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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 05:45

When there is confusion in the soul, of whatever kind, do not at such a time trust its judgment; for what the soul tells you then will not be the truth.
(St Theophan the Recluse, The Art of Prayer)

Livre d'Isaïe 66,12-14.

Ainsi parle le Seigneur : je ferai couler vers elle la paix comme un fleuve, et la gloire des nations comme un torrent qui déborde, et vous serez allaités, portés sur les bras, et caressés sur les genoux. 
Comme un homme que sa mère console, ainsi je vous consolerai, et vous serez consolés dans Jérusalem. 
Vous le verrez, et votre cœur sera dans la joie, et vos os reprendront vigueur comme l'herbe. Et la main de Yahweh se fera connaître à ses serviteurs ; et son indignation à ses ennemis. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 18,1-4.

En ce temps-là, les disciples s'approchèrent de Jésus, et lui dirent : Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? 
Alors ayant fait venir un enfant, il le plaça au milieu d'eux 
et dit : Je vous le dis, en vérité, si vous ne changez et ne devenez comme les enfants, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux. 
Celui donc qui se fera humble comme ce petit enfant est le plus grand dans le royaume des cieux. 
 


(Un des nouveaux prêtres: Abouna Pierre-Marie célébrant hier sa 1ère Messe dominicale à Yaoundé)

Par St Aphraate

(?-v. 345), moine et évêque près de Mossoul 
Les Exposés, n° 6 (trad. SC 349, p. 388) 

 

Suivre le dernier de tous et le serviteur de tous

 

 

Mon ami, prenons la ressemblance de celui qui nous donne la vie.

Alors qu'il était riche, il s'est appauvri lui-même.

Alors qu'il était haut-placé, il a abaissé sa grandeur.

Alors qu'il habitait les hauteurs, il n'a pas eu de lieu où s'appuyer la tête.

Alors qu'il doit venir sur les nuées, il est monté sur un ânon pour entrer à Jérusalem.

Alors qu'il est Dieu et fils de Dieu, il a porté la ressemblance de serviteur. 

Lui qui est le repos de toutes les peines, il a été fatigué de la peine du chemin.

Lui qui est la source qui étanche la soif, il a eu soif et il a demandé de l'eau à boire.

Lui qui est la satiété qui rassasie notre faim, il a eu faim quand il jeûnait au désert pour être tenté.

Lui qui est le veilleur qui ne dort pas, il s'est endormi et s'est couché dans la barque au milieu de la mer.

Lui qui est servi dans la tente de son Père, il s'est laissé servir des mains des hommes.

Lui qui est le médecin de tous les hommes malades, ses mains ont été percées par des clous.

Lui dont la bouche énonçait de bonnes choses, on lui a donné du fiel à boire.

Lui qui n'avait fait de mal ni nui à personne, il a été frappé de coups et il a supporté l'outrage.

Lui qui fait vivre tous les morts, il s'est livré lui-même à la mort de la croix. 

Notre Vivificateur lui-même a fait preuve de tout cet abaissement ; abaissons-nous nous-mêmes, mes amis. 

(références bibliques : 2Co 8,9 ; Ph 2,6-8 ; Mt 8,20 ; Dn 7,13 ; Mt 26,64 ; Jn 12,14-15 ; Ph 2,7 ; Jn 4,6 ; Jn 6,7 ; Mt 4,2 ; Ps 121,4 ; Mt 8,24 ; Ps 49,4 ; Ps 69,22 ; Mt 27,34)

 

 

PRIONS NOS ANGES GARDIENS !

 

Thérèse de l'Enfant-Jésus,

 leur dédia l'une de ses poésies.

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« Glorieux Gardien de mon âme,
Toi qui brilles dans le beau Ciel
Comme une douce et pure flamme
Près du trône de l’Éternel
Tu descends pour moi sur la terre
Et m'éclairant de ta splendeur
Bel Ange, tu deviens mon Frère,
Mon Ami, mon Consolateur !...

Connaissant ma grande faiblesse
Tu me diriges par la main
Et je te vois avec tendresse
Ôter la pierre du chemin
Toujours ta douce voix m'invite
A ne regarder que les Cieux
Plus tu me vois humble et petite
Et plus ton front est radieux.

Ô toi ! qui traverses l'espace
Plus promptement que les éclairs
Je t'en supplie, vole à ma place
Auprès de ceux qui me sont chers
De ton aile sèche leurs larmes
Chante combien Jésus est bon.
Chante que souffrir a des charmes
Et tout bas, murmure mon nom...

Je veux pendant ma courte vie
Sauver mes frères les pécheurs
Ô Bel Ange de la Patrie
Donne-moi tes saintes ardeurs
Je n'ai rien que mes sacrifices
Et mon austère pauvreté
Avec tes célestes délices
Offre-les à la Trinité.

A toi, le Royaume et la Gloire,
Les Richesses du Roi des rois.
A moi l'humble Hostie du ciboire,
A moi le trésor de la Croix.
Avec la Croix, avec l'Hostie
Avec ton céleste secours
J'attends en paix de l'autre vie
Les joies qui dureront toujours. »

Ste Thérèse de l'Enfant-JésusPoésie PN 46,
in "Œuvres complètes", Éditions du Cerf et Desclée de Brouwer, 1996.

 

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Cher ami.Aloho m'barekh

Encore une fois, merci pour les prières de chacun d'entre vous lorsque j'éffectuais ma visite pastorale au Cameroun. merci pour votre soutien fraternel .

En ce qui me concerne, tout s'est bien passé passé . Malheureusement, en pleine saison des pluies, je n'ai pas réussi à visiter chaque paroisse, certaines étant inaccessibles en raison des intempéries.

Je le ferai ulérieurement.

Les ordinations se sont bien passées, vous trouverez quelques témoignages photographiques sur Facebook ou le blog.

L'Icône de Mor Gregorios que l'OCP m'a offerte nous a suivie dans les visites aux paroisses et "points de mission".

A partir de mon exposé sur la vie du Saint et les circonstances de l'offrande de cette Image Sainte, les fidèles manifestèrent un grand engouement à la vénérer.

Nous sommes rentrés, Père Isaac et moi, ce mercredi matin.

Depuis mon retour, je tiens une grosse fièvre et, pourtant j'ai du assumer mercredi le Pèlerinage au Monastère, en l"honneur de St Michel avec réception des fidèles jusqu'à 19h le soir. Mais c'est la vie ! Il faut avancer...

Jeudi , j'accompagnais ceux qui étaient là pour une retraite spirituelle jusqu'à ce dimanche à Lisieux et Dozulé, samedi je ramassais ceux des fidèles de région parisienne qui souhaitaient rejoindre le Monastère ce dimanche pour le Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde et aux Saints du Kerala.

Ça y est, j'ai donc rejoins le tourbillon du train train des activités locales. Merci Seigneur de me soutenir !

Je suis au Monastère jusqu'à mardi soir ensuite, je pars faire le Catéchisme et célébrer le St Qurbana pour une poignée de fidèles à Fougères en Bretagne, assurer jeudi 6 Octobre une permannce pastorale et la Messe à Nantes, visiter les malades entre Nantes et la Charente et, dimanche desservir notre paroisse de Jauldes (Près de la Ville d'Angoulême dans le département de la Charente).

Je rentrerai ensuite au Monastère pour y collaborrer aux travaux qui s'imposent à l'approche de l'hivers et repartirai ensuite pour desservir le 22 la Paroisse de La Chapelle Faucher (Près de la Ville de Périgueux dans le département de Dordogne) , de nouveau la Paroisse de Jauldes le dimanche 23 et le "relais paroissial de LOURDES (Département des Pyrénées) le dimanche 30.

Vous ne quitterez pas mes prières pendant tout ce périple.

Je recommande à vos prières notre vieux Père Albert (Dayroyo Albert) qui est actuellement hospitalisé.

Votre fidèlement, fraternellement et respectueusement en Notre-Seigneur.Union de prières.

+Mor Philipose-Mariam

 

Convocations :

Dimanche 6 Novembre :

« Réunion de travail » et

Assemblée Générale Extraordinaire

de l’Association de la Métropolie (Archidiocèse) de l’Eglise Syro-Orthodoxe Francophone Mar Thomas.

 

Chers amis.

Initialement, le 1er dimanche d’Octobre, dès mon retour du Cameroun devait réunir les bureaux (Conseils d’Administration) des deux associations cultuelle (De la Métropolie) et caritative pour, autour du repas fraternel partagé après la Ste Messe, une « Réunion de Travail » afin de collecter toutes les informations que Père Isaac et moi-même rapportions de cette visite pastorale et en tirer les conséquences.

Malheureusement, il semble que les convocations à la CARITAS ESOF n’aient pas été envoyées.

Trop peu des membres des Conseils d’Administrations étaient présents.

Face à un tel désengagement, je renonçais à faire quelque rapport que ce soit, attendant des jours meilleurs.

Veuillez noter que nous aurons une « réunion de travail », autour du repas fraternel, comme de coutume, le dimanche 6 Novembre 2016 pour chacune des deux Associations.

Pour l’Association de la Métropolie (Archidiocèse) de l’Eglise Syro-Orthodoxe Francophone Mar Thoma, elle sera doublée d’une Assemblée Générale Extraordinaire dont l’unique objet sera d’entériner un Legs fait à l’Archidiocèse.

Je compte sur vous !

Ces réunions prépareront également la bonne réception d’un bon ami , frère évêque et métropolite de l’Eglise-mère qui nous fait l’honneur de visiter notre Eglise locale Syro-Orthodoxe en fin Novembre début Décembre.

Dans l’amour du Christ Notre-Seigneur, votre fidèlement et respectueusement. Aloho m’barekh (Dieu vous bénisse) !

+Mor Philipose-Mariam , Chandai ce 3.X.16

 

P.S : Si vous étiez dans l’impossibilité de vous rendre à cette réunion, veuillez envoyer votre procuration au Monastère. Merci.

 

 

See original image

 

 

Du côté de nos frères aînés, les Saints:

 

 

Saint Gérard de Brogne
Fondateur de l'Abbaye de Brogne 
(† 959)

Saint Gérard est le fondateur de l’abbaye de Brogne en Belgique, il est mort en 959.

Né vers 890 entre Sambre et Meuse, fils d’une grande famille noble il exerçait le métier des armes. Au cours d'une partie de chasse dans la forêt de Marlane, Gérard vint se recueillir dans un vieil oratoire et Saint-Pierre lui apparut et lui demanda d'édifier un sanctuaire en l'honneur de Dieu et d'y placer les reliques de Saint-Eugène.

Il devint moine bénédictin à l’abbaye de St Denis qui possédait ces reliques, il les obtint et fonda une abbaye à Brogne dédié aux Saints-Pierre-et-Eugène.

 L'actuelle abbaye de Brogne
GERARD 3 OCTOBRE

Il en devint l’abbé et en 930, à la demande du comte de Flandres et du duc de Lotharingie, Gérard introduisit la réforme monastique, afin d’y rétablir la règle bénédictine, dans plusieurs abbayes dont celle du Mont St Michel, St Bavon à Gand et St Rémy à Reims. Il mourut à Brogne le 3 octobre 959

 

Hieromartyr Dionysius the Areopagite (96)

 

He is mentioned in Acts 17:19-34. He was a learned Athenian, a member of the Athenian court on Mars Hill (Areos Pagos in Greek, from which the title 'Areopagite' comes). At the time of Christ's crucifixion, he was studying in Egypt and saw the sky darkened there for three hours when Christ breathed His last. He later married and had several children.

 

 When St Paul preached in Athens, Dionysius was among the first to believe, and became either the first (according to some)Bishop of Athens, or the second, succeeding St Hierotheos (commemorated tomorrow, October 4). With St Hierotheos he was present at the Dormitionof the Mother of God. He received a martyr's end in his old age, possibly in Athens. He is the author of several famous works of mystical theology, including On the Divine Names

 

 

 

 

 

LA COMPASSION DE MARIE POUR TOUS:

Starets Silouane écrit au sujet de l'amour de la mère de Dieu, un amour qui embrasse le monde entier[1] :

 

Bien  que la vie de la mère de Dieu soit comme voilée par un silence sacré, le Seigneur de notre Eglise orthodoxe nous a cependant donné de savoir que son amour embrasse le monde entier, que, dans l'Esprit Saint, elle voit tous les peuples de la terre et que, tout comme son Fils, elle a de la compassion pour tous les hommes.

 

Oh ! Si nous pouvions savoir comme la Toute Sainte aime ceux qui gardent les commandements du Christ, et comme elle a compassion et souffre pour ceux qui ne se corrigent pas ! J'en ai fait l'expérience moi-même. Je ne mens pas, je parle devant la Face du Dieu que mon âme connaît : en esprit, je connais la Vierge Toute-pure. Je ne l'ai pas vue, mais le Saint Esprit m'a donné de la connaître ainsi que son amour pour nous.

Sans sa miséricorde, il y a longtemps que j'aurai péri ; amis elle voulut me visiter et m'exhorter à ne plus pécher. Elle me dit : « Je n'aime pas voir ce que tu fais. » Ses paroles étaient calmes et douces, mais elles agirent avec force sur mon âme. Plus de quarante ans ont passé depuis, mais mon âme ne peut oublier ces paroles remplies de douceur. Je ne sais pas ce que je donnerai en retour pour son amour envers moi et comment je pourrai remercier la Mère du Seigneur.

 

Elle est, en vérité, notre protectrice auprès de Dieu, et son nom suffit pour réjouir l'âme. Mais tout le Ciel et toute la terre se réjouissent de son amour.

Merveille incompréhensible ! Elle vit aux Cieux et contemple constamment la Gloire de Dieu, mais elle n'oublie cependant pas les pauvres que nous sommes et couvre sa protection tous les peuples de la terre.

C'est sa Mère Très pure que le Seigneur nous a donnée. Elle est notre joie et notre espérance. Elle est notre mère selon l'esprit, et elle est proche de nous selon la nature, comme être humain ; et toute âme chrétienne s'élance vers elle avec amour.

 


[1] Archimandrite Sophrony, Starets Silouane, moine du mont Athos, Vie - Doctrine - Ecrits - Edition Présence, Belley, 1982, p. 357-358

Source : http://www.mariedenazareth.com/

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

(Une Messe au "Relais paroissial" de Mimboman)

 

L’UNION À DIEU PAR LA PRIÈRE

st-augustin-dhippone

La prière continuelle –

Concrètement, c’est pour nous la voie de la métamorphose (terme grec pour transfiguration) par contact avec Dieu. De la prière continuelle, cette vie avec le Christ-Dieu par amour pour lui et pour ce qui lui plait, résulte un contact permanent avec lui. C’est la vie commune de deux personnes qui s’aiment. Elle produit une métamorphose subtile et une union indissoluble. Dieu n’est pas loin, bien que transcendant et absolu : Il s’est fait proche, immanent à nous tous par l’Incarnation, et à chaque personne par le saint Baptême. L’image divine resplendit en Jésus et Jésus la renouvelle en nous : c’est notre point de départ.

Dieu est tout proche

Nous partons de l’Emmanuel : « Car Dieu est avec nous » (Isaïe 8,10). Le point de départ de la voie chrétienne, ce n’est pas Dieu lointain : c’est Dieu proche. Le mystère du Christ est le mystère de Dieu proche de moi. C’est même beaucoup plus que cela : Dieu est uni à moi. Cet état d’union, je le découvre par la prière continuelle, je ne le crée pas. Je rejoins cette union. Elle est en même temps mon point de départ. C’est un donné. C’est là que le Maître m’a fixé rendez-vous et de là nous partirons ensemble vers le Père. « Allez annoncer à mes frères, dit le Seigneur, qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront » (Matthieu 28,10). La Galilée est le lieu de la proximité de Dieu. C’est de là qu’il appelle ses amis et c’est là qu’Il leur fixe rendez-vous…

Un point de contact avec Dieu

Je pars d’un donné que je ne connais pas, tant que je vis en dehors de l’Église ; ou bien même, tout en vivant à l’intérieur de l’Église, si je ne cherche pas tellement à approfondir, je ne sais pas cela, je crois que Dieu est loin. Pourtant je ne dois pas passer ma vie à supposer Dieu en dehors de moi. Le contact subtil et permanent de l’intellect (le « noûs » grec à traduire par intuition) avec Dieu fait découvrir qu’Il est là, tout proche. Le Royaume des cieux que nous cherchons à conquérir n’est pas extérieur à nous. « Le Royaume de Dieu est à l’intérieur de vous » (Luc 17,21). Il est intérieur à nous, comme une graine semée par le Semeur. Notre effort – effort ascétique de prière continuelle, de purification, de confession des péchés, de libération à l’égard des passions, d’accomplissement des commandements – est un effort pour entrer en possession de l’héritage qui nous revient. Il s’agit, paradoxalement, de conquérir quelque chose qui nous est donné. « Le Royaume de Dieu appartient aux violents » (Matthieu 25,31). Nous approchons, nous, d’un Dieu qui est déjà proche : « Venez à moi », dit Dieu (cf. Isaïe 45,20 ; 49,9 ; 55,1). Dieu est intérieur à l’homme par son image. « Au milieu se tient Celui que vous ne connaissez pas » (Jean 1,26). C’est parce que je suis, moi, extérieur à moi, que je ne le trouve pas. Mais le jour où je serai aussi intérieur à moi-même que Dieu l’est, je trouverai Dieu.

S’approcher de soi

Je ne suis pas en moi. L’homme n’est pas en lui-même ; il est étranger, périphérique à lui-même. Dès que je commence à prier, je découvre cela : je suis en réalité à la périphérie de moi-même ; je ne suis pas en mon centre. C’est pour cela que je ne connais rien. Je ne connais ni Dieu, ni le monde, ni moi-même. Et c’est pourquoi je souffre. C’est pourquoi je ne peux communiquer ni avec Dieu, ni avec autrui, ni avec moi-même. C’est parce que je ne suis pas en moi. L’effort pour adhérer à Dieu par une prière continuelle tend également à me rapprocher de moi-même, à être aussi proche de moi-même que l’est Dieu. Dieu est plus proche de moi que je ne le suis moi-même. C’est pourquoi il a de la compassion pour moi, alors que je suis indifférent à mon salut. Si j’étais proche de moi et en moi, je pleurerais sur mes péchés, en connaissant la compassion que Dieu a pour moi, mon prochain. Combien le Seigneur aime mon prochain ! Il me faut donc arriver à m’approcher de moi, de mon propre centre créé, là où réside l’image de Dieu et la grâce baptismale du saint Esprit. Augustin d’Hippone a parlé de cela en disant : Dieu est plus intérieur à moi que moi-même. « C’est le Christ qui vit en moi » disait déjà l’Apôtre (Galates 2,20).

(extrait de Prie comme tu respires, à paraître aux éditions Apostolia)

SILENCE ET CONTEMPLATION:
 
« Jésus s'en alla dans la montagne pour prier, et il passa la nuit à prier Dieu »



      Les contemplatifs et les ascètes de tous les temps, de toutes les religions, ont toujours recherché Dieu dans le silence, la solitude des déserts, des forêts, des montagnes. Jésus lui-même a vécu quarante jours en parfaite solitude, passant de longues heures, cœur à cœur avec le Père, dans le silence de la nuit.

      Nous-mêmes sommes appelés à nous retirer par intermittences dans un plus profond silence, dans l'isolement avec Dieu. Être seul avec lui, non pas avec nos livres, nos pensées, nos souvenirs, mais dans un parfait dénuement ; demeurer en sa présence -- silencieux, vide, immobile, dans l'attente.

      Nous ne pouvons pas trouver Dieu dans le bruit, l'agitation. Vois la nature : les arbres, les fleurs, l'herbe des champs croissent en silence ; les étoiles, la lune, le soleil se meuvent en silence. L'essentiel n'est pas ce que nous pouvons dire, mais ce que Dieu nous dit, et ce qu'il dit à d'autres à travers nous. Dans le silence, il nous écoute ; dans le silence, il parle à nos âmes. Dans le silence, il nous est donné le privilège d'entendre sa voix :

      Silence de nos yeux.
      Silence de nos oreilles.
      Silence de nos bouches.
      Silence de nos esprits.
      Dans le silence du cœur,
      Dieu parlera.

 

Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Soeurs Missionnaires de la Charité
No Greater Love (trad. Il n'y a pas de plus grand amour, Lattès 1997, p. 24)

Pologne : le Parlement vote l'interdiction totale de l'avortement

pieds bébé

ARTICLE SOURCE "Famille Chrétienne" du  27/09/2016 | Numéro 2020

 

La chambre basse du Parlement polonais a adopté, vendredi 23 septembre, un projet d’interdiction total de l’avortement. Les députés ont finalement renoncé à punir de cinq ans de réclusion médecins et patientes qui le pratiquent, mesure à laquelle s’opposait déjà l’épiscopat du pays. La nouvelle loi doit maintenant être étudiée par la Commission nationale de la justice et des droits de l’homme.

Sermon de SE Mor Melethius pour le 3ème dimanche après la Ste Croix

 

 

Me Sermon.jpg

Keep Human and Human Concerns at the Centre

Sermon for third Sunday after Feast of the Cross
Text Mark 2:23-28

23. And it came to pass, that he was going on the sabbath day through the grain fields; and his disciples began, as they went, to pluck the heads of grain.
24. And the Pharisees said to Jesus, Look, why do they on the sabbath day do that which is not lawful?
25. And Jesus said to them, Didn’t you ever read what David did, when he had need, and was hungry, he, and they that were with him?
26. How he entered into the house of God when Abiathar was high priest, and ate the showbread, which was not lawful to eat except the priests, and gave also to those who were with him?
27. And Jesus said to them, The sabbath was made for humans, and not humans for the sabbath:
28. so that the Son of man is Lord even of the sabbath.

Glory be to the Father, the Son and the Holy Spirit

Today we observe the Third Sunday after the Feast of the Cross.
Also we observe today the 147th birthday of the Father of our nation, Mahatma, Mohandas Karamchand Gandhi.  He lived the life of cross for the sake of the independence of his countrymen. Let us remember him for what great gift he gave us and also glorify God for giving such a great statesman like him for us. Of course Jesus lived it first and not just for any countrymen, but for the whole creation and also He established a new cross, not of death and killing but of resurrection and life.

With cross Jesus established a new culture for us to have.
This in many ways shall be contradictory to what have been followed by His own people then and now.
That is why according to Matthew 5:27 ff. Jesus had to say, ‘you may have heard this … but I tell you…’.
Here we have a question of conflict between Legalism and Human Concerns or welfare.
This shall bring us to the fundamental question, What is the purpose of law and statutes, and again how can it be understood in the context of the classical event of “Incarnation”?
There may be people who would say, Jesus came to abolish law. But I don’t ascribe to that theory.
Incarnation holds creation in priority and helped to take it to it’s fullness.
In that process law will be of help.
Incarnation was God’s concrete and paramount expression of love, love toward all that He created and particularly humans.
Love binds people and this binding will certainly bring in certain limitations on every one.
The classical example again, is Incarnation. God had to set a limit to Himself to have Incarnation and that was because He loved His creation and John the Evangelist testifies to it in 3:16. ‘God so loved the world that He had to send His Son to be crucified’. That was a law God accepted on Himself.
But that law was for His creation and particularly for humans.
This is why Jesus declared, law is for human and not human for law.

As a matter of fact this was the purpose of the law Moses received while Israel was on the way to the promised land.
The commandment God granted Israel through Moses had two purposes, One educative, that is, to educate the people, who never knew God or knew how can they respond to God’s love which effected in the liberation from Egypt. They were not to have any confusion about who liberated them as they until then knew only the gods of Egypt. God had to tell them, it was not the god of Pharaoh who liberated them, but the One who ‘shall show them what he shall be’ or Yahweh who was in action. If they ever thought it was the god of Pharaohs, then they will again go back to that slavish situation no matte where ever they ended up living in. But God wanted them always to be liberated politically, in understanding and in relationship.
Secondly, on the same line they had to learn a new kind of relationship between human and human and everything else in the created world.
God gave those ten commandments that they will be an organized community where they arrived. Those commandments defined the kind of relationship they should have in a liberated world.
Until then they knew only of a servant master relationship and hence always a hierarchical one. But that was not God wanted them to have in their liberated world.
So ultimately what was important was human (including human’s world) and their wellbeing.
But the leaders of the community never understood this purpose of God, but added statutes and laws to make God’s people slaves again and to have a stratified society for them.
To Jesus, this was blatant violation of God’s purpose with human.
Jesus found this occasion, of his disciples plucking and eating seed heads in the field, recorded in Mark 2: 23 ff. a fitting one to bring in His point.
He reminds those leaders who were so zealous about the law, that there were occasions when law gave way to the need of humans.
While David was trying to escape the wrath of Saul he had to go to the temple and he himself eat and also give to his men the show bread which was only for the clergy to eat according to Leviticus 23:3  to 28 and Dt. 5:14.
Mark of course made a mistake in naming the priest of the time by saying that it was Abiathar who fed David. It was rather Ahimelk according to 1 Sam. 21: 1 ff. Who offered food to David. We could see Matthew making such mistakes when he was trying to quote from their scripture. But probably this was the only one for Mark.
Any way, Jesus’ point was well established with this example from their own history.

Historically speaking Sabbath was established as a statute to keep the community together. Many of you know that it was during the time of Babylonian Exile they introduced the observance of Sabbath, but attributed it for better acceptance to the time of creation, the stories of which again were adapted during that time.
Exiles who had to work hard in the new environment had two challenges: one, to keep the identity of the community in the foreign land and two, to keep generations learn the ways and traditions of the community so that they will not get assimilated in the society they were and forget the love of God that was shown in the liberative act in Egypt and the liberative act that was to be shown few decades later during the time of Cyrus of Persia when they will go back to Jerusalem to establish themselves again as of old. So Sabbath also was for human.
I see the same sentiment working among Malayalee Christians who have gone away for diaspora living. The attendance in Churches in all places outside Kerala is almost hundred percent while in Kerala it is is maximum fifty.
But again the question before those who have migrated to other parts of the country and world is, how do they treat the traditionally handed down customs, practices, guidelines and statues? There shall be no absolute law in religion that no change can be effected.  It should be able to see humans and human concerns as primary. Laws are for human and hence are to be re-examined on a regular basis and re-written according to the historical journey humans take through changing socio-political, cultural environs. Otherwise it may drive growing up generations away when they get older and gain freedom even if they were kept within strict religious boundaries while they were still young.
Not only Sabbath and Sabbatical statutes but any law that doesn’t take care of the genuine concerns of human’s wellbeing and healthy relationship with God and with one another will be challenged and broken to hurt many involved including those loving parents.
Now we have a new culture established by Jesus’ Cross, and that culture should be a culture of love, caring and understanding that will strengthen bonds between God and human, and human and human with all its environs. May the Spirit of Christ who shall lead us to all truth and help us understand where we stand now and where we are to be standing.
God bless us

(Source:https://yuhanonmilitos.wordpress.com/2016/10/02/sermon-on-mark-223-28/ )

(Derrière le rideau du Choeur de la Chapelle du Monastère de formation à yaoundé Cameroun, pendant une cérémonie)

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Keep Human and Human Concerns at the Centre

Sermon for third Sunday after Feast of the Cross
Text Mark 2:23-28

23. And it came to pass, that he was going on the sabbath day through the grain fields; and his disciples began, as they went, to pluck the heads of grain.
24. And the Pharisees said to Jesus, Look, why do they on the sabbath day do that which is not lawful?
25. And Jesus said to them, Didn’t you ever read what David did, when he had need, and was hungry, he, and they that were with him?
26. How he entered into the house of God when Abiathar was high priest, and ate the showbread, which was not lawful to eat except the priests, and gave also to those who were with him?
27. And Jesus said to them, The sabbath was made for humans, and not humans for the sabbath:
28. so that the Son of man is Lord even of the sabbath.

Glory be to the Father, the Son and the Holy Spirit

Today we observe the Third Sunday after the Feast of the Cross.
Also we observe today the 147th birthday of the Father of our nation, Mahatma, Mohandas Karamchand Gandhi.  He lived the life of cross for the sake of the independence of his countrymen. Let us remember him for what great gift he gave us and also glorify God for giving such a great statesman like him for us. Of course Jesus lived it first and not just for any countrymen, but for the whole creation and also He established a new cross, not of death and killing but of resurrection and life.

With cross Jesus established a new culture for us to have.
This in many ways shall be contradictory to what have been followed by His own people then and now.
That is why according to Matthew 5:27 ff. Jesus had to say, ‘you may have heard this … but I tell you…’.
Here we have a question of conflict between Legalism and Human Concerns or welfare.
This shall bring us to the fundamental question, What is the purpose of law and statutes, and again how can it be understood in the context of the classical event of “Incarnation”?
There may be people who would say, Jesus came to abolish law. But I don’t ascribe to that theory.
Incarnation holds creation in priority and helped to take it to it’s fullness.
In that process law will be of help.
Incarnation was God’s concrete and paramount expression of love, love toward all that He created and particularly humans.
Love binds people and this binding will certainly bring in certain limitations on every one.
The classical example again, is Incarnation. God had to set a limit to Himself to have Incarnation and that was because He loved His creation and John the Evangelist testifies to it in 3:16. ‘God so loved the world that He had to send His Son to be crucified’. That was a law God accepted on Himself.
But that law was for His creation and particularly for humans.
This is why Jesus declared, law is for human and not human for law.

As a matter of fact this was the purpose of the law Moses received while Israel was on the way to the promised land.
The commandment God granted Israel through Moses had two purposes, One educative, that is, to educate the people, who never knew God or knew how can they respond to God’s love which effected in the liberation from Egypt. They were not to have any confusion about who liberated them as they until then knew only the gods of Egypt. God had to tell them, it was not the god of Pharaoh who liberated them, but the One who ‘shall show them what he shall be’ or Yahweh who was in action. If they ever thought it was the god of Pharaohs, then they will again go back to that slavish situation no matte where ever they ended up living in. But God wanted them always to be liberated politically, in understanding and in relationship.
Secondly, on the same line they had to learn a new kind of relationship between human and human and everything else in the created world.
God gave those ten commandments that they will be an organized community where they arrived. Those commandments defined the kind of relationship they should have in a liberated world.
Until then they knew only of a servant master relationship and hence always a hierarchical one. But that was not God wanted them to have in their liberated world.
So ultimately what was important was human (including human’s world) and their wellbeing.
But the leaders of the community never understood this purpose of God, but added statutes and laws to make God’s people slaves again and to have a stratified society for them.
To Jesus, this was blatant violation of God’s purpose with human.
Jesus found this occasion, of his disciples plucking and eating seed heads in the field, recorded in Mark 2: 23 ff. a fitting one to bring in His point.
He reminds those leaders who were so zealous about the law, that there were occasions when law gave way to the need of humans.
While David was trying to escape the wrath of Saul he had to go to the temple and he himself eat and also give to his men the show bread which was only for the clergy to eat according to Leviticus 23:3  to 28 and Dt. 5:14.
Mark of course made a mistake in naming the priest of the time by saying that it was Abiathar who fed David. It was rather Ahimelk according to 1 Sam. 21: 1 ff. Who offered food to David. We could see Matthew making such mistakes when he was trying to quote from their scripture. But probably this was the only one for Mark.
Any way, Jesus’ point was well established with this example from their own history.

Historically speaking Sabbath was established as a statute to keep the community together. Many of you know that it was during the time of Babylonian Exile they introduced the observance of Sabbath, but attributed it for better acceptance to the time of creation, the stories of which again were adapted during that time.
Exiles who had to work hard in the new environment had two challenges: one, to keep the identity of the community in the foreign land and two, to keep generations learn the ways and traditions of the community so that they will not get assimilated in the society they were and forget the love of God that was shown in the liberative act in Egypt and the liberative act that was to be shown few decades later during the time of Cyrus of Persia when they will go back to Jerusalem to establish themselves again as of old. So Sabbath also was for human.
I see the same sentiment working among Malayalee Christians who have gone away for diaspora living. The attendance in Churches in all places outside Kerala is almost hundred percent while in Kerala it is is maximum fifty.
But again the question before those who have migrated to other parts of the country and world is, how do they treat the traditionally handed down customs, practices, guidelines and statues? There shall be no absolute law in religion that no change can be effected.  It should be able to see humans and human concerns as primary. Laws are for human and hence are to be re-examined on a regular basis and re-written according to the historical journey humans take through changing socio-political, cultural environs. Otherwise it may drive growing up generations away when they get older and gain freedom even if they were kept within strict religious boundaries while they were still young.
Not only Sabbath and Sabbatical statutes but any law that doesn’t take care of the genuine concerns of human’s wellbeing and healthy relationship with God and with one another will be challenged and broken to hurt many involved including those loving parents.
Now we have a new culture established by Jesus’ Cross, and that culture should be a culture of love, caring and understanding that will strengthen bonds between God and human, and human and human with all its environs. May the Spirit of Christ who shall lead us to all truth and help us understand where we stand now and where we are to be standing.
God bless us

 

 

En ce Pèlerinage du 1er Dimanche d’Octobre à N-D de Miséricorde pour invoquer la Sainte Protection de notre Souveraine la Mère de Dieu et Toujours-Vierge Marie,
le clergé et les fidèles de l'Eglise Syro-Orthodoxe francophone n'oublièrent pas de s'unir spirituellement à leurs frères et soeurs Catholiques du Diocèse de Rouen tout proche à l'occasion de la Cérémonie Liturgique de Réconciliation de l'église paroissiale de Saint Etienne du Rouvray .
« La foi de Marie dénoue le nœud du péché » :
qu’est-ce que cela signifie ?
C'est une expression de Saint Irénée qui dit :
« Le nœud noué par la désobéissance d’Ève a été dénoué par l’obéissance de Marie ; ce que la vierge Ève avait lié par son incrédulité, la vierge Marie l’a délié par sa foi »
(Adversus Haereses III, 22, 4).
 
"Sous votre protection nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu.
Ne repoussez pas nos demandes dans nos besoins, mais délivrez-nous toujours de tous les dangers,
ô Vierge glorieuse et bénie. "

 

Les images de la réouverture de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray

 
 
 
Publication: Mis à jour: 

 

 

 

TERRORISME - Plus de deux mois après l'attentat jihadiste au cours duquel le prêtre Jacques Hamel a été assassiné, l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray a rouvert ses portes ce dimanche après-midi, le 2 octobre, lors d'une cérémonie chargée d'émotion et de symboles.

Pour l'Église catholique la profanation d'un lieu de culte doit être "réparée". A plus forte raison quand il s'agit d'un meurtre. "La paroisse a perdu l'un de ses pasteurs, son église a été souillée, une offense à Dieu a été commise, et il m'appartient (...) de rouvrir l'église comme cela est prévu à chaque fois qu'il y a une profanation", a expliqué à la presse l'archevêque de Rouen Mgr Dominique Lebrun.

Il devait procéder à un rite pénitentiel de réparation, suivi d'une messe. "Le rite consiste à 'laver' l'église en l'aspergeant d'eau bénite", a expliqué l'archevêque. L'eau bénite devait être répandue sur le sol au pied de l'autel où a été égorgé le père Hamel par deux jihadistes, Adel Kermiche, un Stéphanais, et Abdel Malik Petitjean, venu de Savoie.

L'eau bénite devait être aspergée aussi sur les objets cultuels profanés par les deux hommes: sur l'autel où ils ont porté des dizaines de coups de couteau, sur un grand Christ en croix qu'ils ont descellé du mur, sur le grand cierge de Pâques brisé et sur le chapelet d'une Vierge qu'ils ont enlevé.

Après le rite pénitentiel, Mgr Lebrun, entouré notamment du curé de la paroisse Auguste Moanda-Phuati, du vicaire général du diocèse Philippe Maheut et d'autres prêtres des paroisses environnantes, doit célébrer la messe.

saint etienne du rouvray

Il a rendu hommage au père Jacques Hamel et à son espérance dans un discours où il a aussi évoqué les jihadistes qui ont "arraché une croix en métal" et "en ont dressé une autre dans nos cœurs", selon lui.


Saint-Etienne-du-Rouvray : l'archevêque de Rouen rend hommage au père Hamel

Avant d'entrer dans l'église, portant la lourde croix descellée, Mgr Lebrun a conduit en début d'après-midi une procession sur environ 500 mètres qui a débuté dans la cour du presbytère, non loin de l'Hôtel de Ville.

Avant la cérémonie, un important dispositif de sécurité avait été mis en place:

Des centaines de personnes étaient attendues mais l'église comptant moins de 300 places, tous les habitants qui n'auront pas réussi à entrer pourront suivre la cérémonie à l'extérieur sur un écran géant.

 

Le signalement aux autorités compétentes reste la meilleure solution pour les entreprises confrontées au comportement suspect d’un salarié. Face à un salarié en voie de radicalisation potentiellement violente, les entreprises se trouvent bien souvent démunies. Entre inaction et sur-réaction, les managers ont parfois quelques difficultés à adopter une position adéquate.

« Dans tous les cas, il faut laisser le soin aux services de police d’évaluer son comportement,conseillent les autorités compétentes en la matière. Mais l’entreprise ne doit pas, pour autant, rester les bras ballants : comme chaque citoyen, elle ne doit pas hésiter à signaler tout individu ou situation qu’elle considère comme suspect. »

Pour cela, plusieurs choix s’offrent à elle : appeler le numéro vert dédié (0800 005 696), remplir un formulaire de signalement disponible sur le site du ministère de l’Intérieur , en parler à la préfecture dont elle dépend, ou avertir les éventuels contacts qu’elle peut avoir au sein des services de renseignement, si son activité la conduit à disposer de tels interlocuteurs dans son carnet d’adresses. 

« En cas de doute, il ne faut pas s’abstenir, recommandent les autorités. Que les entreprises se rassurent : un signalement n’entraîne pas une inscription automatique sur le fichier des services de renseignement. Plus de la moitié des cas signalés sont d’ailleurs abandonnés et, dans ce cas précis, il n’y a aucune conséquence pour la personne mise en cause. » [...]

Les Échos

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3 octobre 2016

L'Insee a publié ce vendredi matin le niveau de l'endettement de la France à la fin du deuxième trimestre 2016. Le point sur une situation qui ne cesse de se dégrader.

 

- 2.170,6 milliards d'euros. C'est selon l'Insee, le niveau de l'endettement du pays à la fin du deuxième trimestre 2016. Soit 31,7 milliards d'euros de plus qu'à la fin du trimestre précédent. En pourcentage du PIB, l'endettement avait ainsi grimpé fin juin à 98,4%.

 

- Juin 2014. C'est la date à laquelle la dette française a dépassé la barre symbolique de 2000 milliards d'euros. Alors que la dette hexagonale était de 12% du PIB en 1974, 20% en 1981, 50% en 1994, elle atteignait 60% en 2002, la limite fixée par le Pacte de stabilité, et n'est jamais redescendue ensuite. En 2003, elle dépassait le niveau déjà pharaonique de 1000 milliards d'euros - même si ce niveau semble dérisoire aujourd'hui.

 

- 96% du PIB. Le projet de loi de Finances pour 2017 prévoit une dette ramenée à 96% du PIB l'année prochaine après 96,2% cette année. Certes, ce serait la première fois depuis 10 ans que la courbe repartirait très légèrement à la baisse. Mais les astuces comptables utilisées par le gouvernement pour boucler son budget 2017, ainsi que les hypothèses optimistes sur lesquelles il a été construit, rendent sceptique sur le scénario du gouvernement prévoyant un déficit public à 2,7% en 2017, et donc un reflux de la dette.

- 185 milliards d'euros. C'est le montant de dette à moyen et long terme que la France émettra l'an prochain, selon le projet de loi de Finances pour 2017. Ce montant est légèrement inférieur à celui de 187 milliards prévu pour cette année, a annoncé mercredi l'Agence France Trésor (AFT), qui gère la dette de l'État.

Bercy a retenu un scénario qu'il qualifie de «prudent» pour l'an prochain: le taux à 10 ans s'établirait à 1,25% fin 2017, contre 0,5% fin 2016. Dans cet environnement favorable, la nouveauté pour 2017 sera l'émission d'une obligation verte, un titre de dette destiné à financer des projets à vocation environnementale.

 

64 %. C'est à peu près la proportion de la dette française détenue par des non-résidents. Il peut s'agir d'investisseurs institutionnels (fonds de pensions, assureurs), ou de fonds d'investissement souverains, de banques... En 1993, ce chiffre dépassait à peine les 30%.

SOURCE

3 octobre 2016

En poste à Calais depuis plusieurs semaines, Marc* dévoile son quotidien le long de la rocade et de l’A16 et sa vision de la situation calaisienne

 

Vous êtes régulièrement posté à Calais ces dernières semaines. Pouvez-vous nous résumer votre travail ?

Notre mission est d’évincer les migrants quand ils attaquent la rocade ou l’autoroute. Des cinquantaines de migrants attaquent la rocade et tentent de rentrer dans les véhicules. C’est tous les soirs comme ça…

 

C’est une situation qui vous préoccupe… vous avez peur ?

Personnellement non. Ce sont plus nos épouses qui nous posent beaucoup de questions lorsqu’elles voient des reportages à la télévision. On évite de trop en parler, même si on est parfois obligé.

 

Comment vous et vos collègues gérez le stress lors des barrages ?

C’est difficile, forcément. Il y a toujours de l’appréhension. Quand on s’approche d’un barrage, on est accueilli par des projectiles, certains ont des barres de fer ou des bouts de bois.

 

Le moral ne doit pas être bon…

On est fatigués, épuisés mais on tient le coup. On a parfois la satisfaction de se dire qu’on fait quelque chose de bien mais quand on voit que la Jungle s’agrandit un peu plus tous les jours, on se pose des questions. On est habitué à être pris à partie dans les manifestations ou dans le cadre des violences urbaines mais c’est différent. On en parle entre nous, on essaye en tout cas. Et si des policiers sont vraiment affectés, ils peuvent aller voir un psychologue de notre service.

 

Vous avez parfois l’impression de ne servir à rien ?

On se rend compte qu’on n’appréhende pas la plupart des personnes qui installent ces barrages. Et quand ils sont interpellés, la majorité est libérée et recommence, parfois quelques heures après. C’est frustrant et il y a beaucoup de lassitude.

 

Revenons à votre mission à Calais. Vous avez un avis sur la situation actuelle ?

On souhaite que ça aille mieux évidemment, mais si on me demandait de vivre ici, je refuserais. Les Calaisiens sont les plus à plaindre dans cette histoire. Que dire, à part que c’est une catastrophe ? On ne sait pas gérer cette misère humaine…

 

Justement, vous discutez avec ces Calaisiens, vous les rencontrez ?

Souvent. Ils sont contents de nous voir et j’ai l’impression qu’ils aiment leur police. Ça fait plaisir et ça nous aide à tenir le coup.

 

Les différents gouvernements se cassent les dents sur le sujet depuis un moment. Si on vous demandait votre avis ?

J’inviterais les élus à venir sur le terrain lors des attaques et à discuter avec les Calaisiens qui se sentent meurtris. Le gouvernement doit se rendre compte de la situation sur le terrain. Bernard Cazeneuve devrait passer une nuit avec nous sur la rocade.

 

Que pensez-vous des migrants présents à Calais ?

On est partagé entre la misère que ces gens vivent, ceux qui quittent un pays en guerre pour se réfugier chez nous. Et puis il y en a certains qui viennent pour piller les camions et commettre des méfaits sur notre territoire. Ces personnes devraient être expulsées. Comme partout, il y a des gens bien, des gens mauvais. Il faut s’occuper des premiers et pas de ceux qui profitent du système. Et puis, il y a ceux qui sont manipulés…

 

… Par les No border ?

Oui, les No border qui nous filment avec leurs caméras, qui disent aux migrants ce qu’il faut faire…

 

Vous craignez un jour qu’un policier perde la vie sur la rocade ?

Tous les soirs. On pense au camion qui nous percute… On exerce un métier plus exposé que les autres. Mais parfois on s’étonne d’entendre dire que c’est notre fonction. Des situations dangereuses, il y en a tous les jours. Nous avons eu l’exemple où un collègue était sur un barrage et un poids lourd a dévié de sa trajectoire. Il a dû se jeter sur le côté de la route et il a été blessé aux jambes. Ça aurait pu être pire mais ce sont des tensions que nous rencontrons toutes les nuits. Ça nous touche. La durée de vie sur la bande d’arrêt d’urgence est de 15 minutes. On nous demande d’y rester six heures… Il y aura un accident un jour, je ne vois pas comment ça pourrait être autrement.

 

Est-ce que vous avez l’impression d’exercer votre métier à Calais ?

On essaye de le faire mais retirer des branches de la voie de circulation, ce n’est pas notre métier. Porter assistance aux personnes et effectuer un maintien de l’ordre, ce sont nos vraies fonctions.

 

De nouvelles compagnies de CRS sont arrivées à Calais. C’est ça la solution, plus de flics ?

Vous pouvez mettre autant de CRS que vous voulez, si une décision n’est pas prise par le gouvernement, ça ne servira à rien.

 

Pourquoi ces nouvelles compagnies alors ? C’est pour rassurer les Calaisiens, les élus, le gouvernement ?

J’en suis personnellement convaincu.

 

Vous avez les moyens matériels de bien effectuer votre mission ?

Nos libertés d’action s’amenuisent un peu plus chaque jour. On a des véhicules qui affichent 273 000 km… Je pense que l’armée mexicaine est mieux équipée que les CRS. Niveau protections, c’est rudimentaire, c’est du matériel qui date. On nous dit toujours qu’il n’y a pas de sous. La police est mal logée, c’est bien connu. J’attends du gouvernement qu’il nous donne les moyens de bien effectuer notre travail.

 

propos recueillis par thomas dagbert

*Prénom modifié. Aucune précision n’a été apportée pour garantir l’anonymat du CRS.

 

Nord Littoral

 

 

 

Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

 

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

 

 

 

N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

 

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)
 
 Arme invincible, soutien de la foi, Très Sainte Croix , 
nous te chantons, / devant toi nous prosternant avec foi: / tu es le refuge, la gloire des chrétiens; / gardienne des orthodoxes et fierté des martyrs, / à juste titre nous te glorifions.

Croix de Jésus, armure des chrétiens, / tu donnes aux rois victoire et tu renverses les démons: / à ceux qui se prosternent devant toi / donne ta protection et la grande miséricorde.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn

Tous ceux qui d'un cœur ardent / se prosternent pieusement / devant le croix et les souffrances de ton Fils,  / fais qu'ils deviennent, ô Mère de Dieu, / les citoyens du Paradis / et les héritiers de la gloire des cieux.

 

 

L’AMOUR POUR LES ENNEMIS : LUC 6, 31-36.

Christ iconostase Louveciennes

Le message du jour –

Dans chaque célébration, et particulièrement au sein de chaque célébration du dimanche, jour par excellence où le Seigneur convoque son peuple pour l’enseigner, un message est adressé à ceux qui aiment le Christ et qui mettent leur confiance en lui. Le message de ce jour est le rappel de notre vocation humaine, de l’enjeu de toute notre vie en ce monde transitoire, et de notre accomplissement en vue du monde qui vient. Cette vocation définit l’homme, sa condition et son devenir. L’homme devient. Il évolue. Il grandit. Ou plutôt, il lui est possible d’évoluer et de grandir jusqu’à la pleine stature du Christ, dit saint Paul.

La déification de l’homme

Le devenir de l’homme consiste à réaliser la norme parfaite de l’humanité, qui est le Christ vrai Dieu et vrai Homme – le Christ, Fils unique et Verbe de Dieu – le Fils image parfaite du Père et ressemblance parfaite au Père ; Il le dit : Qui voit le Fils voit le Père. Telle est la définition de l’homme, comme le rappelle saint Grégoire de Nazianze : un vivant qui devient dieu ! La vocation de l’homme est la déification, c’est-à-dire la ressemblance parfaite au Père, l’actualisation de la grâce du saint baptême qui n’est autre que la capacité et le don de devenir ce que nous sommes : fils et filles du Très-haut !

Imiter Dieu

L’homme n’est pas un primate amélioré ou même perfectionné. Il n’est pas non plus seulement une créature douée de raison, un animal rationnel. Non : l’homme est une créature qui a reçu l’ordre de ressembler à Dieu, de l’imiter en tout, de le prendre pour modèle et pour Maître : « Devenez compatissants comme votre Père est compatissant », nous dit aujourd’hui le Verbe. Faites comme fait le Père. Ainsi l’Église, appelée « Corps du Christ », « Vigne », assemblée des fils de Dieu à qui il est dit : Venez, mes fils, écoutez-moi ! – l’Église est l’espace, le temple du saint Esprit, où l’homme apprend à penser comme Dieu le fait, à agir comme Dieu agit, et surtout à aimer comme Dieu aime. L’Église est l’école du comportement divin. Ici se fait l’apprentissage, selon l’enseignement et l’exemple du Fils, et sous la férule de l’Esprit, qui permet cette formidable mutation anthropologique qui s’appelle le chrétien, celui qui a acquis la conscience de sa vocation divine, l’homme qui sait pourquoi il est sur terre, pourquoi il est homme et ce que le Seigneur attend de lui. Les chrétiens, ces héritiers de toute la tradition d’Israël, ces Juifs spirituels, forment sur toute la terre et dans tous les milieux une superbe aristocratie charismatique, celle dont les saints et les martyrs portent la couronne. Nous n’y pensons pas assez, peut-être n’y pensons-nous jamais : le sens et le contenu de notre vie consistent à imiter celui dont l’image est scellée en nous, le Verbe divin.

L’image est dynamique

Souvenons-nous, sachons que cette image est pleine des énergies de l’Esprit, ces prémices de l’Esprit qui ont été insufflés en nous. Le sceau de l’image divine n’est pas statique en l’homme, comme le serait un simple tampon ou l’un de ces tatouages à la mode. Non : le sceau divin est plein d’une puissance renouvelée en nous par l’onction chrismale qui suivit immédiatement le baptême : ce dernier, lui-même, renouvelait notre configuration au Christ. Le tatouage n’est pas ici épidermique. Il y a en profondeur dans tout notre organisme la puissance et l’énergie d’être des dieux par grâce.

Le don baptismal

Les baptisés ont une exceptionnelle capacité de sainteté, de prophétisme, de créativité, d’inventivité ; ils ont le génie de l’amour et du sacrifice de soi jusqu’à préférer les ennemis à eux-mêmes. « Aimez vos ennemis ! », dit le Maître. Mais, nous le pouvons ! Les saints parmi nous le montrent – les saints les plus ignorés ou cachés, de simples travailleurs, d’humbles mamans, de modestes évêques, des fonctionnaires, des employés – sainteté imperceptible souvent, dynamique et subversive pourtant, de ceux qui répondent à la haine par l’amour.

(Radio Notre-Dame – dimanche 2 octobre 2016)

La véritable guerre sainte, invisible équivaut selon la tradition bysantine au combat spirituel

ο πνευματικός πόλεμος 
 
 
"L'attitude byzantine envers la guerre peut être mieux comprise dans le contexte de la manière dans laquelle ils voyaient le monde et la vie en général. Ce monde et la vie qu'elle portait étaient fragiles et éphémères. La seule réalité permanente se trouvait dans un autre monde, le Royaume des cieux. L'empire sur la terre était un simple reflet de celui des cieux, et l'empereur était appelé à imiter le Seigneur du Ciel. En dessous de Dieu, il se devait d'assurer le bien-être de ses sujets et de les protéger contre tous les dangers, à l'intérieur et l'extérieur. L'Église avait un rôle différent. Jésus avait dit à ses disciples qu'il pourrait faire appel à des légions d’anges pour se sauver de la mort17 mais Il ne le fit pas, et son Église ne doit pas plus le faire.
 Contrairement à sa sœur latine, l'Église byzantine laissait l'appel aux armes et la l’engagement de la guerre, même contre les hérétiques les plus pernicieux et destructeurs et les infidèles au gouvernement impérial. Mais elle prenait la tête d’un autre genre de lutte, celui pour les âmes des fidèles, une lutte non contre les ennemis de l'homme, mais contre les puissances cosmiques et les forces supra humaines du mal18. Pour les chrétiens byzantins il s'agissait d'une forme de guerre qui pourrait être appelé sainte, même si je n'ai pas trouvé l'utilisation explicite de ce terme. Le concept du chrétien impliqué dans un combat contre les forces du mal remonte, bien sûr, à Saint Paul, si ce n'est avant19.
 
Bien que chaque chrétien  se dût de résister aux assauts du diable, les moines étaient les troupes de première ligne dans la guerre contre les légions de Satan. Nuit et jour, selon Grégoire de Nazianzos, le moine doit lutter dans le combat spirituel (pneumatikos polemos) 20.
 
 
St Jean Chrysostome dit à son auditoire que la guerre contre les démons est difficile et sans fin21.
Le combat spirituel est un thème récurrent dans les vies de saints22. Des démons sous des formes variées, des hyènes aux dragons, y attaquent sauvagement les saints parmi lesquels on compte Théodore d'Edesse, Gregoire de Dekapolis, Joseph le psalmiste, Jean Psychaites, Isidore, l’abbesse Sarah, et de nombreux autres23. Histoire après histoire on raconte  leurs luttes incessantes contre les forces du péché et des ténèbres.
Les démons, pour leur part, prennent la guerre au sérieux. Ils apparaissent en ordre de bataille, en phalanges de cavalerie et d'infanterie qui font volte-face en formation. Les récits les montrent portant des cuirasses de fer et munis d’arcs, de flèches et d'autres missiles24. Ils commencent leur progression contre Saint Ioannikios en bon ordre, faisant un vacarme épouvantable ; ils sont organisés en ordre de bataille, poussent  leur cri de guerre, et tirent un flux régulier de flèches sur lui. Tout cela le Saint le repousse par le signe de la croix. Sous le commandement de leur stratège, Satan, les démons se sont déployés eux-mêmes avec  leurs phalanges en une véritable ligne de bataille (parataxe), tout comme font  les forces armées de l'empereur25. Comme le prescrivent les manuels militaires, ils feignent la retraite, crient des insultes de loin, se regroupent, et reviennent à l’attaque. Le saint les repousse avec une croix en bois faite sur place, mais l'effort le laisse épuisé. Un moine du Skite entend une sonnerie de trompette de guerre signalant que les démons se préparent à l'attaquer et le forcer à quitter sa prière26.
 
 
Pour faire face à de tels adversaires, le moine doit se faire soldat. Syméon rappelle à ses moines qu'ils ont été appelés à combattre contre des ennemis invisibles. Ils ont répondu à l’appel et pris leur place dans les rangs des soldats du Christ27Les moines n'ont pas attendu d'être attaqués ; ils ne sont pas contentés de garder le fort, mais ils ont porté la guerre dans le territoire du diable et l’ont combattu sur son propre terrain, dans le désert et dans d'autres endroits sauvages, abandonnés. Beaucoup se sont installés dans le désert où vivaient les démons28. Daniel le Stylite apprend que les démons se cachent dans une vieille église. Il s’y rend immédiatement pour se battre avec eux « comme un  brave soldat s’arme pour la bataille contre une armée de barbares » tenant l'invincible arme de la croix29." (à suivre)
 
(Version française de Maxime le minime)
d'après Defenders of the Christian People: Holy War in Byzantium
By George T. Dennis 
 un extrait de Les croisades du point de vue de Byzance et du monde musulman
édité par Angeliki E. Laiou et Mottahedeh Parviz Roy
publié par Dumbarton Oaks Research Library and Collection
Washington, D.C.
NB : une page de notes paraîtra ultérieurement de façon séparée

PÉDAGOGIE : PARAMÈTRES ANTHROPOLOGIQUES (L’HOMME : CORPS ET ÂME-ESPRIT)

Catéchisme

Transmettre –

Enseigner, transmettre, particulièrement dans l’Église – mais c’est vrai, bien sûr, ailleurs – suppose que l’on tient compte de certaines données. Si on néglige celles-ci, la transmission de la connaissance ne peut être efficace puisqu’elle ne prend en compte qu’une partie de l’humanité de l’enfant ou de quelque personne que ce soit bénéficiaire de la transmission. Dans la catéchèse, mais surtout dans la pratique liturgique, qui est à beaucoup d’égard une méthode d’apprentissage de la parole et de la sagesse de Dieu, la transmission de la foi et de la connaissance de la vérité se fait en fonction de plusieurs paramètres qu’il convient de rappeler.

Une conscience incorporée

La conscience de soi est liée à la conscience de son corps – plaisir, douleur, faim et soif etc. Le Christ donne l’exemple d’une telle conscience, quand, à plusieurs reprises, nous voyons qu’Il cherche le contact : Il touche, Il prend la main. Mais surtout, en se faisant chair et homme, Lui la Raison divine, Il a donné au corporel un statut gnoséologique nouveau. Ce statut de la conscience – stimulé par la grâce baptismale – explique l’organisation et le contenu des rites de l’Église et leur fonction de transmission. Il devrait également inspirer des méthodes spéciales de pédagogie, par exemple toutes les méthodes de mémorisation.

La connexion au monde invisible

Le monde angélique (anges – ange gardien – et démons) et hagiologique (Mère de Dieu, saint patron…) a une importance considérable dans la façon dont l’information est transmise. Tout baptisé – peut-être tout homme – reçoit les informations divines, donc la révélation, la foi, la connaissance, par le ministère des anges et des saints – peut-être de certains défunts particulièrement justes et proches de lui. Cette communion des anges et des saints joue un rôle actif dans la transmission de la révélation et de la foi au sein de nos offices liturgiques.

L’affinité avec le divin

Elle a été soulignée par les saints Pères, par exemple Grégoire de Nysse : elle s’explique par le sceau de l’image divine en l’homme, par le souffle initial ou « esprit » donné par le Seigneur après le modelage de l’homme, par la grâce du saint baptême, l’habitation du saint Esprit, la présence du Verbe par le saint Esprit. Celui-ci assure, en synergie avec la liberté créée, l’évolution de l’homme jusqu’à la vie hypostatique : ceci doit compter dans la pédagogie de l’Église. Cette connaturalité de l’homme et de Dieu a rendu possible l’incarnation du Verbe et explique comment l’homme peut connaître Dieu à travers sa parole et par la grâce du saint Esprit.

S’adresser à l’homme né de Dieu

Ces paramètres, qui correspondent au donné objectif de l’homme, suggèrent une idée de la pédagogie qui s’adresse, non à un homme sécularisé, mais au « vivant qui devient Dieu », selon la définition de saint Grégoire de Nazianze. La nature même du culte chrétien découle de ces paramètres anthropologiques. Et toute notre pédagogie, celle des parents, des catéchètes, des prêtres, doit tenir compte de ce que l’enfant, par exemple, est habité par la grâce de l’Esprit, qu’il est aimé de Dieu, que les anges et les saints, tout particulièrement la Mère de Dieu, veillent sur lui et intercèdent activement pour l’éveil de sa conscience. On attend des chrétiens des méthodes issues de la vision ecclésiale de l’homme.

(Source: "Sagesse Orthodoxe")

LA PRÊTRISE SELON CHRYSOSTOME

st-jean-crysostome

« Les prêtres sont le « sel de la terre » (Mt 5, 13) ; mais qui supporterait facilement notre sottise et notre manque d’expérience en tout, sinon vous qui êtes habitués à nous aimer de façon exagérée ?

En effet, il faut non seulement que le prêtre soit pur pour être jugé digne d’un tel service, mais encore qu’il soit très averti et qu’il possède une expérience étendue.

Il ne doit pas moins connaître les réalités de la vie que ceux qui vivent dans le monde, et il doit se tenir éloigné de toutes ces réalités plus que les moines qui ont gagné les montagnes.

Comme il lui faut vivre en compagnie d’hommes qui ont une femme, qui élèvent des enfants, qui possèdent des serviteurs, qui sont environnés de grandes richesses, qui gèrent les affaires de l’État, qui ont des charges importantes, il faut qu’il soit divers. Divers, dis-je : non pas trompeur, ou flatteur, ou hypocrite, mais plein de liberté et de confiance, sachant se mettre à la portée des autres de façon efficace, lorsque les circonstances l’exigent ; être à la fois bon et sans complaisance.

En effet, il n’est pas possible de traiter de la même manière tous ceux qu’on a sous son autorité, puisqu’il ne convient pas non plus que les médecins appliquent un seul traitement à leurs malades, ni que le pilote ne connaisse qu’un seul moyen de lutter contre les vents ; car des tempêtes constantes assiègent ce vaisseau et ces tempêtes ne viennent pas seulement de l’extérieur : elles s’élèvent également de l’intérieur ; elles exigent beaucoup de souplesse et de perspicacité.

Toutes ces préoccupations différentes n’ont qu’un but : la gloire de Dieu et l’édification de l’Église ».

(Sur le Sacerdoce, VI, 4, 65-68, SC 272, quelques corrections de notre main)

(Source: "Sagesse Orthodoxe")

 

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Programme des prochaines semaines au Monastère

 

Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de

 

Miséricorde:

 

Program in the coming weeks

 

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

 

Au Monastère Syriaque de

 

CHANDAI-BREVILLY (61) :

 

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30.

Petits Pèlerinages sur Semaine tous les :

 

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

(Ramassage des fidèles de région parisienne chaque samedi précédent le 1er dimanche du mois à 15h )

 

Petits Pèlerinages sur Semaine tous les :

 

*22 et

 

*29 du mois

 

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

 

 

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RETRAITE-PELERINAGE DE LIBERATION ET DE GUERISON INTERIEURE DE LA "TOUSSAINT"

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Du 1er  au 6 dimanche Novembre

au Monastère Syriaque:

  

 Sanctuaires visités:

*Mardi 1er Novembre, Messe du jour au Sanctuaire N-D de Miséricorde, après-midi au Sanctuaire de Notre-Dame de Montligeon

*Mercredi 2 Novembre:Solennité de Saint Grégorios de Parumala au Monastère Syriaque

*Jeudi 3 NovembrePèlerinage à Notre-Dame de Pontmain et au Mont Saint Michel 

*Vendredi 4 Novembre, Messe au Monastère Syriaque  , vénération des reliques de la Ste Croix, cette journée au Monastère Syriaque est réservée aux confessions, prières de délivrances, prières de guérison intérieureselon la Tradition de l'Eglise.

*Samedi 5 Novembre,Messe au Monastère Syriaque,cette journée mariale est réservée aux confessions.L'après-midi, visite de Verneuil Sur Avre.

*Dimanche 6 Novembre: Pèlerinage à N-D de Miséricorde avec ce mois-ci une mémoire solennelle de Saint Gregorios. Messe à 10h30 suivie d'un repas fraternel et du programme habituel.

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

 

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*Dimanche 6 Novembre au Monastère Syriaque:

  

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

 

 'You have the power to incline either upwards or downwards: choose what is superior and you will bring what is inferior into subjection.' (St. Thalassios the Libyan)

Mère de Miséricorde, priez pour nous, secourez-nous!

 

et aux Saints du Kerala

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St Abraham Koorilose Bava, priez pour nous !

 

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St Grégorios de Parumala, priez pour nous !


 

10h30, Messe , repas fraternel,possibilité de rencontrer un prêtre 

(Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

 

Ramassage des fidèles sur

 

*Paris: le Samedi 5 Novembre à 15 h 

 

au lieu de R.D.V habituel.

 

  

* Sunday, November 6:
  monthly pilgrimage to N-D Mercy and Saints Kerala.
10:30 am Mass followed by a fraternal meal and reception of the faithful.

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


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Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale. 

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires. 

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F " 

 

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam (06.48.89.94.89 ), Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, Moniale ( 06.41.20.16.86).

 

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,25-37.

En ce temps-là, voici qu’un docteur de la Loi se leva et mit Jésus à l’épreuve en disant : « Maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
Jésus lui demanda : « Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit ? Et comment lis-tu ? »
L’autre répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence, et ton prochain comme toi-même. »
Jésus lui dit : « Tu as répondu correctement. Fais ainsi et tu vivras. »
Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
Jésus reprit la parole : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits ; ceux-ci, après l’avoir dépouillé et roué de coups, s’en allèrent, le laissant à moitié mort.
Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin ; il le vit et passa de l’autre côté.
De même un lévite arriva à cet endroit ; il le vit et passa de l’autre côté.
Mais un Samaritain, qui était en route, arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de compassion.
Il s’approcha, et pansa ses blessures en y versant de l’huile et du vin ; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.
Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant : “Prends soin de lui ; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai.”
Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? »
Le docteur de la Loi répondit : « Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais de même. »
 




Par Saint Ambroise

(v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église 
Commentaire de l'évangile de Luc, 7, 74s (trad. cf SC 52, p. 34 et Véricel, L'Evangile commenté, p. 241) 

 

« Un Samaritain...arriva près de lui ; il le vit et fut saisi de pitié »

 

 

Un Samaritain descendait par ce chemin. « Qui est descendu du ciel, sinon celui qui est monté au ciel, le Fils de l'homme, qui est au ciel ? » (cf Jn 3,13). Voyant à demi mort cet homme que personne avant lui n'avait pu guérir..., il vient près de lui ; c'est-à-dire qu'en acceptant de souffrir avec nous il s'est fait notre proche et qu'en nous prenant en pitié il s'est fait notre voisin. 

« Il pansa ses plaies en y versant de l'huile et du vin ». Ce médecin a bien des remèdes par lesquels il a coutume de guérir. Ses paroles sont un remède : telle parole ligature les plaies, une autre y verse du baume, une autre le vin astringent... « Puis il le chargea sur sa propre monture ». Ecoute comment il t'y place : « C'étaient nos souffrances qu'il portait et nos douleurs dont il était accablé » (Is 53,4). Le berger aussi a placé sur ses épaules la brebis fatiguée (Lc 15,5)... 

« Il le conduisit à l'hôtellerie et prit soin de lui »... Mais le Samaritain ne pouvait pas demeurer longtemps sur notre terre ; il devait retourner au lieu d'où il était descendu. Donc, « le lendemain » –- quel est ce lendemain, sinon le jour de la résurrection du Seigneur, celui dont il est dit : « Voici le jour que fit le Seigneur » (Ps 117,24) ? -– « il sortit deux pièces d'argent et les donna à l'hôtelier, en lui disant : Prends soin de lui ». Qu'est-ce que ces deux pièces ? Peut-être les deux Testaments, qui portent l'effigie du Père éternel, et aux prix desquels nos blessures sont guéries... Heureux cet hôtelier, qui peut soigner les blessures d'autrui ! Heureux celui à qui Jésus dit : « Ce que tu auras dépensé en plus, c'est moi qui te le rendrai lors de mon retour »... Il promet donc la récompense. Quand reviendras-tu, Seigneur, sinon au jour du jugement ? Bien que tu sois toujours partout, te tenant au milieu de nous sans que nous te reconnaissions, un jour viendra où toute chair te verra venir. Et tu rendras ce que tu dois. Comment le rendras-tu, Seigneur Jésus ? Tu as promis aux bons une large récompense au ciel, mais tu rendras encore plus quand tu diras : « Très bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle pour peu de choses, je t'en confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître » (Mt 25,21).

A moins de poser un regard sur la personne et d'y voir la beauté intérieure, nous ne pourrons en rien l'aider. Ca ne sert à rien pour la personne si nous y discernons ce qui est mal, ce qui est laid, ce qui est difforme. Le Christ regardait vers tous ceux qu'Il rencontrait, que ce soit la prostituée ou le bandit, et y voyait la beauté cachée. Peut-être que l'apparence était tordue, voire endommagée, mais il y avait cependant la beauté, et ce qu'Il faisait, c'était éveiller cette beauté.

Unless we look at a person and see the beauty there is in this person, we can contribute nothing to him. One does not help a person by discerning what is wrong, what is ugly, what is distorted. Christ looked at everyone he met, at the prostitute, at the thief, and saw the beauty hidden there. Perhaps it was distorted, perhaps damaged, but it was beauty none the less, and what he did was to call out this beauty.

(Métropolite Antoine (Bloom) de Sourozh)


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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 05:56

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Just as an evil man is somewhat double, one thing outwardly and another inwardly, so a simple person is not something double, but something of a unity.

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 15,13-19.

Frères, que le Dieu de l'espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, afin que, par la vertu de l'Esprit-Saint, vous abondiez en espérance ! 
Moi aussi, mes frères, j'ai de vous cette persuasion que vous êtes de vous-mêmes pleins de bons sentiments, remplis de toute connaissance, et capables de vous avertir les uns les autres. 
Cependant je vous ai écrit plus librement, comme pour raviver en partie vos souvenirs, — à cause de la grâce que Dieu m'a faite 
d'être ministre de Jésus-Christ, pour les Gentils, — en m'acquittant du divin service de l'Évangile de Dieu, afin que l'offrande des Gentils soit agréée, étant sanctifiée par le Saint-Esprit. 
J'ai donc sujet de me glorifier en Jésus-Christ pour ce qui regarde le service de Dieu. 
Car je n'oserais point parler de choses que le Christ n'aurait pas faites par mon ministère pour amener les païens à obéir à l'Évangile, par la parole et par l'action, 
par la vertu des miracles et des prodiges, par la puissance de l'Esprit-Saint : si bien que, depuis Jérusalem et les pays voisins jusqu'à l'Illyrie, j'ai porté partout l'Évangile du Christ.
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,15-18.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : " Allez par le monde entier, prêchez l'Évangile à toute la création. 
Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné. 
Et voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; 
ils prendront des serpents, et s'ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains aux malades et les malades seront guéris. "
 




Par Saint Irénée de Lyon

(v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr 
Contre les hérésies, III 1,1 ; 10,6 

 

« Proclamez la Bonne Nouvelle à toute le création »

 

 

Après que notre Seigneur a été ressuscité d'entre les morts et que les apôtres ont été revêtus de la force d'en haut par la venue de l'Esprit Saint (Lc 24,49), ils ont été remplis de certitude au sujet de tout et ont eu la connaissance parfaite. Alors ils s'en allèrent jusqu'aux extrémités de la terre (Ps 18,5), proclamant la bonne nouvelle qui nous vient de Dieu, et annonçant aux hommes la paix du ciel, eux qui possédaient tous également et chacun en particulier l'Évangile de Dieu. 

Ainsi Matthieu, chez les Hébreux, dans leur propre langue, a publié une forme écrite d'Evangile alors que Pierre et Paul évangélisaient Rome et y fondaient l'Église. Après leur mort, Marc, le disciple de Pierre et son interprète (1P 5,13), nous a transmis lui aussi par écrit la prédication de Pierre. De son côté Luc, le compagnon de Paul, a consigné en un livre l'Évangile prêché par celui-ci. Enfin, Jean le disciple du Seigneur, le même qui avait reposé sur sa poitrine, a publié lui aussi l'Évangile, pendant son séjour à Éphèse... 

Marc, interprète et compagnon de Pierre, a présenté ainsi le début de sa rédaction de l'Évangile : « Commencement de l'Évangile de Jésus Christ, Fils de Dieu. Selon qu'il est écrit dans les prophètes : Voici que j'envoie mon messager devant toi pour préparer ton chemin »... On le voit, Marc fait des paroles des saints prophètes le commencement de l'Évangile, et celui que les prophètes ont proclamé Dieu et Seigneur, Marc le met en tête comme Père de notre Seigneur Jésus Christ... A la fin de son Évangile, Marc dit : « Et le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé aux cieux et s'assit à la droite de Dieu ». C'est la confirmation de la parole du prophète : « Oracle du Seigneur à mon maître : Siège à ma droite, tes ennemis j'en ferai ton marchepied » (Ps 109,1). 

CULTIVER LA PIETE

« Entre la foi religieuse et la charité des bonnes œuvres, qui, sous l'impulsion de la foi, révèle toute la bonté du cœur, entre ces deux puissances d'une trinité sainte aussi, il y a un élément auquel il faut faire place, un élément qui n'est ni la foi raisonnée, ni la charité extérieure, mais le foyer des deux autres, leur source, leur mobile et leur récompense : c'est la piété, qui rend Dieu sensible au coeur et concentre en elle-même son immense amour. Il y a aussi du temps, des soins, de l'ardeur à donner au développement de cette faculté aimante, qui a, comme toutes les autres, ses différents degrés de croissance, ses phases et son expression exclusive, la prière. [...] En tout, comme c'est dans la piété qu'il faut reconnaître le moteur le plus agissant, la puissance qui crée, qui inspire et qui régularise, c'est son accroissement qu'il importe de poursuivre. A mesure que la vie avance, tout y devient difficile : les besoins sont plus grands, plus compliqués, les ressources moindres ; la patience, la persévérance, le courage, la confiance y sont mis à l'épreuve sous des conditions tellement redoutables quelquefois, que, plus jeune, on n'aurait pu même en soutenir la pensée. Comment affronterait-on de si grands dangers qui menacent tout ce qui vit, et bien plus encore ceux qui marchent dans la voie étroite, si l'on ne sentait vivre au fond de soi-même celui qui nous encourage et nous défend ! »

Madame Sophie Swetchine (1782-1857), extraits de la Lettre du 15 juillet 1838 au Vicomte Armand de Melun (1807-1877), in "Lettres de Madame Swetchine" publiées par le Comte Alfred de Falloux, Troisième édition, Tome II, Paris, A. Vaton, 1864.

Dieu nous aime plus qu'un père, qu'une mère, qu'un ami, ou que n'importe qui pourrait nous aimer, et même plus que nous ne serions capables de nous aimer nous-mêmes.
Saint Jean Chrysostome

 

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Sous votre protection nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu.

Ne repoussez pas nos demandes dans nos besoins, mais délivrez-nous toujours de tous les dangers,

ô Vierge glorieuse et bénie.

Sub tuum præsidium confugimus, sancta Dei Genitrix : nostras deprecationes ne despicias in necessitatibus, sed a periculis cunctis libera nos semper, Virgo gloriosa et benedicta.

(C'est la prière la plus ancienne adressée à Marie que nous connaissons.

Elle fut retrouvée sur un papyrus égyptien

écrit en grec et daté de l'année 250.on n'aura pas de peine à y reconnaître une première mouture du

"Sub tuum praesidium" 

A l'abri de votre miséricorde nous nous réfugions, Mère de Dieu, ne repoussez point les demandes de notre indigence, mais sauvez-nous du péril, ô vous, seule chaste et bénie.)

 


 

 

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Du côté de nos frères aînés, les Saints:

1er Octobre:

SAINT REMI
Évêque et confesseur
(438-533)

        L'histoire de sainte Clotilde nous a appris comment Clovis se tourna vers le Dieu des chrétiens, à la bataille de Tolbiac, et remporta la victoire. Ce fut saint Remi qui acheva d'instruire le prince. La nuit avant le baptême, saint Remi alla chercher le roi, la reine et leur suite dans le palais, et les conduisit à l'église, où il leur fit un éloquent discours sur la vanité des faux dieux et les grands mystères de la religion chrétienne. Le saint prédit à Clovis et à Clotilde les grandeurs futures des rois de France, s'ils restaient fidèles à Dieu et à l'Église.

        Quand fut venu le moment du baptême, il dit au roi : « Courbe la tête, fier Sicambre ; adore ce que tu as brûlé, et brûle ce que tu as adoré. »

Au moment de faire l'onction du Saint Chrême, le pontife, s'apercevant que l'huile manquait, leva les yeux au ciel et pria Dieu d'y pourvoir. Tout à coup, on aperçut une blanche colombe descendre d'en haut, portant une fiole pleine d'un baume miraculeux ; le saint prélat la prit, et fit l'onction sur le front du prince. Cette fiole, appelée dans l'histoire la « sainte Ampoule », exista jusqu'en 1793, époque où elle fut brisée par les révolutionnaires.

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( Baptême de Clovis 1er, roi des Francs, par Saint Rémi
représenté derrière la Basilique Saint Rémi à Reims (1896)
 )

        Outre l'onction du baptême, saint Remi avait conféré au roi Clovis l'onction royale. Deux sœurs du roi, trois mille seigneurs, une foule de soldats, de femmes et d'enfants furent baptisés le même jour.

        Saint Remi s'éteignit, âgé de quatre-vingt-seize ans.

Testament de Saint Remi:

« Que le présent testament que j’ai écrit pour être gardé respectueusement intact par mes successeurs les évêques de Reims, mes frères, soit aussi défendu, protégé, partout, envers et contre tous, par mes très chers fils, les rois de France, par moi consacrés au Seigneur à leur baptême, par un don gratuit de Jésus-Christ et la grâce du Saint-Esprit.
Qu’en tout et toujours il garde la perpétuité de sa force et l’inviolabilité de sa durée. […] Mais par égard seulement pour cette race royale qu’avec tous me frères et co-évêques de la Germanie, de la Gaule et la Neustrie, j’ai choisie délibérément pour régner jusqu’à la fin des temps, au sommet de la majesté royale pour l’honneur de la Sainte Eglise et la défense des humbles. Par égard pour cette race que j’ai baptisée, que j’ai reçue dans mes bras, ruisselante des eaux du baptême : cette race que j’ai marquée des sept dons du Saint-Esprit, que j’ai ointe de l’onction des rois, par le Saint-Chrême du même Saint-Esprit ; j’ai ordonné ce qui suit :

I – Si un jour cette race royale que j’ai tant de fois consacrée au Seigneur, rendant le mal pour le bien, lui devenait hostile, envahissait ses églises, les détruisait, les dévastait :
Que le coupable soit averti une première fois par tous les évêques réunis du diocèse de Reims. Une deuxième fois par les églises réunies de Reims et de Trêves. Une troisième fois par un tribunal de trois ou quatre archevêques des Gaules.
Si à la septième monition il persiste dans son crime, trêve à l’indulgence ! Place à la menace !
II - Si Notre-Seigneur Jésus-Christ daigne écouter les prières que je répands tous les jours en sa présence, spécialement pour la persévérance de cette race royale, suivant mes recommandations, dans le bon gouvernement de son royaume et le respect de la hiérarchie de la Sainte Eglise de Dieu. 
Qu'aux bénédictions de l'Esprit-Saint déjà répandues sur la tête royale s'ajoute la plénitude des bénédictions divines! 
Que de cette race sortent des rois et des empereurs qui, confirmés dans la vérité et la justice pour le présent et pour l'avenir suivant la volonté du Seigneur pour l'extension de la Sainte Eglise, puissent régner et augmenter tous les jours leur puissance et méritent ainsi de s'asseoir sur le trône de David dans la céleste Jérusalem où ils règneront éternellement avec le Seigneur. Amen

Testament signé de Saint Rémi et par six autres Evêques et d'autre Prêtres. Trois de ces Evêques sont réputés pour leur sainteté: Saint Vaast, Evêque d'Arras, Saint Médard, Evêque de Noyon, Saint Loup, Evêque de Soissons.

(L'authenticité indiscutable de ce document capital pour notre Histoire a été prouvée par l'Abbé Dessailly, de l'Académie de Reims, dans un ouvrage fondamental et décisif sur la question: "L'authenticité du grand Testament de Saint Rémi", publié en 1878, chez Dumoulin, à Paris)

 

St Romanos the Melodist of  Constantinople  (556)

He was born in Emessa in Syria, probably of Jewish parents. He served as a deacon in Beirut, then in Constantinople at the time of PatriarchEuphemius (490-496). He was illiterate, had no musical training, and was a poor singer; thus he was despised by many of the more cultivated clergy.

 

 One night, after Romanos had prayed to the Mother of God, she appeared to him in a dream, held out a piece of paper and told him to swallow it. On the following day, the Nativity of Christ, Romanos went to the ambon and, with an angelic voice, sang 'Today the Virgin...',which is still sung as the Kontakion of the Feast.

 

 All present were amazed at the completely unexpected beauty of the hymn and of Romanos' singing. St Romanos went on to compose more than a thousand Kontakia (which were once long hymns, not the short verses used in church today). He is almost certainly the author of the sublime Akathist Hymn to the Mother of God, which has served as the model for all other Akathists.

 

 He reposed in peace, while still a deacon of the Great Church in Constantinople. Many of his hymns were inspired by the hymns of St Ephraim of Syria.

 

  The influence of Middle Eastern music on the hymnography of the Church is incalculable. Many of those who established the form of the Church's music were Syrians: two noted examples are St Romanos and St John of Damascus, who composed the Octoechos, the Pascha service, and the Funeral Service. Their music was in turn modeled on the music of the Hebrew temple. The Byzantine musical tradition has descended without break from the music sung in Christ's time, and presumably by Christ Himself

 

L'Eglise Romaine célèbre

Sainte Thérèse de Lisieux .

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C'est une moniale carmélite décédée en 1897.Avec les retraitants présents au Monastère Syriaque du 29 Septembre au deux Octobre, nous étions hier à Lisieux, jour anniversaire de la "nassance au Ciel" de cette petite sainte Normane dont la doctrine spirituelle fait échos à celle de notre grand Saint Isaac le Syrien.Nous portions tous ceux et celles qui, pami nos amis, apprécient cette figure lumineuse de Thérèse Martin.

Thérèse née en 1873, était la dernière des cinq filles de la famille Martin, elle eut  le malheur de perdre sa mère à l’âge de 4 ans, et  la famille rejoignit un oncle à Lisieux en Normandie. Ce fut  là que Pauline et Marie Martin, les sœurs aînées de Thérèse,  entrèrent  au carmel en 1882 et 1886. Thérèse les y rejoignit en 1888 mais comme elle n’avait  que 15 ans, elle alla à Rome demander une dispense au pape Léon XIII.

THERESE 1er OCTOBRE

Ce fait mis à part, la vie de Thérèse Martin fut tout ordinaire, et elle est passée inaperçue de sa famille, de son entourage, de son carmel, et même de de son père spirituel...   Lorsqu'elle mourut de la tuberculose à 24 ans dans un petit carmel de province, elle restait inconnue et  il n'y eut guère que 30 personnes à son enterrement. 

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  Un an après sa mort, paraissait un livre composé à partir de ses écrits : l'Histoire d'une Âme qui allait conquérir le monde et faire connaître cette jeune soeur Thérèse de l'Enfant-Jésus de la Sainte Face qui avait vécu "sur les flots de la confiance et de l'Amour" et avait  aimé Jésus jusqu'à "mourir d'amour".

A sa canonisation à Saint Pierre de Rome, 17 mai 1925, il y avait  500 000 personnes.

Les œuvres complètes de sainte Thérèse sont lisibles sur le net, grâce aux éditions du Cerf. Consulterhttp://bibliotheque.editionsducerf.fr/par%20page/2653/TM.....

 

 

  

 

La Sainte Protection de notre Souveraine la Mère de Dieu et Toujours-Vierge Marie

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Tropaire t. 4

En ce jour nous célébrons ta fête lumineuse, ô Mère de Dieu, * nous les fidèles protégés par ta venue * et, contemplant ta vénérable icône, avec tendresse nous disons: * couvre-nous de ta sainte protection * et délivre-nous de tout mal, * priant ton Fils, le Christ notre Dieu, * d'accorder à nos âmes le salut.

Kondakion, t. 3

La Vierge en ce jour se tient dans l'église invisiblement * avec les chœurs des Saints priant pour nous notre Dieu; * les Anges et les Pontifes se prosternent, * les Apôtres et les Prophètes exultent de joie, * car la divine Mère pour nous * intercède auprès du Dieu d'avant les siècles.

Ikos

Venez, peuples, savourons ses miracles étonnants: * par elle Adam fut libéré de la corruption; * c'est elle l'arche non faite par Noé, * mais construite par Dieu; * si Moïse fut incapable jadis * de voir Dieu dans le buisson ardent, * à présent toute la terre reconnaît * en celui qu'elle a fait naître le Fils de Dieu; * c'est pourquoi nous la glorifions, car la divine Mère pour nous * intercède auprès du Dieu d'avant les siècles.

Exapostilaire, t. 3

Dame toute-sainte, virginale Mère de Dieu, * couvre-nous de ton voile merveilleux, * protège ton peuple de tout mal, * toi que l'admirable André vit en prière dans l'église des Blachernes ; * notre Dame, envoie sur nous la grâce du salut. 
(http://calendrier.egliseorthodoxe.com/…/stsoctob…/oct01.html)

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2 Octobre:

 

Saint Léger

( Saint Leodegar)

(évêque d’Autun martyr,+679.)



Léger était de noble famille franque, élevé par son oncle qui était évêque de Poitiers, il devint moine à St Maixent puis fut appelé par la reine de Neustrie, sainte Bathilde, comme évêque d’Autun en 663.

LEGER 2 OCTOBRE


Mais il fut mêlé aux luttes entre les Burgondes et les Francs des royaumes de Neustrie et d'Austrasie qui étaient alternativement réunis puis séparés. Le maire du Palais Ebroïn, voulait  centraliser le pouvoir alors que Léger défendait les droits des cités anciennes comme Autun. Pour épargner sa ville, qu'Ebroïn assiégeait, Léger se livra et eut les yeux crevés, puis fut déclaré prêtre indigne et enfermé dans un monastère. Il fut assassiné deux ans après dans une forêt près de Fécamp.

 

 

"La complainte de saint Léger", écrite en 970, est l'un des tout premiers textes littéraires de la langue romane.

Tropaire ton 4

Membre d'une famille franque riche et noble,*
Elevé par ton oncle l'évêque Didon,*
Tu devins évêque de la ville d'Autun*
Pendant des troubles politiques, sagement,
Tu sauvas ta ville en te livrant au martyre*
Saint Léger, prie Dieu pour le salut de nos âmes!

(http://calendrier.egliseorthodoxe.com/…/stsoc…/oct02bis.html)

 

 

Memorial of Karottuveettil Shemavon Mar Dionysius

Sunday, Oct 02

 

Hieromartyr Cyprian and Virgin-Martyr Justina (304).

"Saint Justina, who was from Damascus, lived in virginity for the sake of Christ. Saint Cyprian, who was from Antioch, began as an initiate of magic and worshipper of the demons. A certain foolish young man who had been smitten with Justina's beauty hired Cyprian to draw her to love him; when Cyprian had used every demonic device he knew, and had failed, being repulsed by the power of Christ Whom Justinainvoked, he understood the weakness of the demons and came to know the truth.

 

 Delivered from demonic delusion, he came to Christ and burned all his books of magic, was baptized, and later ascended the episcopalthrone in his country.

 

 Later, he and Justina were arrested by the Count of Damascus, and having endured many torments at his hands, they were sent finally to Diocletian in Nicomedia, where they were beheaded in the year 304."

The Holy Nobleborn Princess Anna of Kashinsk

The Holy Nobleborn Princess Anna of Kashinsk, a daughter of the Rostov prince Dimitrii Borisovich, in 1294 became the wife of the holy Greatprince Michael Yaroslavich of Tver. (He was murdered by the Mongol-Tatars of the Horde in 1318, and Comm. 22 November). After the tormented death of her husband, Anna withdrew into the Tversk Sophia monastery and accepted tonsure with the name Evphrosynia. Later, she transferred to the Kashin Uspenie-Dormition monastery, and became a schema-monastic with the name Anna. On 2 October 1368 she expired peacefully to the Lord.
The sons of Saint Anna continued in the confessor's deed of their father: Dimitrii Mikhailovich ("Grozye Ochi" "Dread Eyes") was murdered at the Horde on 15 September 1325; and later, Aleksandr Mikhailovich, Prince of Tver, was murdered together with his son Theodore (Feodor) on 29 October 1339.

Miracles at the grave of Saint Anna began in 1611, during the time of the siege of Kashin by Lithuanian forces. The saint appeared to Gerasim, the church-warden of the Uspensk cathedral, and said, that she would implore the Saviour and the MostHoly Mother of God for the deliverance of the city from the foreigners.
At the Sobor (Council) of 1649 it was decided to uncover her relics for general veneration and to enumerate the holy Princess Anna to the ranks of the Saints. But in 1677 Patriarch Joakim raised the question to the Moscow Sobor whether her veneration should be discontinued in connection with the problem of the Old-Ritualist Schism, which made use of the name of Anna of Kashinsk for its own purposes. In 1909, on 12 June, there occurred her second glorification and the universally observed feastday established.

© 1996-2001 by translator Fr. S. Janos.

 

The Malankara Orthodox Church

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Toute vie est un Rosaire

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« La foi de Marie dénoue le nœud du péché » : 

qu’est-ce que cela signifie ?

C'est une expression de Saint Irénée qui dit :

« Le nœud noué par la désobéissance d’Ève a été dénoué par l’obéissance de Marie ; ce que la vierge Ève avait lié par son incrédulité, la vierge Marie l’a délié par sa foi »

(Adversus Haereses III, 22, 4).

Le Rosaire, avec ses différents mystères, joyeux, douloureux, glorieux (et aussi avec St Jean Paul II lumineux), est une très belle prière, par laquelle nous nous confions à la Vierge Marie pour entrer en communion avec les évènements de la vie du Christ, mystères toujours vivants et vivifiants. Mais il est aussi comme un symbole de toute existence chrétienne.

Marthe Robin disait : « toute vie est une messe » ; on pourrait dire aussi de manière analogue que toute vie est un Rosaire.

De même que le Rosaire contient des mystères, joyeux, (lumineux), douloureux, glorieux, on pourrait dire qu’en ce qui concerne le travail du Saint-Esprit dans notre existence, il y a des « effusions » joyeuses, lumineuses, douloureuses et glorieuses. L’ordre évoqué a son importance, même si les choses se déroulent de manière plus cyclique que linéaire.

Il y a des effusions de l’Esprit qui illuminent et révèlent, des effusions de l’Esprit qui dépouillent et appauvrissent, des effusions de l’Esprit qui confirment et fortifient. Les trois sont nécessaires : les premières pour faire naître la foi, les secondes pour enseigner l’espérance, et les troisièmes pour communiquer le courage d’aimer.

 

Père Jacques Philippe
Extrait de La liberté intérieure, Editions des Béatitudes, 2002, p.108

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Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

LES EPREUVES SPIRITUELLES:

L'archimandrite Sophrony résume la doctrine de  Starets Silouane (†1938) :

 

Au début, l'homme  est attiré vers Dieu par le don de la grâce,

Et quand il est déjà attiré, alors commence une longue période d'épreuves. La liberté de l'homme, sa confiance en Dieu sont mises à l'épreuve, parfois même durement.

 

Au début de sa conversion, ses prières, qu'elles soient importantes ou non, à peine sont-elles formulées, qu'elles sont habituellement rapidement et miraculeusement exaucées par Dieu.

Mais quand vient la période des épreuves, tout change : on dirait que le Ciel se referme et devient sourd à toutes nos prières.

 

Dans la vie d'un chrétien fervent tout devient difficile.

L'attitude des gens envers lui s'altère ; on cesse de le traiter avec respect ; on ne lui pardonne pas ce qu'on pardonne volontiers aux autres ; son travail est presque toujours rémunéré au-dessous de la norme ; la résistance de son corps contre les maladies diminue ; la nature, les circonstances, les hommes, tout se tourne contre lui. Quant à ses dons naturels, non moins grands que chez d'autres, ils ne trouvent pas d'application.

En plus de tout cela, il subit encore de nombreux assauts des puissances démoniaques.

Et le dernier, le plus pénible et le plus intolérable des tourments, c'est d'être abandonné par Dieu. Alors sa souffrance atteint son comble, car l'homme est frappé sur tous les plans de son être.

 

L'expérience millénaire, transmise de génération en génération, nous enseigne que lorsque Dieu voit la fidélité d'un ascète, comme il vit celle de Job, il la mène par des abîmes et des cimes inaccessibles à tout autre homme. Plus la fidélité de l'ascète et sa  confiance en Dieu sont inébranlables, plus grande sera son épreuve et plus complète aussi sera son expérience qui pourra s'étendre jusqu'au ultimes limites auxquelles puisse parvenir un homme.

 


Archimandrite Sophrony

Extrait de :

Archimandrite Sophrony, Starets Silouane, moine du mont Athos,

Vie - Doctrine - Ecrits - Edition Présence, Belley, 1982, p. 194

Source : http://www.mariedenazareth.com/

Les prétendues preuves concernant Dieu

sont œuvres de la logique humaine. La seule preuve de l'existence de Dieu est l'expérience de Dieu.

C'est la contemplation de Dieu.

Enfin, c'est la divinisation de l'homme.

C'est pourquoi il est dit :

« Venez et voyez » (1),

« Goûtez et voyez » (2).

Lorsque vous verrez Dieu de vos propres yeux, alors vous comprendrez.

Dieu se révèle toujours personnellement à l'homme, pour qu'il acquière la « preuve » de Son existence.

Qu'advient-il de ceux qui n'ont pas cette révélation ? C'est parce qu'ils ne la veulent pas,

n'y croient pas, ni ne la cherchent.

De même que certaines personnes sont heureuses avec leurs caroubes (3), ainsi nous nous contentons de ce que nous avons, cela nous suffit, notre âme ne demande rien de plus profond.
(1) Jean 1,39
(2) Psaume 33,9
(3) Luc 15,16

(Archimandrite Aimilianos * Catéchèses et discours * Exultons pour le Seigneur * Psaume 18 * Editions Ormylia 2002)

 

Pendant ce mois d'Octobre, par Marie qui conduit à Jésus, prions pour les Chrétiens d'Orient...

PRIERE D'ABANDON A LA VOLONTE BIENVEILLANTE DU SEIGNEUR:

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« Ô divin Maître, Père, Seigneur, soyez propice à vos enfants. Accordez, à nous qui gardons vos préceptes, de réfléchir votre image et autant que le permettent nos forces, d'expérimenter votre bonté et non la sévérité de votre jugement.
Accordez-nous de vivre dans votre paix, d'être admis dans votre royaume, après avoir traversé sans naufrage, les flots du péché.

Puissions-nous être poussés, dans un grand calme, par l'Esprit-Saint, votre Sagesse ineffable, et guidés par Lui, jour et nuit, jusqu'au jour parfait.

Accordez-nous, jusqu'à notre heure dernière, de prier en remerciant et de remercier en priant l'unique Père et Fils, Fils et Père, le Fils éducateur et maître, avec l'Esprit Saint »

(Clément d'Alexandrie).

« Seigneur, Vous connaissez ce qui m'est le plus avantageux, faites donc que la chose arrive selon votre bon plaisir.

Donnez-moi ce que Vous voudrez, quand Vous le voudrez.

Faites de moi ce qui Vous plaira pour mon plus grand bien et pour votre plus grande gloire.

Placez-moi où Vous voudrez et en toutes choses disposez de moi selon votre volonté.

Je suis entre vos mains, faites de moi ce que Vous voudrez.

Je suis votre serviteur, prêt à tout ; je ne veux plus vivre pour moi-même, mais pour Vous.

Oh ! que ce soit avec toute la perfection que Vous demandez de moi !


Ô Jésus très aimable, faites que je désire toujours ce qui Vous est le plus agréable et le plus cher.

Que votre volonté soit toujours la mienne, que je la suive et m'y conforme en toutes choses.

Que je n'aie avec Vous qu'une même volonté, Seigneur, et qu'il ne soit pas en mon pouvoir de désirer autre chose que ce que Vous voulez »

(Imit. III, XV, 3). »

P. Gabriel de Ste Marie-MadeleineIntimité Divine Tome II (20e Dimanche après la Pentecôte, Colloque), Monastère des Carmélites Déchaussées, Librairie du Carmel, 1963.

 

Vous ne deviendrez pas saint en combattant le mal.

Laissez le mal être ce qu'il est.

Regardez vers le Christ, et cela vous sauvera.

Ce qui rend la personne sainte, c'est l'amour.


Saint Porphyrios

 

 

Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

 

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

 

 

 

N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

 

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)
 
 Arme invincible, soutien de la foi, Très Sainte Croix , 
nous te chantons, / devant toi nous prosternant avec foi: / tu es le refuge, la gloire des chrétiens; / gardienne des orthodoxes et fierté des martyrs, / à juste titre nous te glorifions.

Croix de Jésus, armure des chrétiens, / tu donnes aux rois victoire et tu renverses les démons: / à ceux qui se prosternent devant toi / donne ta protection et la grande miséricorde.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn

Tous ceux qui d'un cœur ardent / se prosternent pieusement / devant le croix et les souffrances de ton Fils,  / fais qu'ils deviennent, ô Mère de Dieu, / les citoyens du Paradis / et les héritiers de la gloire des cieux.

 

OPINION(S):

Laisser proliférer l'hérésie

n'est jamais un acte d'Amour

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(Posté par Vini Ganimara dans Messages du Pape le 09 2nd, 2010.)

Je n’ai pas vu beaucoup commenter l’homélie de Benoît XVI pour la clôture de l’année sacerdotale – et pour être franc, je n’avais lu que quelques extraits de ce texte, avant d’en lire la version intégrale dans laDocumentation catholique -, mais le texte vaut la peine d’être lu.
En particulier, il rappelle que la mission de défendre l’orthodoxie contre l’hérésie (le terme y est, et je me réjouis qu’enfin, on appelle les choses par leur nom au plus haut niveau de la hiérarchie ecclésiastique) est une mission fondamentale pour les prêtres. Mais lisez plutôt:

« Le pasteur a besoin du bâton contre les bêtes sauvages prêtes à s’attaquer à son troupeau ; et aussi contre les brigands en quête de butin. À côté du bâton, il y a la houlette qui offre un appui et une aide pour traverser les passages difficiles. Ces deux réalités appartiennent au ministère de l’Église, au ministère du prêtre. L’Église doit aussi utiliser le bâton du pasteur, le bâton avec lequel elle protège la foi contre les faussaires, contre les courants de pensée qui, en réalité, désorientent le troupeau. L’usage même du bâton peut être un service d’amour. Nous voyons aujourd’hui qu’il ne s’agit pas d’amour, quand on tolère des comportements indignes de la vie sacerdotale. De même il ne s’agit pas non plus d’amour quand on laisse proliférer l’hérésie, la déformation et la décomposition de la foi, comme si nous pouvions nous-mêmes inventer la foi. Comme si elle n’était plus le don un Dieu, la perle précieuse qu’on ne peut nous voler. Toutefois, en même temps, le bâton doit toujours redevenir la houlette du pasteur – la houlette qui aide les hommes à pouvoir marcher sur les sentiers difficiles et à suivre le Seigneur. »

Saint Cyril et les Sarrazins: prier pour ses ennemis tout en les combattant

 
Dans le camp des Sarrazins (musulmans), ils demandèrent à saint Cyril (l'Illuminateur des Slaves):

"Comment donc les Chrétiens peuvent-ils faire la guerre et en même temps respecter le commandement du Christ de prier Dieu pour leurs ennemis?"
A cela, saint Cyril répondit : "Si deux Commandements ont été écrit dans une même Loi et donnés aux hommes pour les accomplir, quel est celui qui aura le mieux accomplit la Loi, celui qui aura accomplit un des commandements, ou celui qui aura accompli les deux?
Les Sarrazins répondirent : "assurément, celui qui accomplit les 2 commandements".

Saint Cyril continua : "Christ notre Dieu nous a commandé de prier Dieu pour ceux qui nous persécutent et même de leur faire du bien, mais Il nous a aussi dit qu'il 'n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime' (Jn 15,13). C'est pour cela que nous supportons les insultes que nous adressent nos ennemis et c'est pourquoi nous prions Dieu pour eux. Cependant, en tant que société, nous défendons les autres et donnons notre vie, afin que l'ennemi ne puisse pas réduire nos frères en esclavage, qu'il ne puisse pas non plus rendre leurs âmes et leurs corps esclaves, et qu'il ne puisse pas les détruire à la fois corps et âmes.

"Prologue d'Ochrid", par saint Nicolas Velimirovic, évêque de Zica


 




In the [Muslim] Saracen encampment they asked St. Cyril [Enlightener of the Slavs]:

“How can Christians wage war and at the same time keep Christ’s commandment to pray to God for their enemies?’ To this, St. Cyril replied: “If two commandments were written in one law and given to men for fulfilling, which man would be a better follower of the law: The one who fulfilled one commandment or the one who fulfilled both?’ The Saracens replied: “Undoubtedly, he who fulfills both commandments.”

St. Cyril continued: “Christ our God commands us to pray to God for those who persecute us and even do good to them, but He also said to us, Greater love hath no man than this, that a man lay down his life for his friends (John 15:13). That is why we bear the insults that our enemies cast at us individually and why we pray to God for them. However, as a society, we defend one another and lay down our lives, so that the enemy would not enslave our brethren, would not enslave their souls with their bodies, and would not destroy them in both body and soul.

(Excerpt from “The Prologue of Ohrid” by St. Nicholas Velimirovic of Zica)

 NOUVELLE(S) PARUTION(S):

 

 

"Réfléchir sur son propre rapport à l'altérité" - une recension de "Prendre soin de l'autre - Une vision chrétienne de la communication"

Posted: 30 Sep 2016 09:36 AM PDT

La recension suivante, avec des extraits, de mon ouvrage Prendre soin de l'autre - Une vision chrétienne de la communication (Cerf, 2012), a été publiée sur un blog littéraire privé. Merci à son auteur de nous avoir autorisé à la reproduire ici avec les extraits choisis.
 

"Prendre soin de l’autre, qu’est-ce que cela peut signifier, dans une société où on le considère de plus en plus comme un objet malléable à merci ? Avec une approche chrétienne de la communication, Christophe Levalois tente de répondre à cette question, à l’aide des Écritures et des écrits des Pères de l’Église, qui considèrent d’abord la « personne » – qui n’est pas l’individu – comme un être de communion. Elle se distingue non par ce qu’elle possède mais par ce qu’elle est, ontologiquement. En ce sens, prendre soin de l’autre revient à révéler la « personne » qui existe par essence en son for intérieur, en plénitude. L’auteur nous propose en outre une réflexion de qualité sur les dérives de nos sociétés modernes dites ultra « connectées », mais où la communication n’est qu’une façon comme une autre de consommer l’être, de le traverser sans le voir. Un ouvrage riche de promesses, pour qui se donne la peine de le lire et de réfléchir sur son propre rapport à l’altérité." 

 
Extraits:
 
 
  • « Lucien Sfez a forgé le terme « tautisme » pour désigner ce mode de fonctionnement. Ce néologisme est une contraction d’ « autisme », d’enfermement sur soi, et de « tautologie », de répétition. Il qualifie le tautisme de « théologie totalitaire« . p.22
  • « Le parallèle établi entre le fonctionnement de la machine et celui du cerveau humain est révélateur d’une démarche qui opère, par là même, une assimilation de l’un à l’autre. Si l’on peut effectivement relever les comportements plus ou moins mécaniques chez l’être humain, on ne peut néanmoins le réduire à cela, loin de là. Mais la relation assimilatrice ainsi établie l’incite à se modeler selon cette conception et tend à l’y réduire. C’est là une mutilation très grave et un obstacle majeur à la vie spirituelle à laquelle cette démarche ne donne pas de place. » p. 29
  • « La tradition chrétienne nous enseigne que le chemin du salut s’ancre par l’incarnation, dont celle du Christ est le modèle, donc par la confrontation bien concrète avec un contexte et sa complexité dans un mystérieux accomplissement.«  p. 34
  • « Mais elle débouche aussi sur une « utopie de la communication », en l’occurrence, de manière en apparence paradoxale, sur une solitude réelle, notamment en étant réduite à son image. Cela se traduit aussi, par exemple, par un rapprochement du lointain – le correspondant – au détriment du prochain et du milieu dans lequel on vit qui, lui, de fait, devient plus opaque et avec lequel les relations se détériorent souvent. […] Cette déréalisation entraîne une pauvreté en termes de relations. Il est fait allusion, bien sûr, à la relation concrète avec le prochain, celui que l’on rencontre réellement et avec qui se tisse un échange qui n’est pas que verbal, mais aussi fait de gestes, de silences, de retenues, de patience. » p. 100
  • « La prodigieuse mutation concernant la vision de la personne repose sur une nouvelle perception des termes qui, jusqu’alors, la définissaient et la maintenaient dans une réalité très limitative. « Personne » correspondait au rôle social, et fut utilisé pour désigner un masque de théâtre, ou encore la face de quelqu’un (en grec) ; en somme, peu ou prou, la personne renvoyait à l’apparence. Les Pères lui ont donné une substance, une densité ontologique qui a complètement changé la donne. Désormais, selon cette nouvelle acception, la personne équivaut à l’être même. » p. 120
  • « La personne se construit et rayonne en conjuguant l’unité avec les autres personnes, avec la distinction qui la rend unique, et la polarité qui lui permet d’échanger et de s’enrichir intérieurement dans le même mouvement fondé sur la réciprocité. » p. 122
  • « Cet amour, qui est relation véritable, se traduit et se renforce par le don. » p. 131
  • « L’amour dans la communication, c’est la transmission en vue de la communion, dans le respect de la liberté de l’autre. C’est la forme la plus élevée et le modèle de toute communication. » p. 133
  • « Le désir d’un dialogue constructif, avec tact et prévention, doit guider toute communication. […] Pour cela, il est important de valoriser l’autre personne, de s’appuyer sur ses qualités et ainsi de l’amener par cette confiance, qui n’est en rien aveuglement, à manifester les richesses qu’elle porte, et dont elle ignore souvent la force et les possibilités, pour les offrir aux autres et au monde. » p. 140-141
  • « Une autolimitation est nécessaire pour ne pas transmettre des peurs, des angoisses, des sentiments hypertrophiés, ou encore des pulsions malsaines, à autrui. Prendre soin de l’autre veut dire aussi le protéger éventuellement de nous-même et lui offrir ce qu’il y a de mieux. Cela s’oppose à tout exhibitionnisme, à toute logorrhée, de mots, de sons, d’images, à tout débordement qui finit vite par l’étouffer. » p. 149
 

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Programme des prochaines semaines au Monastère

 

Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de

 

Miséricorde:

 

Program in the coming weeks

 

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

 

Au Monastère Syriaque de

 

CHANDAI-BREVILLY (61) :

 

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30.

Petits Pèlerinages sur Semaine tous les :

 

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

(Ramassage des fidèles de région parisienne chaque samedi précédent le 1er dimanche du mois à 15h )

 

Petits Pèlerinages sur Semaine tous les :

 

*22 et

 

*29 du mois

 

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

 

 

RETRAITE-PELERINAGE DE LIBERATION ET DE GUERISON INTERIEURE

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Du 29 Septembre au Dimanche 2 Octobre

au Monastère Syriaque:

  

 Sanctuaires visités:

*29 Septembre:Pèlerinage à St Michel Archange au Sanctuaire N-D de Miséricorde

*30 Septembre:Pèlerinage à Lisieux et Dozulé 

*1er Octobre: Journée mariale au Monastère Syriaque réservée aux confessions, prières de délivrances, prières de guérison intérieure.

*Dimanche 2 Octobre: Pèlerinage à N-D de Miséricorde

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

 

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29 SEPTEMBRE, PELERINAGE A SAINT MICHEL ARCHANGE

 

 au Monastère Syriaque:

  

 

 10h30 , Messe suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles

 

New Mary 1 by joeatta78

 

 

*Dimanche 2 Octobre au Monastère Syriaque:

  

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

 

 'You have the power to incline either upwards or downwards: choose what is superior and you will bring what is inferior into subjection.' (St. Thalassios the Libyan)

Mère de Miséricorde, priez pour nous, secourez-nous!

 

et aux Saints du Kerala

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St Abraham Koorilose Bava, priez pour nous !

 

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St Grégorios de Parumala, priez pour nous !


 

10h30, Messe , repas fraternel,possibilité de rencontrer un prêtre 

(Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

 

Ramassage des fidèles sur

 

*Paris: le Samedi 1er Ocotbre à 15 h 

 

au lieu de R.D.V habituel.

 

  

* Sunday, October 2:
  monthly pilgrimage to N-D Mercy and Saints Kerala.
10:30 am Mass followed by a fraternal meal and reception of the faithful.

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


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Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale. 

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires. 

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F " 

 

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam, Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, Moniale.

 

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

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Programme des prochaines semaines au Monastère

 

Syriaque de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de

 

Miséricorde:

 

Program in the coming weeks

 

Syriac Monastery of the Blessed Virgin Mary, Mother of Mercy:

"A person who, knowing what faults he has committed, willingly and with due thankfulness endures the trials painfully inflicted on him as a consequence of these faults, is not exiled from grace or from his state of virtue; for he submits willingly and pays off his debts by accepting the trials. In this way, while remaining in a state of grace and virtue, he pays tribute not only with his enforced sufferings, which have arisen out of the impassioned side of his nature, but also with his mental assent to these sufferings, accepting them as his due on account of his former offenses. Through true worship, by which I mean a humble disposition, he offers to God the correction of his offenses." (St. Maximos the Confessor (The Philokalia Vol. 2; Faber and Faber pg. 285))

 

 

Au Monastère Syriaque de

 

CHANDAI-BREVILLY (61) :

 

(Messe tous les dimanches et en semaine à 10h30.

Petits Pèlerinages sur Semaine tous les :

 

 

Pèlerinage à Notre-Dame de Miséricorde

 

au Monastère Syriaque 

 

Tous les 1ers Weekend du mois

 

(Ramassage des fidèles de région parisienne chaque samedi précédent le 1er dimanche du mois à 15h )

 

Petits Pèlerinages sur Semaine tous les :

 

*22 et

 

*29 du mois

 

 

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RETRAITE-PELERINAGE DE LIBERATION ET DE GUERISON INTERIEURE

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Du 29 Septembre au Dimanche 2 Octobre

au Monastère Syriaque:

  

 Sanctuaires visités:

*29 Septembre:Pèlerinage à St Michel Archange au Sanctuaire N-D de Miséricorde

*30 Septembre:Pèlerinage à Lisieux et Dozulé 

*1er Octobre: Journée mariale au Monastère Syriaque réservée aux confessions, prières de délivrances, prières de guérison intérieure.

*Dimanche 2 Octobre: Pèlerinage à N-D de Miséricorde

 

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Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


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61300 CHANDAI.

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29 SEPTEMBRE, PELERINAGE A SAINT MICHEL ARCHANGE

 

 au Monastère Syriaque:

  

 

 10h30 , Messe suivie d'un repas fraternel et de la réception des fidèles

 

New Mary 1 by joeatta78

 

 

*Dimanche 2 Octobre au Monastère Syriaque:

  

 Pèlerinage mensuel à N-D de Miséricorde

 

 'You have the power to incline either upwards or downwards: choose what is superior and you will bring what is inferior into subjection.' (St. Thalassios the Libyan)

Mère de Miséricorde, priez pour nous, secourez-nous!

 

et aux Saints du Kerala

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St Abraham Koorilose Bava, priez pour nous !

 

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St Grégorios de Parumala, priez pour nous !


 

10h30, Messe , repas fraternel,possibilité de rencontrer un prêtre 

(Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)

 

 

Ramassage des fidèles sur

 

*Paris: le Samedi 1er Ocotbre à 15 h 

 

au lieu de R.D.V habituel.

 

  

* Sunday, October 2:
  monthly pilgrimage to N-D Mercy and Saints Kerala.
10:30 am Mass followed by a fraternal meal and reception of the faithful.

 

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Note:

l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale. 

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

¤ Permanence pastorale en diverses région de France pour : Accompagnements spirituels, Sacrements, Sacramentaux (Bénédictions, Prières de délivrance ou d’exorcisme, prières de guérison)…

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires. 

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F " 

 

Pour l' Aumônerie Syro-Orthodoxe Francophone des Africains vivant en France, contacter les Responsables: Mor Philipose-Mariam, Métropolite et Soeur Marie-Andre M'Bezele, Moniale.

 

 

Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin  Mary/    maliath taibootho/ full of grace/    moran a'amekh  - the Lord is with thee/    mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/    wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/    O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/    yoldath aloho/  Mother of God/    saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/    nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./    Amîn   Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 Shlom lekh bthoolto Mariam/ Hail, O Virgin Mary/ maliath taibootho/ full of grace/ moran a'amekh - the Lord is with thee/ mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women/ wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/ and blessed is the fruit of thy womb, Jesus/ O qadeeshto Mariam/ Holy Mary/ yoldath aloho/ Mother of God/ saloy hlofain hatoyeh/ pray for us sinners/ nosho wabsho'ath mawtan./ now and at the hour of our death./ Amîn Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

3eme Dimanche après la Fête de la Sainte Croix

  • Soirée
    • Saint Mathieu 18: 23-35
  • Matin
    • Saint-Luc16: 1-13
  • Avant de Saint Qurbana
    • Genèse 42: 18 - 35
    • Proverbes 1: 2 à 9
    • Isaïe 4 8: 12 à 16
  • Saint Qurbana
    • Actes 7:02- 5
  • 02 Étienne dit alors : « Frères et pères, écoutez ! Le Dieu de gloire est apparu à notre père Abraham, quand il était en Mésopotamie avant de venir habiter Harrane,
  • 03 et il lui a dit : Sors de ton pays et de ta parenté, et va dans le pays que je te montrerai.
  • 04 Alors, étant sorti du pays des Chaldéens, il vint habiter Harrane ; après la mort de son père, Dieu le fit émigrer de là-bas vers le pays où vous-mêmes habitez maintenant.
  • 05 Et là, il ne lui donna rien en héritage, pas même de quoi poser le pied. Mais il promit de lui donner ce pays en possession ainsi qu’à sa descendance après lui, alors qu’il n’avait pas encore d’enfant.

 

  • Romains 8: 1 à 11
  • 01 Ainsi, pour ceux qui sont dans le Christ Jésus, il n’y a plus de condamnation.
  • 02 Car la loi de l’Esprit qui donne la vie dans le Christ Jésus t’a libéré de la loi du péché et de la mort.
  • 03 En effet, quand Dieu a envoyé son propre Fils dans une condition charnelle semblable à celle des pécheurs pour vaincre le péché, il a fait ce que la loi de Moïse ne pouvait pas faire à cause de la faiblesse humaine : il a condamné le péché dans l’homme charnel.
  • 04 Il voulait ainsi que l’exigence de la Loi s’accomplisse en nous, dont la conduite n’est pas selon la chair mais selon l’Esprit.
  • 05 En effet, ceux qui se conforment à la chair tendent vers ce qui est charnel ; ceux qui se conforment à l’Esprit tendent vers ce qui est spirituel ;
  • 06 et la chair tend vers la mort, mais l’Esprit tend vers la vie et la paix.
  • 07 Car la tendance de la chair est ennemie de Dieu, elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, elle n’en est même pas capable.
  • 08 Ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu.
  • 09 Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.
  • 10 Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes.
  • 11 Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

 

  • St. Marc 2: 23 – 28
  • 23 Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis.
  • 24 Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu’ils font le jour du sabbat ! Cela n’est pas permis. »
  • 25 Et Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui-même et ceux qui l’accompagnaient ?
  • 26 Au temps du grand prêtre Abiatar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l’offrande que nul n’a le droit de manger, sinon les prêtres, et il en donna aussi à ceux qui l’accompagnaient. »
  • 27 Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat.
  • 28 Voilà pourquoi le Fils de l’homme est maître, même du sabbat. »

 

Par Saint Cyrille d'Alexandrie

(380-444), évêque et docteur de l'Église 
65e Homélie sur Luc (trad. Orval rev.) 


 

La révélation du mystère caché dès avant la création du monde

 

Considérons les paroles que Jésus a adressées pour nous à son Père en parlant de nous :

« Tu as caché toutes ces choses aux sages et aux savants, et tu les as révélées aux tout-petits.

Oui, Père, tel a été ton bon plaisir ».

En effet, Dieu le Père nous a révélé le mystère caché dès avant la création du monde dans le silence de Dieu, le mystère du Fils unique fait homme, le mystère connu d'avance avant la création du monde et révélé aux hommes dans les derniers temps

(Rm 16,25; Col 1,26).

Saint Paul écrit en effet :

« Moi, qui suis le dernier de tous les fidèles, j'ai reçu la grâce d'annoncer aux nations païennes la richesse insondable du Christ, et de mettre en lumière le contenu du mystère tenu caché depuis toujours en Dieu, le créateur de toutes choses »

(Ep 3,8-9). 

Ce grand mystère de notre Sauveur, ce mystère digne d'être adoré, était donc caché dans la connaissance du Père, dès avant la création du monde.

Nous aussi, nous sommes connus d'avance et prédestinés à être adoptés comme fils.

Saint Paul encore nous l'enseigne quand il écrit :

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis au ciel de toute bénédiction spirituelle dans le Christ.

Il nous a choisis en lui avant la création du monde pour que nous soyons saints et sans tache devant lui ; dans son amour il nous a destinés par avance à l'adoption filiale, en lui, par Jésus Christ » (Ep 1,3-5).

Le Père nous a donc révélé, à nous les petits, le mystère tu et caché de tous temps...

« À vous, dit Jésus, il est donné de connaître le mystère du Royaume des cieux »

(Lc 8,10),

à vous qui avez cru, qui avez connu la révélation du Christ, qui entendez la Loi en son sens spirituel, qui êtes aptes à comprendre les prophéties, qui confessez que le Christ est Dieu et Fils de     Dieu, à vous à qui le Père a trouvé bon de révéler son Fils.    

 

Une prière des moines de l'Athos:

« Jésus, extase de bonté, ô excès de splendeur, gloire à toi qui fais concorder ta volonté et ta puissance !

Jésus, amour fou en tout désirable, gloire à toi qui soutiens les mondes infinis par ta puissance !

Jésus, toi la Voie, la Vérité, la Vie, je te rends grâce de m'avoir conduit à la vérité de tes paroles divines et vivifiantes !

Jésus, objet suprême de la contemplation des bienheureux, je te rends grâce d'avoir jugé notre indigne nature digne de ta gloire !

Jésus, ô Lumière au-dessus de toute lumière, je te confesse que je marche enténébré dans la ténèbre du péché !

Jésus, toi le juge sans appel, je te confesse que jamais je n'ai été touché comme il se doit de ton amour !

Jésus, chaleur très douce et vivifiante, réchauffe ma froideur !

Jésus, vêtement de lumière des étoiles, habille ma nudité !

Jésus, toi mon principe, mon milieu et ma fin, purifie mon cœur afin que je puisse te voir !

Jésus, toi qui es en tout et par-dessus tout mon Dieu, fais-moi apparaître ta face et je serai sauvé !

Jésus, ô l'Un au-dessus de l'intellect (*), montre-moi moi-même unifié par le retour de l'intellect et de la prière unifiée !

Jésus, ô mystère au-dessus de l'ignorance, mets-moi au-dessus de toute réalité sensible et intelligible !

Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi ! »

(*) : Ce terme désigne généralement la partie la plus spirituelle de l'intelligence, la « fine pointe » de l'âme, le lieu de la conscience et de la lucidité spirituelles. Dans certains contextes, il devient presque synonyme de cœur, au sens biblique (et pascalien) de ce mot. Ne pas confondre avec l'intelligence discursive et rationnelle.


Hiérothée VlachosEntretiens avec un ermite de la sainte Montagne sur la prière du cœur(Minuit dans le désert de la sainte Montagne), Points Sagesse Sa78, Éditions du Seuil, 1988.

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'Blessed the one who farms fair and good thoughts each day and by hope conquers the wicked passion of despondency, by which the Lord's ascetics are warred upon.

(St. Ephrem of Syria)

 

   

 


 

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 05:57

My child, always remember the Love of God
God is your creator, deliverer, supreme benefactor, and good provider.
He created you just as He gives you every good thing, since without His goodness you could not live even for a minute.

You do not see your Benefactor with these eyes, but you see the benefits He has given you.

 

You see the sun, the moon and His stars which illumine you.
You see the fire that warms you and cooks your food.
You see the food which satisfies you.
You see the clothing by which your naked body is covered.
You see all other countless blessings which He gave you for your needs and comfort.

Seeing, and receiving these benefits, remember your unseen Benefactor everywhere and always with love, and thank Him for all His benefits with a pure heart.

(Elder, St. Tikhon of Zadonsk: Journey to Heaven)

Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 4,1-6.

Mes frères, je vous prie instamment, moi qui suis prisonnier dans le Seigneur, d'avoir une conduite digne de la vocation à laquelle vous avez été appelés, 
en toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant mutuellement avec charité, 
vous efforçant de conserver l'unité de l'esprit par le lien de la paix. 
Il n'y a qu'un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés par votre vocation à une même espérance. 
Il n'y a qu'un Seigneur, une foi, un baptême, 
un Dieu, Père de tous, qui est au-dessus de tous, qui agit par tous, qui est en tous. 
 


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 22,34-46.

En ce temps-là, des Pharisiens vinrent à Jésus. 
Et l'un d'eux, docteur de la loi, lui demanda pour l'embarrasser : 
" Maître, quel est le plus grand commandement de la Loi ? " 
Il lui dit : " Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. 
C'est là le plus grand et le premier commandement. 
Un second lui est égal : Tu aimeras ton proche comme toi-même. 
En ces deux commandements tient toute la Loi, et les Prophètes. " 
Les Pharisiens étant rassemblés, Jésus leur fit cette question : 
" Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il fils ? " Ils lui disent : " De David. — 
Comment donc, leur dit-il, David inspiré par l'Esprit l'appelle-t-il Seigneur, quand il dit :
Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu'à ce que j'aie mis tes ennemis sous tes pieds ? 
Si donc David l'appelle Seigneur, comment est-il son fils ? " 
Et nul ne pouvait lui répondre mot, et, depuis ce jour, personne n'osa plus l'interroger. 
 

 

« Qu'est-ce qu'un chrétien ?

C'est une lumière (1).

« Vous êtes lumière, nous crie saint Paul, lumière dans le Seigneur. La lumière créatrice a commencé de poindre dans vos âmes. (2) » Dieu est en vous à l'état d'aurore ; votre état de grâce, c'est son matin. Qu'est-ce encore qu'un chrétien ? C'est une fleur : un Dieu en fleur, disent souvent les Pères. Le Verbe est la fleur du Père, il en exhale toute la senteur (3). Ce Verbe vient à nous, entre en nous, s'unit à nous, si bien qu'il vit en nous plus que nous-mêmes. Comme il est Fils, il nous fait fils ; comme le Père le dit, il nous dit ; l'onction qui le sacre, nous sacre ; nous devenons un baume vivant, nous exhalons la vie, l'odeur vivifiante de la vie, dit saint Paul, le parfum de notre chef, la divine odeur de Jésus (4). Qu'est-ce enfin qu'un chrétien ? c'est une force. La nature nous donne des puissances ; la grâce crée en nous des vertus, et ces vertus, qui sont des forces, se résument toutes en une seule que saint Paul nomme « la force ou la vertu du Christ. (5) » Elle est sans doute en nous plus ou moins abondante, mais elle est en nous tous.

Or, qui ne sait que, naturellement, toute force étend son action, tout parfum se fait sentir au loin, toute lumière rayonne ? C'est pourquoi, rien qu'en existant, rien qu'en apparaissant, nous tous qui avons la foi, nous pouvons et devons édifier, avancer l’œuvre divine, élever le temple, augmenter Jésus. Croyez d'abord très fermement à ce principe actif de sainteté qui est en vous par la grâce. Cette foi entretenue et sans cesse avivée, est la pratique fondamentale de l'édification chrétienne. Je puis toujours et partout faire Jésus en laissant rayonner Jésus ; et toujours et partout je puis laisser rayonner Jésus, parce que mon fond de grâce, ma vie intérieure et mon être principal, c'est Jésus lui-même. L'âme qui, sachant ces choses, s'en pénètre comme il convient, et se les dit souvent, est, comme nécessairement, un trésor d'édification à ses frères. »

1. Saint Jean Chrysostome (fêté ce jour au nouveau calendrier) disait : « Il est plus facile au soleil de ne point rayonner qu'au chrétien de ne point resplendir. La lumière qui est dans le chrétien ne peut rester latente : on ne dérobe pas l'éclat d'une telle lampe. » In Act. Apost. homil. XX. 4. - 2. Ephes. V, 8. - 3. Totam genitoris naturae fragantiam exerit in semetipso. S. Cyrill. Alexand. Dialog. 3 de Trinit.- 4. II Cor. II, 15, 16. - 5. II Cor. XII, 9.


(Mgr Charles Gay (1814-1891), De la vie et des vertus chrétiennes considérées dans l'état religieux, Tome III (chap. XVI, II), H. Oudin Frères, Poitiers - Paris, Huitième édition, 1878.)

Quel spectacle grandiose nous offre la mer
quand elle se pare comme d’un manteau
de couleurs diverses,
de vert aux multiples nuances,
de pourpre, d’azur.
Quel charme de la contempler,
alors même qu’elle est en courroux,
d’autant plus vif qu’elle ravit
le regard du spectateur
en lui évitant les secousses violentes
de la navigation.


(St Augustin – De civitate Dei, XXII,24,5)

Contempler la mer

RETRAITE-PELERINAGE DE LIBERATION ET DE GUERISON INTERIEURE

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Du 29 Septembre au Dimanche 2 Octobre

au Monastère Syriaque:

  

 Sanctuaires visités:

*29 Septembre:Pèlerinage à St Michel Archange au Sanctuaire N-D de Miséricorde

*30 Septembre:Pèlerinage à Lisieux et Dozulé 

*1er Octobre: Journée mariale au Monastère Syriaque réservée aux confessions, prières de délivrances, prières de guérison intérieure.

*Dimanche 2 Octobre: Pèlerinage à N-D de Miséricorde

 

INSCRIVEZ-VOUS !

 

Adresse ci-dessous :

 

Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,


Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonnées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net

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Vigile de l'Exaltation de la vénérable et vivifiante Croix

et Dédicace de la Basilique de la Résurrection à Jerusalem

(335)

Tropaire, t. 4

Comme tu as orné de splendeur * le céleste firmament, * sur terre aussi tu pares de beauté * la sainte demeure de ta gloire, Seigneur. * Pour les siècles des siècles affermis-la * et par les prières de la Mère de Dieu * agrée les incessantes supplications * qu'en ce temple nous faisons monter jusqu'à toi, * Seigneur, notre vie et l'universelle résurrection.

t. 2

Nous t'offrons, Seigneur, le talisman de la vivifiante Croix * que malgré notre indignité tu nous donnas dans ta bonté; * sauvegarde notre pays et tout le peuple chrétien * par les prières de la Mère de Dieu, seul Ami des hommes.

Kondakion, t. 4

L'Eglise s'est montrée comme un ciel aux mille feux * illuminant l'ensemble des croyants; * nous y chantons: Seigneur, affermis ce temple saint.

Ikos

Le Verbe ayant vécu parmi nous selon la chair, * le fils du tonnerre en l'Ecriture nous dit: * Nous avons vu clairement la gloire du Fils, * celle qu'il tient du Père par grâce de vérité. * A tous les fidèles qui l'ont reçu * il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu; * et nous qui sommes nés de nouveau * non par la volonté du sang ni de la chair, * mais tirons notre croissance de l'Esprit saint, * dans la maison de prière bâtie de nos mains * nous chantons: Seigneur, affermis ce temple saint.

Exapostilaire t. 2

Le Seigneur élevé sur la croix au Golgotha * accomplit notre salut et renouvela l'entière création; * déposé au tombeau vivifiant, le troisième jour * il ressuscita comme Dieu; * et nous tous, avec les chœurs des Anges nous célébrons * la Dédicace de sa lumineuse et vénérable Résurrection.

Au milieu de la terre il accomplit le salut par la Croix, * le Seigneur Dieu qui voulut prendre chair pour le renouveau du monde entier; * déposé au tombeau, le troisième jour * il est ressuscité, et désormais * comme arrhes de la vie nous avons sa divine Résurrection, * dont nous célébrons la Dédicace avec les Anges de Dieu.

Ô Vierge, dans l'allégresse nous te disons: Réjouis-toi, * qui délivres Adam et Eve de l'antique malédiction; * réjouis-toi, par qui la nature des mortels * fut élevée à la gloire céleste de ton Fils et ton Dieu; * réjouis-toi, Mère de Dieu et Vierge Marie, car devant elle, grâce à toi, * se prosternent les Anges en tout temps dans les cieux.

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Comme sainte Hélène venait de découvrir le saint Sépulcre ainsi que les instruments de la Passion [14 sept.], saint Constantin le Grand — qui désirait rendre grâce à Dieu de l’heureuse conclusion du Concile de Nicée — ordonna à l’évêque de Jérusalem, saint Macaire [16 août], d’élever sans retard et aux frais de l’État, sur les lieux de la Rédemption du monde, un édifice qui serait le plus splendide possible. Après avoir isolé le Saint-Sépulcre de la colline dans laquelle il avait été creusé, on orna richement la grotte, qui devait être recouverte, par la suite, d’un édifice en rotonde : l’Anastasis. On construisit ensuite, séparée du Tombeau par un atrium avec portiques et colonnades, une vaste basilique à cinq nefs, nommée le Martyrion, décorée somptueusement de colonnes de marbres, de mosaïques et de plafonds dorés, dans laquelle était conservée la relique de la sainte Croix3. Entre l’Anastasis et le Martyrion, au sud-ouest, se dressait le rocher du Golgotha, sur lequel on avait planté une croix que l’on vénérait en accédant à la plate-forme par un escalier à rampe d’argent.
Lorsque, au bout de dix ans de travaux (325-335), l’église fut achevée, l’empereur envoya un représentant au Concile, réuni à Tyr, pour inviter tous les évêques qui s’y trouvaient à se rendre à Jérusalem, afin de procéder à la consécration. La dédicace de la basilique eut lieu à l’occasion du trentième anniversaire du règne de saint Constantin, le 13 septembre 335, au milieu de somptueuses manifestations et de grandes réjouissances populaires. Par la suite, on institua la commémoration annuelle de cet événement dans tout l’Empire, pour remplacer la fête païenne de Jupiter Capitolin. Ce temple élevé à la gloire de la Résurrection du Sauveur était si beau, ce lieu si vénérable, qu’il devint le symbole de la victoire du christianisme et le modèle de toute église. Comme le terme grec pour désigner la consécration d’une église signifie littéralement « renouvellement » (enkainia), les saints Pères ont profité de cette célébration pour célébrer, dans l’office de ce jour, le renouvellement de toute la création sensible, accompli par la résurrection du Christ.

(Le Synaxaire * La vie des Saints de l'Eglise Orthodoxe * Hiéromoine Macaire de Simonos Pètra * Tome premier * Septembre, Octobre)

 

 

 "À Jérusalem, en 355, la dédicace des basiliques que l’empereur Constantin voulut, avec piété, construire sur le Calvaire et le saint Sépulcre du Seigneur."

The Commemoration of the Renewal of the Temple of the Resurrection of Christ at Jerusalem

Commemorated on September 13

The Commemoration of the Renewal of the Temple of the Resurrection of Christ at Jerusalem celebrates the solemnity on the occasion of the consecration of the Church of the Resurrection of Christ, built by the Equal-to-the-Apostles Constantine the Great and his mother Equal-to-the-Apostles the empress Helen. This feastday is still called among the people by its unique title "having reputation from the Resurrection" ("Voskresenie slovuschee") and it means that it reputes to or pertains to the Resurrection, in distinction from the Feast of the Luminous Resurrection of Christ, and refers particularly to the consecration of the Church in honour of the Resurrection of Christ.
The history of the construction of this temple is thus. After the voluntary Passion and Death on the Cross of our Lord and Saviour Jesus Christ, the holy place of His suffering was long trampled on by pagans. When the Roman emperor Titus in the year 70 conquered Jerusalem, he razed the city and destroyed the Temple of Solomon on Mount Moriah, leaving there not a stone upon a stone, as even the Saviour had foretold about in conversation with the disciples (Mt. 13: 1-2). Later on the zealous pagan emperor Adrian (117-138) built on the place of the Jerusalem destroyed by Titus a new city, which was named after his name – Aelia Adriani (Aelia Capitolina) and made it forbidden to call the city by its former name. The Holy Sepulchre of the Lord he gave orders to cover over with ground and stones and on that spot to set up an idol; and on Golgotha where the Saviour was crucified, in 119 he constructed a pagan-temple dedicated to the goddess Venus. In front of the statues they offered sacrifice to demons and performed pagan rites, accompanied by wanton acts. In Bethlehem, at the place the Saviour was born of the AllPure Virgin, the impious emperor set up an idol of Adonis. He did all this intentionally, so that people would forget completely about Christ the Saviour and that they would no more remember the places where He lived, taught, suffered and arose in glory.

When there began the reign of Equal-to-the-Apostles Constantine the Great (306‑337), the first of the Roman emperors to recognise the Christian religion, he together with his pious mother the empress Helen decided to rebuild the city of Jerusalem and on the place of the suffering and Resurrection of the Lord to erect a new temple, to purify from the foul pagan cults the places connected with memory of the Saviour, and again to consecrate them. The nobleborn empress Helen journeyed to Jerusalem with a large quantity of gold, and Equal-to-the-Apostles Constantine the Great wrote a letter to Patriarch Makarios I (313-323), in which he requested him to assist in every possible way for the task of the renewal of the Christian holy places. Having arrived in Jerusalem, the holy empress Helen destroyed all the idolous pagan temples and had the desecrated places re-consecrated. She was ardent with the desire to find the Cross of our Lord Jesus Christ and she gave orders to dig up the place, where stood the temple of Venus. There they discovered the covered over Sepulchre of the Lord and the place of the Skull, not far from where they found three crosses and nails. In order to determine, upon which of the three crosses lay the Saviour, Patriarch Makarios gave orders to touch alternately against a dead person, whom they happened to be carrying by towards a place of burial. Just as the Cross of Christ touched the dead person, he immediately came alive. With the greatest of joy the nobleborn empress Helen and Patriarch Makarios raised up high the Life-Creating Cross and displayed it to all the people standing about.
The holy empress quickly set about the construction of a large church, which enclosed in its walls the place of the Crucifixion of the Saviour – Golgotha, and the Sepulchre of the Lord, located a not large distance from each other, and as the holy Apostle and Evangelist John wrote about this: "At that place, where He was crucified, was a garden and in the garden a new tomb, in which still no one had been put; there they did place Jesus because of the Jewish Friday, since that the tomb was nearby" (Jn. 19: 41-42). The Church of the Resurrection was 10 years in building, and the holy empress Helen did not survive to the completion of construction. Having returned to Constantinople, she reposed in the year 327. After the time of her arrival in Jerusalem the holy empress built churches in Bethlehem, on the Mount of Olives, at Gethsemane and in many other places, connected with the life of the Saviour and events in the New Testament.
The completion of construction of the New Testament temple of the Resurrection of Christ, called "Martyrion", in memory of the sufferings of the Cross of the Saviour, co‑incided with the passage of the First Council of Tyre, and with it the thirty year reign of the Equal-to-the-Apostles Constantine the Great. Wherefore at the assemblage of 13 September 335 the consecration of the temple was particularly solemn. At the consecration of the church participated hierarchy of the Christian Churches from many lands: Bythnia, Thrace, Cilicia, Cappadocia, Syria, Mesopotamia, Phoenicia, Arabia, Palestine and Egypt. To the solemnity of the renewal were invited only the fathers that concluded the Tyre Council. On this day was consecrated all the city of Jerusalem. The commemoration of this remarkable event by the fathers of the Church was established as 13 September.

© 1996-2001 by translator Fr. S. Janos.

 

Le 13 Septembre en l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone, nous faisons mémoire des Saints suivants:

 

Saint Aimé (Amé)de Remirmont
Abbé, bénédictin 
(v. 567-630)

 

        Natif de Grenoble, saint Aimé (ou Amé) entra très jeune à l'abbaye Saint-Maurice, d'Agaune en Suisse, où il vécut plus de trente ans en ermite.

Saint Eustache l'emmena à Luxeuil, où il convertit le futur saint Romaric.

        Quand ce dernier fonda en 620 l'abbaye de Remiremont, suivant la règle bénédictine, saint Aimé en devint le premier abbé.

Il y resta jusqu'à sa mort.

Tropaire ton 1

Tu fus éduqué au monastère d'Agaune,*
Et tu le quittas à trente ans pour être ermite.*
Dans une grotte sise au flanc de la falaise.*
Tu fus ensuite à Luxeuil et Remiremont,*
Où tu dus accepter la charge d'higoumène.*
Saint Amé, intercède pour notre salut!


(http://orthodoxievco.net/ecr…/vies/synaxair/septembr/ame.pdf)

  L'abbaye au XVIIème s.

Et voilà , vous connaissez désormais le troisième, après sainte Clarisse (12 août), puis saint Adelphe (11 septembre) de cette terre de sanctification que fut le territoire vosgien, un moine de Remiremont.

 

Dans les Vosges, Aimé et Romaric fondèrent ensemble deux abbayes, l'une d'hommes, l'autre de femmes sur le même mont, abbayes qui devaient donner naissance à la ville de Remiremont (Romarici Mons).

 

Mais Aimé avait une vocation d’ermite, il passa les dernières années de sa vie dans une grotte où on lui descendait sa nourriture par une corde.

Vous en avez l'image ci-dessous que je dois comme tant d'autres "emprunts" au Facebook du cher Père Duloisy:

 

Saint Maurille
Évêque d'Angers 
(336-426)

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Maurilio, né aux environs de Milan, fut attiré à Tours par les vertus de saint Martin, auprès duquel il exerça pendant plusieurs années les fonctions de chantre aux divins offices ; puis, élevé à la prêtrise, il se dévoua au salut des âmes. Son zèle le conduisit près d'Angers, où, par ses prières, il fit descendre le feu du ciel sur un temple païen, et construisit ensuite à la place une église de Jésus-Christ. Il bâtit même à côté un monastère; bientôt vint se fixer une population qui donna naissance à la ville de Chalonne.
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À la mort de l'évêque d'Angers, Maurille lui succéda, par le choix de saint Martin lui-même. Au jour de sa consécration, une colombe descendit visiblement sur sa tête. Quelques années plus tard, un fait étrange arriva. Pendant la consécration de la messe célébrée par le pontife, on apporta en toute hâte un enfant mourant, pour qu'il reçût la confirmation; le saint attendit la fin du sacrifice, mais pendant ce temps l'enfant mourut, et Maurille en conçut un si grand chagrin, qu'il s'enfuit sans avertir personne et s'embarqua pour l'Angleterre, où il se gagea comme jardinier chez un riche seigneur.

Ses diocésains, dont la douleur était inconsolable, le firent si bien rechercher, qu'ils découvrirent sa retraite ; mais il refusa de revenir au milieu de son troupeau, disant : « Je ne puis; car ayant perdu sur mer les clefs des reliques de ma cathédrale, que j'avais emportées par mégarde, j'ai fait serment de ne plus paraître à Angers avant de les avoir retrouvées. “Les voici, lui dirent les envoyés ; pendant notre traversée, un poisson fut jeté sur le pont du navire par la vague, et dans son ventre on a trouvé ces clefs.” »

Maurille obéit à la volonté du ciel. À son retour, il se fit conduire au tombeau de l'enfant, et, les yeux baignés de larmes, il demanda à Dieu de lui rendre la vie. Le petit ressuscité reçut, à cause de cette seconde naissance, le nom de René, et fut le successeur de Maurille sur le siège d'Angers.

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« Marie est votre Mère.

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Faites toutes vos actions par sa grâce, dans son aimable compagnie et sous sa douce influence. Pensez-y au commencement et renoncez à vos manières de voir et de vouloir pour adopter les siennes.

Essayez.

Persévérez.

Priez Marie de vous donner Jésus et de vous donner à Jésus.
[...]
Il y a tout à gagner à développer sa dévotion envers Marie.

Quel beau modèle et quelle bonne Mère !

Elle ne tient à rien en ce monde.

Elle est toute transformé en Jésus et par Jésus qui lui communique ses vertus et sa vie.
Et cette vie est une vie toute cachée en Dieu.

Elle ne voit que Lui, ne veut que Lui.

Son âme l'aspire et le respire à chaque instant.

Elle ne fait au fond qu'un avec Lui. 

Qui adhaeret Domino, unus spiritus est

(Celui qui est uni au Seigneur ne fait qu'un esprit avec Lui.

I Cor VI, 17).

Dieu vit en elle. Elle vit en Lui.

Tout cela est vrai. Tout cela est caché. »

(Robert de Langeac [Abbé Augustin Delage p.s.s. (1877-1947)], "La vie cachée en Dieu", Coll. "La vigne du Carmel", Ed. du Seuil, 1947.)

 

Shlom lekh bthoolto MariamHail, O Virgin  Mary/ 

  maliath taiboothofull of grace
  
moran a'amekh  - the Lord is with thee
  
mbarakhto at bneshey/ blessed art thou among women
 
 wambarakhoo feero dabkharsekh Yeshue/  and blessed is the fruit of thy womb, Jesus
  
O qadeeshto Mariam/ Holy Mary
  
yoldath aloho Mother of God
  
saloy hlofain hatoyehpray for us sinners
  
nosho wabsho'ath mawtan.now and at the hour of our death.
 
 Amîn 

 

Je vous salue, Marie pleine de grâces ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amîn.

 

 

 

 

LE PROTEVANGILE DE SAINT JACQUES

Le Protévangile de Jacques

ou les Évangiles de la nativité et de l'enfance

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Introduction

Le nom de " Protévangile " fut donné au XVIe siècle par l'humaniste français qui le publia en Occident, parce que le texte relate des événements antérieurs aux récits des évangiles canoniques. Le plus ancien manuscrit connu (Papyrus Bodmer 5) porte le titre : Nativité de Marie, Révélation de Jacques.
Le livre se dit écrit par l'apôtre Jacques le Mineur, frère de Jésus selon l'Évangile, demi-frère selon ce texte. Il est très ancien (milieu du second siècle) et s'inspire librement des récits canoniques de l'enfance.
L'ouvrage ne doit rien aux judéo-chrétiens, comme en témoigne son ignorance des coutumes juives. Probablement son auteur était-il d'origine païenne, issu de l'Egypte ou de l'Asie Mineure. Il rédigea son texte dans un but apologétique, pour régler, auprès des Grecs et des Juifs, la question délicate de l'incarnation de Jésus.
Or, pas d'incarnation sans l'absolue pureté de Marie, non seulement vierge avant, pendant et après, mais maintenue dès sa conception dans une sorte d'état angélique, où hommes et anges prêtent leur concours.
L'écrit a connu à travers les siècles une grande fortune : il a inspiré d'autres livres du même genre, dont le plus connu est l'évangile du Pseudo-Matthieu (VIe siècle), qui force le ton, côté miracles. Il est à l'origine de plusieurs fêtes liturgiques, célébration d'Anne et Joachim, Conception et Nativité de Marie, Présentation de la Vierge. L'art chrétien y a abondamment puisé. Mais surtout cette célébration de la pureté a nourri les développements ultérieurs de la mariologie.

 

INDEX

     1-5    Histoire des parents de Marie jusqu'à sa naissance.
     6-9    Enfance de Marie, chez elle, puis dans le Temple.
  10-16   Conception de Jésus et difficultés de Joseph.
  17-21   Naissance de Jésus, épisode de Salomé.
  22-25   Poursuite d'Hérode et assassinat de Zacharie.

 

 


Nativité de Marie. 
Révélation de Jacques


I.1. Les histoires des douze tribus racontent qu'un homme fort riche, Joachim, apportait au Seigneur double offrande, se disant : " Le supplément sera pour tout le peuple et la part que je dois pour la remise de mes fautes ira au Seigneur, afin qu'il me soit propice. "

I.2. Vint le grand jour du Seigneur1, et les fils d'Israël apportaient leurs présents. Or Ruben se dresse devant lui et dit : " Tu n'as pas le droit de déposer le premier tes offrandes, puisque tu n'as pas eu de postérité en Israël. "

I.3. Joachim eut grand chagrin, et il s'en alla consulter les registres des douze tribus du peuple, se disant : " Je verrai bien dans leurs archives si je suis le seul à n'avoir pas engendré en Israël ! " Il chercha, et découvrit que tous les justes avaient suscité une postérité en Israël. Et il se souvint du patriarche Abraham ; sur ses vieux jours, le Seigneur Dieu lui avait donné un fils, Isaac.

I.4. Alors, accablé de tristesse, Joachim ne reparut pas devant sa femme, et il se rendit dans le désert ; il y planta sa tente et, quarante jours et quarante nuits, il jeûna2, se disant : " Je ne descendrai plus manger ni boire, avant que le Seigneur mon Dieu m'ait visité. La prière sera ma nourriture et ma boisson. "

II.1. Et sa femme Anne avait deux sujets de se lamenter et de se marteler la poitrine. " J'ai à pleurer, disait-elle, sur mon veuvage et sur ma stérilité ! "

II. 2. Vint le grand jour du Seigneur. Judith, sa servante, lui dit : " Jusqu'à quand te désespéreras-tu ? C'est aujourd'hui le grand jour du Seigneur. Tu n'as pas le droit de te livrer aux lamentations. Prends donc ce bandeau que m'a donné la maîtresse de l'atelier. Je ne puis m'en orner, car je ne suis qu'une servante, et il porte un insigne royal. "

II.3. Anne lui dit : " Arrière, toi ! Je n'en ferai rien, car le Seigneur m'a accablée d'humiliations. Et peut-être ce présent te vient-il d'un voleur et tu cherches à me faire complice de ta faute. "
Et Judith la servante dit : " Quel mal dois-je te souhaiter encore, de rester sourde à ma voix ? Le Seigneur Dieu a clos ton sein et ne te donne point de fruit en Israël ! "

II.4. Alors Anne, malgré son désespoir, ôta ses habits de deuil, se lava la tête et revêtit la robe de ses noces. Et vers la neuvième heure3, elle descendit se promener dans son jardin. Elle vit un laurier et s'assit à son ombre. Après un moment de repos, elle invoqua le Maître : " Dieu de mes pères, dit-elle, bénis-moi, exauce ma prière, ainsi que tu as béni Sarah, notre mère, et lui as donné son fils Isaac. "
III.1. Levant les yeux au ciel, elle aperçut un nid de passereaux dans le laurier. Aussitôt elle se remit à gémir : " Las, disait-elle, qui m'a engendrée et de quel sein suis-je sortie ? Je suis née, maudite devant les fils d'Israël. On m'a insultée, raillée et chassée du temple du Seigneur mon Dieu.

III.2. Las, à qui se compare mon sort ? Pas même aux oiseaux du ciel, car les oiseaux du ciel sont féconds devant ta face, Seigneur. Las, à qui se compare mon sort ? Pas même aux animaux stupides, car les animaux stupides sont eux aussi féconds devant toi, Seigneur. Las, à quoi se compare mon sort ? Non plus aux bêtes sauvages de la terre, car les bêtes sauvages de la terre sont fécondes devant ta face, Seigneur.

III.3. Las, à quoi se compare mon sort ? A ces eaux non plus, car ces eaux sont tantôt calmes tantôt bondissantes, et leurs poissons te bénissent, Seigneur. Las, à qui se compare mon sort ? Pas même à cette terre, car la terre produit des fruits en leur saison et te rend gloire, Seigneur. "

IV.1. Et voici qu'un ange du Seigneur parut, disant : " Anne, Anne, le Seigneur Dieu a entendu ta prière. Tu concevras, tu enfanteras et l'on parlera de ta postérité dans la terre entière. "
Anne répondit : " Aussi vrai que vit le Seigneur Dieu, je ferai don de mon enfant, garçon ou fille, au Seigneur mon Dieu et il le servira tous les jours de sa vie. "

IV.2. Et voici, deux messagers survinrent, qui lui dirent : " Joachim, ton mari, arrive avec ses troupeaux. Un ange du Seigneur est descendu auprès de lui, disant : "Joachim, Joachim, le Seigneur Dieu a exaucé ta prière. Descends d'ici. Voici que Anne ta femme a conçu4 en son sein".

IV.3. Aussitôt Joachim est descendu, il a convoqué ses bergers, leur disant : " Apportez-moi ici dix agneaux sans tache ni défaut. Ces dix agneaux seront pour le Seigneur Dieu. Apportez-moi aussi douze veaux bien tendres et les douze veaux seront pour les prêtres et le Conseil des Anciens. Aussi cent chevreaux, et les cent chevreaux seront pour tout le peuple. "

IV. 4. Joachim arriva avec ses troupeaux. Anne l'attendait, aux portes de la ville5. Dès qu'elle le vit paraître avec ses bêtes, elle courut vers lui, se suspendit à son cou et s'écria : " Maintenant je sais que le Seigneur Dieu m'a comblée de bénédictions ! Voici : la veuve n'est plus veuve et la stérile a conçu6 ! " Et Joachim, ce premier jour, resta chez lui à se reposer.
V.1. Le lendemain, il apportait ses offrandes : " Si le Seigneur Dieu m'a été favorable, pensait-il, la lame d'or du prêtre me le révélera7. " Il présenta ses offrandes, et scruta la tiare du prêtre quand celui-ci monta à l'autel du Seigneur ; et il sut qu'il n'y avait pas de faute en lui.
" Maintenant, dit-il, je sais que le Seigneur Dieu m'a fait grâce et m'a remis tous mes péchés. " Et il descendit du temple du Seigneur, justifié, et rentra chez lui.

 V.2. Six mois environ s'écoulèrent ; le septième, Anne enfanta. " Qu'ai-je mis au monde ? " demanda-t-elle à la sage-femme. Et celle-ci répondit : " Une fille. " Et Anne dit : " Mon âme a été exaltée en ce jour ! " Et elle coucha l'enfant.
Quand les jours furent accomplis, Anne se purifia, donna le sein à l'enfant8 et l'appela du nom de Marie.

 VI.1. De jour en jour, l'enfant se fortifiait. Quand elle eut six mois, sa mère la mit par terre, pour voir si elle tenait debout. Or l'enfant fit sept pas, puis revint se blottir auprès de sa mère. Celle-ci la souleva, disant : " Aussi vrai que vit le Seigneur mon Dieu, tu ne marcheras pas sur cette terre, que je ne t'ai menée au temple du Seigneur. " Et elle apprêta un sanctuaire dans sa chambre et elle ne laissait jamais sa fille toucher à rien de profane ou d'impur. Et elle invita les filles des Hébreux, qui étaient sans tache, et celles-ci la divertissaient.

VI.2. Quand l'enfant eut un an, Joachim donna un grand festin où il convia les grands prêtres, les prêtres, les scribes, les Anciens et tout le peuple d'Israël. Il présenta l'enfant aux prêtres qui la bénirent : " Dieu de nos pères disaient-ils, bénis cette enfant, et donne-lui un nom illustre à jamais, dans toutes les générations. " Et tout le peuple s'écria : " Qu'il en soit ainsi ! Amen ! " Et ils la présentèrent aux grands-prêtres, et ceux-ci la bénirent, disant : " Dieu des hauteurs, abaisse ton regard sur cette petite fille et bénis-la d'une bénédiction suprême, qui surpasse toute bénédiction. "

VI.3. Et sa mère l'emporta dans le sanctuaire de sa chambre et elle lui donna le sein.
Anne éleva un chant au Seigneur Dieu : " Je chanterai un cantique sacré au Seigneur mon Dieu, parce qu'il m'a visitée et m'a enlevé l'outrage de mes ennemis. Et le Seigneur mon Dieu m'a donné un fruit de sa justice, unique et considérable devant sa face. Qui annoncera aux fils de Ruben qu'Anne donne le sein ? Écoutez, écoutez, ô les douze tribus d'Israël : Anne donne le sein ! "
Et elle reposa l'enfant dans le sanctuaire de sa chambre, sortit et servit ses hôtes.
Quand le banquet fut achevé, ils descendirent joyeux et ils glorifièrent le Dieu d'Israël.

VII.1. Les mois se succédèrent : l'enfant atteignit deux ans. Joachim dit : " Menons-la au temple du Seigneur, pour accomplir la promesse que nous avons faite. Sinon le Maître s'irriterait contre nous et rejetterait notre offrande. " Mais Anne répondit : " Attendons sa troisième année, de peur qu'elle ne réclame son père ou sa mère. " Joachim opina : " Attendons. "

VII.2. L'enfant eut trois ans. Joachim dit : " Appelons les filles des Hébreux, celles qui sont sans tache. Que chacune prenne un flambeau et le tienne allumé : ainsi, Marie ne se retournera pas et son cœur ne sera pas retenu captif hors du temple du Seigneur. " L'ordre fut suivi, et elles montèrent au temple du Seigneur. Et le prêtre accueillit l'enfant et l'ayant embrassée, il la bénit et dit : " Le Seigneur Dieu a exalté ton nom parmi toutes les générations. En toi, au dernier des jours, le Seigneur
manifestera la rédemption aux fils d'Israël. "
VII.3. Et il la fit asseoir sur le troisième degré de l'autel. Et le Seigneur Dieu répandit sa grâce sur elle. Et ses pieds esquissèrent une danse et toute la maison d'Israël l'aima.

VIII.1. Ses parents descendirent, émerveillés, louant et glorifiant le Dieu souverain qui ne les avait pas dédaignés. Et Marie demeurait dans le temple du Seigneur, telle une colombe9, et elle recevait sa nourriture de la main d'un ange.

VIII. 2. Quand elle eut douze ans, les prêtres se consultèrent et dirent : " Voici que Marie a douze ans, dans le temple du Seigneur. Que ferons-nous d'elle, pour éviter qu'elle ne rende impur le sanctuaire du Seigneur notre Dieu ? "
Et ils dirent au grand-prêtre : " Toi qui gardes l'autel du Seigneur, entre et prie au sujet de cette enfant. Ce que le Seigneur te dira, nous le ferons. "

VIII. 3. Et le prêtre revêtit l'habit aux douze clochettes10, pénétra dans le Saint des Saints et se mit en prière. Et voici qu'un ange du Seigneur apparut, disant : " Zacharie, Zacharie, sors et convoque les veufs du peuple. Qu'ils apportent chacun une baguette. Et celui à qui le Seigneur montrera un signe en fera sa femme. "
Des hérauts s'égaillèrent dans tout le pays de Judée et la trompette du Seigneur retentit, et voici qu'ils accoururent tous.

 IX.1. Joseph jeta sa hache et lui aussi alla se joindre à la troupe. Ils se rendirent ensemble chez le prêtre avec leurs baguettes. Le prêtre prit ces baguettes, pénétra dans le temple et pria. Sa prière achevée, il reprit les baguettes, sortit et les leur rendit. Aucune ne portait de signe. Or Joseph reçut la sienne le dernier. Et voici qu'une colombe s'envola de sa baguette et vint se percher sur sa tête.
Alors le prêtre : " Joseph, Joseph, dit-il, tu es l'élu : c'est toi qui prendras en garde la vierge du Seigneur. "

IX.2. Mais Joseph protesta : " J'ai des fils, je suis un vieillard et elle est une toute jeune fille. Ne vais-je pas devenir la risée des fils d'Israël ? "
" Joseph, répondit le prêtre, crains le Seigneur ton Dieu, et souviens-toi du sort que Dieu a réservé à Dathan, Abiron et Corê. La terre s'entrouvrit et les engloutit tous à la fois, parce qu'ils lui avaient résisté. Et maintenant, Joseph, crains de semblables fléaux sur ta maison ! "

IX. 3. Très ému, Joseph prit la jeune fille sous sa protection et lui dit : " Marie, le temple du Seigneur t'a confiée à moi. Maintenant je te laisse en ma maison. Car je pars construire mes bâtiments. Je reviendrai auprès de toi. Le Seigneur te gardera. "

X.1. Cependant, les prêtres s'étaient réunis et avaient décidé de faire tisser un voile pour le temple du Seigneur.
Et le grand-prêtre dit : " Appelez-moi les jeunes filles de la tribu de David11, qui sont sans tache. " Ses serviteurs partirent, cherchèrent et en trouvèrent sept. Mais le prêtre se souvint que la jeune Marie était de la tribu de David et qu'elle était sans tache devant Dieu. Et les serviteurs partirent et l'amenèrent. 2. Et l'on fit entrer ces jeunes filles dans le temple du Seigneur. Et le prêtre leur dit : " Tirez au sort laquelle filera l'or, l'amiante, le lin, la soie, le bleu, l'écarlate et la pourpre véritable. "
La pourpre véritable et l'écarlate échurent à Marie. Elle les prit et rentra chez elle.
C'est à ce moment-là que Zacharie devint muet et que Samuel le remplaça jusqu'à ce qu'il eût retrouvé la parole.
Et Marie saisit l'écarlate et se mit à filer.

XI.1. Or elle prit sa cruche et sortit pour puiser de l'eau. Alors une voix retentit : " Réjouis-toi, pleine de grâce. Le Seigneur est avec toi. Tu es bénie parmi les femmes."
Marie regardait à droite et à gauche : d'où venait donc cette voix ? Pleine de frayeur, elle rentra chez elle, posa sa cruche, reprit la pourpre, s'assit sur sa chaise et se remit à filer.

XI.2. Et voici qu'un ange debout devant elle disait : " Ne crains pas, Marie, tu as trouvé grâce devant le Maître de toute chose. Tu concevras de son Verbe. "
Ces paroles jetèrent Marie dans le désarroi. " Concevrai-je, moi, du Seigneur, dit-elle, du Dieu vivant, et enfanterai-je comme toute femme? "

XI.3. Et voici que l'ange, toujours devant elle, lui répondit : " Non, Marie. Car la puissance de Dieu te prendra sous son ombre.

Aussi le saint enfant qui naîtra sera-t-il appelé le fils du Très-Haut. Tu lui donneras le nom de Jésus, car il sauvera son peuple de ses péchés. " Et Marie dit alors : " Me voici devant lui sa servante ! Qu'il m'advienne selon ta parole. "

XII.1. Et elle reprit son travail de pourpre et d'écarlate puis l'apporta au prêtre.
Et quand le prêtre le reçut, il la bénit et dit : " Marie, le Seigneur Dieu a exalté ton nom et tu seras bénie parmi toutes les générations de la terre. "
XII.2. Pleine de joie, Marie se rendit chez sa parente Elisabeth et frappa à la porte. En l'entendant Elisabeth jeta l'écarlate, courut à la porte, ouvrit, et la bénit en ces termes : " Comment se fait-il que la mère de mon Seigneur vienne à moi ? Car vois-tu, l'enfant a tressailli et t'a bénie. "
Or Marie avait oublié les mystères dont avait parlé l'ange Gabriel12. Elle leva les yeux au ciel et dit : " Qui suis-je, pour que toutes les femmes de la terre me proclament bienheureuse? "

XII.3. Et elle demeura trois mois chez Elisabeth. Et de jour en jour son sein s'arrondissait. Inquiète, elle regagna sa maison et elle se cachait des fils d'Israël. Elle avait seize ans, quand s'accomplirent ces mystères13.

XIII.1. Son sixième mois arriva, et voici que Joseph revint des chantiers ; il entra dans la maison et s'aperçut qu'elle était enceinte. Et il se frappa le visage et se jeta à terre sur son sac et il pleura amèrement, disant : " Quel front lèverai-je devant le Seigneur Dieu ? Quelle prière lui adresserai-je ?
Je l'ai reçue vierge du temple du Seigneur et je ne l'ai pas gardée. Qui m'a trahi ? Qui a commis ce crime sous mon toit ? Qui m'a ravi la vierge et l'a souillée? L'histoire d'Adam se répète-t-elle à mon sujet ? Car tandis qu'Adam faisait sa prière de louange, le serpent s'approcha et surprit Eve seule ; il la séduisit et la souilla. La même disgrâce me frappe. "

XIII.2. Et Joseph se releva de son sac et appela Marie : " Toi la choyée de Dieu, qu'as-tu fait là ? As-tu oublié le Seigneur ton Dieu ? Pourquoi t'es-tu déshonorée, toi qui as été élevée dans le Saint des Saints et as reçu nourriture de la main d'un ange?"

XIII.3. Et elle pleura amèrement, disant : " Je suis pure et je ne connais pas d'homme. " Et Joseph lui dit : " D'où vient le fruit de ton sein ? " Et elle répondit : " Aussi vrai que vit le Seigneur mon Dieu, j'ignore d'où il vient. "

XIV.1. Et Joseph, rempli de frayeur, se tint coi, et il se demandait ce qu'il devait faire d'elle. " Si je garde le secret sur sa faute, se disait-il, je contreviendrai à la loi du Seigneur. Mais si je la dénonce aux fils d'Israël, et que son enfant vienne d'un ange, ce dont j'ai bien peur, alors je livre à la peine capitale un sang innocent. Que ferai-je d'elle ? Je la répudierai en secret. "
La nuit le surprit dans ces réflexions.

XIV.2. Et voici qu'un ange du Seigneur lui apparut en songe, disant : " Ne t'inquiète pas à propos de cette enfant. Ce qui est en elle vient de l'Esprit saint. Elle t'enfantera un fils auquel tu donneras le nom de Jésus. Car il sauvera son peuple de ses péchés. "
Joseph se réveilla et glorifia le Dieu d'Israël qui lui avait donné sa grâce. Et il garda la jeune fille.

XV.1. Or le scribe Anne vint le voir et lui dit : " Joseph, pourquoi n'as-tu point paru à notre réunion? -Mon voyage m'avait fatigué, répondit-il, et j'ai passé le premier jour à me reposer. " Mais Anne se retourna et vit Marie enceinte.

XV.2. Et il partit en courant chez le prêtre et lui dit : " Eh bien, ce Joseph dont tu te portes garant, a commis une faute ignoble.-Quoi donc ? " demanda le grand-prêtre. L'autre reprit : " Il a déshonoré la jeune fille que le temple du Seigneur lui avait confiée et il l'a épousée secrètement, sans avertir les fils d'Israël ! " Et le grand-prêtre lui dit : " Joseph a-t-il fait cela ? " Et l'autre répondit : " Envoie tes gens et tu verras que la jeune fille est enceinte. " Des serviteurs partirent et la trouvèrent dans l'état qu'il avait dit. Ils la ramenèrent au temple et elle comparut au tribunal.

XV.3. Le grand-prêtre lui dit : " Marie, qu'as-tu fait là? Pourquoi as-tu perdu ton honneur ? As-tu oublié le Seigneur ton Dieu, toi qui fus élevée dans le Saint des Saints et qui reçus nourriture de la main des anges? Toi qui entendis leurs hymnes et dansas devant eux ? Qu'as-tu fait là ? "
Et elle pleura amèrement et dit : " Aussi vrai que vit le Seigneur Dieu, je suis pure devant sa face et ne connais pas d'homme. "

XV.4. Et le grand-prêtre dit : " Et toi, Joseph, qu'as-tu fait? " Et Joseph répondit : " Aussi vrai que vit le Seigneur et que vivent son Christ et le témoin de sa vérité je suis pur vis-à-vis d'elle. " Le grand-prêtre insista.

" Ne rends pas de faux témoignage ! Dis la vérité ! Tu l'as épousée en cachette, tu n'as rien dit aux fils d'Israël et tu n'as pas incliné ta tête sous la puissante main qui eût béni ta postérité ! " Et Joseph garda le silence.

XVI.1. Le grand-prêtre reprit : " Rends-nous la jeune fille que tu avais reçue du temple du Seigneur. " Joseph fondit en larmes. Le grand-prêtre ajouta : " Je vous ferai
boire l'eau de l'épreuve rituelle14 et votre faute éclatera à vos yeux. "

XVI.2. Le grand-prêtre prit de l'eau, en fit boire à Joseph puis il l'envoya au désert15, Or celui-ci revint indemne. Et il fit boire aussi la jeune fille et l'envoya au désert. Et elle redescendit, indemne. Et tout le peuple s'étonna que leur faute n'eût pas été manifestée.

XVI.3. Alors le grand-prêtre dit : " Puisque le Seigneur Dieu n'a pas révélé de péché en vous, moi non plus je ne vous condamne pas. " Et il les laissa partir. Et Joseph prit Marie et rentra chez lui, heureux et louant le Dieu d'Israël.

XVII.1. Il parut un édit du roi Auguste qui invitait tous les habitants de Bethléem en Judée, à se faire recenser.
Et Joseph dit : " J'irai inscrire mes fils. Mais que faire avec cette enfant? Comment la recenser? Comme ma femme ? Je ne puis décemment. Comme ma fille ? Mais
les fils d'Israël savent que je n'ai pas de fille. Qu'en ce jour donc, le Seigneur en décide à son gré. "

XVII.2. Et il sella son âne et la jucha dessus. Son fils tirait la bride et Samuel suivait. Et ils entamaient le troisième mille quand Joseph se retourna et la vit fort rembrunie. " L'enfant qu'elle porte, pensa-t-il, doit la faire souffrir. " Il se tourna une nouvelle fois et vit qu'elle riait. Il lui dit : " Marie, qu'as-tu donc? Je vois tour à tour joie et tristesse sur ton visage. " Et elle lui dit : " Joseph, deux peuples sont sous mes yeux16. L'un pleure et se frappe la poitrine, l'autre danse et fait la fête. "

XVII. 3. Ils étaient à mi-chemin17, quand Marie lui dit : " Joseph, aide-moi à descendre de l'âne. L'enfant, en moi, me presse et va naître. " Il lui fit mettre pied à terre et lui dit : " Où t'emmener? Où abriter ta pudeur? L'endroit est à découvert. "

XVIII.1. Mais il trouva là une grotte18, l'y conduisit et la confia à la garde de ses fils. Puis il partit chercher une sage-femme juive dans le pays de Bethléem. [Il en trouva une qui descendait de la montagne et il l'amena19.]

XVIII. 2. " Or moi20, Joseph, je me promenais et ne me promenais pas. Et je levai les yeux vers la voûte du ciel et je la vis immobile, et je regardai en l'air et je le vis figé d'étonnement. Et les oiseaux étaient arrêtés en plein vol.

Et j'abaissai mes yeux sur la terre et je vis une écuelle et des ouvriers étendus pour le repas, et leurs mains demeuraient dans l'écuelle. Et ceux qui mâchaient ne mâchaient pas et ceux qui prenaient de la nourriture ne la prenaient pas et ceux qui la portaient à la bouche ne l'y portaient pas. Toutes les faces et tous les yeux étaient levés vers les hauteurs.

XVIII. 3. Et je vis des moutons que l'on poussait, mais les moutons n'avançaient pas. Et le berger levait la main pour les frapper, et sa main restait en l'air. Et je portai mon regard sur le courant de la rivière et je vis des chevreaux qui effleuraient l'eau de leur museau, mais ne la buvaient pas.
Soudain la vie reprit son cours.

XIX.1. Et je vis une femme qui descendait de la montagne et elle m'interpella : " Eh, l'homme, où vas-tu ? " Je répondis : " Je vais chercher une sage-femme juive.
- Es-tu d'Israël ? me demanda-t-elle encore. - Oui ", lui dis-je. Elle reprit : " Et qui donc est en train d'accoucher dans la grotte ? "
[Et Joseph dit à la sage-femme : " C'est Marie, ma fiancée ; mais elle a conçu de l'Esprit saint, après avoir été élevée dans le temple du Seigneur. "]
Et je lui dis : " C'est ma fiancée. - Elle n'est donc pas ta femme ? " demanda-t-elle. Et je lui dis : " C'est Marie, celle qui a été élevée dans le temple du Seigneur. J'ai été désigné pour l'épouser, mais elle n'est pas ma femme, et elle a conçu du Saint-Esprit. " Et la sage-femme dit : " Est-ce la vérité ? " Joseph répondit : " Viens et vois. "
Et elle partit avec lui.

XIX.2. et ils s'arrêtèrent à l'endroit de la grotte. Une obscure nuée enveloppait celle-ci. Et la sage-femme dit : " Mon âme a été exaltée aujourd'hui car mes yeux ont contemplé des merveilles : le salut est né pour Israël. " Aussitôt la nuée se retira de la grotte et une grande lumière resplendit à l'intérieur, que nos yeux ne pouvaient supporter. Et peu à peu cette lumière s'adoucit pour laisser apparaître un petit enfant. Et il vint prendre le sein de Marie sa mère. Et la sage-femme s'écria : " Qu'il est grand pour moi ce jour ! J'ai vu de mes yeux une chose inouïe. "

XIX.3. Et la sage-femme sortant de la grotte, rencontra Salomé et elle lui dit : " Salomé, Salomé, j'ai une étonnante nouvelle à t'annoncer : une vierge a enfanté, contre la loi de nature. " Et Salomé répondit : " Aussi vrai que vit le Seigneur mon Dieu, si je ne mets mon doigt et si je n'examine son corps, je ne croirai jamais que la vierge a enfanté. "

[Et elle s'approcha, et la disposa, et Salomé examina sa nature. Et elle s'écria qu'elle avait tenté le Dieu vivant : " Et voici, je perds ma main, brûlée par un feu. " Et elle pria le Seigneur et la sage-femme fut guérie dès cet instant.
Or un ange du Seigneur se dressa devant Salomé, disant : " Ta prière a été exaucée devant le Seigneur Dieu. Approche-toi et touche le petit enfant, et pour toi aussi il sera le salut. " Salomé obéit et fut guérie selon qu'elle avait adoré, et elle sortit de la grotte. Et voici, un ange du Seigneur fit entendre une voix.]

XX.1. Et la sage-femme entra et dit : " Marie, prépare-toi car ce n'est pas un petit débat qui s'élève à ton sujet. " A ces mots, Marie se disposa. Et Salomé mit son doigt dans sa nature et poussant un cri, elle dit : " Malheur à mon impiété et à mon incrédulité ! disait-elle, j'ai tenté le Dieu vivant ! Et voici que ma main se défait, sous l'action d'un feu. "

XX.2. Et Salomé s'agenouilla devant le Maître, disant : " Dieu de mes pères, souviens-toi que je suis de la lignée d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Ne m'expose pas au mépris des fils d'Israël, mais rends-moi aux pauvres. Car tu sais, ô Maître, qu'en ton nom je les soignais, recevant de toi seul mon salaire. "

XX.3. Et voici qu'un ange du Seigneur parut, qui lui dit : " Salomé, Salomé, le Maître de toute chose a entendu ta prière. Étends ta main sur le petit enfant, prends-le. Il sera ton salut et ta joie. "

XX.4. Et Salomé, toute émue, s'approcha de l'enfant, le prit dans ses bras, disant : " Je l'adorerai. Il est né un roi à Israël et c'est lui. " Aussitôt Salomé fut guérie, et elle sortit de la grotte, justifiée. Et voici qu'une voix parla : " Salomé, Salomé, n'ébruite pas les merveilles que tu as contemplées, avant que l'enfant ne soit entré à Jérusalem21. "

XXI.1. Alors que Joseph se préparait à partir pour la Judée22, une vive agitation éclata à Bethléem de Judée. Les mages arrivèrent, disant : " Où est le roi des Juifs ? Nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus l'adorer. "

[Cette nouvelle alarma Hérode qui dépêcha des serviteurs, les convoqua et ils le renseignèrent sur l'étoile. Et voici, ils virent des astres en Orient et ils les guidaient jusqu'à leur arrivée dans la grotte et l'étoile s'arrêta au-dessus de la tête de l'enfant23.]

XXI.2. Cette nouvelle alarma Hérode qui dépêcha des serviteurs auprès des mages. Il convoqua aussi les grands prêtres et les interrogea au prétoire : " Qu'est-il écrit sur le Christ ? demanda-t-il. Où doit-il naître ? " Ils répondirent : " A Bethléem en Judée. Ainsi est-il écrit. " Et il les congédia.
Puis il interrogea les mages, leur disant : " Quel signe avez-vous vu au sujet du roi nouveau-né ? " Et les mages répondirent : " Nous avons vu une étoile géante, parmi les autres constellations, si éblouissante qu'elle les éclipsait toutes. Ainsi avons-nous compris qu'un roi était né à Israël et nous sommes venus l'adorer. "
Hérode leur dit : " Partez à sa recherche, et si vous le trouvez, faites-le moi savoir afin que moi aussi j'aille l'adorer. "

XXI.3. Les mages partirent. Et voici, l'astre qu'ils avaient vu en Orient les conduisit jusqu'à ce qu'ils fussent arrivés à la grotte, et au-dessus de la tête de l'enfant, il s'arrêta24.
Quand ils l'eurent vu là, avec Marie sa mère, les mages tirèrent des présents de leurs sacs, or, encens et myrrhe.

XXI.4. Mais comme l'ange les avait avertis de ne pas repasser par la Judée, ils rentrèrent chez eux par un autre chemin.

XXII.1. Alors Hérode, voyant qu'il avait été joué par les mages, se mit en colère et envoya des tueurs avec mission de faire périr tous les enfants jusqu'à l'âge de deux ans.

XXII.2. Quand Marie apprit ce massacre, saisie d'effroi, elle prit l'enfant, l'emmaillota et le cacha dans une mangeoire à bétail.

XXII.3. Élisabeth, qui avait appris que l'on cherchait Jean, l'emporta et gagna la montagne, et elle regardait à la ronde où le dissimuler mais elle n'apercevait point de cachette. Alors elle se mit à gémir, disant : " Montagne de Dieu, accueille une mère et son enfant ! " Car la frayeur l'empêchait de monter. Aussitôt la montagne se fendit et la reçut en son sein, tout en laissant filtrer une clarté pour elle. Car un ange du Seigneur était avec eux et il les protégeait.

XXIII.1. Mais Hérode cherchait toujours Jean, et il envoya des serviteurs à l'autel, auprès de Zacharie, pour lui demander : " Où as-tu caché ton fils ? " Il répondit : " Je suis le serviteur de Dieu et je demeure attaché à son temple. Est-ce que je sais où est mon fils? "

XXIII.2. Les serviteurs repartirent et rapportèrent à Hérode ses propos. Celui-ci, furieux, s'écria : " Son fils va donc régner sur Israël ? " Et il renvoya ses serviteurs pour l'interroger encore : " Dis-moi la vérité. Où est ton fils ? Sais-tu que ma main a pouvoir de répandre ton sang? " Les serviteurs partirent et transmirent le message.

XXIII.3. Mais Zacharie lui fit répondre : " Je suis le martyr25 de Dieu. Dispose de mon sang ; mais mon esprit, le Maître le recevra, parce que c'est un sang innocent qu'à l'entrée du temple tu t'apprêtes à faire couler. "
Et vers l'aube, Zacharie fut assassiné, et les fils d'Israël ignoraient tout de ce meurtre.

XXIV.1. A l'heure de la salutation, les prêtres partirent, et Zacharie ne vint pas, comme à l'accoutumée, au-devant d'eux, en prononçant les bénédictions. Les prêtres s'arrêtèrent, et attendirent Zacharie pour le saluer avec des prières et glorifier le Dieu très haut.

XXIV.2. Son retard cependant les plongea tous dans l'angoisse. L'un d'eux s'enhardit et entra dans le sanctuaire ; près de l'autel du Seigneur, il aperçut du sang figé. Et une voix retentit : " Zacharie a été assassiné. Son sang ne s'effacera pas avant que vienne le vengeur26 " Ces paroles le remplirent d'effroi. Il sortit et annonça aux prêtres ce qu'il avait vu et entendu.

XXIV.3. Résolument, ils entrèrent et constatèrent le drame. Et les lambris du temple gémirent et eux déchirèrent leurs vêtements du haut en bas. Ils n'avaient pas trouvé son cadavre, mais ils avaient vu son sang pétrifié. Ils sortirent effrayés et annoncèrent que Zacharie avait été assassiné.
A cette nouvelle, toutes les tribus du peuple se lamentèrent et menèrent le deuil trois jours et trois nuits.

XXIV.4. Et après les trois jours, les prêtres délibérèrent pour savoir qui succéderait à Zacharie. Le sort tomba sur Syméon. C'était lui que le Saint-Esprit avait averti qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir contemplé le Christ dans la chair.

XXV.1. Et moi, Jacques, qui ai écrit cette histoire à Jérusalem, je résolus, lors des troubles qui éclatèrent à la mort d'Hérode, de me retirer au désert, jusqu'à ce que la paix fût revenue à Jérusalem. Et je glorifierai le Maître qui m'a donné la sagesse d'écrire cette histoire.

XXV.2. La grâce sera avec tous ceux qui craignent le Seigneur.
Amen.

Nativité de Marie.
Révélation de Jacques.
Paix à celui qui a écrit et à celui qui lit !


NOTES

1. Formule imprécise, qui trahit l'ignorance de l'auteur.
2. Durée coutumière du jeûne, cf. Matthieu 4, 2.
3. Trois heures de l'après-midi.
4. Ou : " concevra ", les manuscrit hésitent. Le passé rend la conception de Marie miraculeuse comme celle de Jésus, puisque effectuée en l'absence de Joachim.
5. Elle le rencontra, précise l'évangile du Pseudo-Matthieu, à la " Porte dorée " : l'art médiéval fera la part belle à cette scène.
6. Même remarque qu'à la note 4.
7. Cette lame d'or était fixée sur la tiare du grand-prêtre. Elle symbolisait la gloire de Dieu, dont elle portait le nom gravé, et seuls les purs en apercevaient l'éclat.
8. Anne ne nourrit son enfant qu'une fois sortie de son temps d'impureté.
9. Symbole de pureté.
10. Pour cette robe de cérémonie, cf. Exode 28, 17-21 et 33-35.
11. Encore une bourde : il n'y a pas de tribu de David.
12. En contradiction avec saint Luc, pour qui Marie garde précieusement toutes choses en son cœur.
13. Nouvelle distraction de l'auteur. Il ne s'est pas écoulé quatre ans depuis la sortie du Temple, cf. p. 74.
14. L'ordalie que subissait la femme soupçonnée d'adultère, cf. Nombres 5, 11-31.
15. Que l'auteur suppose commencer aux portes de Jérusalem.
16. Ce sont les incroyants et les croyants.
17. Géographie fantaisiste. On notera en outre que l'auteur, qui ne fait nulle référence à Nazareth, suppose que Joseph et Marie habitent à Jérusalem. Pourquoi vont-ils se faire recenser à Bethléem ?
18. Première référence à la grotte, avec celle de Justin, Dialogues, 78.
19. Les passages entre crochets reproduisent les variantes du papyrus Bodmer qui diffère en quelques épisodes de tous les autres manuscrits.
20. Ici se place un hors-d'œuvre, influencé par les contes orientaux.
21. Sans doute pour la présentation au temple.
22. L'auteur n'a aucune idée de l'emplacement de Bethléem, de Jérusalem ni de la Judée. Certains en ont conclu, aidés par d'autres indices, que l'auteur était un Égyptien qui n'avait sans doute pas voyagé. Cf. La forme la plus ancienne du protévangile de Jacques, par E. De Strycker, Société des Bollandistes, Bruxelles 1961.
23. Recension incohérente. Comment les mages sont-ils à la fois devant Hérode et en route vers la grotte ? Pourquoi cette allusion à plusieurs étoiles et à une seule ? Cf. E. De Strycker, op. cit.
Le Pseudo-Matthieu ajoute : Le troisième jour après la naissance
du Seigneur, Marie sortit de la grotte, entra dans une étable et déposa l'enfant dans la crèche, et le bœuf et l'âne l'adorèrent. Alors s'accomplit la parole du prophète Isaïe : " Le bœuf a reconnu son maître et l'âne la crèche de son maître. " Ces animaux avaient l'enfant entre eux et l'adoraient sans cesse. Alors s'accomplit la parole du prophète Habacuc : " Tu te feras connaître entre deux animaux. "
24. Étoile mentionnée aussi par Ignace d'Antioche (Lettre
aux Éphésiens 19, 1-2) et le Pseudo-Matthieu.
25. Le grec martus a à la fois le sens de martyr et de témoin.
26. Allusion probable à l'empereur Titus qui détruisit le Temple en 70.

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Exaltation of the Cross / Hedo du Slibo


Feast day: Sep.14

In the first centuries of Christianity, during the years of persecution, the pagans wished to destroy all evidence of the life of Jesus Christ, and the Cross on which He was crucified disappeared. With the conversion of Emperor Constantine the Great, Christians were at liberty to worship openly and build churches. The emperor's mother, St. Helen, longed to find the True Cross of Christ. She traveled to Jerusalem and was told by a very old Jew that the Cross was buried beneath the temple of the pagan goddess Venus, built in 119 AD by the Roman Emperor Hadrian.
The temple was torn down, and digging in the earth below uncovered three wooden crosses. The small board which had hung over Christ with the inscription ' Jesus King of the Jews,' had long since fallen off, and -there was no way of telling which was the True Cross and which were the crosses of the two thieves crucified on either side of Christ. A sick woman was brought and likewise a dead man who was being carried to burial. The three crosses were laid in turn one by one upon the sick woman and upon the dead man. Two of the crosses had no effect, but through contact with the third cross, the sick woman was healed of her infirmity and the dead man came to life. These miracles clearly indicated which of the three was Christ's Cross.
Hearing of this discovery, all the faithful desired to see the Cross of the Lord and to venerate it. The Patriarch of Jerusalem, Makarios, took the Cross onto a raised platform and lifted it on high, 'exalting' it, for all to see. The people fell to their knees, bowing down before the Cross and crying out repeatedly: "Lord, have mercy!"
To house the relic of the True Cross, St. Helen had s church built over the Holy Sepulchre. The church was consecrated on Sept. 13, 335, an event also commemorated in the service hymns of the Feast. The finding and exaltation of the Cross was appointed to be celebrated annually on the following day.
The Life-giving Cross was kept in Jerusalem until the year 614 when the Holy City fell to the Persians who looted the Church of the Resurrection and took the True Cross back with them to Persia. Fourteen years later Emperor Heraclius concluded a peace with the Persians, and the Holy Cross was brought to the imperial capital of Constantinople. The Emperor, taking off his shoes and his imperial robes, carried the Cross into the Church of Holy Wisdom (Agia Sophia) where it was once again triumphantly exalted. It was then resolved that the Feast be celebrated by the Church in all parts of the world, for which reason it is called the Universal Exaltation.

 

 

Toujours aucune nouvelle d'eux....Nous espérons...

 

*Rappel des faits:

Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture,fraternellement, avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le Père Michel Kayyal (catholique arménien) le le Père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Pour cette raison, le site Internet grec Pemptousia met en ligne une pétition (en anglais) pour la libération de deux hiérarques. Pour la signer,pétition relayée en France par Orthodoxie.com et nous-même  cliquez ICI !

Merci.

 

 

 

N'oublions-pas de prier pour les évêques, prêtres et

 

fidèles chrétiens détenus par les "islamistes"

 

ou terroristesen tous genres !

 

Prions sans relâche pour que le

 

Seigneur les soutienne. Prions pour leur libération ...

 

  

Let us not forget the bishops, priests and faithful

 

Christians held by "Islamists" or terrorists of all

 

kinds! Pray tirelessly for the Lord to sustain them.

 

Pray for their release ...

 

 

The Lord came to send fire upon the earth (cf. Lk. 12:49), and through participation in this fire He makes divine not just the human substance which He assumed for our sake, but every person who is found worthy of communion with Him. (St. Gregory Palamas)
 
 Arme invincible, soutien de la foi, Très Sainte Croix , 
nous te chantons, / devant toi nous prosternant avec foi: / tu es le refuge, la gloire des chrétiens; / gardienne des orthodoxes et fierté des martyrs, / à juste titre nous te glorifions.

Croix de Jésus, armure des chrétiens, / tu donnes aux rois victoire et tu renverses les démons: / à ceux qui se prosternent devant toi / donne ta protection et la grande miséricorde.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amîn

Tous ceux qui d'un cœur ardent / se prosternent pieusement / devant le croix et les souffrances de ton Fils,  / fais qu'ils deviennent, ô Mère de Dieu, / les citoyens du Paradis / et les héritiers de la gloire des cieux.

 

Environ 1100 migrants ont été secourus dimanche au large de la Libye. Ces sauvetages portent le total du week-end à 3400, ont annoncé les gardes-côtes italiens, qui coordonnent les opérations dans cette partie de la Méditerranée.

Les migrants secourus dimanche étaient partis de Libye à bord de huit canots pneumatiques surchargés et deux barques de pêche. Ils ont reçu l'aide de navires des gardes-côtes et de la marine italienne, d'un bâtiment britannique engagé dans l'opération navale européenne anti-passeurs Sophia, d'un navire militaire irlandais et de plusieurs bateaux humanitaires.

Ainsi l'Aquarius, affrété par les organisations SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF), a annoncé sur Twitter avoir récupéré 252 personnes, dont des femmes et de très jeunes enfants.

Dans le même temps, les plus de 2300 personnes secourues samedi à bord de 18 embarcations de fortune faisaient route vers l'Italie. Elles sont attendues lundi dans différents ports de Sicile.

Les départs de migrants de Libye se font de plus en plus par vagues, avec une succession de journées calmes et de départs massifs, en fonction en général de la mer et de la direction du vent. Fin août, l'Italie avait ainsi dû faire face à l'arrivée de plus de 14'000 personnes en moins d'une semaine, quasiment toutes originaires d'Afrique subsaharienne.

Migrants bloqués en Italie

Selon les statistiques du ministère italien de l'Intérieur établies vendredi matin, le pays a vu arriver 124'500 personnes depuis le début de l'année sur ses côtes, quasiment toutes originaires d'Afrique subsaharienne. Le total reste comparable aux 122'000 enregistrés à la même période en 2015.

L'Italie doit cependant faire face à une différence de taille: la fermeture de facto des frontières au nord (notamment à la frontière suisse) bloque la majeure partie de ce flux dans la péninsule et fait peser un poids croissant sur le réseau de structures d'accueil: 66'000 personnes hébergées fin 2014, 103'000 fin 2015 et 155'000 actuellement.

source

UN PEU D'HUMOUR:

Quelle finesse !!!!

Un nouveau mot dans le dictionnaire Larousse !

Je vous prie d'enregistrer le dernier mot de notre belle langue française, avec la définition par l'un de ses plus farouches défenseurs : Jean d'Ormesson.

INAPTOCRATIE : un système de gouvernement où les moins capables de gouverner sont élus par les moins capables de produire et où les autres membres de la société les moins aptes à subvenir à eux-mêmes ou à réussir, sont récompensés par des biens et des services qui ont été payés par la confiscation de la richesse et du travail d'un nombre de producteurs en diminution continuelle.

Il a dit aussi : Aux élections prochaines, votez pour Ali Baba. Au moins vous serez surs de n'avoir que 40 voleurs.