


Pour passer inaperçu à ses persécuteurs et transmettre la Foi Apostolique, il se dissimula, lors de ses pérégrinations, sous des vêtements rustiques, d'où le sobriquet qui lui fût donné de Burd`ono.


En 528, il se rendit à Constantinople où il fut reçu avec grand honneur par l'impératrice Théodora qui favorisait la "Foi Apostolique" qualifiée désormais de "Monophysite". Théodora était  la fille d'un prêtre syrien du Maboug (Manbej) et l'épouse de l'empereur Justinien.


En raison de son attachement à la Foi Apostolique, l'Impératrice Théodora favorisait les évêques non-chalcédoniennes qui étaient en détresse.

Ce sont les évêques syriens et coptes, qui faisaient alors l’objet de persécutions et furent parfois même exécutés.


 À la demande du roi arabe al-Harith ibnjabalah les efforts d'al-Ghassani et de l’Impératrice Theodora, il a été ordonné évêque universel en 543/4 AD par Mor Théodose, patriarche d'Alexandrie qui était à l’époque exilé et vivait à Constantinople.

Trois évêques participèrent à cette Consécration Episcopale avec  le patriarche Athanasios.


Mor Jacob, en tant qu’ « évêque universel », fixa pour sa tournée missionnaire et pastorale sur les régions suivantes :La Syrie, l'Egypte, l'Arménie, la Cappadoce, la Cilicie, l’Isaurie, la Pamphilia, la Lycaonie, la Lycie, la Phrygie, Cana, l'Asie Mineure et les îles de Chypre, Rhodes, Chios et Mytilène ainsi que la Mésopotamie et la Perse.


 Il visitait les Eglises et exerçait  son ministère, il instruisait et encourageait  les croyants orthodoxes.


 C’est ainsi qu’avec l’autorisation du Patriarche, il  consacra vingt-sept évêques et ordonna quelques milliers de diacres et de prêtres, pour, ensuite retourner tranquillement en son monastère.


Il  poursuivit ce labeur apostolique avec persévérance pendant trente-cinq ans, menant inlassablement le bon combat pour cette Eglise de Dieu qu'il prit en charge en cette période d’adversité jusqu'à sa mort au monastère de Romanus ou au monastère de Cassien dans la nuit du 29 au 30 Juillet  578. C’est le 30 Juillet que l’Eglise le commémore.

Saint-Jacob élabora une liturgie en quinze pages qui commençait par ces mots «Ô Seigneur, Très Saint-Père de la paix», ainsi que plusieurs lettres, dont quatre ont été publiées dans les documents syriaques - trois adressée à Jean d'Éphèse et d'autres ainsi qu’une lettre générale aux évêques et aux prêtres ainsi qu’il est mentionné dans sa longue biographie.

 

 

*Craignant que par cette nouvelle formulation de la foi, on ne rejoignit en quelque sorte l’hérésie « Nestorienne » condamnée solennellement au Concile d’Ephèse

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 00:16
Qui est Sainte Hélène ? Présence de ces reliques à Paris.

Qui est Sainte Hélène ? Présence de ces reliques à Paris.


Mes frères et sœurs,

Ste Hélène est plus que connue dans l'histoire de l'Eglise. Saint Grégoire le Grand la représentait comme l'instrument dont Dieu se servit, pour faire briller dans le cœur des Romains les lumières de la foi.

Elle était la mère du 1er empereur chrétien, st. Constantin qui fut " le premier qui a soumis sa pourpre au Christ librement, le reconnaissant comme Dieu et Roi de tous " (Vêpres, stichère du Lucernaire).

Saint Ambroise estime " Constantin bienheureux d'avoir été formé par telle mère " ; saint Paulin de Nole affirme que " Constantin doit autant à la foi de sa mère, qu'à la sienne propre, d'avoir été le prince des princes chrétiens ".

Son autre titre de gloire fut la découverte de la Vraie Croix.

La " Vraie ", parce que sur cette croix précisément notre Sauveur fut crucifié.

L'Eglise a consacré par l'institution de deux fêtes le souvenir de cet acte de la vie de ste Hélène :

*le 6 mars selon le calendrier grégorien ou le 19 mars selon le calendrier julien – Anniversaire de l'Invention de la Vraie Croix et d'autres reliques de la Passion de Notre Sauveur ;

*le 14 septembre / le 27 septembre – Fête de l'Exaltation de la Vraie Croix.


C'est ste Hélène qui se distingua également par la restauration des Lieux Saints en Israël.

Jusqu'à Hélène, cette terre était presque déserte et profanée par les Romains qui ont soit détruit soit caché sous des amas de décombres tous les vestiges de l'histoire évangélique.

Ste Hélène, animée par une foi ardente, arriva en Palestine.

Elle fit une véritable campagne de recherches pour identifier et authentifier les lieux liés avec la vie terrestre du Sauveur : de son lieu de naissance à Bethléem au lieu de sa crucifixion au Golgotha.

Par ces découvertes, elle donna un argument puissant de la vérité historique des récits de l’Évangile.

Grâce à Ste Hélène, la Terre Sainte a été intégrée dans la vie spirituelle de l'Eglise.

Elle a frayé la route des Saints Lieux, les générations de chrétiens ne cesseront d'y marcher sur ses traces pour puiser aux sources de notre foi.

Bref, Ste Hélène est une des figures féminines les plus grandioses que l'antiquité chrétienne nous ait léguées.

(...)

Ste Hélène est tellement grande que si l'on pose la question, en Russie ou en Grèce : où devrait être son corps, si Dieu l'a conservé pour nous ?

La réponse naturelle serait d'associer ce lieu présumé avec l'un des centres de l'histoire chrétienne comme Jérusalem, Rome ou Constantinople.

En aucune façon Paris ne serait parmi les candidats pour un lieu qui abriterait le corps de Ste Hélène.

Et nous, nous sommes ici devant elle pour implorer son aide.

Est-ce que c'est vrai ou faux?

On éprouve d'abord un cruel embarras. Ste Hélène ? Au centre de Paris ? Dans cette ville qu'on associe davantage aux loisirs qu'aux événements de l'histoire de l'Eglise ancienne.

De plus, si l'on regarde du côté des scientifiques, des historiens, on ne trouve que le silence !

Comment est-il possible qu'ils aient oublié dans cette ville qui n'est pas du tout gâtée par les monuments antiques, la mère d'un des plus grands empereurs romains ?

La réponse aux premiers doutes est simple !

Notre science actuelle aime-t-elle le Christ, n'a-t-elle pas rejeté la foi en Lui, d'abord préférant la voix de la raison, ensuite celle de ses passions ?

La science d'aujourd'hui occulte tout ce qui touche la vraie lumière. C'est pourquoi il faut être très prudent avant d'accepter les conclusions des historiens concernant le domaine spirituel, là où la nature de l'Eglise se manifeste avec ses propres lois.

Et les Parisiens ?

Où sont les héritiers de la vénération que st Ambroise de Milan, st Fortunat de Poitiers, st Grégoire de Tours manifestaient envers ste Hélène ?

Nous, les étrangers, nous ne nous rendons pas compte, au vu de la prospérité matérielle de l'Occident vis à vis des malheurs de nos propres pays d'origine, de la tragédie spirituelle qu'éprouve encore la France, et Paris en particulier.

Paris a connu quatre révolutions dévastatrices pour l'Eglise : en 1789, 1830,1848 et 1871. Encore en 1871, les Communards ont tiré du canon à l'entrée de l'église St.Leu-St.Gilles. L'église fut pillée, transformée en club.

C'est par un miracle que les reliques de Ste Hélène furent sauvées.

Et après ?

Les lois antichrétiennes de la séparation de l'église et de l'état, la confiscation des biens de l'Eglise et des monastères, l'expulsion des ordres monastiques de France.

Et actuellement c'est la période du rationalisme triomphant qui nie les saints, ridiculise par tous les moyens les mystères de la foi, sans avoir trouvé d'opposition spirituelle adéquate.

La société française du 20-ème siècle n'est pas encore passée par une perestroïka comme en Russie, où l'on voit ressurgir des cendres des églises, des monastères, des nouveaux séminaires.

En bref, l'absence de vénération actuelle de ste Hélène est une conséquence des problèmes sociaux et moraux d'aujourd'hui, mais en aucune façon n'est liée avec le problème d'authenticité de ses reliques.

Jamais de doutes

Si l'on s'adresse à la voix de l'Eglise, la réponse est plus que simple.

Il n'y eut jamais de doutes ni d'objection jusqu'au 20-ème siècle.

Tout le monde en Occident acceptait ce fait.

D'abord à Rome : on croyait que Ste Hélène y a été enterrée en 328 par son fils Constantin dans un mausolée dont les vestiges existent à nos jours, d'où elle a été ramenée au 9-ème siècle par le moine Teutgis au monastère d'Hautvillers dans le diocèse de Reims.

A Hautvillers : on a d'abord douté qu'un moine si simple, si chétif, puisse s'emparer d'un pareil trésor, du corps d'une véritable impératrice (imaginez en nos jours l'éventualité du vol du corps d'un président de France).

Les moines ont effectué plusieurs expertises, ils ont notamment fait une analyse historique pour s'assurer que Ste Hélène fut bien à Rome. Ensuite on a envoyé une commission compétente à Rome pour constater la disparition des reliques.

Enfin, on a fait subir à Teutgis une épreuve, qu'on utilisait dans les circonstances exceptionnelles pour tester si le témoin dit la vérité.

En présence de l'évêque de Reims, le célèbre Hincmar, du roi Charles le Chauve et de sa cour, Teutgis est passé par l'eau bouillante, croyant fermement que Ste Hélène le délivrerait : il resta sain et sauf.

Depuis, la foi en l'authenticité du corps de Ste Hélène resta à Hautvillers inébranlable jusqu'à la Révolution.

De plus beaucoup de miracles grâce aux prières à Ste Hélène, ne pouvaient qu'affermir davantage cette foi.

A Paris : on accepta l'authenticité des reliques car depuis leur arrivée à Hautvillers, elles avaient été examinées plusieurs fois à l'occasion des changements de châsse et des divers malheurs dus aux guerres de religion du 16-ème siècle.

Les conclusions des commissions qui ont procédé à l'ouverture de la châsse et à la translation des reliques de Ste Hélène se corroborent.

Elles témoignent que ce sont les mêmes reliques qui furent reçues au 9-ème siècle et qui ont été transmises en 1820 par le moine Grossard à la Confrérie des Chevaliers du Saint-Sépulcre qui avaient leur siège à l'église St.Leu-St.Gilles.

En 1875, après les désastres de la Commune de Paris, on a ouvert la châsse une dernière fois.

On établit un certificat médical décrivant du point de vue anatomique les reliques de Ste Hélène.

Se basant sur ce certificat, Mgr Richard, archevêque de Paris, constata que " la châsse renferme le tronc presque entier du corps de Ste Hélène ; dépourvu de tête et des membres fortement comprimé et aplati dans le sens bilatéral et que l'état du corps conservé dans la châsse de l'église St.Leu-St.Gilles correspond aux descriptions connues enregistrées par les Bollandistes au 18-ème siècle ".

La châsse fut alors placée plus en vue, au-dessus et en arrière du maître-autel, au pied du grand crucifix, suspendu entre les deux piliers de l'abside.

Depuis personne n'a ouvert le reliquaire.

La Croix est une folie...

Au 20-ème siècle, les historiens ont qualifié la translation de ste Hélène de Rome à Hautvillers par le terme de " vol ".

Ils ont insisté sur ce terme, sous-entendu que tout devient suspect : les circonstances décrites, l'objet-même du vol.

Est-ce vraiment Ste Hélène qui est arrivée en France ?

Teutgis ne fut-il pas victime ou même personne consentant à la duperie ?

Or c'est ici que nous touchons le domaine propre de la foi.

Les reliques sont-elles seulement des " objets " de ce monde, sous-entendu passifs, et dans ce cas elles ne sont que les témoins du passé ou bien sont-elles des " sujets " et, alors, elles sont et peuvent être actives.

Pour nous les chrétiens, la vénération des reliques repose sur la foi que les saints sont plus facilement accessibles par leurs restes terrestres que Dieu a voulu nous confier.

Et ce saint continue à participer dans la vie de l'Eglise entière, dans notre vie personnelle par l'intermédiaire de ses reliques, à sa façon, selon la volonté de Dieu.

Plusieurs circonstances enregistrées dans le récit de la translation de Ste Hélène de Rome à Hautvillers : événements extraordinaires, guérisons, – témoignaient à ceux qui les ont accompagnées lors du trajet, du consentement réelle de Ste Hélène à poursuivre le chemin.

C'est pourquoi, nous ne devons pas être étonnés, sachant que le pape Léon IX, après avoir reçu la commission des moines de Hautvillers venus vérifier le récit de Teutgis, n'avait pas réclamé les reliques.

Après s'être renseigné sur l'histoire de la translation, il a compris que telle était la volonté de Ste Hélène, elle-même, de reposer dans un autre endroit que Rome.

L'Eglise orthodoxe a déjà tranché dans un cas similaire, notamment en ce qui concerne la translation des reliques de st Nicolas de Myre en Asie Mineure à Bari en Italie, en 1087.

On chante dans l'office du 22 mai commémorant l'événement, qu'il ne fut pas digne que ces reliques restent sans la vénération qui leur est due dans un lieu désert.

C'est pourquoi elles ont été transférées de l'Asie Mineure, dévastée par les Turcs en Italie, pour servir aux fidèles dans un pays qui était à cette époque en voie de développement.

Rappelons que le 9-ème siècle, l'époque de la translation des reliques de Ste Hélène, était l'époque de l'épanouissement culturel et politique, dit de la Renaissance carolingienne, période où se sont constitués en germe les états du monde moderne issus des royaumes barbares.

La conclusion s'impose : c'est vraiment le corps de Ste Hélène qui est devant nous.

Dans ce cas des questions se lèvent :


1. Pourquoi est-ce à Paris que repose Ste Hélène, pourquoi cette rue fut-elle choisie dans cette ville ;


2. Pourquoi cet abandon actuel ?

Peut-on comprendre ce signe que Dieu nous envoie ? Nous ne pouvons que sonder les desseins de Dieu.

Pourquoi Paris ?

Même si ce n'est pas une ville dite sainte, Paris est l'un des centres de la civilisation, de la culture incontournables des temps modernes.

Comment voulez-vous que Dieu, qui veut que tout le monde soit sauvé et que chacun arrive à la connaissance de la vérité, sauve son peuple et son héritage.

Il nous offre des signes de salut : les reliques des héros de notre foi, pour qu'elles soient à notre portée et là où l'histoire moderne se creuse réellement.

Pourquoi cette rue ?

On ne peut voir ici que le vice.

Mais soyons prudents : les derniers peuvent devenir les premiers, et on se souvient de la mise en garde : les prostituées vous précédent dans le Royaume des cieux.

D'autre part, cette rue porte le nom de st Denis.

C'est elle qui menait de l'Ile de la Cité, siège du pouvoir terrestre, à la Basilique de st Denis, lieu d'enterrement du 1er évêque de Paris, du patron spécial de la monarchie, de l'état français.

C'est par cette rue que passaient les cortèges funèbres accompagnant les Rois sur leur dernier chemin vers le lieu du repos à la Basilique, et c'est par elle que le cortège emmenait le Roi de Reims après le couronnement.

Ce n'est pas une rue, c'est la rue qui relie Paris à ses origines chrétiennes, la France terrestre avec son protecteur céleste.

Est-ce un hasard que celle qui a ranimé la foi de l'église déchirée par les querelles ariennes, se trouve ici sur cette rue qui mène vers celui qui a engendré la foi à Paris ?

Pourquoi cet abandon, cet oubli ?

C'est un signe, que l'évolution éthique et politique est défaillante et qu'il faut changer quelque chose.

Nous ne pouvons agir que pour nous-mêmes.

Croyons, comme st Séraphin de Sarov : sauve-toi toi-même et mille autres seront sauvés.

Quel est le vrai sens de ce signe, de cette invention ?

Les Pères ont dit que Dieu souvent nous révèle les saints : leurs reliques, leurs tombeaux oubliés, la veille d'événements pénibles, de grands bouleversements pour nous affermir.

Et tout incite à penser ainsi, en regardant le monde autour de nous.

C'est comme si l'on déterrait les anciennes armes de guerre.

Parfois Dieu révèle ces trésors pour manifester Sa gloire, Sa puissance.

C'est pourquoi on pourrait trembler face à cette nouvelle invention des reliques de Ste Hélène, mais nous devons croire que tout est pour notre bien, pour le mieux.

Qui oserait pénétrer les desseins de Dieu ?

Il y a un parallélisme frappant entre l'époque où vivait Ste Hélène et la nôtre :

-l'indifférence spirituelle, la décadence morale, la foi chrétienne ridiculisée.

C'est Hélène qui fut choisie comme l'un des instruments pour ranimer la foi chrétienne fléchissante.

C'est elle qui a cru à la grâce des Lieux Saints et, par un effort extraordinaire, vu son âge avancé, elle a ouvert la voie vers la grâce aux innombrables foules de pèlerins.

Les parcelles de la Vraie Croix retrouvée ont été distribuées à toutes les églises comme témoins de la vérité de l'Incarnation et les miracles qui ont été produits manifestaient la réalité de l'Amour divin envers nous.

Aujourd'hui, quand notre foi est devenue plutôt tiède, quand notre salut est menacé, c'est pour rallumer la flamme de notre foi, qu'elle est là.

Elle-même, à la fin de sa vie terrestre, a trouvé les lieux saints en Palestine. Actuellement c'est une terre déchirée par les conflits nationaux et religieux.

Maintenant, dans sa vie céleste, elle nous indique un autre lieu saint presque ignoré : Paris. Ne donnons que quelques exemples :

*c'est ici dans la Sainte Chapelle que fut gardée la Couronne d'épines actuellement conservée à Notre-Dame de Paris ;

*c'est à Argenteuil, à 15 mn de Paris, que l'on garde la Tunique du Christ, celle qui fut tirée au sort par les soldats au pied de la Croix (Qui va prier devant cette Robe " sans couture ", symbole par excellence de l'unité de l'Eglise ?) ;

*c'est dans la Basilique St-Denis, aujourd'hui vide, que repose encore maintenant le corps de st Denis, de celui qui a fondé l'Eglise de Paris.

D'après la Tradition unanimement confessée jusqu'aux Temps Nouveaux, temps de la Raison, peut-être, mais au profit de la foi, ce fut un disciple de st Paul Denys l'Aréopagite, devenu 1er évêque d'Athènes, qui est venu évangéliser la Gaule et finit ses jours par un martyr glorieux.

Les œuvres qu'on lui attribue ont fait de lui l'un des piliers de la théologie orthodoxe et occidentale.

Prions pour que le zèle ardent de Sté Hélène fasse naître dans nos cœurs un élan pour nous débarrasser de nos préjugés rationalistes, pour que nous puissions nourrir notre foi auprès de ces sources pures que Dieu, dans son Amour a mis à notre disposition, à côté de nous.

Une chose est sûre : le fait que Ste Hélène, la sainte universelle, ait choisi la France pour y reposer signifie l'incorporation de la France dans l'orthodoxie. Cette invention ouvre une nouvelle page dans les relations Est-Ouest, dans les relations entre les deux églises.

Là où les discussions théologiques sont dans l'impasse, où les pourparlers entre les institutions représentatives des Eglises piétinent, Dieu fait intégrer l'Eglise de France dans l'économie du salut universel par le fait qu'une des plus grandes saintes orthodoxes repose ici.

Cette terre ne peut plus être étrangère pour nous, car Ste Hélène l'a choisi pour y habiter après son départ aux cieux.

Rappelons que dans l'Eglise orthodoxe sa mémoire est unie à celle de st Constantin, son fils. Leur fête est célébrée le 21 mai / 3 juin. On les vénère comme des " empereurs saints, glorieux, couronnés de Dieu et égaux aux apôtres ".

En Occident sainte Hélène a son propre jour de fête. C'est le 18 août. Dans la notice au Martyrologe Romain elle est aussi associée à l'empereur Constantin : " Fête de sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, lequel donna l'exemple aux autres princes, par son zèle pour la défense et l'extension de l'Eglise ".

Texte du Père Nicolas Nikichine (alors diacre), directeur du Centre de pèlerinage du diocèse de Chersonèse

Source : La France orthodoxe ...vue de la Russie

http://la-france-orthodoxe.net/fr/saint/?p=helene

Qui est Sainte Hélène ? Présence de ces reliques à Paris.
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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 10:51
Saint Jean-Baptiste occupe dans l'histoire de l'humanité une place incomparable : il sert de trait d'union entre les deux mondes, il résume en lui tout l'Ancien Testament et prépare le Nouveau ; il ferme la mission des prophètes et ouvre celle des Apôtres.

Saint Jean-Baptiste occupe dans l'histoire de l'humanité une place incomparable : il sert de trait d'union entre les deux mondes, il résume en lui tout l'Ancien Testament et prépare le Nouveau ; il ferme la mission des prophètes et ouvre celle des Apôtres.

NATIVITÉ de SAINT JEAN-BAPTISTE

Saint Jean-Baptiste est le saint le plus populaire, en effet les Saintes Écritures lui donne une place spéciale.

Sa naissance et son activité ont été annoncées par les prophètes.

Sa nativité était un don de Dieu parce que les parents de Saint Jean-Baptiste, le prêtre Zacharie et sa femme Élisabeth, n'avaient pas d'enfant et ils en étaient très attristés.

Ils ont beaucoup prié Dieu de leur donner un enfant.

"Cousin de Jésus, né de Zacharie et Elisabeth, il est appelé " baptiste " car il baptisait dans le Jourdain pour préparer le baptême dans l'Esprit.

L'Église, dit saint Augustin, célèbre ordinairement la vie des Saints au jour de leur mort, qui est, à proprement parler, le jour de leur naissance à la vie éternelle.

La Nativité de saint Jean-Baptiste a été exemptée de cette règle générale, parce qu'il fut sanctifié avant de naître, dans le sein de sa mère, par la présence de Jésus-Christ, dans la visite que fit la très Sainte Vierge à sainte Élisabeth.

L'Église, dit saint Augustin, célèbre ordinairement la vie des Saints au jour de leur mort, qui est, à proprement parler, le jour de leur naissance à la vie éternelle. La Nativité de saint Jean-Baptiste a été exemptée de cette règle générale, parce qu'il fut sanctifié avant de naître, dans le sein de sa mère, par la présence de Jésus-Christ, dans la visite que fit la très Sainte Vierge à sainte Élisabeth

L'Église, dit saint Augustin, célèbre ordinairement la vie des Saints au jour de leur mort, qui est, à proprement parler, le jour de leur naissance à la vie éternelle. La Nativité de saint Jean-Baptiste a été exemptée de cette règle générale, parce qu'il fut sanctifié avant de naître, dans le sein de sa mère, par la présence de Jésus-Christ, dans la visite que fit la très Sainte Vierge à sainte Élisabeth

Le glorieux prophète et précurseur Jean le Baptiste, aussi appelé Jean le Précurseur, car il était le précurseur du Christ, le prophète qui a annoncé Sa venue, l'a baptisé sur les bords du Jourdain, après l'avoir désigné comme « l'agneau de Dieu ».

C'est l'un des saints les plus vénérés de l'Église orthodoxe. Jean est le cousin du Christ, par sa mère Élisabeth, qui était la fille de Zoia.

Zoia est la sœur de la grand-mère du Christ.

La mission spécifique de Jean a cessée avec le baptême de Jésus. Il dira : je dois maintenant diminuer, pour que le Christ croisse. Jean Baptiste demanda alors à ses disciples de suivre Jésus. Il Le désigna à ses disciples, en disant: "Voici l'Agneau de Dieu."

Il a été décapité par Hérode au premier siècle, pour satisfaire sa belle-fille Salomé et sa femme Hérodiade. Parce qu'il baptisa le Christ, il est le saint patron des parrains.

Il est quelque fois appelé l'Ange du désert ; du fait de ce titre, il est parfois représenté avec des ailes.

Le texte d'Isaïe 40:3-5 est communément interprété comme une prophétie de Jean.

"Il s’appellera Jean"

"Il s’appellera Jean"

La naissance de saint Jean-Baptiste fut une grande joie pour la terre, puisqu'elle lui annonçait l'approche de sa Rédemption.

La puissance divine était intervenue d'une manière extraordinaire dans la naissance de quelques prophètes, de Samuel et de Jérémie, par exemple; mais elle éclata bien davantage dans celle du saint Précurseur, que la dignité de son ministère futur et le degré éminent de grâce et de sainteté auquel il était élevé rendaient, selon la parole de Jésus-Christ lui-même, bien supérieur à tous les patriarches et à tous les prophètes.

Le message d'un Ange à Zacharie pour lui annoncer la naissance de Jean-Baptiste, la maternité d'Élisabeth à un âge très avancé, le mutisme subit de Zacharie depuis l'annonce de l'Ange jusqu'à la circoncision de l'enfant, et sa guérison miraculeuse, qui lui permit d'entonner le beau cantique du Benedictus :

tout est merveilleux dans l'apparition du Précurseur, qui allait montrer bientôt le Sauveur promis et attendu depuis quatre mille ans.

" Prophète, apôtre, docteur, solitaire, vierge, martyr, il est plus que tout cela, parce qu'il est tout cela en même temps. Il réunit tous les titres à la sainteté, et, rassemblant en lui seul tout ce qui constitue les différentes classes des saints, il forme au milieu d'eux une classe particulière. "

" Prophète, apôtre, docteur, solitaire, vierge, martyr, il est plus que tout cela, parce qu'il est tout cela en même temps. Il réunit tous les titres à la sainteté, et, rassemblant en lui seul tout ce qui constitue les différentes classes des saints, il forme au milieu d'eux une classe particulière. "

Parmi les récits évangéliques, il en est peu d'aussi intéressants ni d'aussi touchants que celui de la naissance de saint Jean-Baptiste.

St Luc est le seul à évoquer la naissance de Jean :

Les miracles s'ajoutaient aux miracles autour du berceau de l'enfant ; les habitants du voisinage furent saisis d'une crainte respectueuse, et le bruit de ces merveilles se répandit dans toutes les montagnes de la Judée, de sorte que tous se disaient les uns aux autres :

-" Que pensez-vous de l'avenir de cet enfant ? "

Saint Jean-Baptiste occupe dans l'histoire de l'humanité une place incomparable : il sert de trait d'union entre les deux mondes, il résume en lui tout l'Ancien Testament et prépare le Nouveau ; il ferme la mission des prophètes et ouvre celle des Apôtres.

" Prophète, apôtre, docteur, solitaire, vierge, martyr, il est plus que tout cela, parce qu'il est tout cela en même temps.

Il réunit tous les titres à la sainteté, et, rassemblant en lui seul tout ce qui constitue les différentes classes des saints, il forme au milieu d'eux une classe particulière. " (La Luzerne)

Le culte de saint Jean-Baptiste a toujours joui d'une immense popularité.

Sa fête a été souvent célébrée par des feux de joie.

Il est patron de nombreuses paroisses, de nombreuses confréries ainsi que des Canadiens français.

La mission spécifique de Jean a cessée avec le baptême de Jésus. Il dira : je dois maintenant diminuer, pour que le Christ croisse. Jean Baptiste demanda alors à ses disciples de suivre Jésus. Il Le désigna à ses disciples, en disant: "Voici l'Agneau de Dieu."

La mission spécifique de Jean a cessée avec le baptême de Jésus. Il dira : je dois maintenant diminuer, pour que le Christ croisse. Jean Baptiste demanda alors à ses disciples de suivre Jésus. Il Le désigna à ses disciples, en disant: "Voici l'Agneau de Dieu."

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 15:34
Saint Hervé, qui êtes-vous ?

Saint Hervé, qui êtes-vous ?

Ermite (VIe siècle)

Hyvarnion, barde renommé de l'île de Bretagne, est convié à la cour de Childebert, mais, pieux et chaste, la vie de cour ne lui convient pas. Résolu à se consacrer totalement à Dieu, il retourne chez lui en passant par l'Armorique. Là, il rêve d'un futur mariage.

Décidé de se consacrer à Dieu il ne sait que penser quand un ange vient lui dire :

Elle s'appelle Rivanone; tu la rencontreras demain et tu la prendras comme épouse; de votre union naîtra un grand serviteur de Dieu. » Il la rencontre et l’épouse.

Ni l'un ni l'autre ne voulant d’une vie commune, le lendemain des noces Rivanone dit à Hyvarnion :

Si j'ai un fils je demande au Dieu tout puissant qu'il ne voie jamais la fausse et trompeuse lumière de ce monde », et avant de la quitter pour toujours, il lui répond :

Oui ! Mais qu'il ait au moins la vision des splendeurs célestes. » L'enfant naît aveugle.

Quand Hervé atteint l'âge de sept ans, alors qu’il connaît par cœur tous les psaumes et les sept hymnes de l’Eglise les plus employées de son temps, Rivanone le confie à un saint moine.

Saint Hervé ne retrouve sa mère que des années plus tard et c'est pour l'assister dans ses derniers instants. S'il est aveugle, comme le désirait Rivanone, Hervé est aussi barde comme Hyvarnion qui avait demandé que son fils ne cesse d'avoir la vision des splendeurs célestes. C'est ainsi qu'il compose le magnifique cantique du Paradis.

Son éducation terminée, Hervé part vivre en ermite mais il est vite rejoint par des disciples. Guidé par son disciple Guiharan et escorté d’un loup qu’il avait apprivoisé, Hervé, chantant la beauté du Paradis, conduit sa communauté qui, sillonnant la Bretagne, suit le soleil, pour finir par s’installer à Plouider qui deviendra Lanhouarneau (l’ermitage d’Hervé).

Toute sa vie, il refuse obstinément de recevoir le sacerdoce, acceptant seulement d’être ordonné exorciste.

Bien qu’il fût aveugle, Hervé avait été lui-même l'architecte de sa petite église qu’il ne voulut jamais quitter. Il s’y trouvait enfermé, trois jours avant sa mort, lorsque ses yeux s'ouvrirent tout à coup, et il se mit à chanter un dernier cantique :

Je vois le Ciel ouvert, le Ciel ma patrie. Je veux m'y envoler. Je vois mon père et ma mère dans la gloire et la beauté; je vois mes frères, les hommes de mon pays. Des chœurs d'Anges, portés sur leurs ailes, volent autour de leurs têtes, comme autant d'abeilles dans un champ de fleurs. »

Le troisième jour après cette vision, il appela sa nièce Christine qui se trouvait alors auprès de lui; c'était une orpheline élevée par sa mère :

Prépare-moi une pierre pour oreiller et de la cendre pour couchette; quand l'ange noir viendra me chercher, qu'il me trouve couché sur la cendre. »

Christine, tout en lui obéissant, lui dit : « Mon oncle, si vous m'aimez, demandez à Dieu que je vous suive sans tarder, comme la barque suit le courant. » Elle fut exaucée : au moment où Hervé expirait, la petite Christine, se jetant à ses pieds, y mourut aussi.

Lorsqu'il meurt entouré de ses nombreux moines, tous peuvent entendre les chœurs célestes entonner une hymne que leur saint père chantait depuis toujours.

Inhumé à Lanhouarneau (Finistère), son tombeau est vénéré par de grands concours de peuples. Ses reliques, par crainte des Normands, sont recueillies dans la chapelle du château de Brest (878); mise dans une châsse d’argent, elles sont données par le duc Geoffroy à l’évêque de Nantes (1002); elles disparaissent de la cathédrale de Nantes pendant la révolution française.

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 18:16
SAINT BARNABÉ, QUI ÊTES-VOUS ?

SAINT BARNABÉ, QUI ÊTES-VOUS ?
Apôtre
(Ier siècle
)

Saint Barnabé est qualifié du nom d'Apôtre, quoiqu'il ne fût pas du nombre des douze que Jésus avait choisis ; on lui a donné ce titre glorieux parce que le Saint-Esprit l'avait appelé d'une manière toute spéciale et qu'il eut une grande part, de concert avec les Apôtres, dans l'établissement du christianisme.

Dans l’Eglise naissante, le titre d’Apôtre était facilement donné aux Evêques « Successeurs des Apôtres » puisqu’essentiellement c’est la même Onction pour une même Mission, c’est ultérieurement qu’on préféra réserver le titre d’ « Apôtres » aux seuls douze qui avaient été choisis par le Christ de son vivant.

Barnabé était Juif, de la tribu de Lévi, et natif de l'île de Chypre ; son nom de Joseph lui fut changé par les Apôtres contre celui de Barnabé, qui signifie fils de consolation.

Il avait été ami d'enfance de saint Paul et c'est lui qui, après l'étonnante conversion de cet Apôtre, le présenta à Pierre, le chef de l'Église.

La première mission de Barnabé fut d'aller diriger l'Église d'Antioche, où la foi prenait de grands accroissements ; il vit tant de bien à faire, qu'il appela Paul à son secours, et les efforts des deux Apôtres réunis opérèrent des merveilles.

Sur l'inspiration de l'Esprit-Saint, le Prince des Apôtres leur donne l'onction épiscopale,

et ils s'élancent, au souffle d'en haut, vers les peuples gentils, pour les convertir.

Salamine, Lystre, la Lycaonie et d'autres pays encore, entendent leur parole éloquente, sont témoins de leurs miracles et, sous leurs pas, la foi se répand avec une rapidité prodigieuse.

Paul et Barnabé se séparent ensuite, pour donner plus d'extension à leur ministère.

L'île de Chypre, d'où il est originaire, était particulièrement chère à Barnabé ; c'est là qu'il devait sceller de son sang la foi qu'il avait prêchée.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 05:01
Saint Éphrem le Syrien, qui êtes-vous ?

Saint Éphrem le Syrien, qui êtes-vous ?
Diacre et Docteur de l'Église
(† 373)


Ephrem le Syrien, né au IVe siècle, fut le grand poète de la langue syriaque.

Il est né de parents chrétiens, d’après ce qui ressort de ses propres écrits, à Nisibe, dans la Haute-Mésopotamie.

Cette ville était un avant-poste de l’empire romain oriental et elle remplissait toutes les conditions pour être le point de rencontre entre l’Orient et l’Occident.


Après la chute de Nisibe, en 363, la population chrétienne de la ville fut évacuée et Éphrem finit par arriver à Édesse, qui se trouve à quelque cent cinquante kilomètres plus à l’Ouest, au sud-est de la Turquie, aujourd’hui Urfa.


Éphrem est l’héritier de l’interprétation biblique du judaïsme. Sur ce point S. Brock écrit :


« Et ceci peut être considéré sous deux angles. D’abord en ce qu’il a hérité, comme tout chrétien, de la Bible juive, devenue l’Ancien Testament des chrétiens. Ses œuvres montrent une familiarité intime avec la Bible, particulièrement ses hymnes, qui sont truffées de subtiles allusions littéraires ; il s’attendait, bien sûr, à ce qu’elles soient comprises de ses auditeurs et de ses lecteurs.

Et puis, et ceci est encore plus significatif, Éphrem est aussi l’héritier de nombreuses traditions juives étrangères à la Bible, qu’on peut trouver dans la littérature post-biblique de Targum et des Midrash ».


Éphrem passa ces dernières dix années à Édesse. Il est mort le 9 juin 373.


Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape de Rome Benoît XVI :
>>> Saint Éphrem le Syrien

Saint Éphrem le Syrien, qui êtes-vous ?
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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 04:59
SAINT PRIME et SAINT FÉLICIEN, QUI ÊTES-VOUS ?

SAINT PRIME et SAINT FÉLICIEN, QUI ÊTES-VOUS ?
Frères, Martyrs
(†
286)

Saint Prime et saint Félicien, appelés, déjà vieux, du paganisme à la foi, se montrèrent dignes de cette grâce par une vie toute de zèle et de charité.

Ils furent de ces chrétiens intrépides qui encourageaient les martyrs devant les tribunaux et dans les supplices, nourrissaient les pauvres, faisaient du bien à tous.

Après les avoir longtemps préservés dans leurs saintes audaces, le Seigneur ne voulut pas les priver davantage de la gloire du martyre, objet de leurs aspirations.

Sous l'empereur Dioclétien, la persécution devint plus générale et le paganisme fit un dernier effort pour étouffer la religion du Christ dans le sang et le carnage.

Il y avait trente ans que Prime et Félicien bravaient la cruauté des tyrans, quand les prêtres des idoles déclarèrent que leurs dieux irrités ne voulaient plus rendre d'oracles jusqu'à ce que les deux chrétiens Prime et Félicien eussent sacrifié, ou bien eussent reçu le châtiment qu'ils méritaient. Ils sont aussitôt arrêtés, chargés de fers et amenés devant l'empereur.

Prime avait quatre-vingt-dix ans ; il répondit aux menaces du tyran, en lui déclarant qu'il n'y avait pas d'autre Dieu que le Dieu des chrétiens, ni d'autre religion que la leur, et que par conséquent ils étaient prêts à subir la mort plutôt que de trahir leur foi.

On les frappa d'abord avec des fouets ; puis bientôt on déchira leur corps par lambeaux avec des tenailles.

Les affreuses plaies furent guéries miraculeusement par Jésus-Christ.

Quelques jours après, nouvelles tortures et nouveau triomphe ; on fit pleuvoir sur leur chair une grêle de coups de fouets armés de plomb ; pendant ce supplice, ils chantaient les louanges du Seigneur.


Félicien, âgé lui-même de quatre-vingts ans, sut, comme son frère, résister à toutes les tentations et prêcha la foi et le salut à son cruel persécuteur; mais il fut cloué par les mains et les pieds à un poteau, où on le laissa trois jours entiers sans nourriture ; au bout de ces trois jours, rafraîchi et nourri par les Anges, il parut aussi sain que s'il n'avait pas souffert.

Quant à Prime, on chercha à lui faire croire que son frère avait enfin sacrifié aux idoles : mais il se moqua du juge menteur et lui dit que Félicien était, en prison, heureux comme en Paradis. Cette réponse lui valut des coups de bâtons et le supplice des torches ardentes : " Grâces soient à Vous, ô Jésus-Christ, puisque, dans mes tourments, je ne ressens aucune douleur. " Livrés ensuite aux lions et aux ours, les deux frères les virent venir se coucher à leurs pieds. Enfin le tyran leur fit trancher la tête, le 9 juin de l'an 286.

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 17:13
SAINT CLAUDE, QUI ÊTES-VOUS ?

SAINT CLAUDE, QUI ÊTES-VOUS ?


Archevêque de Besançon
(607-699
)

Saint Claude illustra par ses vertus la partie orientale de la Bourgogne, connue sous le nom de Franche-Comté.

Il naquit à Salins vers 607, d'une illustre famille romaine.

Dès l'âge de sept ans, il fut confié à des maîtres habiles qui lui enseignèrent en même temps les leçons de la science humaine, de la foi et de la piété.

Il se plaisait beaucoup dans la lecture des Livres Saints, des Actes des Martyrs, de la Vie des Saints et des sermons des Pères et des Docteurs de l'Église; aussi, jeune encore, devint-il fort instruit.

Tous les jours on le voyait assister à la Messe; il passait à l'église la plus grande partie des dimanches et des fêtes; il ne se plaisait que dans la compagnie des personnes sérieuses et édifiantes: c'étaient des indices d'une vocation spéciale.

Pourtant Claude exerça le métier des armes jusqu'à vingt ans, et ce n'est qu'alors qu'il entra dans la sainte milice.

Il fut le modèle des chanoines de la cathédrale de Besançon; sa vie était celle d'un austère religieux.

Ce n'était pas encore assez pour sa grande âme; il se retira, douze ans plus tard, dans un couvent; là, il ne vivait que de racines, reposait sur un dur grabat, n'aimait que la prière.

Cinq ans après, il est abbé de son monastère.

Ce n'est qu'à l'âge de soixante-dix-huit ans qu'il est élu, malgré ses larmes, archevêque de Besançon. Son épiscopat dura sept années, pendant lesquelles il s'acquitta aussi parfaitement que possible de tous les devoirs d'un pasteur.

Les sermons du saint vieillard avaient tant de force, qu'ils arrachaient les âmes du vice, inspiraient la vertu et furent une cause du renouvellement de la foi et des moeurs dans son diocèse. Il profitait de ses visites pastorales pour exercer les oeuvres de miséricorde corporelle en même temps que les oeuvres de miséricorde spirituelle, visitant les malades, assistant les pauvres et ne refusant à personne un conseil ou une consolation.

Son grand âge le porta à retourner dans son monastère, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans, et il gouverna ses religieux pendant plusieurs années encore. Après trois jours de maladie, il réunit ses frères, leur adressa une touchante exhortation, leur donna le baiser de paix et s'endormit doucement dans le Seigneur, à l'âge d'environ quatre-vingt-douze ans.

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 17:13
SAINTE CLOTILDE, QUI ÊTES-VOUS ?

SAINTE CLOTILDE, QUI ÊTES-VOUS ?
Reine de France
(476-545
)

Sainte Clotilde était fille de Chilpéric, roi catholique d'une partie de la Bourgogne, et nièce du prince arien Gondebaud.

Appelée par Dieu à la grande mission du salut de la France, elle fut élevée au palais de son oncle, assassin de sa famille.

La mère de Clotilde avait déposé dans son cœur, avec la foi, les germes de la piété; aussi, dans une cour hérétique, sut-elle résister à toutes les sollicitations de Gondebaud et conserver la foi de son baptême.

Clovis, roi des Francs, entendit parler de la beauté, des vertus et de toutes les grandes qualités de la jeune princesse et la fit demander en mariage à Gondebaud, qui n'osa la refuser.

Le mariage eut lieu en 493. Clotilde comprit qu'elle n'avait été appelée à partager le trône d'un roi païen que pour remplir les vues de Dieu sur un peuple généreux mais non éclairé de la lumière de l'Évangile.

Elle eut soin de gagner les bonnes grâces d'un époux magnanime, mais violent et barbare ; elle usa de son influence pour lui parler de Jésus-Christ.

Clovis l'écoutait avec intérêt; toutefois, il ne se hâtait pas ; il lui permit cependant de faire célébrer le culte catholique dans le palais et consentit au baptême de son premier-né.

Clotilde mettait sur la tête de cet enfant toutes ses espérances pour la conversion de son peuple, quand Dieu, dont les desseins sont impénétrables, le ravit à la terre.

À la colère du roi, à ses reproches, la douce reine répondit :

-« Je remercie Dieu de ce qu'Il m'a jugée digne de mettre au monde un fils qui est maintenant dans le Ciel. »

Un second enfant fut baptisé encore et tomba malade. Nouvelle et plus terrible colère de Clovis ; mais les prières de Clotilde furent entendues, et Dieu envoya des Anges guérir tout à coup le petit agonisant.

Le moment de la grâce était venu.

À la bataille de Tolbiac, après un choc terrible, les Francs pliaient, quand Clovis, dans une illumination soudaine, s'écria :

-« Dieu de Clotilde, donne-moi la victoire et Tu seras mon Dieu ! »

Le courage renaît à ses soldats et bientôt la victoire des Francs est complète.

Peu après, Clovis était baptisé par saint Remi, à Reims ; ce fut le signal du baptême de la nation entière.

Clovis mourut en 511, à l'âge de quarante-cinq ans, et Clotilde, dégoûtée du monde, éprouvée dans ses enfants, quitta bientôt la cour pour aller finir sa vie dans les larmes, les prières les aumônes, au fond d'un couvent.

Prévenue du jour de sa mort, elle fit venir ses enfants, leur adressa ses dernières recommandations, et alla recevoir au Ciel sa récompense, au mois de juin 545

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