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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 05:17
« Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, donne-moi le repentir, mon cœur est en peine, pour que de toute mon âme j'aille à Ta recherche, car sans Toi je suis privé de tout bien. Ô Dieu bon, donne-moi Ta grâce. Que le Père, qui dans l'éternité hors du temps T'a engendré dans son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T'ai abandonné, ne m'abandonne pas ; je me suis éloigné de Toi, sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, parmi les brebis de Ton troupeau élu. Avec elles, nourris-moi de l'herbe fraîche de Tes mystères dont ton Cœur pur est la demeure, ce Cœur qui porte en Lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d'une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour de l'homme, ô Jésus-Christ, notre Sauveur, dans les siècles des siècles. Amen. »   (Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700))

« Seigneur Jésus-Christ, mon Dieu, donne-moi le repentir, mon cœur est en peine, pour que de toute mon âme j'aille à Ta recherche, car sans Toi je suis privé de tout bien. Ô Dieu bon, donne-moi Ta grâce. Que le Père, qui dans l'éternité hors du temps T'a engendré dans son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T'ai abandonné, ne m'abandonne pas ; je me suis éloigné de Toi, sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, parmi les brebis de Ton troupeau élu. Avec elles, nourris-moi de l'herbe fraîche de Tes mystères dont ton Cœur pur est la demeure, ce Cœur qui porte en Lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d'une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour de l'homme, ô Jésus-Christ, notre Sauveur, dans les siècles des siècles. Amen. » (Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700))

Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 15,4-13.

Frères, tout ce qui fut écrit précédemment fut écrit pour notre instruction, afin que, par la persévérance et par le réconfort des Écritures, nous possédions l'espérance.
Que le Dieu de la patience et de la consolation vous donne d'avoir les uns envers les autres les mêmes sentiments selon Jésus-Christ,
afin que, d'un même cœur et d'une même bouche, vous glorifiez Dieu, le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Accueillez-vous donc les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu.
J'affirme, en effet, que le Christ a été ministre des circoncis, pour montrer la véracité de Dieu, en accomplissant les promesses faites à leurs pères,
tandis que les Gentils glorifient Dieu à cause de sa miséricorde, selon qu'il est écrit : " C'est pourquoi je te louerai parmi les nations, et je chanterai à la gloire de ton nom. "
L'Ecriture dit encore : " Nations, réjouissez-vous avec son peuple. "
Et ailleurs : " Nations, louez toutes le Seigneur ; peuples, célébrez-le tous. "
Isaïe dit aussi : " Il paraîtra, le rejeton de Jessé, celui qui se lève pour régner sur les nations ; en lui les nations mettront leur espérance. "
Que le Dieu de l'espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, afin que, par la vertu de l'Esprit-Saint, vous abondiez en espérance !


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11,2-10.

En ce temps-là, Jean, dans sa prison, entendit parler des œuvres du Christ, et il envoya deux de ses disciples lui demander :
" Etes-vous celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? "
Jésus leur répondit : " Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez :
les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts ressuscitent, les pauvres sont évangélisés.
Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute ! "
Comme ils s'en allaient, Jésus se mit à dire aux foules au sujet de Jean :
" Qu'êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité par le vent ? Qu'êtes-vous donc aller voir ? Un homme vêtu d'habits somptueux ? Mais ceux qui portent des habits somptueux se trouvent dans les demeures des rois.
Mais qu'êtes-vous allés voir ? Voir un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu'un prophète.
C'est celui dont il est écrit : Voici que j'envoie mon messager en avant de vous, pour vous préparer la voie devant vous.

Samedi 12 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Par l'Abbé Duquesne

(1732-1791) 
L'évangile médité, 91ème Méditation 


 

Jean appela deux de ses disciples et les envoya à Jésus

 

Les disciples du saint Précurseur, quoique élevés à l'école du plus éclairé de tous les hommes, étaient encore bien imparfaits et bien grossiers.

Ils avaient d'ailleurs une si haute idée de leur maître et ils lui étaient si attachés, que, malgré ses leçons, ils ne pouvaient se persuader que Jésus fût le Messie qu'on attendait, et ils avaient de la peine à ne pas le regarder comme un concurrent.

Dans cette idée, ils ne voyaient point, sans quelque sentiment de jalousie, sa réputation s'accroitre et le nombre de ses disciples se multiplier.

Pour les guérir radicalement de leurs préventions, Jean profita du récit qu'ils venaient eux-mêmes de lui faire.

Il appela deux de ses disciples et les députa vers Jésus, afin qu'ils pussent par eux mêmes se convaincre de la vérité.

C'est ainsi que Jean, dans les fers, trouvait encore le moyen d'exercer son ministère et de travailler à la gloire de son maître; c'est ainsi qu'il profitait de toutes les occasions de faire connaître J.-C., et qu'il savait corriger avec douceur les défauts de ses disciples, et faire servir à leur édification ce qui faisait la matière de leur scandale. 

Si nous avions le même zèle pour la gloire de Dieu et pour le salut du prochain, combien d'occasions ne trouverions-nous pas pour procurer l'un et l'autre.

 

« Seigneur, quand ton Esprit Saint vient habiter dans un homme, cet homme ne peut plus cesser de prier, car l'Esprit en lui prie sans cesse. Qu'il dorme, qu'il Veille, dans son coeur la prière est toujours à l'oeuvre. Qu'il mange, qu'il boive, qu'il se repose ou qu'il travaille, l'encens de la prière monte spontanément de son coeur. La prière en lui n'est plus liée à un temps déterminé, elle est ininterrompue. Même durant son sommeil, elle se poursuit, bien cachée. Car le silence d'un homme qui est devenu libre est en lui-même déjà prière. Ses pensées sont inspirées par Toi, mon Dieu. Le moindre mouvement de son coeur est comme une Voix qui, silencieuse et secrète, chante pour Toi l'Invisible. Amen. »   (Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700))

« Seigneur, quand ton Esprit Saint vient habiter dans un homme, cet homme ne peut plus cesser de prier, car l'Esprit en lui prie sans cesse. Qu'il dorme, qu'il Veille, dans son coeur la prière est toujours à l'oeuvre. Qu'il mange, qu'il boive, qu'il se repose ou qu'il travaille, l'encens de la prière monte spontanément de son coeur. La prière en lui n'est plus liée à un temps déterminé, elle est ininterrompue. Même durant son sommeil, elle se poursuit, bien cachée. Car le silence d'un homme qui est devenu libre est en lui-même déjà prière. Ses pensées sont inspirées par Toi, mon Dieu. Le moindre mouvement de son coeur est comme une Voix qui, silencieuse et secrète, chante pour Toi l'Invisible. Amen. » (Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700))

Saint Corentin, qui êtes-vous ?
Évêque de Quimper
(v. 375-460)
 

 


Ermite, né en Bretagne vers 375, disciple de saint Martin, saint Corentin est le saint patron de Quimper et un des sept saints fondateurs de la Bretagne qui évangélisèrent cette région, avec saint Tugdual de Tréguier, saint Paterne de Vannes, saint Samson de Dol, saint Pol de Léon, saint Malo et saint Brieuc.

Il est également le fondateur et le premier évêque de l'évêché de Cornouaille. 

Après de longue années de recueillement et de prières à Plomodiern, Corentin acompagna Saint Tudy et Saint Guénolé à Tours. 

Il participa au concile d'Angers en 453. 

Il établit plus tard sa cathédrale à Quimper, ville du roi Gradlon. 

Corentin est également connu sous les noms de Courantin, Kaour, Kaourintin et Tina. 

Le village de Cury en Cornouailles britannique ne l'a pas oublié. Cependant de très nombreuses églises et chapelles se sont placées sous son vocable dans le Finistère et les Côtes d'Armor. 

Une partie de ses reliques est conservée à la cathédrale de Quimper.

« O Mère tendre et aimante, Vierge très prudente qui êtes la Mère de mon Rédempteur, je viens Vous saluer en ce jour avec l'amour le plus filial dont puisse Vous aimer le cœur d'un enfant. Oui, je suis votre enfant et, parce que mon impuissance est si grande, je prendrai les ardeurs du Cœur de votre divin Fils ; avec Lui, je Vous saluerai comme la plus pure des créatures, car Vous avez été formée selon les désirs et les attraits du Dieu trois fois Saint ! Conçue sans la tache du péché originel, exempte de toute corruption, Vous avez été toujours fidèle aux mouvements de la grâce et votre âme accumulait ainsi de tels mérites, qu'elle s'est élevée au-dessus de toutes les créatures. Choisie pour être la Mère de Jésus-Christ, Vous L'avez gardé comme en un sanctuaire très pur et Celui qui venait donner la vie aux âmes, a pris Lui-même la vie en Vous et a reçu de Vous son aliment. O Vierge incomparable ! Vierge Immaculée ! Délices de la Trinité bienheureuse ! Admirée des anges et des saints, Vous êtes la joie des cieux ! Étoile du matin, Rosier fleuri du printemps, Lys très blanc, Iris svelte et gracieux, Violette parfumée. Jardin cultivé et réservé pour les délices du Roi des cieux !... Vous êtes ma Mère, Vierge très prudente, Arche précieuse où s'enferment toutes les vertus ! Vous êtes ma Mère, Vierge très puissante, Vierge clémente, Vierge fidèle ! Vous êtes ma Mère, Refuge des pécheurs ! Je Vous salue et je me réjouis à la vue de tels dons que Vous a fait le Tout-Puissant et de tant de prérogatives dont Il Vous a couronnée. Soyez bénie et louée, Mère de mon Rédempteur, Mère des pauvres pécheurs ! Ayez pitié de nous et couvrez-nous de votre maternelle protection. Je Vous salue au nom de tous les hommes, de tous les saints et de tous les anges. Je voudrais Vous aimer avec l'amour et les ardeurs des séraphins les plus embrasés, et c'est encore trop peu pour rassasier mes désirs... et Vous rendre éternellement une louange filiale, constante et très pure. O Vierge incomparable ! bénissez-moi, puisque je suis votre enfant. Bénissez tous les hommes ! Protégez-les, priez pour eux Celui qui est Tout-Puissant et qui ne peut rien Vous refuser. Adieu, Mère tendre et chérie ! Je Vous salue jour et nuit, et dans le temps et dans l'éternité ! »  (Prière enseignée par Notre-Seigneur à Sœur Josefa Menendez (1890-1923) le 26 août 1923, in "Un appel à l'Amour - Le Message du Cœur de Jésus au monde", Apostolat de la Prière, Toulouse, 1944.)

« O Mère tendre et aimante, Vierge très prudente qui êtes la Mère de mon Rédempteur, je viens Vous saluer en ce jour avec l'amour le plus filial dont puisse Vous aimer le cœur d'un enfant. Oui, je suis votre enfant et, parce que mon impuissance est si grande, je prendrai les ardeurs du Cœur de votre divin Fils ; avec Lui, je Vous saluerai comme la plus pure des créatures, car Vous avez été formée selon les désirs et les attraits du Dieu trois fois Saint ! Conçue sans la tache du péché originel, exempte de toute corruption, Vous avez été toujours fidèle aux mouvements de la grâce et votre âme accumulait ainsi de tels mérites, qu'elle s'est élevée au-dessus de toutes les créatures. Choisie pour être la Mère de Jésus-Christ, Vous L'avez gardé comme en un sanctuaire très pur et Celui qui venait donner la vie aux âmes, a pris Lui-même la vie en Vous et a reçu de Vous son aliment. O Vierge incomparable ! Vierge Immaculée ! Délices de la Trinité bienheureuse ! Admirée des anges et des saints, Vous êtes la joie des cieux ! Étoile du matin, Rosier fleuri du printemps, Lys très blanc, Iris svelte et gracieux, Violette parfumée. Jardin cultivé et réservé pour les délices du Roi des cieux !... Vous êtes ma Mère, Vierge très prudente, Arche précieuse où s'enferment toutes les vertus ! Vous êtes ma Mère, Vierge très puissante, Vierge clémente, Vierge fidèle ! Vous êtes ma Mère, Refuge des pécheurs ! Je Vous salue et je me réjouis à la vue de tels dons que Vous a fait le Tout-Puissant et de tant de prérogatives dont Il Vous a couronnée. Soyez bénie et louée, Mère de mon Rédempteur, Mère des pauvres pécheurs ! Ayez pitié de nous et couvrez-nous de votre maternelle protection. Je Vous salue au nom de tous les hommes, de tous les saints et de tous les anges. Je voudrais Vous aimer avec l'amour et les ardeurs des séraphins les plus embrasés, et c'est encore trop peu pour rassasier mes désirs... et Vous rendre éternellement une louange filiale, constante et très pure. O Vierge incomparable ! bénissez-moi, puisque je suis votre enfant. Bénissez tous les hommes ! Protégez-les, priez pour eux Celui qui est Tout-Puissant et qui ne peut rien Vous refuser. Adieu, Mère tendre et chérie ! Je Vous salue jour et nuit, et dans le temps et dans l'éternité ! » (Prière enseignée par Notre-Seigneur à Sœur Josefa Menendez (1890-1923) le 26 août 1923, in "Un appel à l'Amour - Le Message du Cœur de Jésus au monde", Apostolat de la Prière, Toulouse, 1944.)

FIORETTIS MARIAUX:

Notre-Dame de Guadalupe 
Patronne de l'Amérique Latine

 

Un samedi, 9 décembre 1531, un pieux Indien du nom de Juan Diego se rendait de son village à Mexico pour y satisfaire sa dévotion. Comme il passait au pied du Tepeyac, la plus haute des collines qui entourent la ville, il entendit tout à coup une musique céleste descendre jusqu'à lui.

 

Irrésistiblement attiré vers le sommet de la colline, il en fait l'ascension et dans une lumière resplendissante bordée d'un iris aux plus vives couleurs, il aperçoit une Dame incomparablement belle, souriante et radieuse de bonté :

 

Juan, Mon fils bien-aimé, dit l'Apparition, où vas-tu ?

Madame, je vais à Mexico entendre la messe en l'honneur de la Vierge.

Ta dévotion m'est agréable, reprit l'Inconnue ; Je suis cette Vierge, Mère de Dieu. Je désire que l'on me bâtisse ici un temple magnifique d'où je répandrai mes faveurs et ferai voir ma compassion envers tous ceux qui m'invoqueront avec confiance. Va trouver l'évêque de Mexico pour l'instruire de ma volonté.

 

Juan Diego se hâte de transmettre le message, mais le prélat le prend pour un illuminé et le congédie. Diego retourne au Tepeyac, y retrouve la Vierge qui le renvoie une seconde fois auprès de l'évêque. Cette fois, on lui ménage meilleur accueil, mais l'ecclésiastique exige quelque témoignage certain de la volonté du ciel.

 

Le 10 décembre, Juan Diego revoit la Vierge qui promet le signe demandé pour le lendemain, mais Diego passe toute cette journée-là auprès de son oncle gravement malade.

 

Le 12 décembre, pressé de trouver un prêtre à Mexico pour administrer les derniers sacrements au moribond, Diego passe rapidement devant la colline, mais au détour de la route, il se trouve subitement en présence de l'Apparition. « Ton oncle est guéri, dit la Très Sainte Vierge, va au haut de la colline cueillir des roses que tu donneras à l'évêque de Mexico. »

 

Ce n'était point la saison des fleurs et jamais la roche nue du Tepeyac n'avait produit de roses. L'humble paysan obéit néanmoins sans hésiter et trouva un merveilleux parterre de roses fraîches au sommet du monticule. Il en cueillit une brassée, et les tenant cachées sous son manteau, il s'achemina vers l'évêché. Lorsque Juan Diego fut introduit devant le prélat, deux miracles au lieu d'un frappèrent les yeux de l'évêque stupéfait : la gerbe de roses vermeilles et l'image de l'Apparition peinte à l'insu de Diego sur l'envers de son paletot.

 

Aussitôt que leurs yeux rencontrèrent l'image bénie de la Sainte Vierge, tous les témoins du prodige tombèrent à genoux, muets de joie, sans pouvoir faire autre chose que d'admirer la beauté surhumaine de leur Mère du ciel. Se relevant, l'évêque enlève le manteau des épaules du pieux Mexicain et l'expose dans sa chapelle en attendant d'élever un sanctuaire qui puisse renfermer cette relique sacrée. Tous les habitants de la ville se rassemblèrent à l'évêché pour honorer l'image miraculeuse que Marie elle-même venait de léguer si gracieusement à ses enfants de la terre.

 

Le jour suivant, 13 décembre, l'évêque de Mexico se rendit sur la colline de l'Apparition suivi d'un grand concours de peuple. Il voulait voir l'endroit exact où la Très Sainte Vierge s'était montrée à son fils privilégié, Juan Diego. Ce dernier ne crut pas pouvoir le déterminer avec précision. Marie vint le tirer d'embarras par un nouveau miracle : une source jaillit soudainement, désignant le lieu précis de l'Apparition. Depuis, cette source n'a cessé de couler et d'opérer des guérisons miraculeuses.

 

La Reine du Ciel se montra une cinquième fois à son humble serviteur et lui révéla le titre sous lequel elle désirait être invoquée. « On m'appellera, dit-elle : Notre-Dame de Guadalupe ». Ce mot venu d'Espagne, mais d'origine arabe, signifie : Fleuve de Lumière. Conformément à la demande de la Mère de Dieu, on éleva une grandiose basilique sur la colline du Tepeyac où l'on vénéra la sainte image de Marie imprimée dans le manteau du voyant. Tout au cours des âges, d'innombrables et éclatants miracles témoignèrent de l'inépuisable bonté de Notre-Dame de Guadalupe.

 

Le sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe est, après la Basilique Saint-pierre du Vatican le lieu de culte catholique qui attire le plus de pèlerins. Les jours de plus grande affluence sont ceux qui précèdent et suivent la fête de la Vierge de Guadalupe le 12 décembre où près de 9 millions de fidèles et de touristes assistent aux festivités et viennent vénérer la relique de Juan Diego.

L'Histoire :

Dix ans après la prise de Mexico, la guerre prit fin et la paix régna parmi le peuple; de cette façon la foi commença à éclore, le discernement du vrai Dieu pour qui nous vivons. En ce temps là, en l’année quinze cent trente et un, dans les premiers jours du mois de décembre, vivait un pauvre Indien appelé Juan Diego, connu comme étant un natif de Cuautitlan. A certains égards, , il appartenait spirituellement à Tlatilolco.

PREMIÈRE APPARITION

Un samedi (9 Décembre 1531) tout juste avant l’aube, il était en route pour le culte divin et pour ses propres affaires. Lorsqu'il arriva au pied de la colline connu sous le nom de Tepeyacac, le jour parut et il entendit chanter sur la colline, comme un chant de différents beaux oiseaux. 
Occasionnellement la voix des chanteurs s’arrêtait et il semblait que l’écho répondit. Le chant, très doux et délicieux, était plus beau que celui du coyoltotol, du tzintizcan et d’autres beaux oiseaux. Juan Diego s’arrêta pour voir et se dit à lui-même “Par chance, suis-je digne de ce que j’entends? Peut-être suis-je en train de rêver? Suis-je réveillé? Où suis-je? Peux-être suis-je dans ce paradis terrestre dont nous parlaient nos ancêtres? Peut-être suis-je maintenant au ciel?” 
Il regardait vers l’est, vers le haut de la colline d’où venait ce précieux chant céleste; puis, subitement le chant s’arrêta et le silence régna. Il entendit alors une voix venant de la colline qui lui disait “Juanito, Juan Dieguito” 
Il s’aventura alors vers l'endroit où on l’appelait. Il n’était pas le moindrement effrayé; au contraire, il jubilait. Il grimpa alors la colline pour voir d’où on l’appelait. Quand il atteignit le sommet il vit une Dame qui s’y tenait debout et qui lui dit de s’avancer.
S’approchant d’elle, il s’émerveilla de sa grandeur surhumaine; ses vêtements brillaient comme le soleil; la falaise sur laquelle reposaient ses pieds étincelait de lumière comme entourée d’un bracelet de pierres précieuses, et la terre resplendissait comme un arc en ciel. 
Les mezquites, nopales et autres mauvaises herbes qui poussent à cet endroit, paraissaient comme des émeraudes, leurs feuillages comme des turquoises, leurs branches et leurs épines brillaient comme de l’or. Il s’inclina devant elle et entendit sa parole, douce et courtoise, comme quelqu’un qui vous charme et vous enchante profondément. 
Elle lui dit : “Juanito, le plus humble de mes fils, où vas-tu?” Il lui répondit “Madame et enfant, Je dois atteindre ton “église à Mexico, Tlatilolco, afin de poursuivre les choses divines qui nous sont enseignées et données par nos prêtres et nos délégués et Notre Seigneur.
Elle lui parla alors ainsi: “Sache et comprends bien, le plus humble de mes fils, que je suis la toujours vierge Sainte Marie, Mère du Vrai Dieu pour qui nous existons, du Créateur de toutes choses, Seigneur du ciel et de la terre. J’aimerais qu’une église soit érigée ici, rapidement, afin que je puisse vous montrer et vous donner mon amour, ma compassion, mon aide et ma protection, parce que je suis votre mère miséricordieuse, à vous, à tous les habitants de cette terre et à tous ceux qui m’aiment, m’invoquent et ont confiance en moi. J’écoute leurs lamentations et je remédie à leurs misères, leurs détresses et leurs peines. Afin d’accomplir ce qu’exige ma clémence , va au palais de l’évêque de Mexico et tu lui diras que je manifeste un grand désir qu’ici, sur cette plaine, une église soit construite en mon honneur; tu lui raconteras dans les moindres détails tout ce que tu as vu et admiré et ce que tu as entendu. Sois assuré que je te serai extrêmement reconnaissante et que je te récompenserai, parce que je te rendrai heureux et digne de récompense pour les efforts et la fatigue que tu vas endurer pour cette mission. Voilà, tu as entendu mes instructions, mon humble fils, va et fais tous tes efforts.” 
A cet instant, il s’inclina devant elle et dit “ Madame, Je vais obéir à tes instructions; maintenant je dois te quitter, moi, ton humble serviteur: Il descendit alors afin de s’acquitter de sa tâche et prit l’allée qui mène tout droit à Mexico.

DEUXIÈME APPARITION

Ayant pénétré dans la ville, il se rendit directement et sans délais, au palais épiscopal ou venait d’être nommé un nouveau prélat, le Père Juan de Zumarraga, un Religieux Franciscain. A son arrivée, il essaya de le voir; il plaida auprès des serviteurs afin qu’ils annoncent sa visite, et après une longue attente il fut informé que l’évêque avait ordonné de le faire entrer. 
En entrant, il s’inclina et s’agenouillant devant l’évêque il lui transmit le message de la Dame du ciel. Il lui raconta aussi tout ce qu’il avait admiré, vu et entendu. Après avoir écouté son bavardage et son message l’évêque trouva cela incroyable; il lui dit alors:” Tu repartiras, mon fils et je t’écouterai à mon gré. 
Je reprendrai tout depuis le début et réfléchirai sur les voeux et les désirs pour lesquels tu es venu.” Il s’en alla et paraissait triste car le message n’avait pas été accompli sous toutes ses formes. 
Il rentra le même jour. Il revint directement au haut de la colline et rencontra la Dame du ciel qui l’attendait à la même place où il l’avait vue la première fois. La voyant, il se prosterna devant elle et lui dit “Madame, la plus petite de mes filles, mon Enfant, j’a été là où tu m’as envoyé afin de me conformer à tes instructions. Avec beaucoup de difficultés j’ai pénétré dans le bureau du prélat. Je l’ai vu et lui a fait part de ton message, comme tu me l’avais commandé. Il m’a reçu bienveillamment et m’a écouté attentivement mais sa réponse laissait entendre qu’il ne me croyait pas. Il m’a dit “Tu reviendras et je t’entendrai à mon gré. Je reprendrai tout depuis le début et réfléchirai sur le vœu et le désir qui t’ont amené.” 
J’ai parfaitement compris de par la façon dont il m’a répondu qu’il pensait que ton désir d’avoir une église qui te soit consacrée est une invention de ma part, et que ce n’est pas ton ordre, aussi je te supplie fortement, Madame, de confier l’accomplissement de ton message à quelqu’un d’important , de connu qui inspire le respect et l’estime, afin qu’on le croie; parce que je ne suis rien, je suis une petite ficelle, une minuscule échelle, une queue, une feuille et toi, mon Enfant la plus petite de mes enfants, ma Dame, tu m’as envoyé à une place que je ne fréquente jamais ni ne m’y repose. Je t’en prie , pardonne moi ce grand désagrément et ne sois pas irritée, Madame.
La Vierge Marie répondit:” Ecoute, ô le moindre de mes fils, tu dois comprendre que j’ai de nombreux serviteurs et messagers à qui je peux confier l’accomplissement de mon message et l'exécution de mon désir, mais c’est toi précisément que je sollicite et demande de m’aider afin que par ta médiation mon vœu soit accompli. Je t’implore ardemment, toi le moindre de mes fils, et avec fermeté je t’ordonne d’aller demain voir l’évêque. Tu y vas en mon nom et tu lui fais connaitre mon vœu intégral selon lequel je lui demande de commencer la construction d’une église. Et dis-lui aussi que c’est Moi, en personne, la toujours-vierge, Sainte Marie, Mère de Dieu qui t’ai envoyé”
Juan Diego répondit: “Madame, mon Enfant, je ne veux pas te faire de la peine. Joyeusement et de plein gré j’obéirai à tes instructions. Sous aucune condition je ne manquerai de le faire; j’irai accomplir ton désir car non seulement le chemin est pénible mais peut-être que je ne serai pas écouté avec plaisir, ou si on m'écoute on ne me croira peut-être pas. Demain après-midi, au coucher du soleil, je reviendrai te porter la réponse de ton message au prélat. Je prends maintenant congé de toi, le plus petite de mes enfants, mon Enfant et Madame. Repose-toi entre-temps” Il s’en alla se reposer chez lui.

TROISIÈME APPARITION

Le jour suivant (Dimanche 10 Décembre), il quitta la maison avant l’aube, et prit le chemin de Tlatilolco, afin d’être instruit des choses divines et d’être présent à l’appel, après quoi il irait voir le prélat. 
Vers dix heures, rapidement, après avoir assisté à la Messe et avoir inscrit sa présence, il s’en alla quand la foule se fut dispersée. Sur l’heure Juan Diego se rendit au palais de l'évêque.
A peine fut-il arrivé qu’il essaya ardemment de voir l’évêque. Après encore beaucoup de difficultés il parvint à le voir. Il s’agenouilla à ses pieds. Il s’attrista et pleura pendant qu’il exposait les instructions de la Dame du ciel demandant à Dieu de lui accorder qu’on croie à son message et au vœu de l’Immaculée pour qu’un temple soit construit là où Elle le voulait. L’évêque, afin de se rassurer, lui posa beaucoup de questions, lui demandant où il l’avait vue et comment elle était. Il décrivit le tout à la perfection à l’évêque. 
Malgré les explications précises de son apparence et de tout ce qu’il avait vu et admiré, qui en soi indiquait qu’elle était la toujours-vierge Sainte Mère du Sauveur, Notre Seigneur Jésus-Christ, il ne lui accorda néanmoins aucun crédit lui disant que pour sa requête il lui fallait faire ce qui lui était demandé mais de plus qu’un signe était nécessaire afin qu’il puisse croire qu’il était vraiment envoyé par une Dame du ciel. Juan Diego dit alors à l’évêque “Monseigneur,écoutez! Quel doit être le signe que vous demandez? Car j’irai le demander à la Dame du ciel qui m’a envoyé vers vous.” L’évêque voyant qu’il acceptait sans aucun doute et ne se rétractait pas, le renvoya. 
Il ordonna immédiatement à quelques personnes de son entourage, en qui il pouvait avoir confiance, de le suivre et de surveiller où il allait, qui il voyait et avec qui il parlait. Ceux qui le suivirent le perdirent de vue alors qu’ils traversaient la ravine près du pont de Tepeyac. Ils cherchèrent partout mais ne purent le retrouver. Ils revinrent donc non seulement parce qu’ils étaient fatigués mais aussi parce que leurs desseins avaient été déjoués, et cela les avait mis en colère. Et c’est ce qu’ils racontèrent à l’évêque. Pour l’influençer afin qu’il ne crut pas en Juan Diego, ils dirent à l’évêque que Juan Diego le trompait et inventait ce qu’il racontait ou qu’il avait seulement rêvé ce qu’il racontait et demandait. 
Finalement ils s’arrangèrent pour que, si jamais il retournait, il fût retenu et durement puni afin qu’ il cessât de mentir et de tromper.
Entre temps, Juan Diego était avec la Bienheureuse Vierge lui rapportant la réponse de Monseigneur l’évêque. La Dame, après l’avoir écouté, lui dit:”Très bien, mon petit, tu repartiras la-bas demain, afin de porter à l’évêque le signe qu’il a demandé. Avec cela il te croira et dans son regard il n’y aura ni doute ni soupçon. Et sache, mon petit, que je te récompenserai pour ta sollicitude, tes efforts et ta fatigue à mon égard. Je t’attendrai ici demain.”

QUATRIÈME APPARITION

C’est le jour suivant (Lundi 11 Décembre), que Juan Diego devait porter un signe pour qu’on le croie, mais il n’y revint pas parce que, en rentrant chez lui, son oncle, Juan Bernardo, était tombé malade et son état était grave. 
Il appela d’abord un docteur qui l’aida mais c'était trop tard, son état s’empirait. A la tombée de la nuit son oncle lui demanda d’aller à l’aube à Tlatilolco et de ramener un prêtre pour le préparer et entendre sa confession car il était certain qu’il allait mourir et qu’il ne se lèverait plus ni ne guérirait.
Le mardi,12 décembre, des avant l’aube, Juan Diego partit de sa maison pour Tlatilolco pour ramener un prêtre et comme il s’approchait de la route qui rejoint la pente qui mène au sommet de la colline de Tepeyac, vers l’ouest, et où il avait l’habitude de traverser la route, il se dit “ Si je continue ce chemin, la Dame va sûrement me voir, et je pourrais être retenu afin que je puisse porter le signe au prélat comme convenu; mais notre premier souci est d’aller rapidement appeler un prêtre car mon oncle l’attend certainement” il fit donc le tour de la colline afin qu’il ne puisse être vu par elle qui voit bien partout. 
Il la vit descendre du haut de la colline et regarder vers là où ils s’étaient . rencontrés précédemment. Elle s’approcha de lui au bas de la colline et lui dit” “Qu’y a-t-il, le moindre de mes fils? Où vas-tu?” 
Était-il affligé ou honteux ou effrayé? Il s’inclina devant elle. Il la salua, disant:” Mon Enfant, la plus tendre de mes filles, Madame, que Dieu veuille que tu sois satisfaite. Comment vas-tu ce matin? Est-ce que ta santé est bonne, Madame et mon Enfant? Je vais te faire de la peine. Sache, mon enfant, qu’un des tes serviteurs , mon oncle, est très malade, Il a attrapé la peste et est sur le point de mourir. Je dois me hâter vers ta maison à Mexico afin d’appeler un de tes prêtres, aimé de Dieu, pour qu’il entende sa confession et lui donne l’absolution car, depuis notre naissance, nous sommes venus au monde pour nous préserver des œuvres de la mort. Mais si je pars, je reviendrai ici rapidement afin d’aller porter ton message. Madame, mon Enfant, pardonne moi, sois patiente avec moi pour le moment. Je ne te décevrai pas, la plus petite des mes filles. Demain je viendrai en toute hâte.
Après avoir écouté les paroles de Juan Diego, la Très Sainte Vierge répondit: ”Ecoute moi et comprends bien, le moindre de mes fils, rien ne doit t’effrayer ou te peiner. Que ton cœur ne soit pas troublé. N’aies pas peur de cette maladie, ni d’aucune autre maladie ou angoisse. Ne suis-je pas là, moi qui suis ta Mère? N’es-tu pas sous ma protection? Ne suis-je pas ta santé? Ne reposes-tu pas heureux en mon sein? Que désires-tu de plus? Ne sois pas malheureux ou troublé par quoi que ce soit. Ne sois affligé pas la maladie de ton oncle, il n’en mourra pas. Sois assuré qu’il est maintenant guéri”. (Et à ce moment son oncle fut guéri comme il devait l’apprendre par la suite)
Quand Juan Diego entendit ces mots de la Dame du ciel, il était grandement consolé. Il était heureux. Il la supplia de l’excuser afin qu’il aille voir l’évêque et lui porter le signe ou la preuve afin qu’on le croie. La Dame du ciel lui ordonna de grimper au haut de la colline où ils s’étaient précédemment rencontrés. 
Elle lui dit: "Grimpe, ô le moindre de mes fils , jusqu’au haut de la colline; là où tu m'as vue et où je t’ai donné des instructions, tu verras différentes fleurs. Coupe les, cueille les, rassembles les et puis viens les porter devant moi.” 
Juan Diego grimpa sur la colline immédiatement, et comme il atteignait le sommet il fut stupéfait; de voir qu’une telle variété de merveilleux rosiers de Castille étaient en floraison bien avant la saison où les roses devraient bourgeonner car hors de saison elles gèleraient. Elles étaient parfumées et recouvertes des gouttes de rosée de la nuit qui ressemblaient à des perles précieuses. 
Il commença immédiatement à les cueillir. Il les assembla et les plaça dans son tilma. Le haut de la colline n’était pas une place où pourrait fleurir n’importe quelle fleur car il y avait beaucoup de rochers, de ronces, d’épines, de nopales et de mezquites. Occasionnellement de l’herbe poussait mais c’était au mois de décembre quand la végétation n’était pas gelée. 
Il descendit la colline immédiatement et porta les différentes roses qu’il avait cueillies à la Dame du ciel qui, en les voyant les prit entre ses mains et les plaça à nouveau dans son tilma, lui disant : "ô toi, le moindre de mes fils , cette variété de roses est une preuve et un signe que tu porteras à l’évêque. Tu lui diras en mon nom qu’il y verra là mon vœu et qu’il doit s’y conformer. Tu es mon ambassadeur, le plus digne de ma confiance. Je te l’ordonne rigoureusement de ne déplier ton manteau qu’en présence de l’évêque et de lui montrer ce que tu portes. Tu lui raconteras bien tout; tu lui diras que je t’ai ordonné de grimper au haut de la colline et de cueillir les fleurs; et aussi tout ce que tu as vu et admiré afin que tu puisses persuader le prélat d’accorder son soutien à ma demande qu’une église soit construite.” 
Après les conseils de la Dame du ciel, il prit le chemin qui mène directement à Mexico, heureux et sûr du succès, portant avec beaucoup de précaution le contenu de son tilma afin que rien ne s’échappe de ses mains et s’enivrant du parfum de cette variété de belles fleurs.

LE MIRACLE DE L’IMAGE

Quand il arriva au palais épiscopal, le majordome vint à sa rencontre ainsi que d’autres serviteurs du prélat..Il les supplia de dire à l’évêque qu’il voulait le voir, mais personne ne voulait le faire, ils faisaient semblant de ne pas l’entendre, probablement parce qu’il était trop tôt ou parce qu’ils le connaissaient comme étant un importun et qu’il les harcelait; de plus, leurs collègues leur avaient raconté qu’ils l’avaient perdu de vue quand ils l’avaient suivi. 
Il attendit longtemps. Quand ils virent qu’il avait attendu longtemps debout, abattu, ne faisant rien, attendant d’être appelé et paraissant avoir quelque chose dans son tilma, ils s’approchèrent de lui afin de savoir ce qu’il portait. Juan Diego voyant qu’il ne pouvait cacher ce qu’il portait et sachant qu’il serait molesté, bousculé, lacéré, ouvrit un peu son tilma là où se trouvaient les fleurs. En voyant cette variété de roses de Castille hors saison, ils furent complètement stupéfaits parce qu’elles étaient si fraîches, en pleine floraison, si parfumées et si belles. Ils essayèrent de s’en emparer et de tirer quelques unes mais ne réussirent à aucune des trois fois qu'ils osèrent le faire. Ils ne réussirent pas parce qu’à chaque fois qu’ils essayaient de les prendre, ils ne purent voir les fleurs réelles. A la place elles paraissaient peintes, imprimées ou cousues sur la toile. Ils allèrent alors dire à l’évêque ce qu’ils avaient vu l’informant que l’Indien qui était venu à plusieurs reprises voulait le voir et qu’il avait sûrement une raison pour l’avoir attendu avec anxiété si longtemps et être si désireux de le voir. 
En entendant cela l’évêque comprit qu’il avait apporté la preuve pour confirmer ses dires afin qu’il se conformât à la requête de l’Indien. Il ordonna de le faire entrer immédiatement. Dès son entrée Juan Diego s’agenouilla devant lui comme à l’accoutumée et raconta à nouveau ce qu’il avait vu et admiré ainsi que le message. Il lui dit” Monseigneur, j’ai fait ce que tu as commandé, je suis allé dire à mon Ama, ma Dame du ciel, Sainte Marie, précieuse mère de Dieu que tu as demandé un signe et une preuve afin que tu puisses croire qu’il faut construire une église là où elle l’a demandé; je lui ai aussi dit que je t’avais donné ma parole que je rapporterais un signe et une preuve de son désir comme tu l’as demandé. Elle se montra condescendante et agréa à ta requête . Tôt ce matin elle m’a envoyé te voir à nouveau; je lui demandais une fois encore le signe afin que tu puisses me croire et elle me dit qu’elle me le donnerait et elle s’y conforma. Elle m’envoya au haut de la colline, là où j’avais l’habitude de la voir, pour cueillir une variété de roses de Castille. Après les avoir cueillies je les lui ai portées, elle les a prises de sa main et les a placées dans mon vêtement afin que je te les porte et te les donne en personne. Même si je savais que le haut de la colline n’était pas un endroit où pousseraient des fleurs car il y a beaucoup de rochers, de ronces, d’épines, de nopales et de mezquites, j’avais encore des doutes. Quand je me suis approché du haut de la colline, je vis que j’étais au paradis où il y avait une variété d’exquises roses de Castille, couvertes de brillante rosée et je les ai cueillies immédiatement. Elle m’a dit que je devais te les porter et je me suis exécuté afin que tu puisses voir en elles le signe que tu m’a demandé et te conformer à son vœu; aussi et mon message soient crédibles. Voilà. Reçois les.” Il déplia son vêtement blanc où il avait mis les fleurs et quand toutes les différentes variétés de roses de Castille tombèrent à terre apparut soudain le dessin de la précieuse Image de la toujours vierge Sainte Marie, Mère de Dieu, comme on la voit aujourd’hui dans l’église de Tepeyac, nommé Guadalupe.
Quand l’évêque vit l’image, lui et tous ceux présents tombèrent à genoux. On l’admira beaucoup. Ils se levèrent pour la voir, ils tremblèrent et, avec tristesse, ils démontrèrent qu’ils la contemplaient avec leur cœur et leur esprit. L’évêque, avec des larmes de tristesse, pria et implora son pardon pour n’avoir pas accompli son vœu et sa requête. Quand il se releva, il détacha du cou de Juan Diego le vêtement sur lequel apparaissait l’Image de la Dame du ciel. Il le prit et le plaça dans sa chapelle. Juan Diego demeura un jour supplémentaire à l’évêché à la requête de l’évêque. 
Le jour suivant l’évêque lui dit: Montre nous où la Dame du ciel désire qu’une église soit construite” Et il invita immédiatement tous ceux présents à s’y rendre.

APPARITION A JUAN BERNARDINO

Après que Juan Diego eut montré l’endroit où la dame du ciel voulait que son église soit construite, il demanda la permission de prendre congé. Il voulait rentrer chez lui pour voir son oncle Juan Bernardino qui était gravement malade quand il l’avait quitté pour aller à Tlatilolco appeler un prêtre afin d’entendre sa confession et lui donner l’absolution. La Dame du ciel lui avait dit que son oncle était guéri. Mais ils ne le laissèrent pas partir seul et l’accompagnèrent jusqu’à chez lui. 
Comme ils arrivèrent, ils virent que son oncle était heureux et en bonne santé. Il était très stupéfait de voir son neveu ainsi accompagné et honoré, et demandait la raison d’un tel honneur. Son neveu répondit que lorsqu’il partit chercher le prêtre pour entendre sa confession et lui donner l’absolution, la Dame du ciel lui apparut à Tepeyac lui disant de ne pas être triste, que son oncle allait bien, ce qui l’a consolé . Elle l’a envoyé à Mexico voir l’évêque afin que ce dernier lui construise une maison à Tepeyac. L’oncle témoigna de ce que c’était vrai qu’à cette occasion il fut guéri et qu’il l’avait vue de la même manière que son neveu, apprenant d’Elle qu’elle l’avait envoyé à Mexico pour voir l’évêque. La Dame lui dit aussi que, lorsqu’il irait voir l’évêque, il devrait lui révéler ce qu’il avait vu et lui expliquer de quelle façon Elle l’avait guéri miraculeusement et qu’Elle voulait être appelée La toujours vierge Sainte Marie de Guadalupe et que son image bénie soit aussi ainsi connue 
Juan Bernardino fut conduit en la présence de l’évêque afin qu’il l’en informe et lui donne un témoignage; son neveu et lui furent les invités de l’évêque chez lui jusqu’à ce que l’église consacrée à la Reine de Tepeyac soit construite là où Juan Diego l’avait vue. 
L’évêque transféra l’image sacrée de la belle dame du ciel de sa chapelle privée à l’église principale afin que tout le peuple puisse voir l’image bénie et l'admirer . 
La cité tout entière était sous le coup d’une grande émotion. Tous vinrent la voir , admirer l’image pieuse et prier. Ils s’émerveillèrent de son apparition dans ce divin miracle car aucune personne humaine de ce monde n’avait peint cette image précieuse.

"Que ton cœur ne soit pas troublé. N’aie pas peur de cette maladie ni d’aucune autre maladie ou angoisse. Ne suis-je pas là, moi qui suis ta Mère? N’es-tu pas sous ma protection? Ne suis-je pas ta santé? Ne reposes-tu pas heureux en mon sein? Que désires-tu de plus? Ne sois pas malheureux ou troublé par quoi que ce soit"

(Paroles de Notre Dame à Juan Diego)

N.B: Tout récit sur les apparitions de Notre Dame de Guadalupe est inspiré du Nican Mopohua, ou Huei Tlamahuitzoltica, écrit en Hahuatl, la langue Aztèque, par l’écrivain Indien Antonio Valeriano autour de la moitié du XVIe siècle.
Malheureusement l’origine de son ouvrage n’a jamais été connu. Une première copie fut publiée en Nahuatl par Luis Lasso de la Vega en 1649. Une copie de la couverture est ci-contre.

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Le tissu rugueux de la tilma ne se prête pas à la peinture, et il n'y a aucun pigment dans les fibres. L'image de Notre Dame a donc été empreinte miraculeusement: on dirait la projection d'une diapositive. Une tilma ne se conserve normalement qu'une vingtaine d'années, trente ans tout au plus. Sa conservation en parfait état jusqu'à notre époque constitue un autre miracle. Notre-Dame y apparaît comme une jeune femme haute d'environ 1,50 m, vêtue comme une princesse aztèque, et ses traits sont très beaux et très vivants. La tilma est bleu turquoise et la robe de Marie d'un brun rose; les couleurs sont brillantes et, après plus de 450 ans, elle sont toujours aussi fraîches. Aujourd'hui, la tilma est conservée dans la basilique de Guadalupe, derrière une vitre blindée, dans un cadre de bronze, d'or et d'argent. Chaque année Notre-Dame est vénérée chez elle par des millions de personnes, mais elle est en quelque sorte «prisonnière» dans sa basilique. Le 13 août 1990, un Américain âgé, et qui souhaite garder l'anonymat, reçut de Notre Dame de Guadalupe un Premier message lui disant qu'elle désirait que l'on fit voyager son image dans les Amériques, afin qu'elle y répande ses grâces. Depuis cette date, et jusqu'au 28 avril 1992, il reçut cinq autres messages. Dans le premier d'entre eux, la Vierge dit notamment:
«...Je vous ai donné sur la tilma mon image, qui demeure jusqu'à ce jour un miracle ininterrompu... cependant mes mains ont été liées, j'ai été emprisonnée en ce centre géographique des Amériques ... 
... Je vous le redis, Notre Dame de Guadalupe doit voyager parmi tous ses enfants, dans toutes les Amériques... afin d'amener des millions d'âmes à son Fils... Je dois être libre de circuler à ma volonté parmi mes enfants ...
... Lorsque vous m'aurez libérée de mon actuelle captivité, faites-moi parcourir un trajet qui traverse les ÉtatsUnis ...
... Je désire que vous placiez toutes vos forces pro-vie et tous vos efforts, sous ma bannière de Notre-Dame de Guadalupe. Je vous accorderai mon aide et ma puissante protection. Je vous conduirai à la victoire sur les forces de mort qui s'acharnent sur les bébés dans le sein de leur mère. Ensemble, mes chers enfants nous mettrons fin à ce terrible fléau qu'est l'avortement. Il n'y aura pas d'exception. Ensemble, nous verrons une nouvelle ère de protection pour la vie humaine, c'est-à dire pour chaque personne de sa naissance à sa mort naturelle. Je mettrai fin à ces sacrifices humains des plus sanguinaires, comme je l'ai fait chez les païens après le début du miracle de mon image en 1531. »

Dans ses deuxième et troisième messages (octobre 1990), Notre-Dame répète qu'elle a hâte d'entreprendre son grand voyage à travers les Amériques; elle sait que cela soulèvera quelques difficultés, mais elle assure qu'elle aidera à les surmonter.

Dans son quatrième message (novembre 1990), Notre-Dame dit notamment: «... Vous, mes enfants des Amériques, avez une place toute spéciale dans ma mission de conduire toutes les âmes au Sacré-Coeur de mon Fils Jésus par mon Coeur immaculé. Pour cette mission, le parcours de mon image à travers les Amériques est nécessaire. Préparez-vous dès aujourd'hui. Ne tardez plus. Mes enfants, si vous m'aimez, vous ne me refuserez pas... »

Dans le cinquième message (avril 1991), Marie s'adresse aux évêques du Mexique: «... Comme Reine et Mère de toutes les Amériques, mon souci pour mes pauvres enfants meurtris augmente de jour en jour. Je veux les atteindre par mon image... Je désire que vous invitiez à mon sanctuaire, à Mexico, les évêques de tous les pays, territoires et îles qui composent les Amériques... Produisez une copie de mon image pour les évêques de chaque pays... et que toutes ces copies de mon image parcourent les Amériques... »

Dans son sixième message (avril 1992), Notre-Dame s'adresse au peuple mexicain: «... Le but spécial de ma visite a débuté il y a plus de 460 ans. Des millions d'âmes, qui autrefois adoraient des serpents, se sont converties à l'Église catholique, fondée pur mon divin Fils, Jésus. Au cour de ces premières années, la terrible pratique du sacrifïce humain prit fin .
... Ma visite spéciale se poursuit. Néanmoins, avec le temps, on m'a peu à peu oubliée et ignorée. Mon divin Fils et moi-même sommes profondément blessés par cette négligence. Le résultat de ma mission dépend pour beaucoup de votre coopération... 
Vous avez grand besoin de mon amour maternel et de ma protection. Vous et votre demeure, les Amériques, êtes en train de vous faire détruire par des pratiques païennes... 
Afin de marquer ma visite spéciale dans vos demeures, j'ai demandé à mes fils, les évêques du Mexique, de donner à chaque pays, chaque territoire et chaque île qui forment les Amériques, une copie de mon image miraculeuse comme image missionnaire... »

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PHENOMENE INEXPLIQUABLE

En 1936, le Dr Richard Kuhn, prix Nobel de Chimie, constate que les fibres de la "tilma" ne contiennent aucun colorant connu, ni minéral, ni végétal, ni animal, ni, à plus forte raison, synthétique. Les couleurs forment une surface unie, comme sur une photo, comme si le tissus d’agrave avait fonctionné comme une pellicule photographique, en recevant directement l’image et la couleur sur chaque fil, par un effet de projection mystérieux.

En 1951, un dessinateur, Carlos Salinas Chavez, remarque avec une simple loupe un homme barbu dans l’œil droit de l’image. A sa suite, l’examen des yeux va permettre de découvrir plusieurs personnages dans les yeux de la Vierge, dont l’image est imprimée avec la courbure et les trois réflexions d’image, de taille et d’orientation différentes, que l’on trouve dans les reflets d’une pupille réelle (phénomène de Purkinje-Samsom). Et lorsqu’une lumière est approchée, on observe les mêmes reflets que sur un œil vivant, sur la cornée, sur le bord de la pupille et dans le cristallin, qui se déplacent lorsqu’on bouge la source lumineuse (phénomène que l’on peut observer sur des yeux vivants, mais jamais sur des peintures: les toiles planes et opaques n’ont même pas de reflets). 
« On est en pleine folie. Mais les images sont là et on ne peut les ignorer » constatent les scientifiques.

Les broderies de la tunique de la Vierge de Guadalupe ont aussi été étudiées et elles contiennent des rébus exprimant le nom de la colline des apparitions et le mystère du Christ dans le langage symbolique des anciens aztèques et la position des étoiles sur le manteau correspond à une projection (et non une représentation : image miroir) de la position exacte des constellations au matin du 12 décembre 1531.

Notre-Dame de Guadalupe représentant la Vierge qui doit enfanter est particulièrement pour les enfants victimes du fléau de l'avortement ainsi que leurs Maman, malheureuse victimes elles aussi de "La culture de mort".

La Mère de Miséricorde ne cesse de nous parler:

« ...Ensemble, mes chers enfants nous mettrons fin à ce terrible fléau qu'est l'avortement. Il n'y aura pas d'exception. Ensemble, nous verrons une nouvelle ère de protection pour la vie humaine, c'est-à dire pour chaque personne de sa naissance à sa mort naturelle. Je mettrai fin à ces sacrifices humains des plus sanguinaires, comme je l'ai fait chez les païens après le début du miracle de mon image en 1531... »



Source principale : livres-mystiques.com (« Rév. x gpm»).

 

LE MANTEAU DE NOTRE-DAME A GUADALUPE

 

Après que la Vierge Marie lui soit apparue sur une colline proche de Guadalupe, au Mexique, en décembre 1531, Juan Diego alla cueillir des roses de Castille sur la roche de la colline et les porta dans son manteau à l’évêque.

Quand il ouvrit son manteau, « c’est à ce moment-là que soudain apparut, dessinée, l’image précieuse de la Vierge parfaite, Sainte Marie (grandeur nature), Mère de Dieu, la même exactement telle qu’elle se présente encore à nous ».

« La ville entière se mit en mouvement ; on venait contempler, admirer la merveilleuse Image comme une chose divine, on venait la prier et l’on s’émerveillait beaucoup devant ce grand miracle à la manière divine, car aucun homme de ce monde, absolument aucun, n’avait pu peindre son Image noble et précieuse » rapporte le Nican Mopohua (le récit des apparitions en langue locale).

On est étonné de tous les signes qu’on y découvre, 500 ans après. Plus on contemple le visage de la Vierge, plus on est saisi par une douceur étonnante qui s’en dégage. Elle apparaît tellement tendre, tellement aimante, tellement humaine.Jean Mathiot dans "Chrétiens Magazine" n° 282, page 19, Octobre 2015

 
Samedi 12 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:
La parole de Dieu
 
 
 
          Jésus leva les yeux et il vit 
          qu’une grande foule venait à Lui.         
 
Évangile selon saint Jean, chapitre 6, verset 5
 
 
 
La méditation
 
 
Ainsi, Dieu vient ! Il vient à nous, Il vient en nous. Il nous revient donc de l’accueillir, car il ne vient que là où on l’accueille. Comment le reconnaître ? Il sera toujours à chercher vers le bas. Abraham avait dû lever les yeux pour voir et reconnaître le Seigneur lui rendre visite*. Mais voici que Dieu va descendre si bas, que c’est Lui qui va lever les yeux pour nous voir ! C’est le monde à l’envers ! Accueillir un Dieu qui me regarde par le bas ! C’est presque insupportable ! D’ailleurs, saint Pierre l’avait refusé vivement : voyant son Seigneur, à genou devant lui pour lui laver les pieds. « Non, jamais ! » s’était-il rebiffé**.
C’est peut-être là que se tient notre difficulté. Nous levons les yeux vers le ciel à la recherche du Très-Haut. Nous voudrions être en dessous de Dieu, Lui au-dessus de nous. C’est tellement logique. Accepter que Dieu ait à lever les yeux pour nous voir, nous semble tellement orgueilleux. Pourtant, Jésus vient nous dire que tout est inversé ! « Le Fils de l’homme est venu non pour être servi, mais pour servir. »*** Oui, tout est inversé !
Laissons Dieu prendre la place qu’il désire ardemment : plus bas encore que nous-mêmes, il est le plus petit parmi les petits, le plus humble parmi les humbles. Pour reconnaître Dieu, soyons pauvres de cœur afin d’être capables de regarder vers le bas, et reconnaître, là, au plus bas, le visage du Seigneur. (Source:Avent dans la Ville)
Samedi 12 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Les reliques incorrompues de saint Spyridon à Corfou

(Grèce)

 
Le corps de saint Spyridon a une température constante de 36,6° celcius. Ses ongles et cheveux continuent de pousser.
Et le plus étonnant, le vêtement qu'il porte doit être changé tous les 6 mois, car il s'use, comme s'il ne reposait pas dans un cercueil.
Le gardien de l'église dit qu'en certaines occasions, aucune clé ne permet d'ouvrir le cercueil.
Alors les prêtres savent que le saint ne s'y trouve pas, qu'il parcourt l'île.

Ce phénomène des reliques incorrompues de saint Spyridon a été étudié par quantité de scientifiques venant de partout au monde, et l'Église leur laissait libre accès.
Cependant, biophysiciens et chimistes ayant étudié les restes sacrés sont restés pantois.
Il n'y a pas d'autre explication qu'un miracle, ce que n'importe quel visiteur Chrétien Orthodoxe de l'église à Corfou peut aussi constater.

Dès lors, si vous avez besoin d'aide ou juste de réconfort, adressez-vous à saint Spyridon.
Si vos intentions sont pures, il vous aidera sans aucun doute.
Saint Spyridon de Trimythonte, priez Dieu, intercedez  pour nous, qu'Il nous fasse miséricorde !
(Lu dans le Blog
"Saint Materne.
Photos du Père Luc Deloisy sur Facebook)
 
« Seigneur Jésus-Christ qui a pleuré Lazare et versé sur lui les larmes de la tristesse, reçois les larmes de mon amertume. Par Tes souffrances, apaise mes souffrances. Par Tes plaies, guéris mes plaies. Par Ton sang, purifie mon sang. Et porte dans mon corps le parfum de Ton Corps vivifiant. Que le fiel dont les ennemis T’ont abreuvé change en douceur dans mon âme l’amertume que m’a versée l’adversaire. Que Ton Corps tendu sur l’arbre de la Croix déploie vers Toi mon intelligence écrasée par les démons. Que Ta tête inclinée sur la Croix relève ma tête que les ennemis ont outragée. Que Tes saintes mains clouées par les infidèles me relèvent du gouffre de la perdition et me ramènent à Toi, comme Ta bouche l’a promis. Que Ton visage, qui reçut des maudits les gifles et les crachats, éclaire mon visage qu’ont souillé les injustices. Que Ton âme que sur la Croix Tu as soumise à Ton Père, me conduise à Toi dans Ta grâce. Je n’ai ni cœur souffrant pour aller à Ta recherche, ni repentir, ni tendresse, rien de ce qui ramène les enfants à leur héritage. Maître, je n’ai pas de larmes pour Te prier. Mon intelligence est enténébrée par les choses de cette vie, et n’a pas la force de tendre vers Toi dans la douleur. Mon cœur est froid sous le nombre des tentations, et les larmes de l’amour pour Toi ne peuvent le réchauffer. Mais Toi, Seigneur Jésus Christ mon Dieu, trésor des biens, donne-moi le repentir total et un cœur en peine, pour que de toute mon âme je sorte à Ta recherche. Car sans Toi je serai privé de tout bien. Ô Dieu Bon, donne-moi Ta grâce ! Que le Père, qui dans l’éternité hors du temps, T’a engendré dans Son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T’ai abandonné. Ne m’abandonne pas. Je suis sorti de toi. Sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, compte-moi parmi les brebis de ton troupeau élu. Avec elles nourris-moi de l’herbe verte de Tes mystères divins dont le cœur pur est la demeure, ce cœur qui porte en lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d’une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour pour l’homme, notre Sauveur Jésus Christ, dans les siècles des siècles. Amen. »   (Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)

« Seigneur Jésus-Christ qui a pleuré Lazare et versé sur lui les larmes de la tristesse, reçois les larmes de mon amertume. Par Tes souffrances, apaise mes souffrances. Par Tes plaies, guéris mes plaies. Par Ton sang, purifie mon sang. Et porte dans mon corps le parfum de Ton Corps vivifiant. Que le fiel dont les ennemis T’ont abreuvé change en douceur dans mon âme l’amertume que m’a versée l’adversaire. Que Ton Corps tendu sur l’arbre de la Croix déploie vers Toi mon intelligence écrasée par les démons. Que Ta tête inclinée sur la Croix relève ma tête que les ennemis ont outragée. Que Tes saintes mains clouées par les infidèles me relèvent du gouffre de la perdition et me ramènent à Toi, comme Ta bouche l’a promis. Que Ton visage, qui reçut des maudits les gifles et les crachats, éclaire mon visage qu’ont souillé les injustices. Que Ton âme que sur la Croix Tu as soumise à Ton Père, me conduise à Toi dans Ta grâce. Je n’ai ni cœur souffrant pour aller à Ta recherche, ni repentir, ni tendresse, rien de ce qui ramène les enfants à leur héritage. Maître, je n’ai pas de larmes pour Te prier. Mon intelligence est enténébrée par les choses de cette vie, et n’a pas la force de tendre vers Toi dans la douleur. Mon cœur est froid sous le nombre des tentations, et les larmes de l’amour pour Toi ne peuvent le réchauffer. Mais Toi, Seigneur Jésus Christ mon Dieu, trésor des biens, donne-moi le repentir total et un cœur en peine, pour que de toute mon âme je sorte à Ta recherche. Car sans Toi je serai privé de tout bien. Ô Dieu Bon, donne-moi Ta grâce ! Que le Père, qui dans l’éternité hors du temps, T’a engendré dans Son sein, renouvelle en moi les formes de Ton image. Je T’ai abandonné. Ne m’abandonne pas. Je suis sorti de toi. Sors à ma recherche. Conduis-moi dans Ton pâturage, compte-moi parmi les brebis de ton troupeau élu. Avec elles nourris-moi de l’herbe verte de Tes mystères divins dont le cœur pur est la demeure, ce cœur qui porte en lui la splendeur de Tes révélations, la consolation et la douceur de ceux qui se sont donné de la peine pour Toi dans les tourments et les outrages. Puissions-nous être dignes d’une telle splendeur, par Ta grâce et Ton amour pour l’homme, notre Sauveur Jésus Christ, dans les siècles des siècles. Amen. » (Saint Isaac le Syrien de Ninive (vers 630-700)

Dimanche 13 décembre résonnera sur le parvis des droits de l’homme, au Trocadéro, un appel patriotique à lutter contre Daesh. À partir de 15 h, provinciaux et Parisiens sont attendus à l’appel des deux co-organisateurs : le pasteur Saïd Oujibou et Camel Bechikh. Le premier est né musulman et devenu protestant. Le second est musulman pratiquant et président de l’association patriotique Fils de France.

Tous deux œuvrent sans relâche à la concorde civile en France et leur démarche, loin d’être polémique ou politique, se veut citoyenne et pacifique. Catholiques, protestants, juifs ou incroyants pourront ainsi se retrouver dans un même élan contre l’organisation État islamique.

logo stop daech

Un mois jour pour jour après les terribles attentats du 13 novembre, le pasteur Saïd Oujibou et Camel Bechikh veulent dire leur attachement profond à la France dans une même ferveur patriotique. « Ce sera une demande solennelle à dire “Stop Daech” auprès de nos élites », prévient le président de Fils de France. D’ailleurs, beaucoup de musulmans avaient été sensibles à la dimension spirituelle du message véhiculé au travers des réseaux sociaux après ces attentats : « Autant, le slogan “Je suis Charlie” ne nous parlait guère, explique Camel, autant “Pray for Paris” qui a traversé les réseaux sociaux tout autour de la planète nous a beaucoup touchés ». C’est pourquoi les organisateurs du rassemblement ont repris cette image de la tour Eiffel en sous-titrant : « Tous unis contre la barbarie ! ».

Parmi les invités présents : Tareq Oubrou, recteur de la mosquée de Bordeaux, Ghaleb Bencheikh, journaliste et théologien, Patrick Karam, président de la Coordination des chrétiens d’Orient en danger (CHREDO) et Guillaume de Prémare, délégué général d’Ichtus, chroniqueur sur Radio Espérance et ancien président de la Manif pour tous.

« Nous voulons dire notre attachement à la France, explique Camel Bechikh. Ce n’est pas de l’entrisme. On pourra toujours dire : ‘De toute façon il existe une fraternité entre musulmans, c’est de l’hypocrisie de leur part d’arguer de leur patriotisme…’ Mais c’est de l’ignorance. Nous trouvons autant de sensibilités dans l’islam qu’il n’y en a dans l’Église catholique. Golias n’est pas Famille Chrétienne et notre religion n’est pas celle de Daesh ! Depuis ses débuts, l’islam connaît des querelles internes et des conflits armés. Quand l’Occident était chrétien, n’y avait-il pas déjà des guerres en son sein ? »

Un rassemblement interreligieux primordial : à l’heure où beaucoup s’accordent à dire que la France est en guerre, des musulmans et des chrétiens français se retroussent les manches et agissent pour vaincre l’ennemi. Comme des frères.

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Patrick Karam, président de la Coordination des Chrétiens d’Orient en Danger (CHREDO), appelle à manifester dimanche 13 décembre à 15h avec des responsables musulmans, sur le Parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro, à Paris pour dire stop à Daech.


APPEL AU RASSEMBLEMENT

Rassemblement le dimanche 13 décembre 14h30 Parvis des Droits de l’Homme (Trocadéro) 1 mois après le drame, à la mémoire des victimes…

L’expansion constante du groupe terroriste Daech depuis trois ans a des conséquences dramatiques au niveau local et international, et des répercussions si graves à l’intérieur même de notre pays que nous ne pouvons plus considérer qu’il s’agit seulement de politique extérieure :
◾La promotion et la diffusion par Daech de son idéologie extrémiste à grande échelle via internet séduit une partie de la jeunesse française, prête à se radicaliser et apte à perpétrer des actes terroristes sur le territoire français ;
◾Les persécutions tragiques et barbares de chrétiens et autres minorités religieuses perpétrées par Daech en Syrie ou en Irak attisent la défiance d’une partie de la population française à l’égard de l’islam, et suscitent une fracture inquiétante au sein de la société française ;
◾La violence des conflits sur place poussant sur les routes des centaines de millier de migrants.


Notre pays est touché de plein fouet par les actions funestes de Daech, et nous devons réagir en conséquence pour empêcher à la fois les massacres de populations là-bas, et le délitement grandissant de notre société, en France.

Aussi, en tant que citoyens français de toutes confessions et orientations politiques, nous unissons aujourd’hui nos voix pour vous exhorter à faire de la lutte contre Daech une priorité, et à utiliser tous les moyens militaires, techniques, stratégiques, diplomatiques et commerciaux possibles pour débarrasser le monde de ce groupe de meurtriers, et permettre, ici comme là-bas, aux populations de vivre en paix.

Venez tous nous rejoindre très nombreux.

Tareq Oubrou (Théologien) - 

Patrick Karam (CHREDO) 

Ghaleb Bencheikh (Journaliste) - 

Saïd Oujibou (Pasteur) -

Guillaume de Prémare (Institut Ichtus) 

Camel Bechikh (Fils de France)


http://chretiens-dorient-en-danger.org/stopdaech-appel-au-rassemblement/

Syrie :

le Père Mourad livre son témoignage à l’AED

 

Témoin du drame vécu par les populations syriennes, le Père Jacques Mourad, qui a passé près de 5 mois aux mains des djihadistes de l’État islamique en Syrie s’est pour la première fois exprimé, ce jeudi 10 décembre, devant les journalistes européens. Une conférence de presse était organisée à Rome à l’initiative de l’AED (l’Aide à l’Eglise en Détresse) qui vient en aide aux chrétiens persécutés. Ce prêtre syro-catholique qui appartient à la communauté du monastère de Deir Mar Musa, fondé par le Père Paolo Dall’Oglio, dont on est toujours sans nouvelle, qualifie sa libération de miracle. Il a relaté ses longs mois de captivité.

Écoutez son témoignage en français ici 

(interviewé par Hélène Destombes lors de la conférence de presse de l’AED).

Le Père Mourad doit rencontrer le Pape de Rome le 15 décembre prochain. Il se rendre ensuite à Lourdes, pour remercier la Vierge Marie, avant de rentrer en Syrie pour y poursuivre sa mission.

Interrogé sur le sort du Père Paolo Dall’Oglio, jésuite italien porté disparu en Syrie depuis le 29 juillet 2013, le Père Mourad dit être sûr qu’il est toujours en vie et il appelle à prier pour sa libération.N'oublions-pas de prier aussi pour les deux Evêques d'Alep toujours retenus (L'un Grec Melkite Orthodoxe, l'autre Syriaque Orthodoxe)...

Source :  AED.

 

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NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

Ne restez pas seul pour les Fêtes de la Nativité ! 

Do not stay alone for the holidays of the Nativity!


Si vous n'êtes pas en famille, retrouvez-vous,en communion avec

les Chrétiens d'Orient,

avec vos frères Chrétiens Syro Orthodoxes francophones de St

Thomas (Mar Thoma)* en France pour fêter Noël!

 

If you are not a family, you find yourself in communion with

Eastern Christians,

with your brothers of the French speaking Syrian Orthodox Church of St

Thomas (Mar Thoma) * in France to celebrate Christmas!





Si vous avez peu de moyens pour fêter décemment Noël en famille,

grâce au partagec'est possible ! Venez fêter la Nativité

au Monastère en famille !

 

If you have few resources to decently celebrate Christmas with family,

through shared it's possible! Come celebrate the Nativity

Monastery family!





(Pour ceux qui doivent loger, Inscriptions closes le 20 Décembre)

(For those who need housing, Registration closed on 20 December)

 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

Programme:

*Jeudi 24 Décembre. Nativité de Notre-Seigneur
18h, réveillon avec les fidèles familiers. Veillée de Noël (Plusieurs Baptêmes et Chrismations), Bénédiction du Feu nouveau et Procession de l’Enfant-Jésus à l’Eglise.Messe de minuit.

 

* Thursday, December 24. Nativity of Our Lord
18h Eve familiar with the faithful. Christmas Eve (Several Baptisms and Chrismations), Blessing of the New Fire and Procession of the Infant Jesus to the Church. Midnight Mass.




*Vendredi 25, Nativité de Notre-Seigneur
Messe du jour à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30.

 

* Friday 25, Nativity of Our Lord
Mass of the day at 10.30, fraternal meal and the faithful reception from 13:30 to 17:30.




*Samedi 26 Décembre, Fête des « Félicitations à la Mère de Dieu »
Messe en l’honneur de « la Toute Pure et Immaculée Mère du Verbe-Dieu » à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30

 

* Saturday, December 26, Feast of "Congratulations to the Mother of God"
Mass in honor of "All Pure and Immaculate Mother of the Word-God" at 10:30, fraternal meal and the faithful reception from 13:30 to 17:30



VEILLEE POUR LA VIE dans la nuit du 26 au 27

VIGIL FOR LIFE on the night of 26 to 27

*Dimanche 27 Décembre, Fête des « Saints Innocents »
Messe en l’honneur pour les enfants à naître et les victimes de l’avortement à 10h30 , repas fraternel et réception des fidèles de 13h30 à 17h30

 

* Sunday, December 27, day of the "Holy Innocents"
Mass in honor to unborn children and victims of abortion at 10:30 fraternal meal and the faithful reception from 13:30 to 17:30

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

Inscriptions:


Monastère Syriaque de la Bse Vierge Marie, Mère de Miséricorde,

Brévilly

61300 CHANDAI.

Tel: 02.33.24.79.58

ou: 06.48.89.94.89 (Par sms en laissant vos coordonées)

Adresse courriels: asstradsyrfr@laposte.net


 

 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?

 

*l'Eglise Syro-Orthodoxe- Francophone est une Eglise

Orthodoxe-Orientale

 

Le Monastère Syriaque est un Centre de Prières pour l'unité

des Eglises Apostoliques, l'unanimité du Témoignage Chrétien

et la paix du monde.

 

Pour les services pastoraux rendus au Monastère comme l'accueil 

des fidèles pour de courts séjours ou des retraites spirituelles , 

nous n'exigeons aucun fixe.

Les offrandes sont libres et non 

obligatoires

Toute offrande fait cependant l'objet d'une 

déduction de votre revenu imposable à raison de 66°/° de votre 

revenu). Libeller tous C B à l'ordre suivant " Métropolie E S O F 

NOËL AU MONASTÈRE SYRIAQUE DANS LA QUIÉTUDE D'UNE CAMPAGNE NORMANDE , POURQUOI PAS ? CHRISTMAS AT MONASTERY SYRIAC IN THE TRANQUILITY OF NORMAN CAMPAIGN, WHY NOT?
Samedi 12 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 17,10-13.

Les disciples interrogèrent Jésus : « Pourquoi donc les scribes disent-ils que le prophète Élie doit venir d’abord ? » 
Jésus leur répondit : « Élie va venir pour remettre toute chose à sa place. 
Mais, je vous le déclare : Élie est déjà venu ; au lieu de le reconnaître, ils lui ont fait tout ce qu’ils ont voulu. Et de même, le Fils de l’homme va souffrir par eux. »
Alors les disciples comprirent qu’il leur parlait de Jean le Baptiste. 

Samedi 12 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

Par Saint Irénée de Lyon

(v. 130-v. 208), évêque, théologien et martyr 
Contre les hérésies, III, 10-11 (trad. cf. SC 34) 


 

« Je vous le déclare : Elie est déjà venu »

 

    À propos de Jean le Baptiste, nous lisons chez Luc : « Il sera grand devant le Seigneur, et il ramènera beaucoup des fils d'Israël au Seigneur leur Dieu.

Il marchera devant lui avec l'esprit et la puissance d'Élie, afin de préparer pour le Seigneur un peuple bien disposé »

(Lc 1,15s).

Pour qui donc a-t-il préparé un peuple et devant quel Seigneur a-t-il été grand ?

Sans aucun doute devant celui qui a dit que Jean avait quelque chose de « plus qu'un prophète » et que « personne d'entre les enfants des femmes n'était plus grand que Jean le Baptiste »

(Mt 11,9.11).

Car Jean préparait un peuple en annonçant d'avance à ses compagnons de servitude la venue du Seigneur et en leur prêchant la pénitence, afin que, lorsque le Seigneur serait présent, ils soient en état de recevoir son pardon, qu'ils reviennent à celui dont ils s'étaient éloignés par leurs péchés et leurs transgressions.

C'est pourquoi, en les ramenant à leur Seigneur, Jean préparait au Seigneur un peuple bien disposé, dans l'esprit et la puissance d'Élie. 


    Jean l'évangéliste nous dit :

« Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean.

Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière. Il n'était pas la Lumière, mais il venait pour lui rendre témoignage » (1,6-8).

Ce précurseur, Jean le Baptiste, qui rendait témoignage à la lumière, a été envoyé sans aucun doute par le Dieu qui...avait promis par les prophètes d'envoyer son messager devant la face de son Fils pour lui préparer le chemin

(Ml 3,1 ;Mc 1,2),

c'est-à-dire pour rendre témoignage à la Lumière dans l'esprit et la puissance d'Élie...

Précisément parce que Jean est un témoin, le Seigneur dit qu'il était plus qu'un prophète.

Tous les autres prophètes ont annoncé la venue de la lumière du Père et ont désiré être jugés dignes de voir celui qu'ils prêchaient.

Jean a prophétisé comme eux mais il l'a vu présent, il l'a montré et a persuadé beaucoup de croire en lui, si bien qu'il a tenu à la fois la place d'un prophète et celle d'un apôtre.

Voilà pourquoi le Christ dit de lui qu'il était

« plus qu'un prophète ».

 

 

Par le Père Jean-Luc Fabre

dans son Blog:"Jardinier de Dieu":

http://www.jardinierdedieu.com/matthieu-17-10-13-reconaitre.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail)

« Le prophète Élie doit venir d’abord »

Comment le passé peut-il revenir ?

Comment le passé peut-il nous parler ?…

A y bien réfléchir, en reprenant la promesse qu’il portait et qui continue à irriguer potentiellement notre présent.

Et le signe d’Elie, c’est de dire la vérité et, par cela, pour cela, d’être en butte à la contradiction des hommes, à la volonté de faire périr, d’être anéanti… et de se risquer malgré tout, en trouvant le réconfort dans la présence multiforme de Dieu en sa vie, aussi bien dans la réconfort de la nourriture, que dans le souffle léger…. Dans l’ascension dans le char de feu au ciel…

 

« Mais, je vous le déclare »

Un homme parle avec force, parce que lui s’est risqué à recevoir totalement l’histoire de son Peuple, au point d’accepter qu’elle vive en lui, dès lors il peut tout reconnaître :

*l’attachement au Seigneur, aussi bien que la trahison, il désire en lui tout réconcilier et pour cela il doit tout admettre, intégrer, traverser…

Il peut parler sur ce chemin en vérité, il peut déclarer, et même dire son propre avenir, ayant bien perçu l’obstacle qui barre le chemin de la vraie vie pour l’humanité, chemin qu’il doit rouvrir…

 

« Et de même, le Fils de l’homme va souffrir par eux. »

Jésus sait la situation en profondeur de l’homme, ses capacités et ce qui l’entraine vers le bas, la mort, la déchéance…

Il le sait et l’accepte.

Qu’un prenne ce chemin en le portant avec son cœur en offrande, en se donnant, et une lumière pourra rejoindre toutes les situations, tous les êtres humaines, la terre entière…

Il souffre par eux, il souffre pour eux, il ne s’échappe pas, il porte, il traverse. Il vient ! Il prend chair !

Saurons-nous le reconnaître, nous aussi ?...

 

Par le Père Theodore [Stylianopoulos]:

 

L'attitude

 

 

des chrétiens orthodoxes concernant la

 

destinée éternelle des animaux

 

 
 
 
 
 
Saint Gérasime
Saint Seraphim of Sarov and Misha
Saint Séraphim de Sarov
 
 
Un grand saint du nom de saint Isaac le Syrien dit que le Paradis, c'est la Présence et l'Amour de Dieu. Le Paradis n'est pas un endroit au-dessus de la terre, comme une planète ou une étoile. Dieu est partout et le Paradis consiste en la jouissance du soleil de Son Amour.
 
Les animaux survivent-ils au-delà de la mort et vont-ils au ciel? Voilà une question difficile. Dans la vie des saints, on nous dit que beaucoup avaient des animaux comme bons amis. Dans les icônes orthodoxes, saint Gérasime est représenté avec un lion. Le saint vient d'extraire une épine de la patte du lion, qu'il tient tendrement. L'homme et le lion regardent joyeusement vers le Christ, qui est dans les cieux. Saint Séraphim de Sarov, qui vécut dans une forêt pendant de nombreuses années, est représenté nourrissant tranquillement un énorme grizzly. Je ne doute pas que ces saints se réjouiraient de voir leurs amis les animaux au Ciel.
 
Que dit la Bible à ce sujet? Pas beaucoup de choses explicitement. La priorité de la Bible est focalisée sur les gens, le salut de leurs âmes, leur résurrection à la fin des temps, et la plénitude de la Vie dans la Lumière éternelle de Dieu.
 
Cependant, les premiers et derniers livres de la Bible nous disent, dans l'espérance, quelque chose à propos de toutes les créatures de la terre. Le livre de la Genèse dit que "Dieu fit les animaux sauvages... et tout ce qui se meut sur la terre selon leur espèce. Et Dieu vit que cela était bon" (Genèse 1:25)! Dans le livre des Psaumes, nous lisons: "Toutes les bêtes des forêts sont à moi... Je connais tous les oiseaux du ciel, et toute la beauté des campagnes est avec moi "(Psaume 49:10). Un Dieu d'amour ne voudrait-il pas que toutes les choses qu'Il a fait, vivent avec Lui pour toujours?
 
Une allusion à ceci est dans le livre de l'Apocalypse, qui enseigne que le mal et la puissance de la mort, qui sont une corruption de tout ce qui est bon, seront complètement vaincus et qu'un nouveau monde plus glorieux que la nôtre se lèvera. La promesse de Dieu est: "Voyez, je fais toutes choses nouvelles" (Apocalypse 21: 5).
 
Pourquoi la mort devrait-elle finalement l'emporter et engloutir toutes les bonnes créatures de Dieu? Dieu ne serait-Il pas alors vaincu, et la mort ne se révèlerait plus forte que Dieu? Parce que Dieu est le Maître de toute la création, et aime tout d'un amour qui ne faillit jamais, j'ai l'espoir que nous verrons à nouveau nos animaux de compagnie, d'une certaine manière, tout comme saint Gérasime verra son lion, et saint Séraphim son ours."
 
 
Version française Claude Lopez-Ginisty
 
*
Saint Serge de Radonège
 
Saint Gilles de Nîmes
 
 
Saint Hubert de Maastricht
 
icones-marie-lavie
 
Saint Mammas
 
icône saint Modeste de Jérusalem, patriarche
 
Saint Modeste de Jérusalem
 
*
Source:http://orthodoxologie.blogspot.fr/2015/12/pere-theodore-stylianopoulos-lattitude.html
Samedi 12 DÉCEMBRE 2015. ELÉMENTS POUR MÉDITER, RÉFLÉCHIR, PRIER ET MIEUX AGIR:

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