Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 20:45

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église .Sermon 25 sur St Matthieu ; PL 46, 937 (trad. bréviaire 21/11)
70633507 p[1]

« Celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère »

 

 

 

Faites attention, je vous en supplie, à ce que dit le Christ Seigneur, étendant la main vers ses disciples :

-« Voici ma mère et mes frères ».

Et ensuite :

-« Celui qui fait la volonté de mon Père, qui m'a envoyé, c'est lui mon frère, ma sœur, ma mère ».

Est-ce que la Vierge Marie n'a pas fait la volonté du Père, elle qui a cru par la foi, qui a conçu par la foi, qui a été élue pour que le salut naisse d'elle en notre faveur, qui a été créée dans le Christ avant que le Christ soit créé en elle ?

Sainte Marie a fait, oui, elle a fait la volonté du Père, et par conséquent, il est plus important pour Marie d'avoir été disciple du Christ que d'avoir été mère du Christ ; il a été plus avantageux pour elle d'avoir été disciple du Christ que d'avoir été sa mère. Donc, Marie était bienheureuse, parce que, avant même d'enfanter le Maître, elle l'a porté dans son sein...


Sainte Marie, heureuse Marie ! Et pourtant l'Église vaut mieux que la Vierge Marie.

Pourquoi ?

Parce que Marie est une partie de l'Église, un membre éminent, un membre supérieur aux autres, mais enfin un membre du corps entier...

Donc, mes très chers, regardez vous-mêmes : vous êtes les membres du Christ, et vous êtes le corps du Christ (1Co 12,27).

Comment l'êtes-vous ?

Faites attention à ce qu'il dit :

-« Voici ma mère et mes frères ».

Comment serez-vous la mère du Christ ?

« Celui qui entend, celui qui fait la volonté de mon Père, qui est aux cieux, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère ».

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Pères de l'Eglise
commenter cet article
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 20:43

Sainte Dévote, qui êtes-vous ?

 

[Vierge et martyre]

 


 


 

Patronne de la Principauté de Monaco

 

Patronne principale de la Corse

 

 

 

Au tout début du IVe siècle, en Corse (en ce temps-là province romaine), le gouverneur romain Dioclétien ordonne la grande persécution des chrétiens.

 

 

 

Une jeune chrétienne, Dévote, fut arrêtée, emprisonnée et torturée. Elle mourut sans renier sa foi. Après sa mort, le gouverneur de la province ordonna de brûler son corps mais des chrétiens l’enlevèrent et le placèrent sur une barque en partance pour l’Afrique où, pensaient-ils, on lui donnerait une sépulture chrétienne.

 

 

 

Dès les premières heures de la traversée, une tempête se leva. C’est alors que de la bouche de Dévote sortit une colombe qui guida la barque sans encombre jusqu'à Monaco où elle vint s’échouer dans le vallon des Gaumates (emplacement de l’actuelle église Sainte-Dévote). C’était le sixième jour avant les calendes de février, ce qui correspond approximativement à la date du 27 janvier.

 

 

 

Un oratoire marqua l’emplacement de la tombe. Les fidèles, habitants de Monaco ou navigateurs de passage, vinrent s’y recueillir nombreux et les premiers miracles s’accomplirent. Cependant, une nuit, un homme déroba les reliques de la sainte dans l’intention d’en négocier les bienfaits. Le sacrilège tourna court car un groupe de pêcheurs poursuivit le malfaiteur et le rattrapa en quelques coups de rame. La barque du voleur fut ensuite brûlée sur la plage en sacrifice expiatoire.

 

 

 

On raconte aussi qu’au XVIe siècle, au cours d’une guerre contre les Génois et les Pisans, la sainte protégea Monaco : les ennemis assiégeaient la forteresse. Pendant plus de six mois, leurs attaques furent repoussées par les Monégasques à qui Sainte Dévote était apparue, les assurant de la protection divine et de la victoire. Le 15 mars 1507, les Génois abandonnèrent le siège.

 

 

 

Le culte de Sainte Dévote demeure toujours fervent en Principauté de Monaco. Son culte, lié à Monaco et à ses Princes, se retrouve officiellement dans chaque église de la Principauté et sur des monnaies. C'est l'âme protectrice de l'identité monégasque, dont les reliques ont été implorées dans les joies et les peines. A noter que le premier livre écrit en monégasque par le poète monégasque Louis Notari s'appelle “A legenda de Santa Devota” (La légende de Sainte Dévote).

 

 

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Vie des Saints
commenter cet article
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 20:41

VOULOIR AIMER...

 

 charles-de-foucauld.jpg

 

L'amour consiste non à sentir qu'on aime, mais à vouloir aimer.

 

Quand on veut aimer, on aime ; quand on veut aimer par-dessus tout, on aime par-dessus tout.

 

S'il arrive qu'on succombe à une tentation, c'est que l'amour est trop faible, ce n'est pas qu'il n'existe pas.

 

Il faut pleurer, comme saint Pierre, se repentir comme saint Pierre..., mais comme lui aussi, dire par trois fois : « Je vous aime, je vous aime, vous savez que malgré mes faiblesses et mes péchés, je vous aime » (Jn 21,15s).

 

Quant à l'amour que Jésus a pour nous, il nous l'a assez prouvé pour que nous y croyions sans le sentir.

 

 

 

(Bienheureux Charles de Foucauld (1858-1916), 

 

ermite au Sahara.

 

Lettre du 15/07/1916 

 

(Œuvres Spirituelles, Seuil 1958, p. 777) )

 

 

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans CATECHISME et CATECHESE
commenter cet article
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 20:40

SAINT JEAN CHRYSOSTOME, qui êtes-vous ?
Évêque et Docteur de l'Église
(344-407)

 

Image illustrative de l'article Jean Chrysostome

 


Saint Jean, surnommé Chrysostome, c'est-à-dire Bouche d'Or, à cause de la force et de la beauté de son éloquence, naquit à Antioche, vers l'an 344. Veuve à vingt ans, sa mère, femme très remarquable, n'épargna rien pour lui donner une brillante éducation. Doué d'un génie supérieur, objet de l'admiration universelle, incliné au plaisir, Jean fut ramené à la réalité des choses et conquis à la perfection de l'Évangile, par l'amitié fidèle d'un jeune homme de son âge, qui fut saint Basile. Noble exemple de l'apostolat qu'un véritable ami peut exercer dans son entourage! L'amitié des deux jeunes gens ne fit que s'accroître par l'union désormais parfaite des pensées et des aspirations.

Devenu clerc de l'Église d'Antioche, Chrysostome renonce complètement aux vanités du siècle; il ne paraît qu'avec une tunique pauvre; la prière, la méditation, l'étude de l'Écriture Sainte, partagent son temps: il jeûne tous les jours et prend sur le plancher de sa chambre le peu de sommeil qu'il accorde à son corps, après de longues veilles. S'élevant par degré dans les fonctions ecclésiastiques, il devient l'oeil, le bras, la bouche de son évêque. Son éloquence est si grande que toute la ville accourt à ses premières prédications où il y a souvent jusqu'à cent mille auditeurs et plus à l'entendre.

A trente ans, Chrysostome fuit, dans la vie monastique, l'épiscopat auquel, plus tard, il ne pourra échapper. C'est en 398, qu'il est emmené de force à Constantinople et sacré patriarche de la ville impériale. Son zèle, l'indépendance de son langage ne furent égalés que par sa charité; son éloquence séduisante, qui brillait alors de tout son éclat, attirait les foules autour de sa chaire; il ranimait la foi au coeur des fidèles et convertissait une multitude d'hérétiques et de païens. Jamais pasteur ne fut à ce point l'idole de son peuple; jamais pasteur ne souleva autour de lui un pareil mouvement chrétien: c'est que l'éloquence de l'orateur dévoilait le coeur d'un père, d'un apôtre et d'un saint.

Dieu permit que la croix vint achever en Chrysostome l'oeuvre de la perfection. Le courage invincible du Pontife, sa liberté à flétrir les désordres de la cour, lui valurent l'exil. En quittant Constantinople, il fit porter à l'impératrice cette fière réponse: "Chrysostome ne craint qu'une chose: ce n'est ni l'exil, ni la prison, ni la pauvreté, ni la mort, c'est le péché." Il mourut en exil, victime des mauvais traitements de ses ennemis. Bien qu'il ne porte pas le titre de martyr, il en a tout le mérite et toute la gloire.

Saint Paul était l'objet de son admiration et de sa dévotion. Il a dit de lui cette belle parole: "Le coeur de Paul était le coeur du Christ."

 



Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Vie des Saints
commenter cet article
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 20:34

Par Saint Irénée de Lyon (v. 130-v. 208), évêque, théologien et Martyr .Contre les hérésies, 4, 14 (trad. Cerf 1984, p. 446 rev.)
St Irènée de Lyon

"Suivre la lumière, c'est avoir part à la lumière."

 

 

 

Ce n'était pas parce qu'il avait besoin de notre service que le Père nous a commandé de suivre le Verbe :

-c'était pour nous assurer le salut.

Car suivre le Sauveur, c'est avoir part à son salut, comme suivre la lumière, c'est avoir part à la lumière.

Lorsque les hommes sont dans la lumière, ce ne sont pas eux qui font resplendir la lumière, mais ce sont eux qui sont illuminés et rendus resplendissants par elle.

Loin d'apporter quoi que ce soit à la lumière, ils en bénéficient et en sont illuminés.

Ainsi en va-t-il du service envers Dieu :

-il n'apporte rien à Dieu, car Dieu n'a pas besoin du service des hommes.

Mais à ceux qui le servent et qui le suivent, Dieu assure la vie, une existence impérissable et la gloire éternelle.

Si Dieu, qui est bon et miséricordieux, sollicite le service des hommes, c'est pour pouvoir lui accorder ses bienfaits à ceux qui persévèrent dans son service.

Car, si Dieu n'a besoin de rien, l'homme, lui, a besoin de la communion de Dieu.

La gloire de l'homme, c'est qu'il persévère dans le service de Dieu.

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Pères de l'Eglise
commenter cet article
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 19:08

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église .Sermon 101 ; PL 38, 605s (trad. Luc commenté, DDB 1987, p. 73 et Delhougne p. 417) 
cene fanous

Le maître de la moisson

 


 

L'évangile qui vient d'être lu nous invite a chercher quelle est cette moisson dont le Seigneur nous dit :

- « La moisson est abondante, les ouvriers peu nombreux.

Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson ».

C'est alors qu'il a envoyé, en plus des douze disciples qu'il a appelé apôtres (« envoyés »), soixante-douze autres personnes.

Tous, comme on le voit d'après ses propres paroles, il les a envoyés travailler à une moisson déjà préparée.

À quelle moisson ?

Ils n'allaient pas moissonner chez les païens, où rien n'avait été semé.

Il faut donc penser que la moisson avait lieu au milieu des juifs ; c'est pour moissonner là qu'est venu le maître de la moisson.

Aux autres peuples il envoie non des moissonneurs, mais des semeurs.

Chez les juifs, donc, la moisson ; ailleurs les semailles.

Et c'est bien en moissonnant chez les juifs qu'il a choisi les apôtres ; c'était le temps de la moisson, elle était mûre, car les prophètes avaient semé parmi eux... 

 


    Le Seigneur n'a-t-il pas déclaré à ses disciples :

-« Vous dites que l'été est encore loin. Levez les yeux et regardez les champs, ils sont blancs pour la moisson » (Jn 4,35).

Il a dit encore :

-« D'autres ont pris de la peine, et vous, vous profitez de leurs travaux » (v. 38).

Abraham, Isaac, Jacob, Moïse et les prophètes ont pris de la peine ; ils ont peiné pour semer le grain.

A son avènement, le Seigneur a trouvé la moisson mûre, et il a envoyé les moissonneurs avec la faux de l’Évangile.

 

 

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Pères de l'Eglise
commenter cet article
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 19:06

 

 

 

Saints Timothée et Tite, qui êtes-vous?

 

[Évêques]

 

   

 

 

 

 

 

 

Saint Timothée et saint Tite, compagnons de voyage et amis de saint Paul, furent choisis par l’Apôtre pour gouverner, l’un l’Église d’Éphèse et l’autre l’Église de Crète. Autrefois, le premier était fêté le 24 janvier et le second le 4 janvier.

 

 

 

T

 

imothée, né à Lystres d’un père païen, fut, avec sa mère (Eunice) et sa grand-mère (Loïs), juives et croyantes, converti par saint Paul qui, sur la recommandation des prophètes de la communauté de Lystres, le prit comme compagnon de voyage. Saint Paul lui confia des missions près des communautés (Thessalonique, Macédoine, Corinthe) et l’utilisa comme secrétaire pour rédiger les épîtres.

 

 

 

Après avoir partagé sa première captivité, il accompagna saint Paul jusqu’à ce que celui-ci lui demandât de rester à Éphèse dont il fut le premier évêque. Le corps de saint Timothée fut enterré près de celui de saint Jean, à Éphèse, où il resta jusqu’à ce qu’on le transportât à Constantinople (356).

 

 

 

T

 

ite né dans le paganisme, aurait été, selon une ancienne tradition, de parents nobles, de la race royale de Minos, roi de Crète. Cette même tradition ajoute qu’il aurait fait de solides études en lettres profanes quand il aurait entendu une voix mystérieuse lui ordonnant de quitter son pays et de sauver son âme, ajoutant que la science profane des Grecs lui serait peu utile pour son salut. Il aurait attendu un an au bout duquel la même voix lui aurait dit de lire les Écritures des Hébreux.

 

Son oncle, proconsul de Crète, ayant appris la naissance du Messie d’Israël, l’aurait envoyé à Jérusalem où il aurait connu le Seigneur qui l’aurait compté parmi ses soixante-douze disciples. Témoin de la vie publique de Jésus, de sa Passion, de sa Résurrection et de son Ascension, il aurait été consacré par les Apôtres et adjoint à saint Paul.

 

 

 

Plus probablement, on pense que Tite, né païen, fut converti par saint Paul qui, quatorze ans plus tard, l’ayant rencontré à Antioche, l’emmène jusqu’à Jérusalem où il assiste au fameux « concile » qui rejette la circoncision des païens. A partir de ce moment là, il accompagne saint Paul dans ses voyages et lui sert de messager, singulièrement vers les communautés de Corinthe et d’Éphèse.

 

 

 

Après la première captivité de saint Paul, il aborda en Crète avec l’Apôtre qui l’y laissa jusqu’à ce qu’il l’envoie en Dalmatie. Après le martyre de saint Paul, Tite revint en Crète où, disent les byzantins, il mourut dans un âge très avancé (quatre-vingt-quatorze ans). Le corps de saint Tite resta dans la cathédrale de Gortyne jusqu’à ce que la cité fût détruite par les musulmans (823) ; on ne retrouva que la tête de Tite qui fut transportée à Venise où elle est vénérée à Saint Marc.

 

 

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Vie des Saints
commenter cet article
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 19:05

SAINT POLYCARPE, qui êtes-vous?
[Évêque et Martyr
(v.69 
† v.155)]

 



Saint Polycarpe fut un personnage d'une éminente sainteté et d'une très profonde doctrine. Il avait eu le bonheur de connaître plusieurs disciples du Sauveur, et de les entretenir familièrement, surtout l'Apôtre saint Jean, par l'autorité duquel il fut établi évêque de Smyrne.

Homme de grande foi, Polycarpe avait horreur de tout ce qui attaquait la doctrine chrétienne. L'hérétique Marcion s'approcha un jour de lui audacieusement, au moment où Polycarpe détournait la tête pour éviter de le voir, et il lui dit: "Ne me connaissez-vous pas? - Si, répondit l'évêque, je vous connais pour le fils aîné de Satan." Une telle âme était préparée au martyre. 

 

Saint Polycarpe

Le récit de son sacrifice est une des plus belles pages de l'histoire aux premiers siècles. A l'entrée de ce saint vieillard dans l'amphithéâtre, tous les chrétiens présents entendirent une voix mystérieuse qui lui disait: "Courage, Polycarpe, combats en homme de coeur!" Le proconsul lui demanda: "Es-tu Polycarpe? - Oui, je le suis. - Aie pitié de tes cheveux blancs, maudis le Christ, et tu seras libre. - Il y quatre-vingt-six ans que je Le sers et Il ne m'a fait que du bien; comment pourrais-je Le maudire? Il est mon Créateur, mon Roi et mon Sauveur. - Sais-tu que j'ai des lions et des ours tout prêts à te dévorer? - Fais-les venir! - Puisque tu te moques des bêtes féroces, je te ferai brûler. - Je ne crains que le feu qui brûle les impies et ne s'éteint jamais. Fais venir tes bêtes, allume le feu, je suis prêt à tout." De toutes parts, dans l'amphithéâtre, la foule sanguinaire s'écrie: "Il est digne de mort. Polycarpe aux lions!" Mais les combats des bêtes féroces étaient achevés; on arrêta qu'il serait brûlé vif.

 



Comme les bourreaux se préparaient à l'attacher sur le bûcher, il leur dit : "C'est inutile, laissez-moi libre, le Ciel m'aidera." Le Saint lève les yeux au Ciel et prie. Tout à coup la flamme l'environne et s'élève par-dessus sa tête, mais sans lui faire aucun mal, pendant qu'un parfum délicieux embaume les spectateurs. A cette vue, les bourreaux lui percent le coeur avec une épée. 

 

 

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Vie des Saints
commenter cet article
27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 18:59

Par le Bx Charles de Foucauld (1858-1916), ermite et missionnaire au Sahara . Notes de retraite, Nazareth, nov. 1897 (Œuvres spirituelles, Seuil 1958, p. 523) 
0393 croix[1]

La foi ne s'effraie de rien

 


 

      Les sens sont curieux : la foi ne veut rien connaître, elle voudrait passer toute sa vie immobile au pied du tabernacle.

Les sens aiment la richesse et l'honneur ; la foi les a en horreur : « Bienheureux les pauvres » (Mt 5,3).

Elle adore la pauvreté et l'abjection dont Jésus se couvrit toute sa vie comme d'un vêtement qui fut inséparable de lui.

Les sens s'effraient de ce qu'ils appellent les dangers, de ce qui peut amener la douleur ou la mort ; la foi ne s'effraie de rien, elle sait qu'il ne lui arrivera que ce que Dieu voudra

— « tous les cheveux de votre tête sont comptés » (Mt 10,30) —

et que ce que Dieu voudra sera toujours pour son bien :

-« Tout ce qui arrive est pour le bien des élus » (Rm 8,28).

Ainsi, quoi qu'il puisse arriver, peine ou joie, santé ou maladie, vie ou mort, elle est contente d'avance et n'a peur de rien.

Les sens sont inquiets du lendemain, se demandent comment on vivra demain ; la foi est sans nulle inquiétude. 


      La foi éclaire tout d'une lumière nouvelle, autre que la lumière des sens, ou plus brillante ou différente.

Ainsi, celui qui vit de foi a l'âme pleine de pensées nouvelles, de goûts nouveaux, de jugements nouveaux ; ce sont des horizons nouveaux qui s'ouvrent devant lui, horizons merveilleux qui sont éclairés d'une lumière céleste et beaux de la beauté divine.

Enveloppé de ces vérités toutes nouvelles dont le monde ne se doute pas, il commence nécessairement une vie toute nouvelle, opposée au monde à qui ses actes semblent une folie.

Le monde est dans les ténèbres, dans une nuit profonde.

L'homme de foi est en pleine lumière mais le chemin lumineux où il marche n'apparaît pas aux yeux des hommes ; il leur semble vouloir marcher dans le vide comme un fou.

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Spiritualité Chrétienne
commenter cet article
25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 17:00
DSC01245

 

Rome, 22 janvier 2015 (Zenit.org)

Nous, patriarches et chefs des communautés chrétiennes au Liban, remercions notre Seigneur pour notre rassAppel des patriarches et chefs des communautés chrétiennes du Liban, publié dans Zenitemblement de cette année encore à l'église orthodoxe syrienne Saint-Ephrem II, pour célébrer les prières pour l'unité de l'Église sainte, apostolique et universelle de notre Seigneur.

115.jpg

Unis dans la prière, nous adressons notre appel à tous nos frères et sœurs chrétiens de par le monde, prêtres et laïcs, qui célèbrent la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens ; nous leur demandons de se joindre à notre prière fervente et passionnée pour la paix dans notre cher Orient qui souffre, en particulier en Irak, enSyrie, au Liban et en Égypte, pays confrontés sans relâche aux pires vagues de persécutions fanatiques et terroristes.

DSC01238

Notre peuple pacifique subit le martyre en raison de sa foi ou est victime d'une campagne systématique de déracinement, en étant contraint d'abandonner la patrie de ses pères.

Faisant l'objet d'un nettoyage ethnique et religieux qui  équivaut à un génocide, ils sont menacés d'extinction dans leur propre patrie.

DSCF1034

Leurs églises et leurs monastères ainsi que leurs icones ont été profanés, des moines, des religieuses, des prêtres et des évêques ont été kidnappés, parmi lesquels les métropolites Mar Gregeorios Yohanna Ibrahim et Paul Yaziji, symboles de l'œcuménisme et du dialogue interreligieux.

Nous vous demandons de prier et de n'épargner aucun effort, en tout temps et en tout lieu, pour mettre fin à cette douloureuse et tragique réalité, pour permettre que soient libérés en toute sécurité et dans la dignité toutes les personnes kidnappées et que soit assurée une présence chrétienne durable et paisible au Moyen-Orient.DSC01246-copie-1

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans DIALOGUE INTERRELIGIEUX
commenter cet article

Recherche

Liens