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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 10:31
Prêtre et martyr  († 859)

Prêtre et martyr († 859)

 

 

 

Euloge, né à Cordoue, appartenait à l'une des plus illustres familles de cette ville ; mais sa principale noblesse était celle de la science et de la vertu.

 

Les Maures avaient envahi sa patrie et persécutaient le nom chrétien. Euloge lutta avec persévérance contre leur influence perverse et contre les chrétiens traîtres et perfides qui cherchaient à entraîner leurs frères dans une honteuse apostasie. Que d'âmes durent à son zèle ardent, à ses éloquents écrits, à ses exhortations enflammées, de demeurer fidèles à Jésus-Christ ! 
 

C'est surtout grâce à lui que l'on vit une nouvelle et magnifique floraison de victimes immolées pour la foi, qui furent plus tard pour l'Espagne la source de grandes bénédictions. Euloge lui-même recueillit les noms et les actes de ces généreux martyrs. Mais il allait bientôt, lui aussi, se joindre à eux et conquérir la couronne glorieuse qu'il avait méritée à tant d'autres.

 

Le premier soin du savant prêtre, quand il comparut devant son juge, fut de lui exposer avec vigueur les impostures et les erreurs de Mahomet, et de l'engager à se faire lui-même disciple de Jésus-Christ, unique Sauveur du monde. Furieux d'une si sainte audace, le juge ordonne de le frapper à coups de fouets jusqu'à ce qu'il expire :

-« Vous auriez bien plus tôt fait, lui dit Euloge, de me condamner à mourir par le glaive, car sachez bien que je suis prêt à mourir plusieurs fois pour Jésus-Christ ! »

 

Conduit devant le conseil du prince musulman, le vaillant prêtre se mit encore à prêcher hardiment l'Évangile avec tant de véhémence que, pour échapper à ses arguments victorieux, on se hâta de le condamner à avoir la tête tranchée. Comme on le conduisait au supplice, l'un des soldats lui donna un soufflet ; Euloge, se souvenant des enseignements de son divin Maître, tendit l'autre joue sans se plaindre, et le misérable osa le frapper de nouveau.

 

Quand le saint fut arrivé au lieu du supplice, il pria à genoux, étendit les mains vers le ciel, fit le signe de la croix et unit ses souffrances et son martyre aux souffrances et à la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur la croix ; puis il tendit sa tête au bourreau et consomma son sacrifice. Les fidèles rachetèrent du bourreau la tête de saint Euloge, et donnèrent à son corps une sépulture honorable.

 

Saint Euloge
Prêtre et martyr 
(† 859)

 

E

uloge, né à Cordoue, appartenait à l'une des plus illustres familles de cette ville ; mais sa principale noblesse était celle de la science et de la vertu.

 

Les Maures avaient envahi sa patrie et persécutaient le nom chrétien. Euloge lutta avec persévérance contre leur influence perverse et contre les chrétiens traîtres et perfides qui cherchaient à entraîner leurs frères dans une honteuse apostasie. Que d'âmes durent à son zèle ardent, à ses éloquents écrits, à ses exhortations enflammées, de demeurer fidèles à Jésus-Christ ! 
 

C'est surtout grâce à lui que l'on vit une nouvelle et magnifique floraison de victimes immolées pour la foi, qui furent plus tard pour l'Espagne la source de grandes bénédictions. Euloge lui-même recueillit les noms et les actes de ces généreux martyrs. Mais il allait bientôt, lui aussi, se joindre à eux et conquérir la couronne glorieuse qu'il avait méritée à tant d'autres.

 

Le premier soin du savant prêtre, quand il comparut devant son juge, fut de lui exposer avec vigueur les impostures et les erreurs de Mahomet, et de l'engager à se faire lui-même disciple de Jésus-Christ, unique Sauveur du monde. Furieux d'une si sainte audace, le juge ordonne de le frapper à coups de fouets jusqu'à ce qu'il expire : « Vous auriez bien plus tôt fait, lui dit Euloge, de me condamner à mourir par le glaive, car sachez bien que je suis prêt à mourir plusieurs fois pour Jésus-Christ ! »

 

Conduit devant le conseil du prince musulman, le vaillant prêtre se mit encore à prêcher hardiment l'Évangile avec tant de véhémence que, pour échapper à ses arguments victorieux, on se hâta de le condamner à avoir la tête tranchée. Comme on le conduisait au supplice, l'un des soldats lui donna un soufflet ; Euloge, se souvenant des enseignements de son divin Maître, tendit l'autre joue sans se plaindre, et le misérable osa le frapper de nouveau.

 

Quand le saint fut arrivé au lieu du supplice, il pria à genoux, étendit les mains vers le ciel, fit le signe de la croix et unit ses souffrances et son martyre aux souffrances et à la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur la croix ; puis il tendit sa tête au bourreau et consomma son sacrifice. Les fidèles rachetèrent du bourreau la tête de saint Euloge, et donnèrent à son corps une sépulture honorable.

Saint Euloge
Prêtre et martyr 
(† 859)

 

E

uloge, né à Cordoue, appartenait à l'une des plus illustres familles de cette ville ; mais sa principale noblesse était celle de la science et de la vertu.

 

Les Maures avaient envahi sa patrie et persécutaient le nom chrétien. Euloge lutta avec persévérance contre leur influence perverse et contre les chrétiens traîtres et perfides qui cherchaient à entraîner leurs frères dans une honteuse apostasie. Que d'âmes durent à son zèle ardent, à ses éloquents écrits, à ses exhortations enflammées, de demeurer fidèles à Jésus-Christ ! 
 

C'est surtout grâce à lui que l'on vit une nouvelle et magnifique floraison de victimes immolées pour la foi, qui furent plus tard pour l'Espagne la source de grandes bénédictions. Euloge lui-même recueillit les noms et les actes de ces généreux martyrs. Mais il allait bientôt, lui aussi, se joindre à eux et conquérir la couronne glorieuse qu'il avait méritée à tant d'autres.

 

Le premier soin du savant prêtre, quand il comparut devant son juge, fut de lui exposer avec vigueur les impostures et les erreurs de Mahomet, et de l'engager à se faire lui-même disciple de Jésus-Christ, unique Sauveur du monde. Furieux d'une si sainte audace, le juge ordonne de le frapper à coups de fouets jusqu'à ce qu'il expire : « Vous auriez bien plus tôt fait, lui dit Euloge, de me condamner à mourir par le glaive, car sachez bien que je suis prêt à mourir plusieurs fois pour Jésus-Christ ! »

 

Conduit devant le conseil du prince musulman, le vaillant prêtre se mit encore à prêcher hardiment l'Évangile avec tant de véhémence que, pour échapper à ses arguments victorieux, on se hâta de le condamner à avoir la tête tranchée. Comme on le conduisait au supplice, l'un des soldats lui donna un soufflet ; Euloge, se souvenant des enseignements de son divin Maître, tendit l'autre joue sans se plaindre, et le misérable osa le frapper de nouveau.

 

Quand le saint fut arrivé au lieu du supplice, il pria à genoux, étendit les mains vers le ciel, fit le signe de la croix et unit ses souffrances et son martyre aux souffrances et à la mort de Notre-Seigneur Jésus-Christ sur la croix ; puis il tendit sa tête au bourreau et consomma son sacrifice. Les fidèles rachetèrent du bourreau la tête de saint Euloge, et donnèrent à son corps une sépulture honorable.

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 10:27
Évêque d'Amiens et martyr  (IVe siècle)

Évêque d'Amiens et martyr (IVe siècle)


 

        Le père et la mère de saint Firmin, qui étaient des plus  riches et des plus considérables de la ville de Pampelune, en Espagne,  au IVe siècle, furent convertis à la foi par saint Honestus, prêtre de  Toulouse et disciple de saint Saturnin. Convaincus que de la première  éducation dépend ordinairement le reste de la vie, ils mirent leur fils  entre les mains de ce saint ecclésiastique, qui l'instruisit et le prit  pour compagnon de ses courses apostoliques. 

        Prêtre à  vingt-quatre ans, Firmin eut tant de succès dans ses prédications, que  saint Honorat, successeur de saint Saturnin à Toulouse, l'ordonna évêque,  pour évangéliser les païens. L'évêque missionnaire parcourut les  Gaules, évangélisa Agen, Clermont, Angers, Beauvais, essuyant plusieurs  fois la persécution, battu de verges, chargé de chaînes dans les  cachots.

        Amiens fut la dernière et la plus glorieuse  étape de l'apôtre, qui y fixa son siège. Dès les premiers jours, le  sénateur Faustinien fut converti avec toute sa famille. Firmin joignait  aux charmes de son éloquence le témoignage invincible d'une multitude de  miracles. Un jour, c'est un homme borgne qui en est l'objet ; le  lendemain, ce sont deux lépreux ; puis des aveugles, des boiteux, des  sourds, des muets, des paralytiques, des possédés du démon. Peu de temps  après son arrivée, les temples de Jupiter et de Mercure furent  complètement déserts. Firmin eut la tête tranchée.

 

 

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 10:31
Saints Martyrs de Sébaste, qui êtes-vous ?

Saints Martyrs de Sébaste, qui êtes-vous ?

40 soldats de la légion XII Fulminata

(† 320)

 

Après la bataille qui, au pont Milvius, livra en 313 à Constantin l'empire d'Occident, son beau-frère Licinius, qui commandait en Orient, signa avec lui l'édit de Milan pour la paix de l'Église. Mais, païen obstiné, il ne l'avait fait que contraint et forcé. Aussi bientôt son impiété, stimulée encore par la jalousie qu'il portait à Constantin, recommença de s'exercer, sournoisement d'ordinaire, mais parfois ouvertement, contre les chrétiens. C'est particulièrement contre les soldats qu'il donna carrière à sa cruauté. Préparant la guerre contre l'empereur d'Occident, il voulait s'assurer par l'apostasie leur fidélité à laquelle, chrétiens, ils eussent été tentés de manquer, croyait-il. On compte donc un certain nombre de martyrs dans l'armée à cette époque. Les plus célèbres sont assurément ceux qui souffrirent à Sébaste et qu'ont loués saint Grégoire de Nysse, saint Basile, saint Ëphrem, saint Jean Chrysostome.

Saints Martyrs de Sébaste, qui êtes-vous ?

Ils appartenaient à la légion XII Fulminata,  cantonnée depuis longtemps dans la petite Arménie et où le nombre des  chrétiens était considérable. Sans aucun doute on savait en haut lieu  l'attachement de ces soldats à leur foi, et on était résolu à leur en  arracher le sacrifice. Quand parurent les lettres impériales qui  prescrivaient à toute l'armée de faire acte de culte idolâtrique, les  agents de Licinius étaient prêts à toutes les sévérités. Or à Sébaste un  groupe de quarante soldats (leurs noms ont été conservés par un  document bien authentique) se refusa énergiquement à obéir à cet ordre.  Et le gouverneur de la province, Agricolaùs, les cita à son tribunal. En  vain essaya-t-il contre eux de la menace d'abord, puis des supplices.  Déchirés par les fouets et les ongles de fer, les martyrs montrèrent une  résolution supérieure à tous les tourments.

 

Agricolaùs  les condamna à mort ; mais en attendant l'arrivée du commandant de la  légion, Lysias, il les fit jeter en prison, liés, semble-t-il, tous  d'une même chaîne. C'est là que, au nom de tous leurs compagnons,  Mélétios, Aétios et Eutychios rédigèrent un admirable testament, pièce hagiographique peut-être unique en son genre,  preuve du courage tranquille et de la foi profonde qui les animait.  Tous y règlent leurs funérailles, demandent que leurs restes soient  ensemble ensevelis, recommandent à leurs parents de « s'abstenir de toute douleur et de toute inquiétude ». D'un ton grave et paisible, ils exhortent leurs frères à mépriser la gloire et la félicité humaines, « qui fleurissent pour un peu de temps et bientôt se flétrissent comme l'herbe, » et à « courir  vers le Dieu bon qui donne une richesse sans fin à ceux qui  s'empressent vers lui et accorde une vie éternelle à ceux qui croient en  lui ». Enfin ils saluent nommément les prêtres, chefs des  églises diverses du pays, et leurs amis. On se sent ému à l'adieu  qu'adresse Mélétios à ses sœurs, à sa femme Domna et à son enfant, et  Eutychios à sa fiancée Basilla. Mais eux, ils gardent un cœur ferme;  leur plume ne tremble ni de la crainte de la mort ni de la perte des  humaines tendresses.

Saints Martyrs de Sébaste, qui êtes-vous ?

Après  sept jours de prison, ils furent de nouveau conduits au tribunal.  Lysias y siégeait près d'Agricolaûs. L'interrogatoire reprit, astucieux,  flatteur, puis brutal ; les confesseurs, frappés au visage à coups de  pierre, bénissaient Dieu. Il ne restait qu'à les conduire au supplice.

La  mort devait pour eux être particulièrement cruelle. L'hiver régnait sur  la contrée, et il est très rigoureux en Arménie. Les bourreaux  amenèrent les confesseurs, la corde au cou, sur un étang glacé. Tout  près, un bâtiment destiné aux bains publics offrait à ceux qui seraient  vaincus par le froid la tentation de ses baignoires chaudes. La nuit  tombait ; on les abandonna nus sur l'eau gelée, aux morsures de la bise  du nord. Peu à peu la peau, contractée par le froid, se crevassait,  éclatait ; les pieds s'attachaient à la glace avec d'horribles douleurs.  Et ce supplice, selon saint Grégoire de Nysse, dura trois jours  entiers, pendant lesquels les héroïques confesseurs ne cessaient de  louer Dieu et de s'exhorter mutuellement au courage. Ils demandaient  d'être, tous les quarante, unanimes dans le supplice et unis dans la  récompense.

Saints Martyrs de Sébaste, qui êtes-vous ?

Et  voici qu'un garde, qui était posté près de l'étang pour donner secours à  ceux qui céderaient, eut une vision. Des anges lui apparurent apportant  aux confesseurs des robes magnifiques et trente-neuf couronnes d'or. « Trente-neuf, se disait-il ; ils sont quarante cependant ! » Or au moment où il pensait ainsi, un malheureux, vaincu par la  souffrance, sortait de l'étang et se traînait jusqu'au bain ; mais il  n'eut pas la force de se jeter dans l'eau tiède, et aussitôt il expira.  Alors le gardien comprit. La défaillance de l'un, la constance des  autres lui expliquèrent sa vision ; son cœur fut bouleversé, la foi  l'envahit, en voyant dans la neige les vaillants à demi-morts déjà, mais  sur qui planaient les éternelles récompenses, et, tout près, le cadavre  déshonoré du renégat. Aussitôt il réveille les soldats : « Je suis chrétien ! » leur crie-t-il. Et, se dépouillant lui-même, il court prendre la place laissée vide.

 

Au  lever du troisième jour, il était étendu mort auprès des morts.  Agricolaùs ordonna de jeter les saintes dépouilles dans le feu. On les  emportait dans un tombereau ; mais un des martyrs, le plus jeune,  Méliton, n'avait pas expiré encore ; on le laissa, peut-être dans  l'espoir d'une suprême apostasie. Sa mère était là ; l'héroïque femme  avait assisté au terrible supplice de son enfant, ne cessant de  l'encourager à être fort jusqu'au bout. Elle ne pouvait supporter qu'il  fût séparé de ses frères. Elle s'approche du jeune homme expirant ; elle  le relève, le prend en ses bras, le charge sur ses épaules. Cette  vaillante suivait, sous ce fardeau chéri, le chariot qui portait les  reliques. Et quand Méliton eut, sur son sein, rendu le dernier soupir,  pieuse et fière elle le déposa sur le glorieux monceau. Tous ensemble  ils furent consumés. Mais l'enthousiasme des fidèles ne respecta pas  leur vœu suprême ; ils se partagèrent les cendres bénies, et saint  Basile a pu dire que les quarante martyrs, sans pouvoir être séparés,  étaient dispersés sur toute la terre.

Saints Martyrs de Sébaste, qui êtes-vous ?
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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 08:10

Saint Gérasime,qui êtes-vous ?
L’anachorète du Jourdain
(† 475)

 

Commémoration :
L’Église orthodoxe le 04 mars.
Martyrologium Romanum le 05 mars (dies natalis).

Gérasime naît dans la province de Lycie (Cappadoce), à la fin du IVe siècle, et entra dès son enfance dans un monastère cénobitique. Après avoir été initié aux règlements de la vie commune, le désir ardent de Dieu le conduisit en des lieux déserts où il se nourrissait de plantes poussant là naturellement, et il passait ses jours et ses nuits à lutter contre les esprits des ténèbres et les passions de la chair. De là, il se rendit en Terre Sainte pour entreprendre de plus grands combats dans les lieux sanctifiés par la présence de tant de saints ascètes et nouveaux Apôtres. Après avoir vénéré les sanctuaires de Jérusalem, il se dirigea vers l'âpre désert de la Mer Morte, qu'il civilisa par ses vertus, et attira à lui un grand nombre de disciples.

Pendant les temps troublés qui agitèrent les moines de Palestine, après le Concile de Chalcédoine (451) et entraînèrent vers l'hérésie plus de dix mille d'entre eux, Gérasime, victime de sa grande simplicité, se laissa séduire lui aussi quelque temps par l'éloquence trompeuse du monophysite Théodose qui s'était emparé du siège épiscopal de Jérusalem, à la place de St Juvénal. Mais, rencontrant St Euthyme dans le désert de Rouba, il réalisa son erreur, accueillit avec humilité son enseignement et revint à l'Orthodoxie pour devenir, tant par sa vie que par ses enseignements, un fervent défenseur de la Vraie Foi. Par la suite, il garda de fréquentes relations avec le grand Euthyme et, chaque année, il partait avec lui pour le désert profond, afin de passer tout le Carême, jusqu'au dimanche des Palmes, dans le jeûne le plus austère et la prière permanente. Pendant la semaine il s'abstenait de toute nourriture et ne se contentait, le dimanche, que de la Sainte Communion.

Comme ses disciples devenaient plus nombreux, il condescendit à leur faiblesse et alla fonder une laure dans un endroit plus clément, sur les rives du Jourdain, dans laquelle il alliait harmonieusement la vie communautaire et la solitude, offrant ainsi à tous une saine émulation dans les combats de la vertu. Le samedi et le dimanche, ermites et cénobites se réunissaient dans l'église pour célébrer la Divine Liturgie et participer aux Saints Mystères. Après le repas commun, suivi de quelque conversation spirituelle ou d'une conférence de leur Père Gérasime, ils recevaient les fournitures nécessaires à leur travail manuel, un pain, quelques dattes et une cruche d'eau, et chacun repartait en silence pour mener son combat, seul devant Dieu. Ces ermites menaient une vie si austère qu'ils n'avaient dans leur cellule ni lampe, ni rien pour allumer du feu. Gérasime leur enseignait comment mettre tout leur soin à cultiver « l'homme caché du cœur » et à élever leur âme vers la contemplation des mystères divins. Ils étaient si dépouillés de tout attachement aux choses du monde qu'ils avaient comme règle, quand ils sortaient, de laisser leur cellule ouverte à quiconque entrerait pour prendre ce dont il avait besoin.

St Cyriaque l'Anachorète qui, trop jeune encore pour entreprendre les combats du désert, avait été envoyé par St Euthyme auprès de Gérasime pour devenir son disciple, racontait qu'un jour, après avoir été averti de nuit par la vision d'une colonne de feu qui s'élevait au ciel, son Ancien lui annonça que St Euthyme venait de décéder et qu'ils devaient se rendre à ses funérailles, après une longue marche dans le désert jusqu'à Jéricho.

On rélie à Gérasime, l’histoire non moins célèbre du lion. Un jour il se promenait sur la rive du Jourdain quand, soudain, un lion terrifiant se présenta devant lui, hurlant de douleur et lui montrant sa patte enflée, car une pointe de roseau s'y était enfoncée. Plein de cette même compassion que Dieu éprouve envers toutes Ses créatures, Gérasime retira l'épine, nettoya la plaie et la banda, puis il congédia la bête. Mais le lion, plein de reconnaissance, ne voulut plus quitter l'homme de Dieu; il le suivait partout comme un disciple exemplaire et, converti de sa férocité naturelle, il ne mangeait plus que du pain et des légumes. Il avait même reçu une obédience et était chargé de conduire l'âne du monastère pour le faire paître sur les rives du fleuve. Un jour, échappant à la surveillance du lion, l'âne s'éloigna et fut capturé par des chameliers qui venaient d'Arabie. Le lion revint au monastère tout triste et la tête baissée. Gérasime, croyant qu'il avait mangé l'âne, le réprimanda sévèrement et le condamna à faire désormais le travail de la bête de somme, en portant l'eau du fleuve au monastère. Quelque temps après, le chamelier qui avait pris l'âne étant de nouveau de passage dans la région, se trouva par hasard en face du lion. En reconnaissant l'âne, le lion fonça aussitôt sur lui et, le prenant par la bride avec trois chameaux à la suite, il le ramena avec joie au monastère en frétillant de la queue de joie. Son innocence ayant été reconnue, le lion, qui avait reçu le nom de Jourdain, vécut dès lors dans la laure inséparable du Saint et ami de tous les moines.

Au bout de cinq ans, quand Gérasime s'endormit dans le Seigneur (5 mars 475), Jourdain était absent de la laure. Lorsqu'à son retour, les moines lui apprirent la mort de l'Ancien, il refusa de manger et, tournant çà et là, il poussait de grands rugissements de désespoir. Comme les moines ne parvenaient pas à le consoler, l'un d'eux l'invita à le suivre pour voir l'endroit où on avait enterré le Saint. Aussitôt qu'il approcha de la tombe, le lion se prosterna avec le moine et, frappant violemment sa tête contre terre, il mourut sur place en poussant un grand rugissement.

La laure de Gérasime est restée pendant longtemps un des hauts lieux du monachisme palestinien, jusqu'à sa destruction au XIIIe siècle. Prenant avec eux les reliques du Saint, les moines s'installèrent alors dans la laure de Calamon qui prit le nom de Saint Gérasime.



Source principale : calendrier.egliseorthodoxe.com (« Rév. x gpm »).

 

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 07:27

Saintes Perpétue et Félicité
Martyres († 203)


Perpétue est une jeune patricienne, Félicité une jeune esclave.

Elles avaient toutes deux demandé le baptême à l'évêque de Carthage. L'empereur Septime Sévère ayant interdit le christianisme, le groupe des catéchumènes, dont elles faisaient partie, est arrêté, avec Sature, Saturnin, Révocat et Secondule. Pendant plusieurs mois, ils connurent la prison dans des conditions très dures, d'autant qu'ils étaient dans l'incertitude du sort exact qui les attendait.

Félicité était enceinte et Perpétue, jeune mariée, allaitait son enfant. Le père de la jeune femme tenta en vain de la faire sacrifier aux dieux au nom de l'amour maternel. Quant à Félicité, elle mit au monde une petite fille dans sa prison. Trois jours après la naissance, elle était martyrisée et l'enfant fut adoptée par une chrétienne de la ville.

Comme leurs compagnons, Perpétue et Félicité furent livrées aux bêtes du cirque, enveloppées dans un filet, et livrées à une vache furieuse. Elles attirèrent la pitié des spectateurs devant ces jeunes mères torturées. On les acheva en les égorgeant.

Selon les « acta » de leur martyre, des témoins disaient : « Leur visage était rayonnant et d'une grande beauté. Il était marqué non de peur mais de joie. »

Le culte des deux jeunes femmes connut très vite une grande popularité : leur jeunesse, leur situation de mère de famille, leur courage, le fait qu'elles fussent des catéchumènes les font figurer en tête des martyres mentionnées dans la première prière eucharistique de la liturgie latine.

Elles sont fêtées par les Église d'Orient le 1er février.

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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 21:51

Prophétie de Marcel VAN sur la menace de mort  de la France

 

Br+Marcel+VanEn l’année 1945, le Christ s’adresse à Marcel Van :
« Ensuite, Jésus revient sur les grandes menaces qui pèsent sur l’avenir de la France :
« mon enfant, prie pour le pays que j’aime particulièrement… Ah… La France… si on ne prie pas, elle sera encore une fois malheureuse, et le règne de mon amour ne pourra que difficilement s’y établir… Van, ne doute pas de ce que je viens de te dire, en voyant que la situation en France est déjà un peu plus stable…
Mon enfant, je parle ainsi pour que la France soit avertie et sache prévenir, car l’ennemi veut faire de ce pays un foyer de discordes. Il faut beaucoup prier… France ! ..France ! … Promets-tu de m’être fidèle ? Es-tu décidée à protéger et étendre le règne de mon amour dans le monde ? »
Après la menace du communisme, le Seigneur en évoque une autre, plus subtile et progressive :
« Petit apôtre de mon amour, écris au sujet de la France… Français, mes enfants, et vous, mes prêtres de France, je vous aime. Soyez sur vos gardes afin de prévenir. L’ennemi de mon amour va vous lancer avant tout son poison à la tête. Soyez sur vos gardes. Ce parti, contrairement au parti communiste, ne nuira pas directement à mes enfants. Il ne détruira pas d’un seul coup le pays que j’aime, mais il le détruira peu à peu.
Oui, peu à peu, il va se propager, peu à peu il va vomir sa fumée infernale pour vous faire mourir asphyxiés il agira de façon à vous éloigner peu à peu de mon amour, pour vous rapprocher progressivement de l’amour profane. Oui, mes enfants, il agira ainsi peu à peu…
Ayez confiance en mon amour, consacrez votre pays à mon amour… Mieux vaudrait pour la France être gouvernée par un homme du peuple à l’esprit obtus, que de l’être par un ennemi de mon amourqui la mènerait à la ruine complète… Pauvre France ! une fois libérée du communisme, elle subira une influence plus perverse encore, celle de la Franc-maçonnerie
France, pays que j’aime… Considère les paroles que je t’adresse ici… Français, mes enfants, si vous repoussez loin de vous mon amour, de quel amour pourriez-vous bien vous servir pour relever la France ? S’il n’y a aucun amour pour relever la France, alors la France se verra couverte d’épaisses fumées montant de l’enfer. .. »
Source: Père Marie-Michel
– Extraits de l’Amour ne peut mourir, Vie de Marcel Van, 1990 (Le Sarment-Fayard)
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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 17:26

SAINT MATTHIAS, qui êtes-vous ?
Apôtre


On ne peut guère douter que saint Matthias n'ait été un des soixante-douze disciples de Jésus-Christ; du moins est-il certain qu'il s'attacha de bonne heure à la personne du Sauveur, et qu'il ne S'en sépara point depuis Son Baptême jusqu'à Son Ascension.

Les fidèles étant assemblés pour attendre la descente du Saint-Esprit, saint Pierre leur dit que, pour accomplir l'Écriture, il fallait choisir un douzième Apôtre à la place de Judas. Matthias et Joseph, appelé Barsabas, que sa piété extraordinaire avait fait aussi surnommer le Juste, furent jugés dignes de cette éminente dignité. 

On se mit aussitôt en prières, afin de connaître la Volonté du Ciel, après quoi on procéda à l'élection par la voie du sort. Matthias ayant été désigné, on ne douta plus que Dieu ne l'eût choisi pour remplir la place vacante par la mort du traître Judas. 

Nous n'avons rien de certain sur les actions de saint Matthias; on sait seulement qu'après avoir reçu le Saint-Esprit le jour de la Pentecôte, il alla prêcher l'Évangile de Jésus-Christ, et qu'il consacra le reste de sa vie aux travaux de l'apostolat. 

Clément d'Alexandrie rapporte que, dans ses instructions, il insistait principalement sur la nécessité de mortifier la chair en réprimant les désirs de la sensualité; leçon importante qu'il tenait de Jésus-Christ, et qu'il mettait lui-même en pratique.

Les Grecs prétendent, d'après une ancienne tradition exprimée dans leurs ménologes, que saint Matthias prêcha la foi vers la Cappadoce et les côtes de la mer Caspienne; ils ajoutent qu'il fut martyrisé dans la Colchide, à laquelle ils donnent le nom d'Éthiopie. Les Latins célèbrent sa fête le 24 février. 
Saint-Mathias.jpg
On garde une partie de ses reliques à l'abbaye de Saint-Matthias de Trèves, et à Sainte-Marie-Majeure de Rome. Mais les Bollandistes disent que les reliques de Sainte-Marie-Majeure qui portent le nom de saint Matthias, pourraient ne point être de l'Apôtre, mais d'un autre saint Matthias, évêque de Jérusalem vers l'an 120.



L'Année Chrétienne, Tome I, p. 253, 254

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 15:13

 

Saint Polycarpe, qui êtes-vous ?
Évêque et martyr 
(† 167)

 

P

olycarpe fut un personnage d'une éminente sainteté et d'une très profonde doctrine.

 

Il avait eu le bonheur de connaître plusieurs disciples du Sauveur, et de les entretenir familièrement, surtout l'apôtre saint Jean, par l'autorité duquel il fut établi évêque de Smyrne.

 

Homme de grande foi, Polycarpe avait horreur de tout ce qui attaquait la doctrine chrétienne.

 

L'hérétique Marcion s'approcha un jour de lui audacieusement, au moment où Polycarpe détournait la tête pour éviter de le voir, et il lui dit :

 

-« Ne me connaissez-vous pas ?

 

 “Si, répondit l'évêque, je vous connais pour le fils aîné de Satan.” »

 

Une telle âme était préparée au martyre.

 

Le récit de son sacrifice est une des plus belles pages de l'histoire aux premiers siècles. À l'entrée de ce saint vieillard dans l'amphithéâtre, tous les chrétiens présents entendirent une voix mystérieuse qui lui disait :

 

-« Courage, Polycarpe, combats en homme de cœur ! »

Le proconsul lui demanda :

 

-« Es-tu Polycarpe ? “Oui, je le suis.” Aie pitié de tes cheveux blancs, maudis le Christ, et tu seras libre. 

Il y quatre-vingt-six ans que je le sers et il ne m'a fait que du bien ; comment pourrais-je le maudire ? Il est mon Créateur, mon Roi et mon Sauveur.” 

Sais-tu que j'ai des lions et des ours tout prêts à te dévorer ? “Fais-les venir ! ” 

Puisque tu te moques des bêtes féroces, je te ferai brûler. 

Je ne crains que le feu qui brûle les impies et ne s'éteint jamais. Fais venir tes bêtes, allume le feu, je suis prêt à tout.” »

 

De toutes parts, dans l'amphithéâtre, la foule s'écrie : « Il est digne de mort. Polycarpe aux lions ! » Mais on arrêta qu'il serait brûlé vif.


Comme les bourreaux se préparaient à l'attacher sur le bûcher, il leur dit :

-« C'est inutile, laissez-moi libre, le ciel m'aidera. »


Le saint lève les yeux au ciel et prie. Tout à coup la flamme l'environne et s'élève par-dessus sa tête, mais sans lui faire aucun mal, pendant qu'un parfum délicieux embaume les spectateurs.

 

À cette vue, les bourreaux lui percent le cœur avec une épée.



(Source©Evangelizo.org)

 

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 00:20

SAINT SIMÉON, QUI ÊTES-VOUS ?

Évêque et Martyr
(† v. 107)

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Descendant  de David, fils de Cléophas et de cette Marie si intimement unie par les  liens du sang à la sainte Vierge qu'on l'appelait sa sœur, et donc  cousin germain du Seigneur, saint Siméon figure au nombre des témoins  privilégiés qui ont vu le Christ.

Après le martyre de saint Jacques le  Mineur, premier évêque de Jérusalem, Siméon fut élu par les derniers  Apôtres pour lui succéder.

Selon toute vraisemblance, il dirigea  lui-même le départ des chrétiens de Jérusalem et leur retraite à Pella  au moment de la destruction de la ville sainte.

Sous  la persécution de Trajan, Siméon fut dénoncé au gouverneur Atticus, non  seulement comme chrétien, mais comme descendant de la race de David.

Le  saint vieillard ayant affirmé sa foi avec fermeté, fut torturé durant  deux jours et mourut sur une croix, vers l'an 107.

Malgré ses 120 ans,  ce saint vieillard supporta ce rude supplice avec constance et reçut «  la couronne de vie que Dieu prépare à ceux qui l'aiment ».

Il avait  vraisemblablement gouverné l'Église de Jérusalem durant quarante-trois  ans.


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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 16:01

Saints martyrs d’Abitène, qui êtes-vous ?

(† 304)

LES MARTYRS D'ABITÈNE dans images sacrée

 

S

aturnin, prêtre, avec ses quatre enfants : Saturnin le jeune et Félix, tous deux lecteurs, Marie, vierge consacrée, et le petit Hilarion.

 

Le sénateur Dativus, Félix ; un autre Félix, Émérite et Ampelius, lecteurs. Rogatien, Quintus, Maximien ou Maxime, Telica ou Tazelita, un autre Rogatien, Rogatus, Janvier, Cassien, Victorien, Vincent, Cécilien, Restitute, Prima, Éve, encore un autre Rogatien, Givalius, Rogatus, Pomponia, Secunde, Januaria, Saturnine, Martin, Clautus, Félix le jeune, Marguerite, Major, Honorata, Regiola, Victorin, Peluse, Fauste, Dacien, Matrone, Cécile, Victoire, vierge de Carthage, Berectina, Secunde, Matrone, Januaria. (Martyrologe Romain)

 

Visite Pastorale du Pape Benoît XVI, Pape de Rome,

 à Bari pour la Clôture du 
XXIV Congrès Eucharistique Italien

Esplanade de Marisabella
Dimanche 29 mai 2005

 

Extraits de l’Homélie du Pape

 

Très chers frères et sœurs,

 

[...] Ce Congrès eucharistique, qui arrive aujourd'hui à sa conclusion, a voulu présenter le dimanche comme la « Pâque hebdomadaire », expression de l'identité de la communauté chrétienne et centre de sa vie et de sa mission.


Le thème choisi - « Sans le dimanche nous ne pouvons pas vivre » - nous ramène à l'an 304, lorsque l'empereur Dioclétien interdit aux chrétiens, sous peine de mort, de posséder les Écritures, de se réunir le dimanche pour célébrer l'Eucharistie et de construire des lieux pour leurs assemblées.


A Abitène, une petite ville située dans l'actuelle Tunisie, 49 chrétiens furent surpris un dimanche alors que, réunis dans la maison d'Octave Félix, ils célébraient l'Eucharistie, bravant ainsi les interdictions impériales.

 

Arrêtés, ils furent conduits à Carthage pour être interrogés par le Proconsul Anulinus. La réponse, parmi d'autres, qu'un certain Eméritus donna au Proconsul qui lui demandait pourquoi ils avaient transgressé l'ordre sévère de l'empereur, est significative.

 

Il répondit : « Sine dominico non possumus » : sans nous réunir en assemblée le dimanche pour célébrer l'Eucharistie, nous ne pouvons pas vivre.


Les forces nous manqueraient pour affronter les difficultés quotidiennes et ne pas succomber.

 

Après d'atroces tortures, ces 49 martyrs d'Abitène furent mis à mort. Ils confirmèrent ainsi leur foi, à travers l'effusion de leur sang.

 

Ils moururent, mais ils vainquirent : nous les rappelons à présent dans la gloire du Christ ressuscité.


Les martyrs d'Abitène représentent une expérience sur laquelle nous, chrétiens du XXI siècle, nous devons réfléchir.

 

Pour nous non plus, il n'est pas facile de vivre en chrétiens, même s'il n'y a pas ces interdictions de l'empereur.

 

Mais, d'un point de vue spirituel, le monde dans lequel nous nous trouvons, souvent marqué par une consommation effrénée, par l'indifférence religieuse, par un sécularisme fermé à la transcendance, peut apparaître comme un désert aussi aride que celui « grand et redoutable » (Dt 8, 15) dont nous a parlé la première lecture, tirée du Livre du Deutéronome. [...]

 

« Comment pourrions-nous vivre sans Lui ? ».

 

Nous entendons retentir dans ces paroles de saint Ignace l'affirmation des martyrs d'Abitène :

-« Sine dominico non possumus ».

C'est précisément de là que jaillit notre prière : que nous aussi, chrétiens d'aujourd'hui, retrouvions la conscience de l'importance décisive de la Célébration dominicale et sachions tirer de la participation à l'Eucharistie l'élan nécessaire pour un nouvel engagement dans l'annonce au monde du Christ « notre paix » (Ep 2, 14). Amen !



Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

 

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