Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 15:15

Se vaincre soi-même : quelle bataille plus dure ?

imitation_jc.jpg

 

Plus on est uni à soi-même et simplifié à l'intérieur de l'âme, plus nombreuses et plus hautes sont les vérités que l'on comprend sans peine : on reçoit d'En Haut la lumière qui les explique.

 

Pur, simple et immobile en ton esprit, tu n'es pas dispersé dans la multiplicité des affaires; tu rapportes tout à la gloire de Dieu; tu fais vacance de toute volonté propre.

 

Qui t'entrave et te fatigue plus que la passion désordonnée de ton coeur ?

 

(...)

 

Se vaincre soi-même : quelle bataille plus dure ?

 

Voilà pourtant notre affaire unique : nous vaincre, devenir plus forts et meilleurs de jour en jour.

 

(...)

 

Combien d'hommes se perdent par leur vaine science dans le siècle, et n'ont point souci du service de Dieu ! Et parce qu'ils aiment mieux être grands qu'être humbles, ils s'évanouissent dans leurs pensées (Epître aux Romains 1, 21)

 

(...)

 

Est vraiment savant qui fait la volonté de Dieu, renonçant à son propre désir.

 

L'imitation de Jésus-Christ

d'après un manuscrit de 1441

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Spiritualité Chrétienne
commenter cet article
26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 15:13

 

Saint Polycarpe, qui êtes-vous ?
Évêque et martyr 
(† 167)

 

P

olycarpe fut un personnage d'une éminente sainteté et d'une très profonde doctrine.

 

Il avait eu le bonheur de connaître plusieurs disciples du Sauveur, et de les entretenir familièrement, surtout l'apôtre saint Jean, par l'autorité duquel il fut établi évêque de Smyrne.

 

Homme de grande foi, Polycarpe avait horreur de tout ce qui attaquait la doctrine chrétienne.

 

L'hérétique Marcion s'approcha un jour de lui audacieusement, au moment où Polycarpe détournait la tête pour éviter de le voir, et il lui dit :

 

-« Ne me connaissez-vous pas ?

 

 “Si, répondit l'évêque, je vous connais pour le fils aîné de Satan.” »

 

Une telle âme était préparée au martyre.

 

Le récit de son sacrifice est une des plus belles pages de l'histoire aux premiers siècles. À l'entrée de ce saint vieillard dans l'amphithéâtre, tous les chrétiens présents entendirent une voix mystérieuse qui lui disait :

 

-« Courage, Polycarpe, combats en homme de cœur ! »

Le proconsul lui demanda :

 

-« Es-tu Polycarpe ? “Oui, je le suis.” Aie pitié de tes cheveux blancs, maudis le Christ, et tu seras libre. 

Il y quatre-vingt-six ans que je le sers et il ne m'a fait que du bien ; comment pourrais-je le maudire ? Il est mon Créateur, mon Roi et mon Sauveur.” 

Sais-tu que j'ai des lions et des ours tout prêts à te dévorer ? “Fais-les venir ! ” 

Puisque tu te moques des bêtes féroces, je te ferai brûler. 

Je ne crains que le feu qui brûle les impies et ne s'éteint jamais. Fais venir tes bêtes, allume le feu, je suis prêt à tout.” »

 

De toutes parts, dans l'amphithéâtre, la foule s'écrie : « Il est digne de mort. Polycarpe aux lions ! » Mais on arrêta qu'il serait brûlé vif.


Comme les bourreaux se préparaient à l'attacher sur le bûcher, il leur dit :

-« C'est inutile, laissez-moi libre, le ciel m'aidera. »


Le saint lève les yeux au ciel et prie. Tout à coup la flamme l'environne et s'élève par-dessus sa tête, mais sans lui faire aucun mal, pendant qu'un parfum délicieux embaume les spectateurs.

 

À cette vue, les bourreaux lui percent le cœur avec une épée.



(Source©Evangelizo.org)

 

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Vie des Saints
commenter cet article
20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 18:36

LE REPENTIR ET L’ACTUALITÉ (SOURCE: SAGESSE ORTHODOXE")

Le salut du monde

Le chrétien se préoccupe, non seulement de son propre salut, mais de celui du monde entier, de ceux qui croient et de ceux qui ne croient pas, et même des ennemis de Dieu. Or, le seul obstacle au salut, est le péché. Et il n’y a pas d’autre remède au péché que le repentir – pénitence, ou mieux : « conversion ». Les saints de notre temps (Nectaire, Silouane, Païssios et tant d’autres) en donnent l’exemple. Le repentir ne consiste pas seulement à acquérir de la part de Dieu le pardon pour soi et pour le monde. Il consiste à extirper de soi les racines du péché que nous voyons dans le monde et, surtout, en nous-mêmes.

Les répercussions universelles du péché

Le péché est « un phénomène spirituel, métaphysique », dont les « racines… se trouvent dans la profondeur mystique de la nature spirituelle de l’homme ». Son essence est, « non la transgression d’une norme éthique, mais un éloignement de la vie éternelle et divine pour laquelle l’homme a été créé et à laquelle il est appelé par nature ».

Il « s’accomplit avant tout dans la mystérieuse profondeur de l’esprit humain », par les pensées ; et il a des conséquences sur l’homme tout entier. Il « se répercute sur l’état psychique et physique de l’homme qui l’a commis (…) ; il déborde inévitablement les limites de la vie individuelle du pécheur, pour alourdir le poids du mal qui pèse sur la vie de toute l’humanité et, par conséquent, il affecte la destinée du monde entier.

« Ce n’est pas seulement le péché de notre ancêtre Adam qui eut des conséquences d’une portée cosmique ; mais tout péché, manifeste ou secret, de chacun d’entre nous se répercute sur la destinée du monde entier » (Citations de l’archimandrite Sophrony, Starets Silouane, 1973, p. 33-34).

Connaissance des raisons

Le repentir est l’acquisition de la connaissance intime de la condition humaine et des causes de sa souffrance et de sa mort – réponse à la question : Comment en sommes-nous arrivés là ? Dans les époques de barbarie – violente, cruelle ou confortable par tyrannie du plaisir égoïste – le chrétien qui se convertit ressent profondément la conséquence du péché – la perte de la grâce, pour lui-même et pour le monde. Il tend alors à rompre avec toute pensée pécheresse elle-même, afin de ne plus alourdir le fardeau des hommes. Au contraire, celui qui s’élève par une vie pure, élève l’humanité entière.

La puissance de l’humilité

Le repentir est surtout l’acquisition de l’humilité. Tous les maux qui affectent les hommes et les autres créatures – la création entière – ont leur source dans l’orgueil. C’est pourquoi celui ou celle qui, par le repentir, devient humble comme l’est le Seigneur de gloire, contribue au salut du monde. Ainsi, devant les évènements que présente l’actualité, la réponse chrétienne est, pour beaucoup, un incessant « Seigneur Jésus Christ Fils de Dieu, fais miséricorde au pécheur que je suis ! » Celui qui s’est totalement humilié par un incessant repentir, laisse la place à la souveraineté de l’action miséricordieuse du Seigneur.

 

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans CATECHISME et CATECHESE
commenter cet article
20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 18:34

DISCORDE FAMILIALE…(SOURCE: "SAGESSE ORTHODOXE")

1)   il n’est pas étonnant que votre fils ait pensé devoir soutenir son épouse. Vous vous trouvez ainsi seuledevant deux personnes.

2)   il est vrai que l’on peut parler selon sa conscience tout en conservant la douceur. En revanche, dire qu’il faut « tout exprimer » n’est pas tout à fait juste, ou alors il faudrait un amour immense pour que la vérité que l’on exprime ne soit pas meurtrière et que, au contraire, elle serve à l’édification de ceux à qui on la dit. Nous devons acquérir d’abord l’amour, et ensuite dire toute la vérité. C’est ce qu’a fait le Christ. Il a dit toute la vérité; mais, dans le même temps, Il était disposé à monter sur la croix pour ceux à qui Il disait la vérité.

3)   nous avons tort de tomber dans la colère, même pour un bon motif; seule la douceur inspirée par l’amour que l’on a pour ceux qui nous contredisent peut être efficace; c’est l’exemple que donne le Christ. Et la douceur n’est pas la mollesse: c’est la force de l’humilité.

4)   le problème vient du fait que vous n’aimez pas encore cette personne. Demandez au Christ de vous donner la grâce d'aimer votre belle-fille comme Il l’aime lui-même; en effet, sur la Croix, Il a donné sa vie pour elle, comme pour vous, et comme pour votre fils. Quand vous l’aimerez, vous ne serez plus en rivalité avec elle par rapport à votre fils.

5)   je pense que vous êtes bien inspirée quand vous écrivez: « Est-ce une épreuve ? Pour abattre mon orgueil (cette belle-fille m’humilie, mon fils m’humilie) ? Pour me montrer qu’il faut aimer Dieu avant tout (plus que son fils !) ? Pour que je prie pour la conversion de cette personne?  Pour éprouver ma foi ? Pour me montrer mes péchés (moi qui me croyais bonne chrétienne et qui n’aime pas cette femme ! ) ? Alors à quoi bon les prières si l’on ne peut aimer tout le monde ? »

Vous apportez vous-même la réponse à votre interrogation. Si une personne devient humble comme le Christ Dieu est humble, elle devient invulnérable à toutes les attaques venues des hommes ou des démons; et elle peut alors aimer, non seulement ses amis, mais ses ennemis. Pour ces derniers, elle éprouve même un amour douloureux, de la compassion, parce qu’elle sent combien ils sont malheureux et prisonniers de la haine: elle les voit plus malheureux qu’elle n’est elle-même. Le Malin, qui est principalement l’esprit de division, ne peut pas s’infiltrer dans une famille où au moins une personne a acquis l’amour du Christ.

lire la suite …         Discorde familiale

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille
commenter cet article
20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 18:32

Ah ! Il est grand temps que le Carême arrive ! 

Conseil pour le Carême

Qu’à cela ne tienne, dit le Ciel impatient ! Le voici maintenant qui surgit en ce premier jour à portée de volonté pour prendre notre haine et la jeter dans la marmite du diable, cette fournaise de bêtise et de méchanceté d’où elle est sortie.

En vérité, en vérité, je vous le dis : pendant ces quarante jours qui nous séparent de Pâques, il sera inutile que nous multiplions les prières et les eucharisties, il sera inutile que nous jeûnions des meilleurs desserts, il sera inutile que nous dressions des chèques aux oeuvres sociales, il sera inutile que nous formions de pieuses résolutions, si notre coeur – allons-y, notre coeur français – ne se décide pas à déverser dès aujourd’hui un torrent d’indulgence et de miséricorde sur tout homme, fût-il monstrueux dans ses pensées et son agir, jusqu’à désirer ardemment son salut éternel ! Ça, c’est du christianisme à l’état pur !

Et c’est cette pureté vécue pleinement par Notre Seigneur Jésus-Christ que Dieu attend de vous et de moi. Certains crieront à l’injustice, et, pire encore, décrèteront que les coupables doivent payer cher dans l’éternité leurs mauvais choix, et que si Dieu pardonnait de grand coeur à des assassins et à des blasphémateurs, sa justice en serait entachée. Quel blasphème ! Et que nous sommes loin ici du Lac de Tibériade !

Prions donc plus que jamais pour que tous les Français se rendent à la sagesse de l’Évangile et que, parmi eux, les catholiques que nous prétendons être se tiennent résolument à la hauteur de notre Mère Marie qui, sur le Calvaire, au milieu des insultes et des crachats, répondit à la haine qui maculait le torse de son Fils par une étrange dignité et par la démesure illogique de son amour.

Père Zanotti Sorkine

Cliquer le lien pour Télécharger toute la méditation

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Spiritualité Chrétienne
commenter cet article
20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 18:26

Par Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église . Explication du Sermon sur la montagne, 3, 11 (trad. coll. Pères dans la foi, n°5, p. 94 rev.) 

ikonostas-bohorodice2-v.jpg

« Prie ton Père dans le secret »


Jésus dit :

-« Quand tu pries, entre dans ta chambre ».

Quelle est cette chambre sinon le cœur, comme l'indique le psaume où il est écrit :

-« Ce que vous dites dans votre cœur, regrettez-le dans votre chambre » (Ps 4,5 Vulg).

Et, dit-il, « après avoir fermé la porte, prie ton Père dans le secret ».

Il ne suffit pas d'entrer dans sa chambre, si la porte reste ouverte aux gens indiscrets :

les futilités du dehors s'introduisent furtivement par cette porte et envahissent l'intérieur.

Les faits passagers et tangibles pénètrent par la porte, dans nos pensées ; c'est-à-dire une foule de vains fantasmes entre par nos sens et troublent notre prière.

Il faut donc fermer la porte, ce qui veut dire résister aux sens, afin qu'une prière toute spirituelle monte jusqu'au Père, jaillie du creux de notre cœur où nous prions le Père dans le secret.

« Et votre Père, qui voit dans le secret, te le revaudra ». 

Le Seigneur n'a pas l'intention de nous recommander de prier mais de nous apprendre comment prier.

De même il ne nous recommande pas l'aumône, mais l'esprit dans lequel il faut faire l'aumône.

Il exige la pureté du cœur que l'on peut obtenir seulement par une intention unique et simple, orientée sur la vie éternelle par un amour de la sagesse unique et pur. 

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Pères de l'Eglise
commenter cet article
20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 14:23

Quel avenir pour les Chrétiens d'Orient ?

Poeme syriaque aux martyrs coptes de Lybie

(Source: http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Quels-avenirs-pour-les-chretiens-d-Orient-2015-02-18-1282067  )

Aujourd'hui, la situation des chrétiens d'Orient est catastrophique en Syrie ou en Irak, fragile en Terre sainte, relativement préservée en Égypte ou au Liban.

Comment la situation politique de ces pays va-t-elle évoluer ? L'émigration va-t-elle se poursuivre ? Les experts en sont réduits à des hypothèses.

► Hypothèse 1 : Les conflits perdurent, l'émigration aussi

 « Des turbulences extrêmes, comme les chrétiens d'Orient n'en ont jamais connu même sous l'Empire ottoman. » C'est par ces termes que Joseph Maïla, ancien directeur de la prospective au ministère des affaires étrangères français, décrit la situation actuelle.

À ses yeux, l'« ébullition » des sociétés orientales dans leur ensemble s'explique par deux raisons majeures : l'effondrement de l'État, consécutif aux « printemps arabes », et la radicalisation islamiste.

 > Retrouvez l'édito : L'échec du printemps arabe ?  

En raison de la faillite de l'État-nation, les minorités sont en effet « encore plus livrées à elles-mêmes, encore plus marginalisées », voire victimes de persécutions religieuses.

 « Dans un contexte d'islamisation, le chrétien étouffe et, même sans persécution, il part… », explique Antoine Fleyfel, maître de conférences à l'Université catholique de Lille.

Le risque est réel que, « dans deux ou trois générations », les chrétiens exilés « oublient leurs racines orientales », fait valoir Joseph Maïla. À l'inverse, ils pourraient aussi fournir, depuis l'étranger, « un formidable réseau d'aide et de solidarité, voire de lobbying politique ».

 > Lire aussi : Où et comment témoigner sa solidarité aux chrétiens d'Orient ?  

Pour l'historien Bernard Heyberger, cette émigration pourrait également faire évoluer la présence chrétienne au Moyen-Orient, la faire passer d'un christianisme d'identité à un christianisme plus « optionnel ».

 « On entend parler de conversions au christianisme en Iran ; on voit aussi des Églises syriaques renaître grâce à l'apport de fidèles locaux en Indonésie ou en Arabie saoudite, par l'accueil de Philippins… Bien sûr, ils ne remplaceront pas ceux qui sont partis mais eux aussi pourront dire qu'ils sont des chrétiens d'Orient… » 

► Hypothèse 2 : Les conflits s'étendent, les chrétiens disparaissent

Le scénario d'un Moyen-Orient à feu et à sang pour encore quelques années n'est pas à exclure. « Le pire du pire serait une quasi-disparition des chrétiens en Irak, réduits à quelques vestiges comme en Iran ou en Turquie », reconnaît Antoine Fleyfel.

Le pays, qui accueillait encore 1,2 million de chrétiens avant l'invasion américaine de 2003, n'en compterait déjà plus que 300 000, dont la moitié sont réfugiés dans des conditions précaires au Kurdistan irakien…

 > Voir la vidéo : « J'ai été touchée par le courage des chrétiens d'Irak »  

La menace de Daech, qui pourrait s'élargir au Liban, à la Jordanie, à l'Égypte, paraît la plus dangereuse. « Personne ne veut plus d'interventions occidentales au Moyen-Orient. Mais cette fois encore, l'Occident doit intervenir parce que l'insécurité est devenue telle que les pays de la région ne maîtrisent plus la situation », prévient Antoine Fleyfel.

► Hypothèse 3 : La paix s'installe, les chrétiens reviennent

La clé d'une stabilisation de la région se trouve en Syrie, estime Nael Georges, chercheur à l'université de Genève.

 > Retrouvez notre dossier spécial sur la guerre en Syrie  

 « Il faudrait que Russie et Occident parviennent à se mettre d'accord, qu'un gouvernement d'unité nationale se constitue, que la communauté internationale accentue sa pression sur le régime pour mettre fin aux crimes contre l'humanité et permette une transition politique et une réconciliation nationale fondée sur les principes de la justice transitionnelle », considère-t-il. Alors l'élimination de Daech en serait facilitée à ses yeux, « parce que l'armée et la population lutteraient ensemble ».

Plus largement, une évolution politique serait nécessaire dans l'ensemble des pays à majorité musulmane pour permettre aux chrétiens de devenir partie intégrante de la société.

 « Elle suppose l'affirmation d'une citoyenneté unique, et donc de l'égalité des droits, la création d'un environnement de libertés publiques reconnues et défendues par un État de droit, et enfin la reconnaissance et la préservation du pluralisme sociétal », résume Joseph Maïla.

La citoyenneté et l'enracinement national prendraient alors le pas sur l'appartenance religieuse comme ciment de la société.

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans DIALOGUE INTERRELIGIEUX
commenter cet article
20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 14:16

« Il n'y a pas un plan d'éradication

concertée des chrétiens d'Orient »

St Sévère d'Antioche

(Source: http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Il-n-y-a-pas-un-plan-d-eradication-concertee-des-chretiens-d-Orient-2015-02-17-1281714  )

ENTRETIEN avec Bernard Heyberger, historien, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (1).

Ce spécialiste des chrétiens d'Orient retrace cent ans de présence chrétienne au Moyen-Orient. Il resitue les massacres qui ont émaillé leur histoire aux XIXe et XXe  siècles dans le cadre de la montée des nationalismes.

 La Croix : Le génocide arménien, qui a causé la mort de 1,2  à 1,5 million de personnes et abouti à la quasi-disparition de la présence chrétienne en Turquie, était-il un prélude aux violences actuelles et à l'élimination des chrétiens  de tout le Moyen-Orient ? 

 Bernard Heyberger : Il ne faut pas imaginer qu'il existerait un fanatisme atavique et violent qui remonterait aux origines de l'islam. Le génocide arménien relève surtout d'une logique nationaliste.

 > Retrouvez notre dossier spécial sur le génocide arménien  

L'empire ottoman avait essayé de se construire comme une nation, mais il suscita la création de communautés minoritaires qui, avec le soutien des puissances occidentales, négocièrent en son sein des statuts d'exception.

Les maronites, les assyro-chaldéens, les Arméniens, rêvaient tous de créer leur nation. Le projet de nation turque fut une réaction face à l'échec du projet ottoman. Le nationalisme turc, lui, ne pouvait tolérer le nationalisme arménien sur son territoire…

 > Lire le blog : Cent ans après le génocide, les Arméniens face à la Turquie  

 Qu'en est-il des massacres des assyro-chaldéens, qui ont fait autour de 400 000 morts pendant la même période ? 

 B. H. : Selon moi, le terme de génocide s'applique bien à l'éradication planifiée et systématique des Arméniens par des troupes spéciales de l'armée ottomane. En revanche, et je renvoie aux travaux de l'historienne Florence Hellot-Bellier (2), qualifier les violences contre les assyro-chaldéens est plus complexe.

Ces populations, qui vivaient aux frontières des empires ottoman, russe et perse, ont sans doute davantage été les victimes d'un effondrement de l'État et du chaos et des vengeances qui en ont résulté. La situation actuelle en Irak et en Syrie aujourd'hui y ressemble plutôt.

 On ne peut donc parler de plan systématique  à l'heure actuelle ? 

 B. H. : Non, je ne crois pas à un plan d'éradication concertée des chrétiens d'Orient : ils sont davantage victimes des rivalités entre sunnites et chiites, entre factions islamistes rivales. Il est toujours plus facile de prendre leurs ressources aux populations minoritaires – en l'occurrence les chrétiens, mais aussi les yézidis, etc. – qu'aux musulmans, surtout lorsque l'on se présente comme de « bons musulmans » !

 > Retrouvez notre dossier spécial sur les chrétiens d'Orient  

Les violences contre les chrétiens donnent même de la légitimité à ceux qui les commettent, de même que les actes de brigandage à leur égard peuvent être présentés par leurs auteurs comme des actes islamiques conformes à la charia. Ce discours passe d'autant mieux auprès de la population que c'est celui qui est enseigné à l'école dans de nombreux pays musulmans…

 La période du nationalisme arabe, entre 1950 et 1980, constitue-t-elle une parenthèse enchantée  dans la présence chrétienne au Moyen-Orient ? 

 B. H. : Il est vrai que beaucoup y ont cru et sont parvenus à s'en sortir en adhérant à cette idéologie.

Mais le nationalisme arabe s'est soldé par des défaites politiques et militaires successives, notamment face à Israël, et par la mise en place de régimes autoritaires et populistes qui n'ont pas empêché la montée de l'islamisme, ou qui l'ont même aidé, en particulier par leur politique scolaire et culturelle.

Les chrétiens non coptes ont été victimes du régime de Nasser, qui a expulsé les « Shawâm », d'origine libano-syrienne, qui formaient une forte minorité en Égypte. En Syrie, les nationalisations des entreprises et de l'enseignement par le Baas, dans les années 1960, ont poussé bien des chrétiens à l'exil.

 > Retrouvez l'e-book Nouveau regard sur le nationalisme arabe  

 Cette mémoire tragique a-t-elle été pansée ? 

 B. H.  : Non, pas suffisamment. L'histoire des massacres à Damas et au Liban en 1860, de ceux commis en Anatolie dès les années 1890 ou pendant la guerre civile libanaise (1975-1990) n'est toujours pas digérée.

Aujourd'hui, après de tels conflits, la communauté internationale mettrait en place un processus de réconciliation, des procédures d'indemnisations des victimes… Cela n'a pas été le cas ici.

 ( Retrouvez un supplément spécial sur les chrétiens d'Orient dans La Croix du 18 février.  )

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans DIALOGUE INTERRELIGIEUX
commenter cet article
20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 14:10

À Doha, les chrétiens prient

 

ensemble, à l’écart

 

7044 341658122655884 2267338988155159375 n

(Source:http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/A-Doha-les-chretiens-prient-ensemble-a-l-ecart-2015-02-19-1282626  )

Demander au chauffeur de taxi de vous conduire au complexe religieux chrétien de Doha vous attire un franc sourire. Ce lieu, qui réunit toutes les confessions chrétiennes et abrite la première église catholique du Qatar, est situé à plus de trois quarts d'heures du centre-ville – la garantie d'une course lucrative.

Originaire du Pakistan, le conducteur confie être musulman et discute librement de religion durant le trajet avant de s'arrêter à l'entrée du site où s'alignent de nombreuses voitures garées dans un grand parking. L'accès est gardé par des policiers.

« ne pas provoquer avec une croix» 

« La sécurité est assurée 24 heures sur 24 parce que des intégristes ne veulent pas de la présence chrétienne ici, explique le P. Élie El Hachem, Libanais, en charge des communautés francophone, italienne et arabophone au sein de la paroisse catholique. Quand l'église Notre-Dame-du – Rosaire a été inaugurée, il y a eu des menaces. Au sein de l'espace gardé, nous sommes libres, nous pouvons faire des processions par exemple, mais à l'extérieur, il faut être attentif et ne pas provoquer avec une croix ou en priant devant tout le monde. Nous respectons les lois du pays. »

> Lire aussi : Notre dossier Chrétiens d'Orient

Le terrain désertique, en périphérie de la capitale qatarienne, a été concédé par l'ancien émir, cheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani, encouragé par certains pays étrangers et le Vatican. Auparavant, les chrétiens célébraient dans des écoles ou dans une petite chapelle provisoire.

Cette première église catholique de l'émirat du golfe Persique a été inaugurée en 2008. Son style, sans clocher ou croix extérieure, rappelle que la présence chrétienne doit être discrète dans ce pays musulman d'obédience wahhabite comme l'Arabie saoudite.« Enfin ! Les catholiques à Doha ont une maison où ils peuvent se réunir librement et en sécurité », commentait à l'époque Mgr Paul Hinder, vicaire apostolique de l'Arabie du Sud.

« on a le sentiment d'être mis dans une case »

« Mes sentiments sont un peu contradictoires sur ce complexe, avoue Christophe, 39 ans, catholique français, qui vit au Qatar avec sa femme et ses trois enfants. C'est un espace de liberté dans un pays islamique, un signe d'ouverture par rapport à l'Arabie saoudite qui n'accepte pas d'autres religions. Mais dans le même temps, on a le sentiment d'être mis dans une case, en marge de la ville, aux portes du désert. »

La grande église Notre-Dame-du-Rosaire (2 000 places) qui s'élève humblement dans le ciel de Doha est désormais entourée par des églises copte, anglicane, grecque-orthodoxe, syrienne-orthodoxe et indienne de différents rites et d'un lieu de prière pentecôtiste.

« Nous n'avons pas choisi de vivre côte à côte, indique dans un sourire facétieux le P. Élie El Hachem. Le gouvernement nous a réunis pour nous surveiller et assurer notre sécurité. Mais nous sommes heureux d'être ensemble. Ici, l'œcuménisme et la prière pour l'unité des chrétiens prennent un sens particulier. Généralement, les catholiques arabophones sont habitués à vivre avec d'autres chrétiens, les orthodoxes surtout. Sans doute que les Occidentaux ou les Philippins sont moins familiers de cette cohabitation. »

> Lire aussi : Thierry Solère : « Le Qatar doit envoyer des signaux très clairs »

Sous l'ardent soleil hivernal du Qatar, une foule bigarrée sort joyeusement de l'église catholique à l'issue de la messe en anglais. Les nombreux Asiatiques, qui constituent le plus fort contingent, discutent sous un préau. « Ici, nous pouvons prier en sécurité et donner une éducation religieuse à nos enfants », se félicite un jeune père originaire d'Indonésie qui échange avec des compatriotes.

Plus loin, Lucinda, une Indienne, musarde dans une allée en attendant que ses enfants sortent du catéchisme. Dans les églises comme dans les bâtiments attenants, où les grandes images du Christ sont légion, toutes les nationalités se côtoient dans un joyeux mélange.

«  une respiration dans un quotidien difficile »

« La plupart des Indiens et des Philippins sont ouvriers ou occupent des emplois subalternes, indique le P. Élie El Hachem. Cette journée où ils viennent à la messe représente une respiration dans un quotidien difficile. Ils aiment passer du temps, ici, en famille et avec leur communauté. »

Le vendredi, et dans une moindre mesure le samedi, jours de repos au Qatar, l'église Notre-Dame-du-Rosaire et ses deux chapelles voient s'enchaîner les célébrations de six heures du matin à sept heures et demie du soir : quatre messes en anglais, d'autres en arabe, en tagalog (Philippines), cinghalais (Sri Lanka) et en plusieurs langues parlées en Inde (le konkani, le malayalam, le tamoul et l'ourdou).

Le samedi, des messes sont aussi célébrées en français, en italien et en espagnol. « Nous avons déjà été, avec mon mari et mes enfants, à une messe en ourdou, raconte Martine, une catholique française. Nous ne comprenions rien mais on vibre quand même au contact de nos frères d'Asie. On s'y retrouve parfaitement avec la messe Vatican II. Et leur ferveur nous remet à notre place d'Occidentaux au cœur un peu endurci. »

« c'est l'image de l'Église catholique universelle qui est ici. »

« Le vendredi, il y a beaucoup de monde, parfois on manque de salles pour les 2 000 enfants qui suivent le catéchisme en anglais,poursuit le P. Élie El Hachem. Mais c'est l'image de l'Église catholique universelle qui est ici. » La paroisse Notre-Dame-du-Rosaire tente de faire vivre cette fraternité multiculturelle qui réunit des Occidentaux aisés et des expatriés en bas de l'échelle sociale du Qatar.

« Tout au long de l'année, il y a des moments forts où toute la paroisse est convoquée pour une cérémonie, explique Martine. Pour le début d'année, une grande messe a eu lieu où chaque délégation est entrée en procession ensemble, un peu comme aux Jeux olympiques ou des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) locales. Après les grandes fêtes liturgiques, des kermesses sont souvent organisées où chaque pays possède son stand et présente ses spécialités culinaires. »

Les enfants du catéchisme participent aussi à cette unité entre les communautés, notamment lors de la période de Noël. « Pour les enfants, ce climat est très profitable afin de s'ouvrir l'esprit, affirme Christophe. Ils peuvent se rendre compte qu'il existe des différences dans la manière de vivre sa foi. »

«  davantage de solidarité entre nous »

L'éloignement du complexe religieux, relégué loin du centre-ville, et le manque de liberté à l'extérieur de cet espace rassurant renforcent l'attachement des chrétiens à leur église. « On s'habitue à la distance, assure Christophe. Cela engendre davantage de solidarité entre nous. Au Qatar, la notion d'identité est un peu plus forte. J'ai pris conscience combien la foi fait partie de moi. Je vais plus souvent à la messe avec mes enfants qu'en France parce que le catéchisme est juste avant. C'est une chance de vivre ça avec eux. »

Les frontières du complexe marquent les limites de l'expression de la foi chrétienne au Qatar qui doit s'effacer devant la religion d'État de l'émirat, où le prosélytisme est interdit au même titre que les conversions de Qatariens au christianisme.

Pour autant, sur cette terre musulmane, des chrétiens, qui portent parfois une croix discrète, témoignent d'une certaine tolérance. « Un fait amusant : ma fille a fait sa première communion ici l'année dernière et des amis lui ont acheté une croix au souk »,s'amuse Christophe.

Vivre dans un pays où l'islam est partout, au rythme des appels à la prière retentissants du muezzin, peut même raviver la foi de certains disciples. « Je prie plus souvent, confie Martine. Surtout, j'ai découvert avec quelle rigueur les musulmans respectaient le Ramadan. Cela m'a fait redécouvrir le sens du jeûne et je suis désormais beaucoup plus assidue lors du Carême. »

--------------------------------

Les religions de l'émirat du golfe Persique

Au Qatar, l'islam d'obédience wahhabite est religion d'État. Tous les Qatariens, estimés à 20 % de la population de l'émirat, sont musulmans comme beaucoup d'expatriés qui travaillent au Qatar. Selon un recensement qui date de 2004, le pays était composé de 77,5 % de musulmans. Cependant une étude de 2010 de l'institut de sondage américain Pew Research Center estime la population musulmane à 67,7 % soit 1,2 million de personnes.

L'hindouisme est très présent au Qatar, avec la nombreuse communauté indienne et les expatriés originaires du Népal notamment. Selon l'enquête de 2010, les hindous représentent 13,8 % (240 000 personnes), un pourcentage égal à celui des chrétiens, en majorité catholiques, venus principalement des Philippines et de la région indienne du Kerala.

Les bouddhistes, dont beaucoup viennent du Sri Lanka, sont, eux, estimés à 50 000, soit un peu plus de 3 % de la population. Toutefois, tous ces chiffres fluctuent beaucoup en fonction des pays d'origine de la nombreuse main-d'œuvre employée au Qatar.

ARNAUD BEVILACQUA (à Doha)

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans DIALOGUE INTERRELIGIEUX
commenter cet article
20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 10:32

   
  
COORDINATION CHRETIENS D'ORIENT EN DANGER
C H R E D O
Lettre Info - Février 2015
 
 
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
Appel à manifester
Religieux et responsables politiques manifestent contre la barbarie de DAESH
 
 
La Coordination des Chrétiens d'Orient en Danger (CHREDO), avec le soutien de l'Oeuvre d'Orient dirigée par Mgr Pascal Gollnisch, organise une manifestation de recueillement et de prières en présence des Evêques et des prêtres des Eglises d'Orient, des délégations d'ambassades d'Orient ainsi que des responsables politiques et des religieux musulmans en hommage aux 21 victimes chrétiennes (coptes orthodoxes) égyptiennes égorgées en Libye, et en souvenir de toutes les victimes innocentes en France, en Europe et en Orient lâchement assassinées par des barbares sanguinaires
 
Dimanche 22 février 2015
Place de la République 
15h00 à 19h00
Tous ensemble contre la barbarie de DAESH
 
Des prières seront dites par :
 
Mgr Athanasios : Evêque de l’Eglise Copte Orthodoxe de France (Egypte)
Père Guirguis Lucas : Eglise Copte Orthodoxe de Chatenay Malabry (Egypte)
Père Moussa Anba Bishoi : Eglise Copte Orthodoxe de Créteil (Egypte)
Père Joseph Stephanos : Eglise Copte Orthodoxe de Nogent sur Marne (Egypte)
Mgr Michel Chafiq : Eglise Copte Catholique de Paris.
Mgr Nasser Gemayel : Evêque des Maronites en Europe ; Paroisse Notre Dame du Liban (Liban)
Mgr Charbel Maalouf : Eglise Grecque Melkite Catholique à Paris, Paroisse Saint Julien le Pauvre (Liban et Syrie)
Père Petrus Yousuf : Eglise chaldéenne de Paris (Irak)
Mgr. Raphael Kuteini : Eglise chaldéenne de Paris (Irak)
Père George Assadourian : Eglise Catholique Arménienne (Syrie)
Père Ayadin Yakoub : Eglise Chaldéenne (Turquie)
et plusieurs autres Evêques et prêtres Catholiques, Orthodoxes et Protestants dont confirmation en attente.
 
 
Le terrorisme et l’horreur continuent à rythmer la vie des Orientaux sous l’égide des groupes islamistes barbares appelés Daesh. Ces derniers viennent de commettre encore un crime atroce contre l’humanité en égorgeant 21 victimes égyptiennes en Lybie, pour le seul « crime » qu’ils sont chrétiens coptes.
Dans le film qui reproduit ce crime abominable diffusé sans limite sur les réseaux sociaux, ces terroristes sanguinaires ont clairement dit qu’ils font payer les coptes « porteurs de la croix » pour les actions menés par les Occidentaux contre les pays musulmans, citant en particulier le sort que les américains ont réservé à Ben Laden.
Face à cette horreur inqualifiable, Patrick Karam, président de la CHREDO appelle la France et les Nations Unies à intervenir militairement au sol pour se débarrasser au plus vite de cette gangrène barbare qui menace tout l'Orient, de la Syrie à l'Irak, en passant par le Liban et la Jordanie, l'Egypte, la Libye, le Sahel et l'Afrique et maintenant la France, l'Europe et l'ensemble du monde civilisé.
Si l’Occident ne prend pas la mesure de ce danger vital alors que les attentats ont frappé le cœur des capitales européennes, de paris à Copenhague, s'il n'était pas mis un terme au plus tôt à la propagande meurtrière qui contamine de plus en plus de jeunes français et européens qui s'engagent pour le jihad, l'Occident devra vivre et pour longtemps avec le terrorisme qui s'installera au cœur de nos pays et de nos villes.
La CHREDO, qui n’a cessé depuis septembre 2013 d’alerter l’opinion publique et les dirigeants européens, a déposé une plainte pour crimes contre l'humanité contre Daesh devant le procureur de la Cour Pénale Internationale et qui est aujourd'huiinscrite au rôle. La CHREDO demande au Conseil de sécurité de saisir directement la CPI afin de faire qualifier les abominations de ces barbares de crimes contre l'Humanité et de pouvoir poursuivre ses dirigeants, ses miliciens, ses financeurs et ses soutiens.
Contact : Patrick Karam : 06 79 08 81 70
 
 

VINGT CINQ MOIS DEJA:
LES EVEQUES D'ALEP TOUJOURS PRIS EN OTAGE
 
 
Les deux évêques d'Alep, Mgrs Yazigi et Mansour, ontentamé leur deuxième année en captivité. Toujours aucune information fiable ne filtre sur le lieu de captivité, sur leur état de santé ou sur leur géoliers.
 
 
 
Cette prise d'otages reste un message fort de la part des extrémistes pour apeurer encore plus la population chrétienne de Syrie et la pousser vers l'éxode.
 
 
 
Face à ce drame, il est urgent que l'Europe, et la France en particulier, puissent oeuvrer pour la libération des éveques, afin de rassurer la population locale et la communauté chrétienne. La CHREDO appelle toutes les autorités compétentes à agir sans délai pour localiser les évêques  et assurer leur liberté totale.

DOSSIER
 
Ce dossier fait par l'équipe de presse de CHREDO reprend toutes les actions entreprises à ce jour par la coordination. Nous espérons ne pas avoir besoin d'écrire beaucoup d'autres pages avant de pouvoir assurer aux chrétiens d'orient leur sécurité et leur dignité sur leur terre.
 

INTERVENTIONS PRESSE
 
Beaucoup d'articles de presse sur les actions de CHREDO, mais aussi plusieurs interventions de la part des membres du bureau de CHREDO (radio, télévision, presse écrite), sont présents sur  notre site internet  ou notre page facebook que nous vous invitons à consulter.

QUI SOMMES NOUS
 
La Coordination Chrétiens d’Orient en Danger a été créée à l’initiative de Patrick Karam, ancien délégué interministériel le 27 septembre 2013 avec des représentants des Eglises d’Orient, des organisations religieuses et laïques originaires de différents pays et représentant la diversité de l’orient chrétien.
 
 

PETITION 
 
Villages rasés, massacres collectifs, meurtres de religieux et de civils (femmes, enfants, vieillards), viols,enlèvements, persécutions à grande échelle, églises incendiées, monastères et écoles détruites, les Chrétiens d'Orient viventaujourd'hui dans l'angoisse du lendemain, dans la peur et la souffrance quotidiennes.
 
 

SOUTIENS
 
Liste actuelle de soutiens à la "Coordination Chrétiens d'Orient en Danger"
 
 


 
Secrétariat CHREDO: Jean Maher
8 bis, rue Gay Lussac - 78800 Houilles
 
Tel: 06 79 08 81 70 (Patrick Karam)
 

Repost 0
Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne
commenter cet article

Recherche

Liens