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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 08:44
Oublier Dieu mène un pays à la guerre, à la révolution: Il y a plus d'un demi-siècle, alors que j'étais encore enfant, je me souviens avoir entendu un certain nombre de personnes âgées offrir l'explication suivante pour les grands désastres qui s'étaient abattus sur la Russie : "Les hommes ont oublié Dieu, c'est pourquoi tout cela est arrivé."  Depuis lors, j'ai passé à peu près 50 années de travail sur l'histoire de notre révolution; dans ce processus, j'ai lu des centaines de livres, j'ai recueilli des centaines de témoignages personnels, et j'ai déjà contribué par 8 volumes de mes propres mains à l'effort de déblayer la gravats laissés par ce bouleversement.  Mais si l'on me demandait aujourd'hui de formuler de façon aussi concise que possible la cause principale de la révolution ruineuse qui a englouti quelque 60 millions de nos concitoyens, je ne pourrais pas être plus précis que de répéter: "Les hommes ont oublié Dieu, c'est pourquoi tout cela est arrivé."(Soljenitsine)

Oublier Dieu mène un pays à la guerre, à la révolution: Il y a plus d'un demi-siècle, alors que j'étais encore enfant, je me souviens avoir entendu un certain nombre de personnes âgées offrir l'explication suivante pour les grands désastres qui s'étaient abattus sur la Russie : "Les hommes ont oublié Dieu, c'est pourquoi tout cela est arrivé." Depuis lors, j'ai passé à peu près 50 années de travail sur l'histoire de notre révolution; dans ce processus, j'ai lu des centaines de livres, j'ai recueilli des centaines de témoignages personnels, et j'ai déjà contribué par 8 volumes de mes propres mains à l'effort de déblayer la gravats laissés par ce bouleversement. Mais si l'on me demandait aujourd'hui de formuler de façon aussi concise que possible la cause principale de la révolution ruineuse qui a englouti quelque 60 millions de nos concitoyens, je ne pourrais pas être plus précis que de répéter: "Les hommes ont oublié Dieu, c'est pourquoi tout cela est arrivé."(Soljenitsine)

Première lettre de saint Pierre Apôtre 5,1-4.10-11.

Mes bien-aimés, j'exhorte les anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin de la Passion du Christ et qui aurai part à la gloire qui doit être manifestée :
paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré ; non dans un intérêt sordide, mais par dévouement ;
non en dominateurs des Églises, mais en devenant les modèles du troupeau.
Et quand le Prince des pasteurs paraîtra, vous recevrez la couronne de gloire, qui ne se flétrit jamais.
Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ, après quelques souffrances, achèvera lui-même son œuvre, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.
A lui soient la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen !


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 16,13-19.

En ce temps-là, Jésus vint aux environs de Césarée de Philippe, et il interrogeait ses disciples disant : "Quel est celui que les hommes disent être le Fils de l'homme ?"
Ils dirent : " Les uns Jean le Baptiste, d'autres Élie, d'autres Jérémie ou l'un des prophètes. "
Il leur dit : " Et vous, qui dites-vous que je suis ? "
Simon Pierre, prenant la parole, dit : " Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant. "
Jésus lui répondit : " Tu es heureux, Simon Bar-Jona, car ce n'est pas la chair et le sang qui te l'ont révélé, mais mon Père qui est dans les cieux.
Et moi, je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l'enfer ne prévaudront point contre elle.
Et je te donnerai les clefs du royaume des cieux : tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. "

Jeudi 12 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par la Bse Teresa de Calcutta

(1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité 
Jesus, The Word to be spoken, ch. 12 (trad. Jésus, celui qu'on invoque, Nouvelle Cité 1988, p. 164) 


 

« Pour vous, qui suis-je ? »

 

Qui est Jésus pour moi ? 


Jésus est le Verbe fait chair (Jn 1,14). 

Jésus est le Pain de Vie (Jn 6,35). 

Jésus est la victime offerte pour nos péchés sur la croix (1Jn 4,19). 

Jésus est le sacrifice offert à la Sainte Messe pour les péchés du monde et pour les miens (Jn 1,29). 

Jésus est la parole – à exprimer 

Jésus est la vérité – à dire 

Jésus est le chemin – à emprunter (Jn 14,6) 

Jésus est la Lumière – à allumer (Jn 8,12) 

Jésus est l'amour – à aimer 

Jésus est la joie – à partager 

Jésus est le sacrifice – à offrir 

Jésus est la paix – à donner 

Jésus est le Pain de Vie – à manger 

Jésus est l'affamé – à nourrir (Mt 25,35) 

Jésus est l'assoiffé – à désaltérer 

Jésus est le nu – à vêtir 

Jésus est le sans-logis – à abriter 

Jésus est le malade – à soigner 

Jésus est le solitaire – à aimer 

Jésus est l'exclu – à accueillir 

Jésus est le lépreux – à qui laver les blessures 

Jésus est le mendiant – à qui offrir un sourire 

Jésus est l'ivrogne – à écouter 

Jésus est le malade mental – à protéger 

Jésus est le tout-petit – à cajoler 

Jésus est l'aveugle – à guider 

Jésus est le muet – à qui l'on prête sa voix 

Jésus est le drogué – à qui offrir son amitié 

Jésus est la prostituée – à éloigner du danger et à protéger avec affection 

Jésus est le prisonnier – à visiter 

Jésus est le vieillard – à servir 

Jésus est mon Dieu 

Jésus est mon époux 

Jésus est ma vie 

Jésus est mon unique amour 

Jésus est mon tout, chaque personne et chaque chose. 

Jésus, je Vous aime avec tout mon cœur, avec tout mon être. 

 



 

Jeudi 12 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

DEVENIR EFFECTIVEMENT CHRETIEN, CE N'EST PAS UNE MINCE AFFAIRE !

 

« Ce n'est pas là peu de choses : devenir chrétien, pleinement, raisonnablement, surnaturellement chrétien ; nul ne sait avant de l'avoir entrepris ce que cela représente d'efforts accomplis, de sacrifices acceptés, de patient labeur.

Mais nul ne sait aussi la douceur de cette lutte et la joie indicible du triomphe.
Être chrétien, c'est d'abord s'efforcer de devenir un modèle de raison supérieure, de droiture et de bonté ; c'est réaliser en soi la perfection du type humain, c'est ne négliger aucune des vertus purement naturelles et, suivant le mot de Mme Swetchine, « avant d'être un saint être d'abord et superlativement un honnête homme. »


Mais c'est plus et mieux que cela, et ces vertus naturelles elles-mêmes empruntent une perfection plus grande au mobile supérieur que leur fournit la vie surnaturelle.


Cette vie est un don de Dieu ; elle commence en nous au jour et à l'heure voulue par Lui, quelquefois révélée soudainement, quelquefois préparée par un lent et mystérieux travail que nous comprenons seulement lorsqu'il est achevé ; elle nous ouvre le domaine de l'Infini, nous fait connaître Dieu, notre âme et les éternelles réalités ; elle nous apprend la prière, nous révèle le but de la vie et la féconde beauté de la souffrance. »

(Elisabeth Leseur (1866-1914), extrait de la conclusion de "Une âme", petit livre consacré à la mémoire de sa sœur Juliette, in "La vie spirituelle (Petits traités de vie intérieure) suivie de Une âme", Paris, J. de Gigord, 1920.)

Hymne sur la Trinité de saint Ephrem le Syrien

La Sainte Trinité
Prends donc comme symboles le soleil pour le Père; pour le Fils, la lumière, et pour le Saint Esprit, la chaleur. Bien qu’il soit un seul être, c’est une trinité que l’on perçoit en lui. Saisir l’inexplicable, qui le peut ?
Cet unique est multiple : un est formé de trois, et trois ne forment qu’un, grand mystère et merveille manifeste ! Le soleil est distinct de son rayonnement bien qu’il lui soit uni ; son rayon est aussi le soleil.
Mais personne ne parle pourtant de deux soleils, même si le rayon est aussi le soleil ici-bas. Pas plus nous ne disons qu’il y aurait deux Dieux. Dieu, Notre Seigneur l’est ; au-dessus du créé, lui aussi.
Qui peut montrer comment et où est attaché le rayon du soleil, ainsi que sa chaleur, bien que libres ? Ils sont ni séparés ni confondus, unis, quoique distincts, libres, mais attachés, ô merveille !
Qui peut, en les scrutant, avoir prise sur eux ? Pourtant ne sont-ils pas apparemment si simples, si faciles ?…
Tandis que le soleil demeure tout là-haut, sa clarté, son ardeur sont, pour ceux d’ici-bas, un clair symbole. Oui, son rayonnement est descendu sur terre et demeure en nos yeux comme s’il revêtait notre chair.
Quand se ferment les yeux à l’instant du sommeil, tel des morts, il les quitte, eux qui seront ensuite réveillés. Et comment la lumière entre-t-elle dans l’oeil, nul ne peut le comprendre. Ainsi, Notre Seigneur dans le sein…
Ainsi, notre Sauveur a revêtu un corps dans toute sa faiblesse, pour venir sanctifier l’univers. Mais, lorsque le rayon remonte vers sa source, il n’a jamais été séparé de celui qui l’engendre. Il laisse sa chaleur pour ceux qui sont en-bas, comme Notre Seigneur a laissé l’Esprit Saint aux disciples.
Regarde ces images dans le monde créé, et ne vas pas douter quant aux Trois, car sinon tu te perds ! Ce qui était obscur, je te l’ai rendu clair: comment les trois font un, trinité qui ne forme qu’une essence !

source: Hymne sur la Trinité (trad. Bellefontaine 1991, coll. SO 50, p.334)
Jeudi 12 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

ÉVÉNEMENT ! UN LIVRE UNISSANT TOUS LES

CHRÉTIENS POUR PRÉSENTER UNANIMEMENT NOTRE

FOI CHRÉTIENNE AUX MUSULMANS DE TURQUIE:

Istanbul Christian Churches United After 1,700 Years

Les cinq principales églises chrétiennes d'Istanbul se sont réunies pour la première fois après 1700 ans en raison de la sortie du livre

«Principes de base du christianisme",

écrit par un conseil des églises mentionnées ci-dessus.
Le livre explique les principes de base de la religion chrétienne aux musulmans turcs.

Les Eglises se sont réunies à l'occasion de la sortie d'un livre qui met l'accent sur l'unité malgré les différences entre les Eglises chrétiennes.

Karasu a déclaré que la réunion a été historique pour rassembler les églises.

La dernière fois que les églises s'étaient réunies, ce fut au premier concile de Nicée en 325 après JC .

Du Fanar , le Patriarche grec orthodoxe Bartholomée 1er affirme que ce livre a uni la communauté chrétienne locale qui eut des désaccords depuis des siècles.

"Il est de notre devoir d'informer nos frères et sœurs musulmans correctement sur le christianisme, dont la présence dans ces terres remonte un long chemin", déclara t-il .

Le premier tirage de ce livre:«Principes de base du christianisme» était de 13.000 exemplaires, dont 10.000 qui ont été distribués parmi les églises en Turquie.

Le livre est également disponible en ligne et dans les librairies de la Société biblique en Turquie, assure Karasu.

Ce livre sera t-il traduit et publié en Français ?

Selon le rapport , les dirigeants du monde chrétien en Turquie comme l'évêque Sahak Mashalian du Patriarcat arménien de Turquie, le patriarche arménien de Turquie et le vicaire général Mgr Aram Ateshian, le Métropolite de l'Église syriaque orthodoxe Mor Yusuf Çetin, le dirigeant de l'Église catholique latine Louis Pelatre et le Président de l' Association de l'Eglise évangélique Turcle Rd Ihsan Özbek , étaient présents à la sortie du livre.

 

 

 

 

http://www.pravmir.com/istanbul-christian-churches-united-after-1-700-years/

UNE APPARITION  DE "MARIE MEDIATRICE", RECONNUE PAR L'EGLISE Romaine?...

NOTRE-DAME DE LIPA

L’archevêque de Lipa (Philippines), Mgr Ramon Cabrera Argüelles, a officiellement reconnu, samedi 12 septembre 2015, les apparitions de la Vierge Marie à la jeune religieuse Teresita Castillo, en 1948 au carmel de cette ville au sud de Manille.

« Les événements et apparitions de 1948, aussi connus comme le phénomène marial de Lipa, et leurs conséquences, même dans les temps récents, présentent réellement un caractère surnaturel et sont dignes de foi », affirme l’archevêque dans son décret.

Du 12 septembre au 12 novembre 1948, la Vierge est apparue à une dizaine de reprises à Teresita Castillo, une novice carmélite de 21 ans, en se présentant comme « Marie Médiatrice de toutes grâces ».

L’idée que Marie soit médiatrice est critiquée jusque dans l’Église catholique.Nos frères séparés de confession "réformée" font ressortir que Seul le Christ est , au sens strict, Médiateur entre nous et le Père. Ils ont raison sur ce point. Il n'empèche qu'on peut reconnaître sans difficulté à la "Theotoxos" (Mère du Verbe-Dieu qui s'incarne en elle) une médiation maternelle.

Le décret de Mgr Cabrera Argüelles rappel toutefois que ce titre trouve échos  dans les écrits de deux Saints Catholiques Romains : saint Louis-Marie Grignion de Montfort et saint Alphonse-Marie de Liguori, et qu’elle a été défendue, au XXe siècle, par le cardinal Mercier, archevêque de Malines-Bruxelles.

Selon la presse philippine, Mgr Argüelles a reconnu les apparitions de Lipa après avoir obtenu l’aval de la Congrégation romaine pour le culte divin et la discipline des sacrements.

 

VOICI POUR COMPRENDRE LA POSITION DE L'EGLISE ROMAINE, LE SERMON D'UN PRÊTRE:

Chers frères et sœurs,

tous, une fois ou l’autre, nous avons été étonnés par une appellation que Jésus emploie en s’adressant à Marie, sa Mère Bien-Aimée.

Il l’a prononcée une 1ère fois à l’occasion des Noces de Cana : 

« Femme que me veux-tu ? »,

mais Il l’a prononcée et encore plus solennellement une 2ème fois, lorsque son heure étant venue, Il agonisait sur la Croix, offrant à son Père, son Sacrifice d’Amour pour le salut des hommes : 

« Femme voici ton Fils ».

Ce mot « Femme » qui chez nous, serait considéré plutôt comme méprisant, ne l’était pas chez les Juifs.

Dans la bouche de Jésus, il évoque même un des plus beaux aspects du Mystère de Marie :

Marie est la Femme Idéale, la Femme par Excellence.

« Tu es bénie entre toutes les femmes »,

lui disons-nous si souvent dans le « Je vous salue ».

Et si nous pouvons l’exalter de la sorte, c’est parce qu’avec Elle, nous sommes en présence du Mystère de la Femme, en ce qu’il a de plus profond.

Plusieurs passages de la Bible et notamment les premiers chapitres de la Genèse nous révèlent (pour peu que nous soyons attentifs), ce qui caractérise la Femme dans la pensée de Dieu : aux yeux du Créateur, la Femme est avant tout une Médiatrice d’Amour.

C’est là, avant tout, son rôle d’Epouse, son rôle d’Associée de l’homme.

Si, Elle est plus faible que lui, plus vulnérable, c’est pour pouvoir aimer plus.

Si, Elle reçoit moins de puissance, c’est pour pouvoir exercer une douce autorité d’amour.

Or, cette Médiation d’Amour, lorsqu’il s’agit de Marie, acquiert une dimension incroyable, disons même, qu’elle atteint sa plus haute perfection, car chez Elle, Elle n’est pas fondée uniquement sur la nature, mais avant tout sur le Grand Mystère du Sacerdoce de Jésus, c’est à dire sur le fait que Jésus, est le parfait Médiateur entre Dieu et les hommes.

La Foi nous révèle, en effet, que grâce à Lui, grâce à son Sacrifice d’une valeur infinie offert sur la Croix, Jésus nous a mérité le pardon et le don incomparable d’une vie nouvelle.

Grâce à ce Mystère, tout homme à la possibilité de rencontrer Dieu, de devenir enfant de Dieu et de vivre dès cette terre, dans une merveilleuse intimité avec Dieu, en attendant de pouvoir partager un jour, son bonheur infini dans une éternelle vision Face à Face.

D’ailleurs, Jésus Lui-même en déclarant « nul ne peut aller au Père, sans passer par Moi », n’a-t-il pas clairement indiqué qu’il est pour tout homme, venant en ce monde, l’Unique Chemin du Salut et la Porte d’Entrée dans le Royaume de Dieu ?

La Foi nous apprend aussi, que de ce point de vue, Marie, peut-être a juste titre, considérée comme un Chemin très sûr pour aller à Dieu et comme la Porte du Ciel – non seulement parce qu’Elle est la Mère du Médiateur, mais aussi et surtout, parce qu’ayant coopéré d’une manière unique à l’œuvre de notre salut, Jésus a voulu qu’Elle soit la Médiatrice de son Amour, la Médiatrice de toutes les Grâces.

Il ne faudrait surtout pas voir cette Médiation Universelle de Marie comme quelque chose de surajouté.

C’est une Médiation qui s’exerce à travers la Médiation même du Christ qui est entièrement dépendante de la sienne.

Essayons de saisir un peu, en quoi elle consiste et de quelle manière elle s’exerce à notre égard.

L’Eglise nous enseigne que ce rôle de Médiatrice par excellence que Dieu dans sa Sagesse a confié à Marie, implique en fait, trois dimensions :

Marie est tout d’abord, Médiatrice d’intercession :

Elle est celle qui est toujours là et toujours disponible, pour écouter nos demandes et recevoir nos misères et nos pauvres offrandes.

Et c’est bien ce premier aspect que Saint Jean met admirablement en lumière dans le récit des Noces de Cana.

Marie n’est-elle pas, Celle qui devine en premier lieu la misère des serviteurs 

« ils n’ont plus de vin ». 

Nous voyons là, à quel point, Elle est attentive, à tout et à tous.

Pour Elle, en effet, il n’y a pas de petites choses, rien ne peut la laisser indifférente.

Si nous transposons cela au plan spirituel, nous comprenons que Marie est Celle qui prend dans son Cœur la misère de ses enfants pour la présenter à Jésus.

Et Elle intervient de telle manière que Jésus ne peut pas refuser, Il ne peut alors que transformer notre misère en Amour, comme Il a transformé l’eau en vin.

Cette Médiation, qui toujours intercède, va finalement très loin : en fait, elle n’a pas de limites et elle ne peut pas en avoir, parce que c’est une Médiation de Miséricorde.

Marie nous enveloppe tous de sa prière perpétuelle, mais Elle n’intervient pas seulement pour nous qui sommes ses enfants bien-aimés (mais tellement pécheurs, hélas, tellement ingrats et superficiels) Elle étend aussi sa puissante influence à tous les hommes, quels qu’ils soient, parce que Jésus veut qu’Elle soit vraiment la Maman de tous et la Reine du Monde.

Retenons donc, frères et sœurs, que c’est d’abord, dans cet ordre de la prière et de la prière suppliante que Marie est notre Médiatrice, et que cela nous détermine à prendre une première résolution : celle de confier toutes nos intentions, qu’elles soient d’ordre matériel ou d’ordre spirituel, à l’intercession toute puissante de notre Maman du Ciel.

Imitons en cela, l’attitude du petit enfant qui recourt à sa mère à tout instant et à propos de tout, sans crainte de l’importuner, avec une confiance absolue, car il ne peut douter un seul instant de sa sollicitude maternelle, de sa tendresse et de sa bonté.

Nous pourrions obtenir tellement plus de la Grande Avocate, si nous savions la prier plus.

Elle-même, d’ailleurs, n’a pas manqué d’attirer notre attention sur ce point.

C’était en 1830, lors de son apparition à Sainte Catherine Labouré, dans la Chapelle de la rue du Bac à Paris : cette première grande apparition des temps modernes dite de la Médaille Miraculeuse.

La voyante avait observé que sur les mains tendues de la Vierge, il y avait des pierreries qui émettaient des rayons…

« Ces pierreries et ces rayons, dit Marie, sont le symbole des Grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent… » 

puis, montrant certaines de ces pierreries qui n’émettaient aucune lumière, 

« quant à celles-ci, elles sont le symbole des Grâces que l’on oublie de me demander… »

Faisons donc, en sorte, frères et sœurs, pour qu’il n’y ait plus un seul oubli dans nos suppliques à cette 

« Reine aux mains jointes » 

dont l’influence sur le cœur de Jésus son divin Fils est irrésistible.

Il y a une 

Deuxième Médiation de Notre-Dame :

c’est celle qu’Elle exerce en tant que Mère.

La mère, c’est essentiellement celle qui donne la vie…

Et nous croyons, avec toute l’Eglise que Marie est notre Mère spirituelle, parce qu’Elle nous donne la vie divine, la vie nouvelle des enfants de Dieu.

Pour bien comprendre ce que représente cette Médiation Maternelle de Marie, il faut regarder attentivement ce qui se passe à la Croix.

A la Croix, Marie est pleinement associée au Sacrifice de Jésus. 

En union, avec le Bon Pasteur, Elle aussi, donne généreusement sa Vie pour les brebis du Christ ; Elle accepte en cette heure douloureuse de mourir mystiquement dans son Cœur de Mère, préférant notre vie divine, à la vie temporelle de son Enfant Bien-Aimé.

Au moment de la Passion, Marie est tellement liée au Sacerdoce de Jésus, à sa mission de Médiateur, qu’Elle est vraiment Celle qui dans son Cœur de Mère, nous engendre à la vie divine.

Et c’est bien dans ce sens, qu’il faut entendre les paroles du Christ agonisant : 

« Femme, voilà ton Fils… Jean, voilà ta Mère ». 

La Femme, je vous le disais en commençant, est l’associée de l’homme dans son rôle de Médiatrice d’Amour. 

Debout au pied de la Croix, Marie est la Nouvelle Eve, qui fait œuvre commune avec Jésus, le Nouvel Adam.

Et c’est pour cette raison que Dieu l’établit comme instrument de la Grâce.

O ! Certes, Dieu aurait bien pu se passer d’un tel instrument, il ne lui était pas nécessaire, mais Il l’a voulu pour que soit manifestée la merveilleuse gratuité et l’étonnante surabondance de son Amour.

Ainsi donc, chers frères et sœurs, nous osons affirmer que le mystère de la grâce, c’est à dire la vie surnaturelle, la vie divine que nous recevons comme un germe au Baptême, nous est bien donnée, c’est absolument sûr, par le Saint-Esprit, mais que le Saint-Esprit, en fait, ne la communique qu’en passant par Marie.

Comme nous le chantons dans les Litanies, Marie est vraiment la Mère de la Divine Grâce… et c’est essentiellement en raison de cette Maternité de grâce, que Marie nous est si proche et que nous lui sommes si proches.

Entre Elle et nous, il n’y a pas de distance. 

Elle est particulièrement présente à cette vie divine qui est en nous, Elle l’enveloppe de son incomparable tendresse et en union avec le Saint-Esprit, Elle coopère activement à son accroissement, n’ayant qu’en seul souci, une seule ambition : faire de nous des copies vivantes de Jésus-Christ.

Ici, frères et sœurs, nous pourrions peut-être nous poser une question :

Marie, peut-elle effectivement exercer en nous son rôle maternel, qui est de donner la vie divine, qui est de faire grandir, de faire épanouir cette vie ?

Oui, Elle peut le faire, mais cela dépend en grande partie de nos dispositions.

Sommes-nous décidés, Oui ou Non, à écouter le conseil qu’Elle donnait aux serviteurs des Noces de Cana et qu’Elle ne cesse de répéter sous une forme ou sous une autre au cours de ses apparitions : 

« faites tout ce qu’Il vous dira ».

Suivre ce conseil, dans la pratique, cela signifie que nous sommes prêts à nous réformer sans cesse intérieurement, à changer coûte que coûte notre mentalité pour pouvoir vivre toutes les exigences exprimées par le Christ en son Evangile et enseignées par son Eglise.

Cela veut dire que nous sommes prêts à utiliser à fond tous les moyens qui nous sont proposés et qui sont indispensables pour progresser dans la Foi, l’Espérance et l’Amour et parvenir à une communion de plus en plus intime avec le Seigneur, en particulier la Prière et les Sacrements.

Pour nous aider à avancer avec courage, avec persévérance sur ce chemin d’une vie chrétienne authentiquement vécue, il y a un secret, recommandé par des Grands Saints comme Saint Louis Marie Grignion de Montfort et Saint Maximilien Kolbe, recommandé aussi très fort par notre Pape Jean-Paul II : c’est de confier à Marie, notre Education d’enfants de Dieu, par une Consécration totale entre ses mains de nos personnes et de nos vies.

« Totus Tuus » « Je suis tout à Toi, ô Marie ».

Oui, tout à Toi, pour mieux écouter Jésus, pour mieux me laisser posséder par Jésus et vivre en communion de plus en plus parfaite avec Lui et avec tous mes frères.

Il y a enfin une 

Troisième Médiation de Marie,

dont on ne parle pas beaucoup (et c’est dommage !), car elle est particulièrement importante en ces temps dangereux qui sont les nôtres, où nous assistons à un déchaînement sans précédent des forces du mal, à une offensive sur tout les fronts, de la part de Satan, le Grand Ennemi des hommes.

Marie est, en effet, la Femme qui a reçu de Dieu la mission d’écraser la tête du Serpent (comme cela nous est montré sur la Médaille Miraculeuse).

Etre toujours à la pointe du combat contre Satan, fait partie de son rôle de Médiatrice Universelle.

C’est encore Saint Jean qui nous révèle cela, lorsqu’au chapitre 12 de son Apocalypse, il nous montre face au Dragon rouge-feu, 

« la Femme enveloppée du Soleil, la Lune sous ses pieds et une Couronne de 12 étoiles sur sa tête ».

Oui, Marie, notre Reine, est une vaillante Mère, qui lutte sans cesse pour ses enfants ; 

« plus terrible qu’une armée rangée en bataille… »

Mais cette Mère si courageuse entend bien ne pas lutter toute seule, car le véritable enjeu du combat, c’est nous. Voilà pourquoi, Elle nous demande instamment (au cours de ses apparitions et par la voix de l’Eglise) de combattre énergiquement à ses côtés et sous ses ordres.

Et Elle nous donne une arme, une arme qui à ses yeux est l’Arme Absolue, une arme souverainement efficace : c’est le Rosaire, l’humble chapelet, qu’Elle nous presse de réciter chaque jour, moyennant quoi, Elle nous promet la victoire de l’Amour sur toutes les puissances du mal :

« A la fin, mon cœur Immaculé triomphera et un temps de Paix sera donné au Monde ».

Telles sont, frères et sœurs, les trois grandes dimensions de la Médiation Mariale ; Marie, la Femme par Excellence est :  

  • Médiatrice d’Intercession,
  • Médiatrice Maternelle dans la Communication de la Vie Divine,
  • Médiatrice de force dans la lutte contre le Démon.

L’Eglise exprime sa Foi à l’égard de cette vérité en parant Marie de titres divers, plus beaux les uns que les autres (et rien n’interdit d’en ajouter quelques-uns uns de notre invention).

Ne nous lassons pas de les lui redire au cours de nos journées, avec admiration, avec amour.

O Marie ! Toi qui es Notre Avocate,

Notre-Dame du Perpétuel Secours,

Notre-Dame des Victoires,

Toi, qui es la Cause de notre Joie et la Porte du Ciel,

Toi, qui es l’Espérance des Désespérés,

Toi, la Reine de France et la Reine du Monde,

Reste toujours près de nous,

Veille sur nous, protège-nous,

Enveloppe-nous de ton Indicible Tendresse.

Dans ton Cœur Immaculé,

nous déposons toutes nos intentions personnelles

et aussi celles de l’Eglise et de l’Humanité.

Daigne par-dessus tout intervenir,

Toi, la Mère de Miséricorde,

pour la conversion des pêcheurs,

condition d’une véritable Paix dans le Monde.

Plus que jamais, nous voulons être à Toi,

car tu es notre suprême recours,

notre dernière chance.

Conduis-nous à Jésus, notre Sauveur, notre Rédempteur.

Fais que par toute notre vie unie à la sienne,

Dieu soit pleinement glorifié,

dans le temps et dans l’éternité.

(Source: Blog de Jackie)

+++

QUE PENSE L'ORTHODOXIE ?

Marie, inséparable de l'Incarnation

Marie "Theotokos"

Il s'agit donc essentiellement d'un dogme christologique : Marie est Mère du Fils de Dieu fait homme en l'unique personne duquel nature humaine et nature divine sont inséparables. Dans la liturgie, la vénération concernant Marie s'exprime lors de la prière qui vient directement après l'épiclèse (invocation du Saint-Esprit) chez les Grecs : "Plus vénérable que les chérubins et incomparablement plus glorieuse que les séraphins, Toi qui sans tache enfantas Dieu le Verbe, Toi qui es vraiment Mère de Dieu, nous te glorifions". 

La vénération à Marie s'inscrit donc dans un mystère ineffable, tout comme l'incarnation, à qui il se trouve lié. C'est sans doute ce qui caractérise l'attitude orthodoxe par rapport à une approche plus rationnelle de l'Occident, qui a ressenti le besoin de formuler des dogmes. Le mystère de Marie est inséparable de celui de l'incarnation. 

Marie, figure de l'humanité

En même temps, Marie est une lumière qui éclaire le destin de l'humanité. Elle est la figure de l'humanité qui participe à l'acte salvifique de Dieu. En effet, Marie représente la liberté humaine. En Marie, je ne contemple ni la femme idéale, ni une divinité féminine compatissante à côté d'un Dieu masculin impitoyable.

Marie incarne l'humanité qui accueille la Parole de Dieu, selon la synergie de la liberté humaine et de la grâce divine. J'insiste sur la liberté : cette femme, cette humaine dont le Dieu transcendant a voulu avoir besoin pour réaliser son dessein d'amour n'est pas entre ses mains un instrument passif.

Son obéissance ­ son Fiat ­ est celle d'une femme libre, inspirée par une foi totale, comme l'a si bien exprimé Nicolas Cabasilas, un grand spirituel byzantin du XIVe siècle : "Quand Dieu a décidé d'introduire dans le monde son fils premier-né pour renouveler l'humanité en faisant de lui un second Adam, il fait participer la Vierge à son dessein. Cette grave décision, Dieu la prononça, et la Vierge la ratifia. L'incarnation du Verbe ne fut pas seulement l’œuvre du Père, de son Verbe et de son Esprit. Elle fut aussi l’œuvre de la volonté, de la foi, de la Vierge". 

Marie, modèle du vrai disciple

C'est donc avec tout son être, corps, âme et intelligence, que Marie participe au mystère divin. Trop souvent en effet on exalte la maternité physique, en privant les hommes de la richesse symbolique que leur offre Marie. Or, nous sommes tous, hommes et femmes, appelés à enfanter le Christ. Marie est le modèle du vrai disciple, qui accepte la Parole de Dieu, adhère de tout son coeur et se soumet.

Dans l'Évangile de Jean, ce groupe, au pied de la Croix, formé par Marie et "le disciple que Jésus aimait", représente l'Église : c'est l'ensemble des croyants que Jésus confie alors à sa mère, qu'il lui demande d'accueillir. Marie représente ainsi l'humanité, même si, comme personne, elle joue un rôle unique dans l'histoire du Salut. 

Tous appelés à l'accueil

Au niveau symbolique, Marie est l'anticipation de l'"Homme nouveau". "Les hommes sont des hommes, mais l'Homme est une femme", a dit l'écrivain anglais G. K. Chesterton, cité par Kallistos Ware, théologien orthodoxe. Hommes et femmes, nous sommes tous appelés à cette attitude d'accueil, d'ouverture à l'autre et d'offrande, dont, selon le symbolisme biblique, l'épouse et l'amante sont la figure.

(Source Propos recueilli par Isabelle de Gaulmyn - La Croix ; juillet 2003)

 

La médiation de grâce de Marie sur la terre a déjà été perçue par Origène(†253) lors de la Visitation, médiation subordonnée au Christ qui opère en elle.

« Dès que Marie eut entendu, selon le message de l'ange, qu'elle allait concevoir le Sauveur et que sa cousine Elisabeth était enceinte, elle partit, se rendit en hâte vers la montagne et entra dans la maison d'Élisabeth.

Jésus, dans le sein de la Vierge, se hâtait de sanctifier Jean-Baptiste, encore dans le sein de sa mère. »[1]

 

Origène a déjà parlé de la maternité spirituelle de Marie, dans le sens où les chrétiens agissent de telle sorte qu'elle devienne leur mère :

« En effet on peut affirmer de tout parfait qu'il ne vit  plus, mais que le Christ vit  en lui, et, puisque le Christ vit  en lui, il est dit de lui à Marie :

Voici ton fils, le Christ. »[2]

 

 


[1] Origène Homélie sur Luc VII,1, dans sources chrétiennes 87, Paris Cerf 1961, p. 155

[2] Origène, In Jo. Com. I,4, GCS 8,14 ; dans sources chrétiennes 87, Paris Cerf 1961, p.62

 

 

Prière à la Très Sainte Mère de Dieu de Saint Éphrem le Syrien

Très sainte Dame, Mère de Dieu, seule très pure d'âme et de corps, seule au-delà de toute pureté, de toute chasteté, de toute virginité; seule demeure de toute la grâce de l'Esprit-Saint; par là surpassant incomparablement même les puissances spirituelles, en pureté, en sainteté d'âme et de corps, jetez les yeux sur moi, coupable, impur, souillé dans mon âme et dans mon corps des tares de ma vie passionnée et voluptueuse; purifiez mon esprit de ses passions; sanctifiez, redressez mes pensées errantes et aveugles; réglez et dirigez mes sens; délivrez-moi de la détestable et infâme tyrannie des inclinations et passions impures; abolissez en moi l'empire du péché, donnez la sagesse et le discernement à mon esprit enténébré, misérable, pour la correction de mes fautes et de mes chutes, afin que, délivré des ténèbres du péché, je sois trouvé digne de vous glorifier, de vous chanter librement, seule vraie Mère de la vraie lumière, le Christ notre Dieu; car seul avec lui et par lui, vous êtes bénie et glorifiée par toute créature invisible et visible, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amin.
 

 

Prière à la Très Sainte Mère de Dieu de Saint Éphrem le Syrien

Très sainte Dame, Mère de Dieu, seule très pure d'âme et de corps, seule au-delà de toute pureté, de toute chasteté, de toute virginité; seule demeure de toute la grâce de l'Esprit-Saint; par là surpassant incomparablement même les puissances spirituelles, en pureté, en sainteté d'âme et de corps, jetez les yeux sur moi, coupable, impur, souillé dans mon âme et dans mon corps des tares de ma vie passionnée et voluptueuse; purifiez mon esprit de ses passions; sanctifiez, redressez mes pensées errantes et aveugles; réglez et dirigez mes sens; délivrez-moi de la détestable et infâme tyrannie des inclinations et passions impures; abolissez en moi l'empire du péché, donnez la sagesse et le discernement à mon esprit enténébré, misérable, pour la correction de mes fautes et de mes chutes, afin que, délivré des ténèbres du péché, je sois trouvé digne de vous glorifier, de vous chanter librement, seule vraie Mère de la vraie lumière, le Christ notre Dieu; car seul avec lui et par lui, vous êtes bénie et glorifiée par toute créature invisible et visible, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
 

SAINT JEAN LE MISERICORDIEUX

Archevêque d'Alexandrie

(Fêté par les Eglises de Tradition Bysantines ce 12 novembre)

    Saint Jean était le rejeton d'une illustre famille d'Amathonte en Chypre.

Sous la pression de ses parents, il se maria et eut plusieurs enfants qui, par la volonté de Dieu, moururent en bas âge, en même temps que son épouse.

Voyant dans cette douloureuse privation l'occasion de se libérer de tous les soucis du monde, il se consacra complètement à Dieu.

En 610, il fut consacré Patriarche de l'Eglise d'Alexandrie, sous le nom de Jean V.

Le jour même, il réunit tout le Clergé et tout le personnel de la riche Métropole d'Egypte et les envoya faire le recensement exact de ceux qu'il appelait ses maîtres: c'est à dire les pauvres et les mendiants que Dieu place auprès de nous pour que nous gagnions le Royaume des Cieux en leur faisant l'aumône.

Comme on en avait trouvé plus de 7 500, il commanda qu'on leur donne chaque jour la nourriture et le couvert qui leur étaient nécessaires. I

l disait souvent à Dieu dans sa prière :

« Nous verrons bien, Seigneur, lequel de nous deux sera victorieux dans ce combat : ou Toi en me faisant toujours du bien, ou moi, en ne cessant pas de le distribuer aux pauvres. Car je reconnais n'avoir rien que je ne tienne de Ta miséricorde.et que c'est elle qui soutient ma vie ».

De fait, la miséricorde du Saint à l'égard des pauvres était inépuisable ; ses aumônes étaient abondantes comme les eaux du Nil qui couvrent périodiquement les terres d'Egypte pour les rendre fertiles.

C'est pourquoi il reçut le surnom de Miséricordieux, à l'image du Christ, son maître, qui est la source de toute miséricorde.

Il ne pouvait pas voir un pauvre ou un affligé s'approcher de lui sans pleurer abondamment et sans prendre sur lui sa peine. Il donnait sans compter, en puisant dans le trésor de l'Eglise.

Comme le Christ l'a enseigné (Lue 6:35), il donnait sans faire aucune distinction entre les bons et les méchants, les dignes ou les indignes. Un jour, un pauvre qui avait déjà reçu de lui l'aumône, se présenta trois autres fois au Saint, en se camouflant sous des déguisements différents.

Comme on le faisait remarquer à Jean, celui-ci ordonna qu'on lui donne le double, en disant :

« C'est peut-être Jésus, mon Sauveur, qui vient à dessein de me tenter ? » Or, plus il répandait l'aumône, sans se soucier de la quantité ou de ce que sera le lendemain, plus Dieu multipliait les donations adressées à l'Eglise ; si bien que le peuple était confirmé dans cette promesse du Sauveur :

« Ne vous inquiétez pas pour votre existence de ce que vous aurez à manger ou de ce que vous aurez à boire, ni pour votre corps de ce que vous aurez pour vêtement ( ... ) Cherchez en premier lieu le Royaume de Dieu et Sa justice et tout cela vous sera donné en plus» (Mat. 6).

Un des Clercs chargé des aumônes (nommés aumôniers) n'avait donné à un riche dans le besoin qu'un tiers de la véritable fortune que le Saint lui avait ordonnée de distribuer, jugeant qu'il était irraisonnable de vider le trésor pour un seul.

Mais il se vit confondu par Jean qui lui révéla qu'une noble femme, ayant résolu de faire une importante donation à l'Eglise, n'avait finalement donné que le tiers de la somme prévue.
aaaLorsqu'en 614, les Perses envahirent la province de Syrie et prirent de manière sanglante la ville de Jérusalem, un grand nombre de réfugiés afflua vers Alexandrie.

Saint Jean les reçut comme ses frères, les consola, fit construire des hôpitaux et de grandes hôtelleries, et épuisa toutes les ressources de l'Eglise pour les nourrir et leur donner quelque argent.

En même temps, il fit envoyer en Palestine des navires chargés de grains et de vivres, et des ouvriers pour reconstruire les églises détruites.

Lui même visitait les malades et les nécessiteux, et leur montrait en sa personne un reflet de la présence du Christ.

Lorsqu'on voulait le remercier de ses bienfaits, il interrompait soudain son interlocuteur en disant :

« Tais-toi, mon frère, car je n'ai pas encore répandu mon sang pour toi, ainsi que le Seigneur le demande ! »

Tous les mercredis et les samedis, il se tenait à la porte de son église et attendait qu'on vienne s'adresser à lui, pour trancher les différends et réconcilier les ennemis.

Jamais on ne l'entendait prononcer une parole vaine ou condamner qui que ce soit, même devant les preuves les plus évidentes du péché.

Il ne voyait en effet que le bien ou les bonnes intentions, supposait que ces pécheurs avaient fait pénitence en secret et se gardait bien de s'approprier le jugement qui appartient à Dieu seul.

Il remerciait ceux qui le calomniaient ou l'injuriaient pour lui avoir rappelé ses péchés, et leur faisait donner de plus grandes aumônes qu'aux autres.

Pour corriger les pécheurs, les orgueilleux ou les durs de cœur, le Saint Patriarche s'adressait toujours à eux en s'attribuant les péchés qu'il voulait reprendre et en leur demandant de prier pour qu'il s'en repente.

Il exhortait avec patience ses fidèles à l'humilité et au repentir, en leur rappelant les merveilles que Dieu a faites pour nous en créant le monde, en envoyant son propre Fils pour nous sauver et en prenant patience devant nos innombrables fautes.

Mais plus que par la parole, il préférait transmettre l'Enseignement de la Sainte Ecriture par ses propres actes, comme les Prophètes.

Ainsi, un dimanche, alors qu'il célébrait la Divine Liturgie dans la cathédrale, entouré de son Clergé et de tout le peuple, le Patriarche s'arrêta soudain avant de prononcer les paroles de la consécration, il demanda au Diacre de répéter les litanies et envoya chercher un des Clercs de son Eglise, qui lui portait rancune et ne s'était pas présenté à l'église.

Lorsque ce dernier arriva, l'Evêque se prosterna devant lui avec larmes et lui demanda pardon.

Ce n'est qu'après s'être réconcilié avec lui et l'avoir embrassé, qu'il remonta à l'Autel et continua la célébration, ayant appliqué à la lettre le précepte du Seigneur (Mat. 5:23).

aaaBien qu'il ait été marié, Saint Jean aimait les moines et les dépassait dans l'austérité de la vie.

Il avait réuni près de sa cathédrale deux communautés monastiques et se chargeait de leur entretien.

En échange, il leur avait demandé de prier pour lui et pour l'Eglise pendant les Offices qu'ils célébraient, et de prier pour leur propre salut tout le reste du temps dans leurs cellules, dégagés de tout souci grâce à la sollicitude du Patriarche.

Il habitait un riche palais, mais ne possédait rien en propre. Sa cellule était dépourvue de tout confort; c'est pourquoi un notable de la ville lui offrit un jour une luxueuse couverture.

La nuit suivante, le Saint ne put trouver le repos et ne cessait de se condamner en pensant que tant de pauvres souffraient du froid et de la faim à sa porte, alors que lui s'entourait d'un tel luxe.

Le lendemain, il la fit vendre et en distribua le produit. Or, son bienfaiteur vint à retrouver son cadeau à l'étalage du marchand. Il la racheta et contraignit Jean à l'accepter. Mais celui-ci la vendit à nouveau pour faire l'aumône. Comme ni l'un ni l'autre ne voulait céder, l'objet circula ainsi un grand nombre de fois entre leurs mains; et ce fut pour Jean l'occasion de contraindre indirectement ce riche à distribuer une grande fortune aux indigents.


aaaSa charité et son extrême humilité ne l'empêchaient pas cependant de se montrer ferme à l'égard des "hérétiques" . Il les aimait et répandait pour eux ses bienfaits, mais il restait strict pour condamner leurs erreurs et interdire aux Orthodoxes toute participation à leur culte et à leurs prières.

aaaLorsque la famine et les épidémies ravagèrent la ville, le Saint se montra le premier à assister les malades et à enterrer les morts.

Il exhortait ses fidèles à prier assidûment pour les défunts et prenait occasion de ces malheurs pour leur rappeler la fragilité de notre vie et l'urgence qu'il y a à faire pénitence.

Quelques années après la prise de Jérusalem, Alexandrie fut à son tour menacée par les Perses.

C'est pourquoi, à la demande du gouverneur d'Egypte Nicétas, Jean retourna à Chypre, où il mourut à l'âge de 64 ans (en 619), en rendant grâces à Dieu de ne rien lui avoir laissé des si grandes richesses dont il avait été constitué l'intendant au profit des pauvres.

Un peu avant son trépas, il vit lui apparaître la même noble vierge qu'il avait déjà vue à l'âge de quinze ans, et qui lui avait dit alors être la Miséricorde en personne qui a incité le Christ à s'incarner pour notre salut; et lui avait promis de lui ouvrir le Royaume des Cieux.

Quelque temps après sa mort, une huile parfumée (myron) coula du corps du Saint Hiérarque pour la joie et la consolation des fidèles.

Jeudi 12 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 17,20-25.

Comme les pharisiens demandaient à Jésus quand viendrait le règne de Dieu, il prit la parole et dit : « La venue du règne de Dieu n’est pas observable.
On ne dira pas : “Voilà, il est ici !” ou bien : “Il est là !” En effet, voici que le règne de Dieu est au milieu de vous. »
Puis il dit aux disciples : « Des jours viendront où vous désirerez voir un seul des jours du Fils de l’homme, et vous ne le verrez pas.
On vous dira : “Voilà, il est là-bas !” ou bien : “Voici, il est ici !” N’y allez pas, n’y courez pas.
En effet, comme l’éclair qui jaillit illumine l’horizon d’un bout à l’autre, ainsi le Fils de l’homme, quand son jour sera là.
Mais auparavant, il faut qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par cette génération.

Jeudi 12 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

(1873-1897), carmélite, docteur de l'Église 
Manuscrit autobiographique A, 83 v° 


 

« Le règne de Dieu est au milieu de vous »

 

    C'est par-dessus tout l'Évangile qui m'entretient pendant mes oraisons, en lui je trouve tout ce qui est nécessaire à ma pauvre petite âme.

J'y découvre toujours de nouvelles lumières, des sens cachés et mystérieux... 


    Je comprends et je sais par expérience que

« le Royaume de Dieu est au-dedans de nous ».

Jésus n'a point besoin de livres ni de docteurs pour instruire les âmes, lui le Docteur des docteurs, il enseigne sans bruit de paroles.

Jamais je ne l'ai entendu parler, mais je sens qu'il est en moi ; à chaque instant, il me guide, m'inspire ce que je dois dire ou faire.

Je découvre juste au moment où j'en ai besoin des lumières que je n'avais pas encore vues ; ce n'est pas le plus souvent pendant mes oraisons qu'elles sont le plus abondantes, c'est plutôt au milieu des occupations de ma journée.

 

Jeudi 12 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 06:44
Avec Saint Martin - soldat devenu moine et évêque de Tours, témoin de la charité du Christ- que l’Eglise fête aujourd’hui, présentons au Seigneur nos intentions.

Avec Saint Martin - soldat devenu moine et évêque de Tours, témoin de la charité du Christ- que l’Eglise fête aujourd’hui, présentons au Seigneur nos intentions.

 

 Lectionnaire du Sactoral pour la saint Martin : '         

                     

 Ph 3/13-21                               

13 Frères, je ne crois pas l'avoir déjà gagné. Je ne fais qu'une chose : oubliant le chemin que j'ai derrière moi et me précipitant en avant, 14 je cours droit au but, pour remporter le prix de la vocation d'en haut, de l'appel de Dieu dans le Christ Jésus. 15 Que ce soient donc là nos pensées, à nous, les parfaits. Si vous êtes, sur quelque point, d'un avis différent, Dieu vous éclairera aussi là-dessus. 16 Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons du même pas.17 Frères, soyez mes imitateurs; fixez les yeux sur ceux qui vivent selon l'exemple que nous vous donnons. 18 Car il en est beaucoup qui se conduisent comme des ennemis de la croix du Christ. Je vous en ai souvent parlé, mais cette fois, je le redis en pleurant. 19 Leur destinée, c'est la perdition, car leur Dieu, c'est leur ventre. Ils mettent leur fierté dans leur ignominie. Ils n'ont d'attrait que pour les choses de la terre. 20 Mais nous, nous sommes citoyens des cieux; c'est de là que nous attendons comme Sauveur, le Seigneur Jésus Christ. 21 Il métamorphosera notre misérable corps à l'image de son corps glorifié, en vertu du pouvoir qu'il a de s'assujettir toute créature.

 

 Jn 14/23-30                              

23 Jésus lui répondit : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure. 24 Celui qui ne m'aime pas ne garde point mes paroles. Mais la parole que vous entendez n'est pas de moi; elle est du Père qui m'a envoyé.25 « Je vous ai dit ces choses, tandis que je demeure encore avec vous. 26 Mais le Paraclet, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous remettra en mémoire tout ce que je vous ai dit. 27 « Je vous laisse la paix; je vous donne ma paix à moi, et je ne vous la donne pas comme la donne le monde. Votre cœur ne doit ni se troubler ni s'alarmer. 28 Vous m'avez entendu dire : Je m'en vais, et je reviens à vous. Si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais auprès du Père, car le Père est plus grand que moi. 29 Et maintenant je vous ai dit ces choses avant qu'elles n'arrivent, afin que, lorsqu'elles seront arrivées, vous croyiez. 30 Je ne m'entretiendrai plus guère avec vous; car le Prince de ce monde vient; il ne peut rien contre moi, 31 mais il faut que le monde connaisse que j'aime le Père, et que j'agis selon le commandement que mon Père m'a donné. _Levez-vous, partons d'ici. »

 


En cette  FÊTE DE SAINT MARTIN, alors que ce 11 NOVEMBRE nous célébrons l'Armistice et prions pour la paix:


Dieu de bonté, de justice et de paix, écoutez nos prières. 
Envoyez Votre Esprit Saint. 
Qu’il mette en nos cœurs le désir ardent de construire la paix dans nos familles, nos communautés, notre pays et le monde entier. 
Nous Vous le demandons par Jésus Votre Fils bien-aimé, le Christ notre Seigneur, le prince de la paix qui vit et règne avec Vous et l'Esprit Saint pour les siècles des siècles. Amîn. 
Saint Martin, priez pour nous! 
Saints Martyrs Orthodoxes Orientaux, priez pour nous! 
Saints Martyrs Chrétiens, priez- pour nous !

Psaume 15 (16), 5.8, 9-10, 11
Seigneur, mon partage et ma coupe :
De toi dépend mon sort.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
Il est à ma droite : je suis inébranlable.
 
Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
Ma chair elle-même repose en confiance :
Tu ne peux m’abandonner à la mort
Ni laisser ton ami voir la corruption.
 
Tu m’apprends le chemin de la vie :
Devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !
Pour les hommes et femmes de France qui sont morts au service de notre pays lors de la Grande Guerre.  Pour les soldats dont les graves blessures de guerre, les mutilations,  ont marqué le reste de la vie. Et particulièrement ceux de notre commune. (instant de silence) Prions aussi pour celles et ceux qui, aujourd’hui encore, se mettent au service de nos concitoyens  avec courage et désintéressement….  Dans nos quartiers, nos villes, nos villages, ils sont artisans d’unité et de paix Que vienne sur eux Seigneur, Votre Esprit de service.     Kourie Eleïson.

Pour les hommes et femmes de France qui sont morts au service de notre pays lors de la Grande Guerre. Pour les soldats dont les graves blessures de guerre, les mutilations, ont marqué le reste de la vie. Et particulièrement ceux de notre commune. (instant de silence) Prions aussi pour celles et ceux qui, aujourd’hui encore, se mettent au service de nos concitoyens avec courage et désintéressement…. Dans nos quartiers, nos villes, nos villages, ils sont artisans d’unité et de paix Que vienne sur eux Seigneur, Votre Esprit de service. Kourie Eleïson.

Saint Martin 
Évêque de Tours


Apôtre des Gaules 
(v. 316-397)


Martin, né en Pannonie, suivit en Italie son père, qui était tribun militaire au service de Rome. Bien qu'élevé dans le paganisme, il en méprisait le culte, et comme s'il eût été naturellement chrétien, il ne se plaisait que dans l'assemblée des fidèles, où il se rendait souvent malgré l'opposition de sa famille.

Ta miséricorde envers le pauvre sans vêtement t’a valu, ô Martin,
De contempler le Christ qui disait aux anges :
Martin m’a revêtu de ce vêtement,
Aie pitié de nous qui sommes pauvres
Et qui n’avons pas d’œuvres bonnes pour nous vêtir,
Et prie le Seigneur de l’univers
Qu’il fasse miséricorde à nos âmes.

Dès l'âge de quinze ans, il fut enrôlé dans les armées romaines, et alla servir dans les Gaules, pays prédestiné qu'il devait évangéliser un jour. Le fait le plus célèbre de cette époque de sa vie, c'est la rencontre d'un pauvre grelottant de froid, presque nu, par un hiver rigoureux. Martin n'a pas une obole ; mais il se rappelle la parole de l'Évangile : J'étais nu, et vous m'avez couvert. « Mon ami, dit-il, je n'ai que mes armes et mes vêtements. » Et en même temps, taillant avec son épée son manteau en deux parts, il en donna une au mendiant. La nuit suivante il vit en songe Jésus-Christ vêtu de cette moitié de manteau et disant à ses anges : « C'est Martin, encore simple catéchumène, qui m'a ainsi couvert. » Peu de temps après il recevait le Baptême.

Humble et simple de cœur, évêque Martin ;
Tu as fait paître ton troupeau, Tu as guéri les malades et chassé les démons
Tu as dompté le feu et tu as ressuscité les morts.
Par ta vie angélique et ta prière incessante
Tu as rendu fertiles les cœurs assoiffés
Et offert au Seigneur de la vigne une vendange surabondante.
Ô pontife vraiment saint qui ne juges personne
Assiste-nous à l’heure redoutable du jugement.

Charité, désintéressement, pureté, bravoure, telle fut, en peu de mots, la vie de Martin sous les drapeaux. Il obtint son congé à l'âge d'environ vingt ans. La Providence le conduisit bientôt près de saint Hilaire, évêque de Poitiers. Après avoir converti sa mère et donné des preuves éclatantes de son attachement à la foi de Nicée, il fonda près de Poitiers, le célèbre monastère de Ligugé, le premier des Gaules. L'éclat de sa sainteté et de ses miracles le fit élever sur le siège de Tours, malgré sa vive résistance.

Sa vie ne fut plus qu'une suite de prodiges et de travaux apostoliques. Sa puissance sur les démons était extraordinaire. Il porta à l'idolâtrie des coups dont elle ne se releva pas. Après avoir visité et renouvelé son diocèse, l'homme de Dieu se sentit pressé d'étendre au dehors ses courses et ses travaux. Vêtu d'une pauvre tunique et d'un grossier manteau, assis sur un âne, accompagné de quelques religieux, le voilà qui part en pauvre missionnaire pour évangéliser les campagnes. Il parcourt presque toutes les provinces gauloises : ni les montagnes, ni les fleuves, ni les dangers d'aucune sorte ne l'arrêtent ; partout sa marche est victorieuse, et il mérite par excellence le nom de Lumière et d'Apôtre des Gaules.

Psaume 82(81),3-4.6-7.

« Rendez justice au faible, à l'orphelin ; faites droit à l'indigent, au malheureux.
« Libérez le faible et le pauvre, arrachez-le aux mains des impies. »
« Je l'ai dit : Vous êtes des dieux, des fils du Très-Haut, vous tous !
« Pourtant, vous mourrez comme des hommes, comme les princes, tous, vous tomberez ! »

St Martin de Tours, évêque

St Martin de Tours,évêque,

Grandes Heures d'Anne de Bretagne (XVIe)
 
 

HYMNE.

Christ Roi, de Martin la gloire : vous êtes sa louange, il est la vôtre ; vous honorer en lui, comme lui-même en vous, est notre désir.
Vous qui d’un pôle à l’autre du monde faites briller la perle des Pontifes, délivrez-nous par son très grand mérite des lourds péchés qui nous oppressent.
Il était pauvre ici-bas et humble : et voici qu’au ciel il fait son entrée dans l’abondance, que les phalanges des cieux viennent au-devant de lui, que toute langue, toute tribu, toute nation applaudit au triomphe.
Comme avait fait sa vie, resplendit sa mort, admiration de la terre et des cieux : pour tous, c’est acte pie que se réjouir ; pour tous que ce jour soit un jour de salut.
Martin, l’égal des Apôtres, bénissez-nous célébrant votre fête : jetez sur nous les yeux, vous qui pour vos disciples demeurez prêt à vivre comme à mourir.
Faites maintenant ce que vous fîtes autrefois : des Pontifes faites briller les vertus, de l’Église accroissez la gloire, de Satan déjouez les embûches.
Vous qui trois fois avez dépouillé l’abîme, sauvez ceux que leurs fautes ont engloutis ; en souvenir du manteau partagé, revêtez-nous de justice.
Et vous rappelant cette gloire qui dans le temps fut vôtre à titre spécial, de l’Ordre monastique aujourd’hui presque éteint montrez-vous le secours.
Gloire soit à la Trinité, dont par sa vie Martin fut le confesseur ; puisse-t-il faire que chez nous aussi la foi en soit appuyée par les œuvres.

Amen

Ouverture de l’Année Saint Martin 2016

Cette « année martinienne » correspond au 1700e anniversaire de la naissance de saint Martin.

Elle a débuté le mardi 10 novembre, à Tours, et sera ouverte, officiellement, ce 11 novembre après-midi, en la cathédrale Saint-Gatien, par Mgr Aubertin, archevêque de Tours.

Source : diocèse de Tours.

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Pour toutes les populations civiles victimes d’une volonté de domination et d’asservissement qui a conduit à la Grande Guerre. (instant de silence) Prions aussi pour celles et ceux qui, aujourd’hui, dans de nombreux pays, sont victimes d’idéologies religieuses ou politiques intolérantes et violentes. Pour les chrétiens d’Orient persécutés….  Fidèles au Christ, ils suivent son chemin. Ils sont les martyrs d’aujourd’hui. Que vienne sur eux Seigneur, Votre Esprit de force. Kourie Eleïson

Pour toutes les populations civiles victimes d’une volonté de domination et d’asservissement qui a conduit à la Grande Guerre. (instant de silence) Prions aussi pour celles et ceux qui, aujourd’hui, dans de nombreux pays, sont victimes d’idéologies religieuses ou politiques intolérantes et violentes. Pour les chrétiens d’Orient persécutés…. Fidèles au Christ, ils suivent son chemin. Ils sont les martyrs d’aujourd’hui. Que vienne sur eux Seigneur, Votre Esprit de force. Kourie Eleïson

Un figuier et une échelle
Évangile selon saint Jean 1, 43-51
Jésus reprend : « Je te dis que je t'ai vu sous le figuier. »
 
L’ange bibliste

« Vous verrez les anges de Dieu qui montent et qui descendent au-dessus du Fils de l’homme »
L’ange veillant sur Nathanaël prenait l’ombre avec lui sous le figuier. Chaque jour il lisait, derrière son épaule, la Torah que son hôte aimait passionnément. L’ange bibliste s’instruisait sur les Cieux, admirant la patience de son sage compagnon. 
Un jour, Philippe dérangea leur lecture. Il avait rencontré il y a peu le Messie, et tout bouleversé répandait la nouvelle. Absorbé par son livre, Nathanaël rouspéta. Mais l’autre insistait tant, qu’il finit par le suivre. L’ange, intrigué, se tenait à distance. Voyant soudain Jésus, de ses ailes déployées il se voila la face. Il tremblait à l’idée que son administré ne reconnaisse pas celui dont parlait l’Ecriture. « Se serait trop bête », se dit-il. Prenant courage, l’ange se redressa et vola vers Jésus, lui glissant à l’oreille ce qu’il savait déjà, mais qu’il importait sans doute de redire maintenant : « Celui dont j’ai la garde est un Juif des plus pieux. Il scrute sous le figuier sans relâche la Loi. »

Alors que le Messie disait à haute voix ce que l’ange en secret lui rappelait à l’oreille, ce dernier s’adressa en silence à Nathanaël : « La Torah que tu aimes se tient là, devant toi. La Parole vivante n’est plus livre, mais chair ! De l’ombre du figuier, passe à la lumière ! » Et touché certainement par la prière fervente résonnant en silence dans le fond de son cœur, reconnaissant du Livre la parole incarnée, le savant s’écria à l’adresse du Christ : « Tu es le fils de Dieu ! »
L’ange, dessus Jésus, bondissait d’allégresse.(Source:Signe dans la Bible)
Pour les peuples entraînés dans des conflits qui s’enlisent. Conflits sans fin, en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique, aujourd’hui comme hier. (instant de silence) Prions aussi pour les habitants de l’Europe qui cherchent à mettre en œuvre « l’esprit de service mutuel en faveur de la paix, de la liberté et de la dignité humaine » qui a présidé en son temps à la construction de la Communauté européenne.              Ils sont ainsi porteurs d’espérance….    Que vienne sur eux Seigneur, Votre Esprit de paix. Kourie eleïson

Pour les peuples entraînés dans des conflits qui s’enlisent. Conflits sans fin, en Asie, au Moyen-Orient, en Afrique, aujourd’hui comme hier. (instant de silence) Prions aussi pour les habitants de l’Europe qui cherchent à mettre en œuvre « l’esprit de service mutuel en faveur de la paix, de la liberté et de la dignité humaine » qui a présidé en son temps à la construction de la Communauté européenne. Ils sont ainsi porteurs d’espérance…. Que vienne sur eux Seigneur, Votre Esprit de paix. Kourie eleïson

« Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort. » (2 Cor 12, 10)

 

« Pour prêcher les vérités de la foi avec un véritable succès, pour les mettre soi-même en pratique, il faut le secours de la grâce de Dieu. Notre intelligence ne suffit pas, notre volonté non plus. Il n'y a qu'à se regarder soi-même avec loyauté, pour en être convaincu. Aussi, Jésus enseigne ce que nous devons faire pour obtenir le secours nécessaire à notre faiblesse intellectuelle et morale : la prière :

« Demandez et on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et on vous ouvrira. Car quiconque demande, reçoit, et celui qui cherche trouve, et à qui frappe on ouvrira. Quel est l'homme parmi vous auquel son fils demandera du pain, et qui lui donnerait une pierre ? Ou si encore il demande du poisson, lui donnera-t-il un serpent ? Si donc vous, méchants comme vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est dans les cieux donnera de bonnes choses à ceux qui le prient. »

Nous n'avons plus rien à craindre de notre faiblesse. Elle est même, pour nous, par la prière, notre plus grande force, car elle met entre nos mains la force de Dieu. Mais pour acquérir cette force de Dieu, il faut la demander humblement, instamment. Il faut surtout avoir en soi la conviction profonde et très sincère, que l'on ne peut rien par soi-même. Alors, nous pouvons tout, comme dit saint Paul, en celui qui nous fortifie. La puissance divine passe en nos mains. Rien n'est impossible à Dieu, ainsi quand on est convaincu de sa propre impuissance, c'est l'heure de la puissance de Dieu. Qui le sait et le met en pratique peut tout, obtient tout. Et jamais on n'est plus sûr du succès qu'en demandant à Dieu une chose qu'il est impossible à soi-même d'obtenir. Demandez, et vous recevrez. Le Père céleste attend votre prière confiante pour vous accorder l'impossible. »

R.P. Mortier, o.p., L’Évangile - Simples commentaires pour la vie chrétienne (LVI), Société Saint-Augustin, Desclée de Brouwer et Cie, Lille - Paris - Bruges, 1925.

Pour les religieux et religieuses - chassés de France par les lois de 1905 - revenus librement se mettre au service de leurs compatriotes en danger. (instant de silence Prions aussi pour celles et ceux qui, aujourd’hui, sont appelés à la vie consacrée. Ils sont témoins de la bonté, de la joie et de la miséricorde du Seigneur auprès des populations les plus fragiles.  Ils réveillent le monde…. Que vienne sur eux Seigneur, Votre Esprit de miséricorde. Kourie eleïson

Pour les religieux et religieuses - chassés de France par les lois de 1905 - revenus librement se mettre au service de leurs compatriotes en danger. (instant de silence Prions aussi pour celles et ceux qui, aujourd’hui, sont appelés à la vie consacrée. Ils sont témoins de la bonté, de la joie et de la miséricorde du Seigneur auprès des populations les plus fragiles. Ils réveillent le monde…. Que vienne sur eux Seigneur, Votre Esprit de miséricorde. Kourie eleïson

Lectionnaire du Temporal:

2 Th 2/1-4

1 1 Paul, Silvain et Timothée, à l'Église des Thessaloniciens, qui est en Dieu, notre Père, et dans le Seigneur Jésus Christ : 2 grâce et paix vous soient données de la part de Dieu notre Père, et du Seigneur Jésus Christ. 3 Frères, nous avons à rendre de continuelles actions de grâces à Dieu à votre sujet. Cela est bien juste, étant donné les grands progrès de votre foi, et le développement de la charité que tous vous avez les uns pour les autres. 4 Aussi, sommes-nous fiers de vous auprès des Églises de Dieu, en raison de votre patience, et de votre foi au milieu des persécutions et des afflictions que vous avez à endurer.

Lc 17/26-30

26 « Ce qui arriva du temps de Noé, arrivera de même aux jours du Fils de l'Homme. 27 On mangeait, on buvait, on prenait femme ou mari, et cela dura jusqu'au jour où Noé entra dans l'arche. Survint le déluge qui fit périr tout le monde. 28 De même aussi du temps de Lot : on mangeait, on buvait, on achetait, on vendait, on plantait, on bâtissait. 29 Le jour où Lot quitta Sodome, une pluie de feu et de soufre tomba du ciel, qui fit périr tout le monde. 30 Il en sera de même le Jour où le Fils de l'Homme doit se révéler.

Pour tous ceux qui au cours de la grande guerre ont redécouvert la foi en Jésus- Christ et qui leur a apporté joie et réconfort. (instant de silence) Prions aussi pour ceux qui aujourd’hui sont en recherche… et qui mettent leur confiance dans le Seigneur.  Que vienne sur eux Seigneur, Votre Esprit de vie.  Kourie eleïson.

Pour tous ceux qui au cours de la grande guerre ont redécouvert la foi en Jésus- Christ et qui leur a apporté joie et réconfort. (instant de silence) Prions aussi pour ceux qui aujourd’hui sont en recherche… et qui mettent leur confiance dans le Seigneur. Que vienne sur eux Seigneur, Votre Esprit de vie. Kourie eleïson.

Des Odes de Salomon

(texte chrétien hébraïque du début du 2e siècle) 
N°2 ( trad. cf DDB 1981, p.18) 


 

« Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce »

 

Le Christ est auprès de moi : 

j'y adhère et il m'étreint. 

Je n'aurais pas su aimer le Seigneur 

si lui-même ne m'avait aimé le premier. 

Qui peut comprendre l'amour, 

si ce n'est celui qui est aimé ? 


J'étreins l'aimé et mon âme l'accueille 

et là où il se repose, là je me tiens. 

Je ne serai plus un étranger pour lui 

car il n'y a pas de haine dans le Seigneur. 

Je suis lié à lui comme l'amante 

qui a trouvé celui qu'elle aime. 


Parce que j'aime le Fils, 

je deviendrai fils. 

Oui, celui qui adhère à celui qui ne meurt pas, 

ne mourra pas. 

Celui qui se complaît en la Vie, 

à son tour sera vivant. 

Tel est l'Esprit du Seigneur sans mensonge 

qui apprend aux hommes à connaître ses voies.

LE COIN DE LA MEMOIRE HISTORIQUE:

 

Paris fête l’armistice! Images rares…

Le chef du gouvernement, Georges Clémenceau, surnommé «le Tigre», arpente une tranchée lors d'une visite sur le front, en 1917.

Les tranchées de la guerre 14-18 sont devenues, au fil des années, un creuset linguistique. Des hommes de tout âge, issus de milieux socio-culturels et de régions très disparates ont chacun, à leur manière, apporté une pierre à cet édifice linguistique. Régionalismes, langues étrangères ou jargons de tous les métiers ont façonné une langue que des millions de combattants ont utilisée dans l’enfer des tranchées.
Un langage représentatif de cette période qui porte les stigmates de conditions de vie difficiles, des corps éprouvés par le froid, la crasse et la faim. Derrière les termes universitaires, tels que dérivation, évolution sémantique ou procédés linguistiques, suinte la force vitale des désespérés. Avec le concours de Marie-Hélène Drivaud, directrice éditoriale du Robert, Le Figaro en a décrypté quelques exemples, dont certains ont été repris dans la littérature classique.

● Limoger

La dérivation est un procédé de création très commun. Elle peut se faire à partir d’un nom propre. C’est l’origine du verbe limoger apparu en 1916, d’abord terme argotique de l’administration militaire. C’est en effet à Limoges que le maréchal Joseph Joffre envoya les officiers d’état-major, jugés incapables, qui furent relevés de leurs fonctions au début de la guerre. Correspondant initialement à une punition, ce mot désignera par la suite une mesure de disgrâce, une mise à l’écart.

● Le bourdon

La métaphore est à l’œuvre pour caractériser les idées sombres qui étreignent les soldats. Ainsi apparaît, en 1915, l’expression «avoir le bourdon», née du rapprochement avec l’insecte, en référence à sa couleur sombre et au son grave qu’il émet lorsqu’il vole. La locution «avoir le cafard» découle du même processus.

● Avoir les chocottes

L’expression de la peur, émotion omniprésente au front, passe par le corps et les manifestations physiques de l’effroi. Ces expressions familières renvoient aux dents qui claquent, origine possible de chocottes (1916 ; les dents se choquent) et avoir les grelots (1915), ou aux intestins qui lâchent: «avoir les jetons» (1916 ; peut-être d’un sens de jeter «déféquer»). Il en va de même pour la locution «avoir la pétoche», apparue en 1918, issue de la famille de pet, dans le prolongement de péteux «lâche, poltron».
Blaise Cendrars, dans La Main coupée a écrit: «— Je vous avais dit de faire des prisonniers. Et alors?… où sont-ils?… — Mais, mon capitaine… — Je vois ce que c’est, vous avez la tremblote… — Nous n’avons pas la pétoche, mais nous sommes comme des harengs dans la saumure. On ne peut pas bouger.»

● Q.G

Le besoin de communiquer rapidement et efficacement passe par différents procédés d’abrègement. En 1916, le quartier général, centre de décision, devient le «QG» et les dures conditions de vie dans les tranchées voient fleurir «le système D », né de débrouille. Le «jour J » comme «l’heure H » apparaissent en 1917 et font référence aux moments choisis pour lancer une attaque.
On peut lire dans Le Feu d’Henri Barbusse: «L’adjudant commandant le détachement de territoriaux qui fait les corvées au Q. G. du C. A. — Au quoi? — Au quartier général du corps d’armée (…)»

● No man’s land

Le contact entre troupes alliées sur le front est l’occasion d’échanges linguistiques. Ainsi, en 1916, le territoire neutre mais dangereux situé entre les premières lignes des armées ennemies reçoit le nom de no man’s land, littéralement «terrain n’appartenant à personne» en anglais. Ce terme s’impose rapidement mais il reste peu répandu parmi les combattants qui lui préfèrent un autre emprunt, bled (1916). Ce mot d’origine arabe désigne en argot militaire un terrain nu, une étendue désolée et sauvage ; il est popularisé par les troupes servant en Algérie.

● Maxillofacial

Les sciences recourent fréquemment à la formation de mots savants à partir de racines gréco-latines. La chirurgie réparatrice doit mettre au point des techniques pour secourir les «gueules cassées», à la face ravagée. Ces graves blessures du visage sont à l’origine des débuts de la chirurgie maxillofaciale (1917).

Source

Dieu de bonté, de justice et de paix, écoutez nos prières.  Envoyez Votre Esprit Saint.  Qu’il mette en nos cœurs le désir ardent de construire la paix dans nos familles, nos communautés, notre pays et le monde entier.  Nous Vous le demandons par Jésus Votre Fils bien-aimé, le Christ notre Seigneur, le prince de la paix qui vit et règne avec Vous et l'Esprit Saint pour les siècles des siècles. Amîn.  Saint Martin, priez pour nous!  Saints Martyrs Orthodoxes Orientaux, priez pour nous!  Saints Martyrs Chrétiens, priez- pour nous !

Dieu de bonté, de justice et de paix, écoutez nos prières. Envoyez Votre Esprit Saint. Qu’il mette en nos cœurs le désir ardent de construire la paix dans nos familles, nos communautés, notre pays et le monde entier. Nous Vous le demandons par Jésus Votre Fils bien-aimé, le Christ notre Seigneur, le prince de la paix qui vit et règne avec Vous et l'Esprit Saint pour les siècles des siècles. Amîn. Saint Martin, priez pour nous! Saints Martyrs Orthodoxes Orientaux, priez pour nous! Saints Martyrs Chrétiens, priez- pour nous !

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 15:57
Dieu de bonté, de toi vient tout ce qui existe. Tu renouvelles en nous la joie devant ta création, et tu nous donnes un cœur attentif à celles et ceux que nous rencontrons. Ainsi nous pourrons mieux faire percevoir ta présence lumineuse pour tout être humain.

Dieu de bonté, de toi vient tout ce qui existe. Tu renouvelles en nous la joie devant ta création, et tu nous donnes un cœur attentif à celles et ceux que nous rencontrons. Ainsi nous pourrons mieux faire percevoir ta présence lumineuse pour tout être humain.

Source : Nouvelles de Taizé par courriel/ mardi 10 novembre 2015:

Soudan : Du Darfour à Taizé en passant par Calais

Au mois de juin, deux parents avec leurs deux enfants, qui avaient dû fuir le Kurdistan irakien, ont été accueillis à Taizé. Une première famille, irako-égyptienne, à Taizé depuis plusieurs années, a beaucoup aidé à leur installation. Comme la communauté avait fait part de sa disponibilité à accueillir d’autres réfugiés, sept jeunes migrants venus de la « jungle de Calais » sont arrivés ce jeudi à Taizé, tous originaires du Soudan et âgés de 19 à 26 ans. Plusieurs ont perdu des membres de leurs familles dans le conflit au Darfour, où certains des leurs se trouvent toujours, dans des camps de réfugiés. Les jeunes logent dans une maison du village ; l’accueil des habitants a été très chaleureux et un bel élan de solidarité se manifeste déjà dans la région.

France : Taizé accompagne la préparation de la « COP21 »

Paris va accueillir la 21e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, dite « COP21 ». À cette occasion, deux événements sont en cours de préparation :

  • Sous le nom de « People’s Pilgrimage », des marches inter-religieuses sont organisées à travers les cinq continents pour demander d’une seule voix un futur protégé des désastres d’un dérèglement climatique. C’est ainsi que 24 marcheurs originaires des Philippines, emmenés par Yeb Saño, l’ancien ambassadeur philippin pour les conférences climatiques, ont entamé un pèlerinage de plusieurs mois vers Paris. Après une rencontre à Cluny le vendredi 13/11 et une nuit chez l’habitant, la délégation arrivera à Taizé à pied samedi 14/11 au matin ; une rencontre ouverte à tous sera proposée à 15h15.
  • Par ailleurs, une prière avec les chants de Taizé, en présence de frère Alois et d’autres frères, sera proposée le samedi 5/12, à 20h30, à l’église St Ignace, dans le 6e arrondissement de Paris. Pour aider la préparation, en divers lieux, de prières pour la sauvegarde de la Création, à l’occasion de la Conférence de Paris, un déroulement pour une veillée a été publié en ligne. Si une telle prière a lieu dans votre ville, nous pouvons l’annoncer. Si vous le souhaitez, envoyez-nous les détails à l’adresse  taize.fr>.

Espagne : À Valence, « les portes sont ouvertes »

L’équipe qui prépare la prochaine rencontre européenne à Valence est au milieu du gué. Tous les contacts ont été pris, l’accueil est bon partout, mais il s’agit maintenant de transformer l’essai et d’entrer dans le vif du sujet, par exemple pour décider combien de pèlerins seront accueillis dans chaque paroisse. Une rencontre de tous les groupes de préparation aura lieu au quartier général de San Lorenzo le week-end du 21-22 novembre. D’ici là, les visites de volontaires se multiplient dans toute l’Espagne : à Málaga, Madrid, Huelva, Murcia, Cartagena, Alicante, Ávila, Salamanca, Teruel, Mérida auront lieu des réunions d’information et des prières, ainsi qu’en Catalogne.

Nawojka, de la Pologne, âgée de 22 ans, fait partie de l’équipe de préparation. Voici son témoignage : « Cela fait 6 semaines que notre équipe est à Valencia. Nous passons des coups de fil, nous allons voir les paroisses, nous marchons à travers la ville – et nous nous perdons souvent – pour annoncer la rencontre partout où nous le pouvons. Nous frappons aux portes, et ce qui me touche chaque fois, c’est que les portes sont ouvertes. »

Pologne : Une rencontre dans le village d’Otorowo

Au cours du week-end du 16-18 octobre, a eu lieu en Pologne une rencontre des animateurs des « points de préparation » en vue de la prochaine étape du pèlerinage de confiance à Valence, en Espagne. Les jeunes ayant préparé le week-end écrivent : « C’était extraordinaire d’accueillir les jeunes dans nos maisons. Aux rencontres européennes, nous avons habité chez des personnes inconnues et maintenant les rôles étaient inversés. Nous avons eu l’occasion de voir ce qu’on ressent quand on accueille à la maison des étrangers. »

Bénin : Séjour de quatre frères en vue de la rencontre de Cotonou

Du 17 octobre au 17 novembre, une équipe de frères a séjourné au Bénin pour une nouvelle phase de la préparation de la prochaine étape africaine du Pèlerinage de confiance sur la terre à Cotonou. Un frère écrit : « Cette fois-ci notre premier objectif était de nouer le contact avec les jeunes dans chaque paroisse destinée à accueillir des participants lors de la rencontre. Grâce au travail d’explication de quelques-uns, les esprits sont disponibles et notre agenda s’est vite rempli de rendez-vous et de rencontres avec les groupes de jeunes dans les paroisses. »

Opération Espérance : Aide aux réfugiés en Hongrie

À la suite des nouvelles racontées par Ferenc et par les jeunes volontaires partis en Hongrie afin d’accompagner les réfugiés, l’Opération Espérance a reçu des dons pour soutenir leur travail. Les dons ont aidé à soigner des enfants et des jeunes dans le centre de Fót.

Agenda

  • Allemagne. En novembre, il y aura dans différentes villes d’Allemagne des veillées de prière avec le signe de la lumière pascale, préparées par des jeunes qui sont venus à Taizé ces derniers temps. Du 13 au 27 novembre, des volontaires de Taizé voyageront également à travers le pays pour participer à certaines de ces prières.
  • Angleterre. Deux volontaires feront des visites en Angleterre, du 14 au 28 novembre. Elles visiteront différentes communautés et écoles, ainsi que certaines églises. La première semaine, elles seront la plupart du temps à Londres ; la deuxième semaine, dans le Nord-Est et autour de Newcastle.
  • France. Des volontaires de Taizé participeront à deux prières communes le 20 novembre prochain, à Montpellier à l’église Notre Dame de la Paix à 20h30 (1, rue Père Cyprien Rome) et à Toulouse à la paroisse des étudiants, à 20h30 à l’église Saint Pierre des Chartreux (21 rue Valade).
  • Croatie. Début décembre, un frère passera quelques jours dans le pays et animera une prière du soir le vendredi 4 décembre à 19 heures, dans la cathédrale de Zagreb. Par ailleurs, une petite fraternité provisoire de jeunes commencera la semaine prochaine dans ce pays.
  • République tchèque. Près d’un an après la rencontre européenne à Prague, deux frères de Taizé vont visiter plusieurs villes de République tchèque. Ils participeront entre autres à une veillée de prière à Prague le 17/11 puis à un week-end de rencontre qui aura lieu à Ostrava du 20 au 22/11 avec des jeunes tchèques, slovaques et polonais.

 

Prière

Dieu de bonté, de toi vient tout ce qui existe.

Tu renouvelles en nous la joie devant ta création, et tu nous donnes un cœur attentif à celles et ceux que nous rencontrons.

Ainsi nous pourrons mieux faire percevoir ta présence lumineuse pour tout être humain.

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 11:46
Quoique vous découvriez en votre coeur en suivant Dieu, faites-le, et dans votre intériorité, demeurez en Lui. (Abba Antoine)

Quoique vous découvriez en votre coeur en suivant Dieu, faites-le, et dans votre intériorité, demeurez en Lui. (Abba Antoine)

Livre de l'Ecclésiastique 31,8-11.

Heureux l'homme qui sera trouvé sans tache ; qui n'a pas couru après l'or, ni espéré dans l'argent et les trésors !
Qui est-il, pour que nous le proclamions heureux ? Car il a fait une chose merveilleuse parmi son peuple.
Quel est celui qui a été éprouvé à ce sujet et trouvé sans reproche ? Que cette épreuve lui soit un sujet de gloire ! Qui a pu violer la loi et ne l'a pas violée, faire le mal et ne l'a pas fait ?
Sa fortune sera affermie, et l'assemblée publiera ses bienfaits.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 12,35-40.

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Ayez les reins ceints et vos lampes allumées !
Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent leur maître à son retour des noces, afin que, lorsqu'il arrivera et frappera, ils lui ouvrent aussitôt.
Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table et passera pour les servir.
Et si c'est à la deuxième ou à la troisième veille qu'il arrive et les trouve ainsi, heureux sont-ils !
Sachez-le bien, si le maître de maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts, car c'est à l'heure que vous ne pensez pas que le Fils de l'homme viendra. "

Souvenez-vous toujours qu'au Jugement Dernier, nous serons jugés pour avoir aimé ou ne pas avoir aimé Dieu en la plus petite des personnes.(Archevêque Anastase d'Albanie)

Souvenez-vous toujours qu'au Jugement Dernier, nous serons jugés pour avoir aimé ou ne pas avoir aimé Dieu en la plus petite des personnes.(Archevêque Anastase d'Albanie)

Par Saint Isaac le Syrien

(7ème siècle),

moine Syriaque Orthodoxe près de Mossoul 
Discours ascétiques (trad. Deseille, La fournaise de Babylone, Eds. Présence 1974, p. 90) 


 

« Gardez vos lampes allumées »

 

La prière offerte au temps de la nuit possède un grand pouvoir, plus que celle qui est offerte pendant le jour.

C'est pourquoi tous les saints ont eu l'habitude de prier la nuit, combattant l'assoupissement du corps et la douceur du sommeil et dépassant leur nature corporelle.

Le prophète disait lui aussi :

« Je me suis fatigué à gémir ; chaque nuit, je baigne ma couche de mes larmes »

(Ps 6,7)

pendant qu'il soupirait du fond du cœur dans une prière passionnée.

Et ailleurs :

« Je me lève au milieu de la nuit pour te louer à cause de tes jugements, toi le Juste. »

(Ps 118,62).

Pour chacune des requêtes que les saints voulaient adresser à Dieu avec force, ils s'armaient de la prière pendant la nuit et aussitôt ils recevaient ce qu'ils demandaient. 

Satan lui-même ne craint rien autant que la prière que l'on offre pendant les veilles.

Même si elles s'accompagnent de distractions, elle ne revient pas sans fruit, à moins qu'on ne demande ce qui ne convient pas.

C'est pourquoi il engage de sévères combats contre ceux qui veillent, afin de les détourner si possible de cette pratique, surtout s'ils se montrent persévérants.

Mais ceux qui sont quelque peu fortifiés contre ses ruses pernicieuses et ont goûté les dons que Dieu accorde durant les veilles, et qui ont expérimenté personnellement la grandeur de l'aide que Dieu leur accorde, le méprisent complètement, lui et tous ses stratagèmes.



 

Nouvel Évêque à Angoulême:Voeux de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone

Chers amis. Aloho m'barekh

Notre Eglise locale Syro-Orthodoxe francophone présente en France et particulièrement dans le Diocèse d'Angoulême où nous avons notre presbytère pour l'ensemble des Paroisses et "relais paroissiaux" réunis dans le regroupement inter-paroissial "Notre-Dame de la Très Ste Trinité" (Pays Nantais,Vendée,Charentes,Limousin,Dordogne, Pyrénées) remercie chaleureusement et fraternellement le Pape de Rome d'avoir donné à l'Angoumois son nouvel Évêque .

Au nom de notre petite Eglise Orthodoxe Orientale, je présente aux Autorités religieuses de l'Eglise Romaine-catholique qui est en France et,surtout, à tous les fils et filles du Diocèse d'Angoulême nos vœux les plus fervents et l'assurance de nos prières et de notre amour fraternel en Christ alors qu'ils reçoivent comme don du Père des Miséricordes leur nouvel Évêque.

Qui plus est, un ancien médecin !

Mais quand on est médecin, on le reste !

Nous ne doutons-pas que Mgr Hervé Gosselin saura être, à l'école et à la suite du Christ ce bon Médecin des esprits, des âmes et des corps pour l'ensemble du Diocèse et chacun de ses membres.

Sachant qu'il ne suffit pas de parler d’œcuménisme mais d'en vivre, puissions-nous retrouver à l'école de "l’œcuménisme spirituel" tant prôné par le Père Couturier pour que, de loin en loin, se restaure pleinement et s'affermisse l'unanimité du Témoignage Chrétien!...

Nous espérons "des lendemains qui chantent" dans le domaine d'une toujours plus authentique manifestation de l'unité des Eglises Apostoliques présentes en Angoumois afin que, dans l’honnêteté et dans la complémentarité, "ils soient uns pour que le monde croie" .

D'ici la Consécration de Monseigneur Gosselin, nous allons prier pour le Pasteur qui devra désormais conduire l'Eglise locale d'Angoulême qu'il la conduise dans la docilité à l'Esprit de vérité, d'amour, de force et de liberté; et que, de leur côté, les fidèles du Christ qu'il devra paître, reçoivent son ministère comme le don du Père...

Nous demandons à nos fidèles de l'Angoumois de ne pas manquer à ce devoir d'amour fraternel pour celui qui, pour l'Eglise locale Catholique Romaine sera le Pasteur , l’Évêque et "Successeur des Apôtres".

Selon notre Tradition Syriaque, il tiendra le rôle du Père qui, à travers l'envoie des prêtres en mission (Ses collaborateurs dans l'unique Sacerdoce du Christ), envoie le Christ Ministre du Salut.

Avec l'assurance de tout notre amour en Christ.

Votre fidèlement et respectueusement dévoué.

 

+Mor Philipose-Mariam,

métropolite.

 

Copie pour information fraternelle aux deux Archevêques accompagnateurs de notre Eglise locale Orthodoxe-Orientale et membres de notre Eglise-mère Malankare Orthodoxe (Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes) :Mor Melethius et Mor Athanasius

Nouvel Évêque à Angoulême:Voeux de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone
POUR NOUS PRÉPARER A LA FÊTE DE SAINT MARTIN LE 11 NOVEMBRE:  Dieu de bonté, de justice et de paix, écoutez nos prières.   Envoyez Votre Esprit. Qu’il mette en nos cœurs le désir ardent de construire la paix  dans nos familles, nos communautés, notre pays et le monde entier. Nous Vous le demandons par Jésus Votre Fils bien-aimé, le Christ notre Seigneur, le prince de la paix qui vit et règne avec Vous et l'Esprit Saint pour les siècles des siècles. Amîn.  Saint Martin, priez pour nous! Saints Martyrs Orthodoxes Orientaux, priez pour nous! Saints Martyrs Chrétiens, priez- pour nous !

POUR NOUS PRÉPARER A LA FÊTE DE SAINT MARTIN LE 11 NOVEMBRE: Dieu de bonté, de justice et de paix, écoutez nos prières. Envoyez Votre Esprit. Qu’il mette en nos cœurs le désir ardent de construire la paix dans nos familles, nos communautés, notre pays et le monde entier. Nous Vous le demandons par Jésus Votre Fils bien-aimé, le Christ notre Seigneur, le prince de la paix qui vit et règne avec Vous et l'Esprit Saint pour les siècles des siècles. Amîn. Saint Martin, priez pour nous! Saints Martyrs Orthodoxes Orientaux, priez pour nous! Saints Martyrs Chrétiens, priez- pour nous !

Première visite officielle du nouveau patriarche des syriaques-orthodoxes au Liban - L'Orient-Le Jour

Source:Posted: 09 Nov 2015 11:38 AM PST/

Le patriarche syriaque-orthodoxe Ignace Ephrem II a conclu hier sa première visite officielle au Liban par une messe solennelle en l'église Saint-Ephrem (Sioufi), en présence de représentants de toutes les personnalités officielles libanaises.
Le patriarche était arrivé vendredi au Liban venant de Sadad (Syrie), l'une des plus anciennes villes de présence syriaque d'Orient, menacée par l'avancée des combattants du groupe État islamique. Il avait interrompu une tournée aux États-Unis pour s'y rendre d'urgence.
Venu encourager les fidèles de son Église à rester attachés à l'Orient, le patriarche connaît bien le Liban. Né en 1965 à Kamichli, en Syrie, c'est en effet au couvent de Atchaneh (Metn) qu'il a entamé ses études de théologie, poursuivies en Égypte d'abord, puis en Irlande et en Grande-Bretagne. C'est également à Atchaneh que le synode de son Église l'a choisi pour succéder au patriarche Zakka II Iwas, le 31 mars 2014.
La messe s'est tenue notamment en présence du député Bassem Chab (représentant le président de la Chambre), du ministre Arthur Nazarian (représentant le Premier ministre), des députés Serge Torsarkissian (représentant Saad Hariri), Nadim Gemayel (représentant Amine Gemayel) et Hagop Pakradounian, chef du parti Tachnag, du nonce apostolique et d'une foule de personnalités religieuses et civiles de la communauté.
L'office divin a été l'occasion pour le patriarche d'appeler à l'élection rapide d'un nouveau président de la République au Liban, ainsi que de lancer un appel afin que musulmans et chrétiens libanais « œuvrent dans un esprit de partenariat et de fraternité à sauvegarder le Liban et son unité ».
« La région du Moyen-Orient est chère à nos cœurs. Nous y avons été enracinés et nous y avons grandi, et nous y resterons jusqu'à la fin des temps », a-t-il notamment affirmé dans son homélie.
« Comment pouvons-nous vivre sans voir la présence de Dieu sur chaque visage humain ?
Pourquoi œuvrons-nous à éliminer l'autre, plutôt qu'à l'élever et le sublimer ? » a-t-il encore dit, avant de prier pour que « les droits de l'homme et sa dignité soient respectés ».
Par ailleurs, après avoir félicité l'Église assyrienne pour la libération récente de 37 de ses fidèles pris en otages par Daech et libérés après le paiement de fortes rançons, le patriarche a prié pour le retour des évêques d'Alep, Boulos Yazigi (grec-orthodoxe) et Youhanna Ibrahim (syriaque-orthodoxe), enlevés en Syrie depuis 18 mois et dont les traces semblent perdues.

Responsables civils et religieux
Samedi, le patriarche Ignace Ephrem II avait effectué une tournée des responsables civils et religieux libanais. Il avait été reçu par Nabih Berry et Tammam Salam, ainsi que par les cheikhs Abdellatif Deriane, mufti de la République, Abdel Amir Kabalan, vice-président du Conseil supérieur chiite, et Naïm Hassan, cheikh Akl de la communauté druze. La journée s'était achevée par un dîner communautaire dans un grand hôtel de Beyrouth. Le chef de l'Église syriaque-orthodoxe avait saisi l'occasion pour faire l'apologie du Liban, qui, en langue syriaque, signifie « cœur de Dieu », avant d'en faire l'éloge comme « pays refuge de tous ceux qui aspirent à la liberté ».
« Nous voulons que ce pays demeure le pays de l'ouverture au monde et de l'ouverture de tout Libanais à son compatriote », a-t-il plaidé, avant de souhaiter que les Libanais sachent « se solidariser et faire leur intérêt, à commencer par l'élection d'un nouveau chef de l'État ».
Après avoir exprimé l'ambition de voir élus ou choisis des députés et des ministres syriaques, le patriarche avait ajouté : « Notre mission en Orient est celle du serviteur, et non celle du maître. Travaillons pour la paix, chrétiens et musulmans de la région. Nous avons vécu ensemble pendant des centaines d'années et n'avons d'autre choix que de vivre ensemble dans l'esprit de famille et de l'amour fraternel mutuel. »
Après sa visite à Dar el-Fatwa, le patriarche Ignace Ephrem II a assuré : « Notre visite ici est plus que protocolaire. Elle vise à consolider les liens de cordialité et d'amour qui existent entre l'Église syriaque et les musulmans, en particulier dans ce quartier (Mousseitbé) qui abrite le siège de l'évêché de Beyrouth où se dresse la plus ancienne église syriaque contemporaine. »
Vendredi, le patriarche avait célébré la messe en l'église Saints-Pierre-et-Paul à Mousseitbé et béni l'une des deux stèles qui y ont été érigées pour commémorer le génocide de 1915 dont les syriaques, avec les Arméniens, les chaldéens et les assyriens ont été les victimes. La seconde a été installée dans l'église Saint-Ephrem.

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SYRIE - Remise en liberté de 37 autres otages assyriens de la vallée du Khabur de la part des djihadistes du prétendu « Etat islamique »

Source: Posted: 09 Nov 2015 11:33 AM PST/ fidesnews-fr@fides.org

 
 Remise en liberté de 37 autres otages assyriens de la vallée
du Khabur de la part des djihadistes du prétendu « Etat islamique »

Hassakè (Agence Fides) – Au moins 37 chrétiens assyriens ont été libérés ce jour par les miliciens du prétendu « Etat islamique » après avoir été pris en otage à compter du 23 février dernier, lorsque les djihadistes les avaient capturés au cours de l'offensive lancée sur les 35 villages assyriens présents le long de la vallée du Khabur, dans la province syrienne nord orientale d'Hassaké. Selon ce qu'indique l'Assyrian Information News Agency, les personnes remises en liberté – 27 femmes et 10 hommes – sont arrivées depuis quelques heures seulement dans la ville de Tel Tamar.
Les chrétiens assyriens de la vallée du Khabur pris en otage par les djihadistes en février dernier étaient plus de 250. Depuis lors, différentes remises en liberté de groupe de prisonniers se sont succédées. Pour le moment, les otages de ce groupe demeurant encore entre les mains des djihadistes du prétendu « Etat islamique » sont au nombre d'au moins 168. Au début du mois d'octobre, sur les sites djihadistes avait été diffusé la vidéo de l'exécution de trois chrétiens assyriens de la vallée du Khabur (voir Fides 08/10/2015). Le document, tourné selon les rituels macabres suivis également dans d'autres cas analogues par la propagande djihadiste, affirmait que les exécutions d'otages auraient continué jusqu'au versement de la somme demandée comme rançon en vue de leur libération. (GV) (Agence Fides 07/11/2015)

PATRIMOINE CULTUREL:

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LA PRISON DE SAINT PIERRE A ROME

 

La Prison Mamertine, appelée aussi « Tullianum » ou encore « prison de saint Pierre », était la prison d’État de l’ancien Empire romain. C’était une prison souterraine, « un cachot malpropre, obscur, infect, dont l’aspect a quelque chose d’effrayant et d’horrible », selon l’historien Salluste.

Cette prison sinistre ne servait pas seulement de lieu de détention. C’est là que les Romains emprisonnaient avant de mourir les rois et potentats de la terre vaincus par les légions romaines, comme le chef gaulois Vercingétorix, le roi numide Jugurtha, Ponce roi des Samnites et beaucoup d’autres.

Mais cette prison est vénérée surtout comme le lieu où, selon une tradition catholique médiévale, les apôtres St Pierre et St Paul avaient été incarcérés par l’empereur Néron. Saint Pierre, notamment, y opéra des miracles historiques.

Lieu où l’empreinte du visage de saint Pierre est vénérée aujourd’hui

Parmi ces miracles figure l’empreinte miraculeuse de la tête et du visage du Vicaire du Christ sur un mur. La Prison Mamertine est constituée de deux pièces creusées au pied de la colline du Capitole, dans un bloc de pierre volcanique locale, le « tuf ». Alors que saint Pierre descendait l’escalier étroit (encore utilisé aujourd’hui) qui reliait les deux pièces de la maison, il fut brutalisé par les militaires et battu contre le mur. La pierre garda alors ce qui est considéré comme étant l’empreinte de la tête du saint. Elle peut être encore vue et vénérée aujourd’hui.

Cet escalier était une authentique « descente aux enfers » car, généralement, personne ne revenait de la salle basse. Les prisonniers y mouraient de froid, de faim et de maladie, ou alors étaient jetés à l’égout (la Cloaca Maxima), où ils mouraient disloqués. Et c’est dans ce cachot obscur et sinistre que disparaissaient, après avoir été exposés comme trophées, des rois et chefs d’État ennemis de Rome.

« Et c’est ainsi qu’ils étaient livrés aux puissances des enfers, engloutis par la terre et rayés de l’existence. Il n’existe pas d’autres exemples comparables », observe Patrizia Fortini, archéologue du Bureau romain du surintendant d’archéologie pour les biens archéologiques de Rome, qui dirige les travaux de restauration entrepris depuis 1985, rapporte le quotidien italien La Repubblica.

L’ambiance est étouffante. Le plafond, très bas, communique une sensation de terreur renforcée par les grillages en fer noir qui subsistent encore. C’est dans cette cave sans portes, humide et fétide, que saint Pierre convertit ses geôliers saint Processus et saint Martinien, plus tard martyrisés, ainsi que 47 prisonniers.

N’ayant pas d’eau pour les baptiser, l’apôtre aurait accompli un miracle en faisant jaillir du sol une source. Pour finir, Saint Pierre fut délivré par un ange.

Selon la tradition, les chaînes que saint Pierre aurait portées dans la prison Mamertine sont vénérées aujourd’hui dans l’église proche de Saint-Pierre-aux-Liens (San Pietro in Vincoli) à Rome.

Les archéologues ont ôté divers sols modernes et de la Renaissance, laissant apparent le sol du temps où saint Pierre était emprisonné.

Les fouilles ont mis au jour des vestiges de fresques datant des XIIe et XIVe siècles totalement inconnues à ce jour. Il a été possible aussi de localiser une communication qui reliait la prison au bâtiment du Sénat en face de la « prison de saint Pierre ». Mais nombreux sont les mystères qui restent à éclaircir…

LE NEANT ?

 

C'est le néant, c'est rien, c'est.

La pensée qu'on est un petit atome perdu dans cette immensité, qu'une goutte d'eau mêlée dans les eaux de cet océan, qu'un petit rien réuni à ce tout unique, cette seule pensée, dis-je, opère plus dans une âme fidèle et docile que toutes les pratiques et les moyens ordinaires.

Quelle témérité de prétendre par son opération et son travail arriver à ce terme invisible et insensible et hors de la sphère de notre activité.

C'est justement un enfant qui veut enfermer la mer dans un petit creux, comme un insensé qui veut construire une échelle pour monter au soleil...

Jamais nous ne sommes assez persuadés de notre impuissance pour le bien et de l'inutilité de tous nos efforts, c'est pour cela que nous voulons toujours les y faire entrer pour quelque chose.

Mais c'est aussi pour cela que Dieu, pour nous en faire voir l'inutilité, renverse tous nos projets et nous laisse dans le vide et dans le trouble.

Aussi ne devez-vous plus vous regarder que comme une ombre que Dieu anime, sous laquelle Il se rend sensible pour les différentes fonctions auxquelles Il l'occupe. 

C'est Lui qui se sert de votre langue pour parler, de votre cœur pour aimer...

C'est le néant, c'est rien, c'est.

Claude-François Milley, Lettre, vers 1710

C'est le néant, c'est rien, c'est.

La pensée qu'on est un petit atome perdu dans cette immensité, qu'une goutte d'eau mêlée dans les eaux de cet océan, qu'un petit rien réuni à ce tout unique, cette seule pensée, dis-je, opère plus dans une âme fidèle et docile que toutes les pratiques et les moyens ordinaires.

Quelle témérité de prétendre par son opération et son travail arriver à ce terme invisible et insensible et hors de la sphère de notre activité.

C'est justement un enfant qui veut enfermer la mer dans un petit creux, comme un insensé qui veut construire une échelle pour monter au soleil...

Jamais nous ne sommes assez persuadés de notre impuissance pour le bien et de l'inutilité de tous nos efforts, c'est pour cela que nous voulons toujours les y faire entrer pour quelque chose.

Mais c'est aussi pour cela que Dieu, pour nous en faire voir l'inutilité, renverse tous nos projets et nous laisse dans le vide et dans le trouble.

Aussi ne devez-vous plus vous regarder que comme une ombre que Dieu anime, sous laquelle Il se rend sensible pour les différentes fonctions auxquelles Il l'occupe. 

C'est Lui qui se sert de votre langue pour parler, de votre cœur pour aimer...

C'est le néant, c'est rien, c'est.

Claude-François Milley, Lettre, vers 1710

Mardi 10 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Saint Arsène de Capadoce, qui êtes-vous ?

(Un St vénéré par les Orthodoxes Bysantins)

Né vers 1840 dans cette Cappadoce chrétienne, patrie des Pères de l'Eglise, qui, malgré l'oppression turque, gardait au début de ce siècle une surprenante vivacité chrétienne, Saint Arsène était doué d'une vive intelligence.

Devenu moine à l'issue de ses études, il fut envoyé comme Prêtre dans son village natal, Farassa, pour instruire les enfants abandonnés.

Après son pélerinage à pied en Terre Sainte, pélerinage qu'il renouvelait tous les dix ans, on prit l'habitude de le nommer Hadjiéfendis («maîtrepélerin»).

Humble Prêtre de Dieu, il fut pendant toute sa vie le père et l'âme de la population.

Non content de leur enseigner les rudiments de la culture grecque bannie par les autorités turques, il donnait aux pauvres grecs opprimés un exemple vivant de la grandeur et de la dignité chrétienne.

Plus que toute parole ou tout enseignement, il était présence de Dieu, source abondante de grâce et de guérisons miraculeuses, non seulement au profit des Grecs mais aussi pour les Turcs.

Pour quiconque se présentait à lui avec confiance, il ne se souciait pas, de connaître son origine ou sa religion, mais il cherchait seulement la prière appropriée à son cas.

S'il ne la trouvait pas dans l'Euchologe, il prenait un Psaume, lisait un passage de l'Evangile ou se contentait même de poser sur la tête du malade l'Evangéliaire.

Les Miracles du Père Arsène étaient devenus si naturels qu'il n'y avait pas d'autre médecin à Farassa.

Il était pour tous le médecin des âmes et des corps. Ceux qui ne pouvaient pas se déplacer lui envoyaient des vêtements, il lisait la prière appropriée ou l'écrivait sur un morceau de tissu, et la guérison était tout aussi certaine.

Quelquefois, cependant, la guérison ne venait que progressivement, pour le profit de ceux qui avaient besoin de s'humilier et de prendre peu à peu conscience du secours de Dieu.

Le Père Arsène refusait tous les cadeaux qu'on lui proposait en remerciement de ses bienfaits, en disant: «Notre foi ne se vend pas!»

Et il dissimulait habilement ses vertus, au moyen d'excentricités ou d'accès simulés de colère, afin d'éviter l'estime des hommes et de préserver sa tranquilité.

Quand on admirait son pouvoir thaumaturgique, il répondait sévèrement: «Eh, qu'est-ce que vous pensez, que je suis un Saint? Mais je ne suis qu'un pécheur pire que vous.

Ne voyez-vous pas que je me mets même en colère? C'est le Christ qui fait les Miracles que vous voyez.

Moi je n'ai qu'à lever les mains et à Le prier.»

De fait, quand il élevait les mains vers Dieu pour prier pour autrui, c'était comme si son âme se brisait.

On avait l'impression qu'il saisissait le Christ par les pieds et ne Le laissait que lorsqu'Il lui avait exaucé sa demande.

Il vivait dans une étroite cellule au sol en terre battue, dans le jeûne, les veilles et la prière continuelle.

Deux jours par semaine, et bien souvent, il restait reclus pour se livrer à la pure contemplation, revêtu d'un sac et prosterné sur la cendre.

Et ces jours-là, ceux qui venaient demander son secours, trouvant la porte close, prenaient un peu de poussière sur le seuil et se trouvaient sûrement guéris.

Sévère envers lui-même, le Père Arsène était tout amour et compassion envers ses ouailles, en particulier à l'égard de ceux qui venaient confesser leurs péchés.

Plus que par des «pénitences» ou des réprimandes, il guérissait les pécheurs par la charité.

Il allait souvent célébrer des Vigiles dans des chapelles isolées, en marchant pieds nus, sans utiliser de monture, afin d'imiter le Christ qui allait toujours à pied et par compassion pour les animaux.

A plusieurs reprises des Saints apparurent pour l'assister pendant la Divine Liturgie, et des fidèles purent admirer son visage alors transfiguré par la Lumière Divine.

Doué du charisme de clairvoyance, le Père Arsène prédit bien à l'avance l'expulsion des Grecs d'Asie-Mineure, et organisa le départ des habitants de Farassa.

Lorsque l'ordre d'expulsion vint, le 14 août 1924, le vieillard se mit à la tête de son troupeau, tel un autre Moïse, pour une exode de 300 km à pied, au milieu des Turcs menaçants.

Toujours uni à Dieu, il n'en cessait pas pour autant de répandre la miséricorde divine indistinctement pour les Chrétiens et les musulmans. Conformément à ce qu'il avait annoncé à ses fidèles, il ne vécut que quarante jours après leur arrivée sur la terre grecque.

Comme,il était alité à l'hôpital, quelqu'un de ses proches voulut écraser un pou qu'il avait décelé.

Mais le Père Arsène s'écria:

«Non, ne le tue pas le pauvre! Laisse-le manger lui aussi un peu de chair! N'y en aurait-il donc seulement que pour les vers?»

Puis, se tournant vers ses visiteurs, il leur dit:

«L'âme, l'âme, soignez-la davantage que la chair qui, elle, ira à la terre et sera mangée par les vers!»

Ce fut son dernier sermon et son testament. Deux jours plus tard, le 10 novembre 1924, il remit en paix son âme à Dieu, avec la confiance du fidèle serviteur. Il était âgé de 83 ans.

Depuis 1970, Saint Arsène n'a cessé de témoigner de la familiarité qu'il a acquise auprès de Dieu par quantité d'apparitions et de miracles advenus auprès de ses précieuses Reliques, déposées au Monastère de Sourôti, proche de Thessalonique.

Son culte a été reconnu par le Patriarcat Oecuménique en 1986.

1. Résumé du livre rédigé par le Père Paissios du Mont-Athos 1979. En français, édité par le Monastère Saint Jean le Théologien, Souroti de Thessalonique 1996. Là où l'on observe l'ancien calendrier, il doit être commémoré le 28 octobre.

Mardi 10 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 17,7-10.

« Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ?
Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ?
Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ?
De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir.” »

Mardi 10 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Ambroise

(v. 340-397),

évêque de Milan et docteur de l'Église 
Sur l'Evangile de saint Luc 8, 31-32 (trad. Véricel, Evangile commenté, p. 265 ; cf SC 52,p. 113) 

 

« Nous sommes des serviteurs quelconques »

 

Que personne ne se glorifie de ce qu'il fait, puisque c'est en simple justice que nous devons notre service au Seigneur...

Tant que nous vivons, nous devons toujours travailler pour notre Seigneur.

Reconnais donc que tu es un serviteur tenu à un grand nombre de services.

Ne te rengorge pas d'être appelé « enfant de Dieu » (1Jn 3,1) :

-reconnaissons cette grâce, mais n'oublions pas notre nature.

Ne te vante pas si tu as bien servi, car tu as fait ce que tu devais faire.

Le soleil remplit son rôle, la lune obéit, les anges font leur service. Saint Paul,

« l'instrument choisi par le Seigneur pour les païens » (Ac 9,15), écrit : « Je ne mérite pas le nom d'apôtre, parce que j'ai persécuté l'Eglise de Dieu »

(1Co 15,9).

Et si ailleurs il montre qu'il n'a conscience d'aucune faute, il ajoute ensuite :

« Mais je n'en suis pas justifié pour autant »

(1Co 4,4).

Nous non plus, ne prétendons pas être loués pour nous-mêmes, ne devançons pas le jugement de Dieu.

Mardi 10 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 11:19
Nouvel Évêque à Angoulême:Voeux de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone

Chers amis. Aloho m'barekh

Notre Eglise locale Syro-Orthodoxe francophone présente en France et particulièrement dans le Diocèse d'Angoulême où nous avons notre presbytère pour l'ensemble des Paroisses et "relais paroissiaux" réunis dans le regroupement inter-paroissial "Notre-Dame de la Très Ste Trinité" (Pays Nantais,Vendée,Charentes,Limousin,Dordogne, Pyrénées) remercie chaleureusement et fraternellement le Pape de Rome d'avoir donné à l'Angoumois son nouvel Évêque .

Au nom de notre petite Eglise Orthodoxe Orientale, je présente aux Autorités religieuses de l'Eglise Romaine-catholique qui est en France et,surtout, à tous les fils et filles du Diocèse d'Angoulême nos vœux les plus fervents et l'assurance de nos prières et de notre amour fraternel en Christ alors qu'ils reçoivent comme don du Père des Miséricordes leur nouvel Évêque.

Qui plus est, un ancien médecin !

Mais quand on est médecin, on le reste !

Nous ne doutons-pas que Mgr Hervé Gosselin saura être, à l'école et à la suite du Christ ce bon Médecin des esprits, des âmes et des corps pour l'ensemble du Diocèse et chacun de ses membres.

Sachant qu'il ne suffit pas de parler d’œcuménisme mais d'en vivre, puissions-nous retrouver à l'école de "l’œcuménisme spirituel" tant prôné par le Père Couturier pour que, de loin en loin, se restaure pleinement et s'affermisse l'unanimité du Témoignage Chrétien!...

Nous espérons "des lendemains qui chantent" dans le domaine d'une toujours plus authentique manifestation de l'unité des Eglises Apostoliques présentes en Angoumois afin que, dans l’honnêteté et dans la complémentarité, "ils soient uns pour que le monde croie" .

D'ici la Consécration de Monseigneur Gosselin, nous allons prier pour le Pasteur qui devra désormais conduire l'Eglise locale d'Angoulême qu'il la conduise dans la docilité à l'Esprit de vérité, d'amour, de force et de liberté; et que, de leur côté, les fidèles du Christ qu'il devra paître, reçoivent son ministère comme le don du Père...

Nous demandons à nos fidèles de l'Angoumois de ne pas manquer à ce devoir d'amour fraternel pour celui qui, pour l'Eglise locale Catholique Romaine sera le Pasteur , l’Évêque et "Successeur des Apôtres".

Selon notre Tradition Syriaque, il tiendra le rôle du Père qui, à travers l'envoie des prêtres en mission (Ses collaborateurs dans l'unique Sacerdoce du Christ), envoie le Christ Ministre du Salut.

Avec l'assurance de tout notre amour en Christ.

Votre fidèlement et respectueusement dévoué.

 

+Mor Philipose-Mariam,

métropolite.

 

Copie pour information fraternelle aux deux Archevêques accompagnateurs de notre Eglise locale Orthodoxe-Orientale et membres de notre Eglise-mère Malankare Orthodoxe (Eglise Syrienne Orthodoxe des Indes) :Mor Melethius et Mor Athanasius

Nouvel Évêque à Angoulême:Voeux de l'Eglise Syro-Orthodoxe Francophone
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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 08:55
Il nous arrive très souvent dans nos conversations d’évoquer le temps avec des expressions comme celles-ci : « Je n’ai pas temps, comme le temps passe, ah ! C’était le bon temps, le temps c’est de l’argent etc... » Mais nous arrive-t-il quelquefois de réfléchir sérieusement sur le temps, de nous demander ce qu’il représente pour nous, à la lumière de la révélation chrétienne ?

Il nous arrive très souvent dans nos conversations d’évoquer le temps avec des expressions comme celles-ci : « Je n’ai pas temps, comme le temps passe, ah ! C’était le bon temps, le temps c’est de l’argent etc... » Mais nous arrive-t-il quelquefois de réfléchir sérieusement sur le temps, de nous demander ce qu’il représente pour nous, à la lumière de la révélation chrétienne ?

Livre de l'Apocalypse 21,2-5.

En ces jours-là, je vis la cité sainte, la Jérusalem nouvelle, qui descendait du ciel, d'auprès de Dieu, toute prête, comme une fiancée parée pour son époux.
Et j'entendis une voix forte qui disait : " Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes : il habitera avec eux, et ils seront son peuple ; et lui-même il sera le Dieu avec eux, il sera leur Dieu.
Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n'y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. "
Et Celui qui était assis sur le trône, dit :"Voici que je fais toutes choses nouvelles. " Et il ajouta : " Ecris, car ces paroles sont sûres et véritables. "


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 19,1-10.

En ce temps-là, Jésus, entré dans Jéricho, traversait la ville.
Et voici qu'un homme appelé du nom de Zachée, qui était un publicain-chef et qui était riche,
cherchait à voir Jésus, qui il était ; et il ne le pouvait pas à cause de la foule, car il était petit de taille.
Courant en avant, il monta sur un sycomore pour le voir, car il devait passer par là.
Quand il arriva à cet endroit, Jésus leva les yeux et lui dit : " Zachée, hâte-toi de descendre, car aujourd'hui il faut que je demeure dans ta maison. "
Il se hâta de descendre et le reçut avec joie.
Ce que voyant, ils murmuraient tous, disant : " Il est entré pour loger chez un pécheur. "
Or Zachée, s'étant arrêté, dit au Seigneur : " Voici, Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens ; et si j'ai fait du tort à quelqu'un, je rends le quadruple. "
Jésus lui dit : " Le salut est arrivé aujourd'hui pour cette maison, parce que lui aussi est fils d'Abraham.
Car le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. "

 Il se peut, frères et sœurs, qu’en certaines circonstances (un anniversaire par exemple) nous soyons gagnés par la mélancolie à la pensée du temps qui passe et qui ne revient pas. Nous pouvons aussi, ressentir une grande tristesse devant le vide et la médiocre qualité de l’existence que nous menons : sans grand intérêt, sans grande portée, sans grands résultats.

Il se peut, frères et sœurs, qu’en certaines circonstances (un anniversaire par exemple) nous soyons gagnés par la mélancolie à la pensée du temps qui passe et qui ne revient pas. Nous pouvons aussi, ressentir une grande tristesse devant le vide et la médiocre qualité de l’existence que nous menons : sans grand intérêt, sans grande portée, sans grands résultats.

Par Mor Philoxène de Mabboug

(?-v. 523),

évêque en Syrie 
Homélie 4, 79-80 (trad. SC 44, p. 97 rev. ; cf Delhougne, p. 456) 

 

Zachée découvre le seul bien véritable

 

 

Notre Seigneur a appelé Zachée du sycomore sur lequel il était monté, et aussitôt Zachée s'est empressé de descendre et l'a reçu dans sa maison.

C'était parce que, avant même d'être appelé, il espérait le voir et devenir son disciple.

C'est une chose admirable qu'il ait cru en lui sans que Notre Seigneur lui ait parlé et sans l'avoir vu avec les yeux du corps, mais simplement sur la parole des autres.

La foi qui était en lui avait été gardée dans sa vie et sa santé naturelles.

Et cette foi a été manifestée quand il a cru en Notre Seigneur au moment même où il a appris son arrivée.

La simplicité de sa foi est apparue lorsqu'il a promis de donner la moitié de ses biens aux pauvres et de rendre au quadruple ce qu'il avait pris d'une manière malhonnête. 

En effet, si l'esprit de Zachée n'avait pas été rempli à ce moment-là de la simplicité qui convient à la foi, il n'aurait pas fait cette promesse à Jésus et il n'aurait pas dépensé et distribué en peu de temps ce qu'il avait amassé pendant tant d'années de travail.

La simplicité a répandu de tous côtés ce que la ruse avait amassé, la pureté de l'âme a dispersé ce que la tromperie avait acquis et la foi a renoncé à ce que l'injustice avait obtenu et possédé et elle a proclamé que cela ne lui appartenait pas. 

Car Dieu est le seul bien de la foi, et elle refuse de posséder d'autres biens avec lui.

Tous les biens sont de peu d'importance pour elle, en dehors de ce seul bien durable qui est Dieu.

Nous avons reçu en nous la foi pour trouver Dieu et ne posséder que lui, et pour voir que tout ce qui est en dehors de lui ne sert à rien.

 

Lorsque vous vous approchez des Saints Mystères Eucharistiques, quelle doit-être votre attitude ?

 

 

Lorsque vous vous approchez des saints Mystères,

faites-le avec simplicité de coeur, en ayant foi

que vous allez recevoir le Seigneur en vous-même,

et avec

la révérence qui convient en ce cas.

L'état d'esprit que vous devriez ensuite avoir,

laissez cela

au Seigneur Lui-même.

Beaucoup s'attendent à recevoir ceci ou cela par

la sainte

Communion et alors,

ne voyant pas ce qu'ils voulaient,

ils sont troublés, et parfois même leur foi

dans la puissance du Mystère est ébranlée.

La faute n'est pas au Mystère,

mais dans les attentes superficielles.

Ne vous promettez rien.

Laissez tout au Seigneur,

ne Lui demandant que la miséricorde

- pour vous renforcer en tout bien qui Lui soit

acceptable.

Le fruit de la Communion a très souvent un

goût

de douce paix au coeur.

Parfois, il apporte l'illumination à la pensée

et l'inspiration pour la dévotion au Seigneur.

Parfois presque rien n'est perceptible,

mais par la suite, on peut remarquer une

plus grande force dans ses activités,

et la constance dans l'accomplissement de

ce qui a été promis.


(Saint Théophane le Reclus )


Mon Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas,  qui n'espèrent pas, et qui ne Vous aiment pas.

 
 Il se peut, frères et sœurs, qu’en certaines circonstances (un anniversaire par exemple) nous soyons gagnés par la mélancolie à la pensée du temps qui passe et qui ne revient pas. Nous pouvons aussi, ressentir une grande tristesse devant le vide et la médiocre qualité de l’existence que nous menons : sans grand intérêt, sans grande portée, sans grands résultats.

Il se peut, frères et sœurs, qu’en certaines circonstances (un anniversaire par exemple) nous soyons gagnés par la mélancolie à la pensée du temps qui passe et qui ne revient pas. Nous pouvons aussi, ressentir une grande tristesse devant le vide et la médiocre qualité de l’existence que nous menons : sans grand intérêt, sans grande portée, sans grands résultats.

SAINT THÉODORE, QUI ÊTES-VOUS ? ...

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Soldat, martyr 
(† 304)

        Saint Théodore, jeune soldat romain, est un des plus célèbres martyrs de l'Orient.

Il naquit en Syrie, à la fin du IIIe siècle.

      Théodore faisait partie d'une légion romaine qui avait établi son quartier d'hiver dans la ville d'Amasia, où les édits persécuteurs étaient exécutés sévèrement.

Le jeune soldat, plein de l'amour de Jésus-Christ, dédaigna, malgré le péril, de cacher sa foi, et, au contraire, il se fit une gloire de la professer publiquement ; aussi fut-il présenté comme chrétien au tribun de sa légion.

Celui-ci lui demanda comment il osait professer une religion proscrite sous peine de mort :

« Je ne connais point vos idoles, répondit-il ; j'adore Jésus-Christ, Fils unique de mon Dieu.

Je vous abandonne mon corps ; vous pouvez le déchirer, le mettre en pièces, le livrer aux flammes.

Si mes discours vous offensent, coupez-moi la langue. »

Le tribun et les juges, devant sa jeunesse, se contentèrent de le menacer et le laissèrent en liberté.

      Théodore ne songea qu'à gagner des âmes à Jésus-Christ, à fortifier les autres confesseurs de la foi ; il poussa même le courage jusqu'à mettre le feu au temple de la déesse Cybèle.

Ce fut en vain qu'on essaya de lui faire exprimer quelques regrets à ce sujet : il brava toutes les menaces, comme il se rit de toutes les promesses.

Il fut alors fouetté très cruellement et enfermé dans un cachot, sans nourriture, pour y mourir de faim.

La nuit, le Sauveur vint le visiter, lui promit de le nourrir d'un aliment invisible et le fortifia pour le dernier combat.

       Cette visite donna à Théodore tant de joie, qu'il se mit à chanter les louanges de Dieu, et des anges vêtus de blanc vinrent unir leurs voix à la sienne.

Les geôliers et les gardes, le juge lui-même, furent témoins du miracle sans se convertir.

On lui promit que, s'il feignait seulement la moindre soumission, on le mettrait en liberté.

Ayant répondu à ces nouvelles sollicitations avec une fermeté invincible, Théodore est alors déchiré avec des crochets de fer, on lui brûle les côtes avec des torches ardentes, puis on le condamne à être brûlé vif.

Le vaillant soldat, placé sur le bûcher, se munit du signe de la Croix, et bientôt sa belle âme s'envola au Ciel où il intercède pour nous qui sommes tentés, en Occident, par une société sécularisée et sommes exposés en Orient,au Témoignage Suprême du Martyr.

Que dans l'un ou l'autre cas, son intercession nous obtienne la lumière et la force dans l'Esprit Saint pour témoigner jusqu'au bout du Christ Prince de la Paix et de Son Evangile d'Amour , de Vérité et de Paix ...

 

 

Théodore le Stratilate et Théodore TironSaint Théodore le Stratilate et saint Théodore Tiron

Fêtes les 8 et 17 février

Translation des reliques de saint Théodore le Stratilate fête au 8 juin

Parmi les quelques 47 saints orthodoxes répondant au prénom de Théodore, — en quelque sorte prédestiné pour un chrétien … - Théodore Tiron appelé aussi Théodore le Conscrit soldat romain décapité en 303 à Euchaïta dans le Pont (17 février en Orient et 9 novembre en Occident)

et – Théodore le Stratilate, son presque contemporain (IVe siècle).

Ils sont couramment associés byzantine dans la dévotion traditionnelle. Ils sont appelés en Grèce "les saints Théodores". C'est ainsi que de nombreuses  icônes les représentent ensemble.

Théodore le Stratilate (en grec stratilatis = "chef de guerre"), celui dont la fête est célébrée le 8 février, originaire d'Amasée. Située dans la province du Pont, cette ville est également la patrie du géographe Strabon.

Général dans l'armée de l'empereur Licinius et gouverneur de la ville d'Héraclée. Un jour qu'il accueillait l'empereur, celui-ci, admirant le bon ordre de la cité, lui proposa une fête avec l'offrande d'un sacrifice aux dieux païens. Théodore refusa, fut arrêté et torturé sur le chevalet par des coups de nerf de bœuf et des débris de céramique qui lui arrachaient la peau. Des enfants s'amusèrent à lui crever les yeux. Puis n'étant revêtu que du signe de la croix qu'il traça sur lui, il inclina la tête et reçut d'un coup de glaive la couronne de la gloire.

Ils sont l'un comme l'autre au nombre des quelques 25 saints et saintes ayant été, par le passé, qualifiés de "mégalomartyrs".

La piété populaire ancienne attachait un grand prix à ces saints "militaires" témoins de la Foi. Ainsi d'ailleurs, on les assimilera ici ou là, au personnage de saint Georges terrassant le dragon, voire de l'archange saint Michel.

Saint Théodore terrassant le DragonDe nombreuses icônes représentent même un Théodore le Stratilate terrassant le Dragon : cette contamination n'est pas le fruit du hasard en des temps où les peuples ne demandent pas seulement au Seigneur la guérison des maladies physiques et morales, mais aussi de les protéger contre les "Barbares qui veulent la guerre". Tous les peuples orthodoxes ont manifesté leur dévotion pour ces deux saints et leur ont dédicacé des églises, que l'on retrouve en Roumanie, en Bulgarie, etc.

À rappeler cependant que l'orthodoxie n'a jamais conçu l'idée qu'on puisse être à la fois moine et soldat. Les mégalomartyrs sont par définition des laïcs (à la différence des hiéromartyrs). Et, de plus, s'ils sont comme les deux Théodores, – ou comme l'était aussi saint Dimitri de Thessalonique, – des soldats de métier, ce n'est pas en faisant la guerre mais en témoignant héroïquement et pacifiquement de leur foi, en subissant le martyre, qu'ils ont plu à Dieu et acquis la sainteté.

Les dérivations de la piété populaire ne doivent donc pas nous tromper.  La véritable tradition orthodoxe ne saurait (par exemple)justifier qu'on associe le plus grand des saints starets à une quelconque réalité militaire.

Et les "Croisades", telles que l'occident les a menées au moyen-âge et théorisées à l'époque scholastique, aggravant la rupture historique et politique (sac de Constantinople, occupation du monde byzantin au XIIIe siècle) --- apparaissent de la sorte comme contraires à l'orthodoxie.

Article publié dans le Bulletin de la Crypte N° 390 daté de février 2011

 

 
Soutien aux chrétiens de Terre Sainte
Pèlerinage à Nazareth 
12-20 MARS 2016
« RETRAITE AVEC MARIE »

Inscrivez-vous à la retraite/pèlerinage en Terre Sainte du 12 au 20 mars 2016 organisée par l'association Marie de Nazareth. Vous y vivrez les 20 mystères du rosaire aussi proches des lieux où historiquement ils se sont déroulés, avec le soutien des 20 icônes de la chapelle de l'adoration du centre Marial de Nazareth. : Informations et bulletin d'inscription
 
 Pour tout renseignement complémentaire, contactez : 
Jacques de La Bastide
 jdelabastide@mariedenazareth.com 
06 83 88 65 07
 Nous pouvons encore éprouver une lassitude à la pensée d’avoir à recommencer indéfiniment les mêmes tâches dans la monotonie quotidienne. Et paradoxalement, malgré ce lourd ennui il se peut que nous redoutions plus encore le changement et l’imprévu dans la crainte que cet imprévu ne soit le malheur. La pensée de l’avenir nous travaille d’une sourde inquiétude. Mais prenons garde ! Car si nous avons de telles idées ou de tels sentiments à propos du temps, c’est que nous nous conformons, en fait, à la manière de voir entièrement négative et radicalement stérile du paganisme d’hier et d’aujourd’hui. Il ne faudrait pas oublier que nous avons, nous chrétiens une tout autre conception du temps qui est éminemment positive et féconde parce qu’elle est fondée sur des paroles qui ne passent pas : celles de Jésus qui « est le même hier, aujourd’hui et toujours ».

Nous pouvons encore éprouver une lassitude à la pensée d’avoir à recommencer indéfiniment les mêmes tâches dans la monotonie quotidienne. Et paradoxalement, malgré ce lourd ennui il se peut que nous redoutions plus encore le changement et l’imprévu dans la crainte que cet imprévu ne soit le malheur. La pensée de l’avenir nous travaille d’une sourde inquiétude. Mais prenons garde ! Car si nous avons de telles idées ou de tels sentiments à propos du temps, c’est que nous nous conformons, en fait, à la manière de voir entièrement négative et radicalement stérile du paganisme d’hier et d’aujourd’hui. Il ne faudrait pas oublier que nous avons, nous chrétiens une tout autre conception du temps qui est éminemment positive et féconde parce qu’elle est fondée sur des paroles qui ne passent pas : celles de Jésus qui « est le même hier, aujourd’hui et toujours ».

 

User de sa respiration pour

mieux prier

A travers la respiration intentionnelle, nous pouvons influencer notre rythme cardiaque et notre vie intérieure. En orientant notre vie intérieure nous pouvons calmer les désordres du cœur et créer l’opportunité de recevoir l’amour de Dieu. De plus, la sagesse des techniques avancées par Heartmath et d’autres peut être mise au service de notre rapport avec Jésus. Ainsi, dans l’Orient chrétien, les moines ont développé des méthodes pour intégrer la respiration intentionnelle à de brèves prières.

Mais avant de commencer, il faut veiller à une chose. La respiration intentionnelle peut provoquer des sensations agréables et peut aider sur le court terme, mais il faut que les techniques de prière soient accompagnées de la conversion morale et spirituelle en communion avec l’Église. Si nous pratiquons la spiritualité ésotérique tout en continuant à commettre des péchés mortels, nous vivons dans l’illusion et nous ne suivons pas la volonté de Dieu

Prier avec la respiration peut être un puissant moyen pour nous aider à ouvrir notre cœur aux suggestions du Saint Esprit. En allant au-delà de la pensée discursive et analytique, nous laissons plus de place à nos moyens de compréhension plus intuitifs. Bien entendu, toute intuition et inspiration doit être mesurée avec bon discernement, mais souvent notre rationalité peut limiter notre potentiel de réception.

Pour ce faire, nous pouvons utiliser une technique simple. Les chrétiens d’orient utilisent la prière à Jésus et l’allie à la respiration. En inspirant ils récitent une partie de la prière, et en expirant ils récitent le reste. Dans ses Exercices Spirituels, Saint Ignace de Loyola suggère une telle pratique avec le Notre Père et l’Ave Marie.

J’ajouterais quelques points à cette sagesse classique et quelques bienfaits à tirer de ce type de prière

  1. Tout d’abord, expérimenter différentes respirations peut aider à recentrer notre vie intérieure. Respirer rapidement peut redonner un peu d’énergie. Les respirations lentes peuvent au contraire calmer.
  2. Je recommande de recourir à toute phrase qui aiderait à entrer en relation avec le Seigneur – en particulier tirée de la Sainte Écriture – mais il est possible qu’aucune phrase ne soit nécessaire. Nous devons être libres d’entrer en relation avec le Seigneur de quelque façon que ce soit.
  3. Comme les écrivains orientaux, je pense que ces techniques sont une simple préparation à la prière pure. La prière pure est le rapport établi entre nous et Dieu quand les chaines du péché ont commencé à être rompues et que nous commençons à vivre dans la liberté offerte en Jésus Christ. Nous devrions aussi nous sentir libres d’abandonner toute technique lorsque le Saint Esprit nous guide vers une prière plus profonde.

Si nous souhaitons vraiment approfondir notre vie de prière, il est recommandé d’avoir un guide spirituel fidèle, compétent et orthodoxe. Ce regard extérieur peut jouer un rôle fondamental pour nous aider à discerner ce qui vient de nous et ce qui vient vraiment du Seigneur.

  1. Affronter le stress – La respiration intentionnelle, rythmique, peut contribuer à faire passer le corps de l’agitation au calme et à la douceur principalement en calmant et en régulant notre rythme cardiaque car il existe une profonde connexion entre notre vie intérieure et notre corps.
  2. Cultiver le calme – dans le christianisme oriental, le calme était considéré comme la condition à la prière pure. En guidant le désordre de la pensée, du sentiment et du désir vers un lieu de tranquillité et de réceptivité, nous devenons plus disponibles pour Dieu. Prier avec la respiration peut aider à dominer en douceur notre vie intérieure.
  3. Préparation à la prière – Avant de commencer la Messe ou avant d’entrer dans un moment de prière défini, nous pouvons utiliser la respiration intentionnelle. Se préparer à la prière à travers la respiration est fondamental pour ouvrir notre cœur à la spontanéité de l’Esprit. Ce n’est donc pas une fin en soi mais un moyen pour arriver à un rapport intime avec Jésus Christ.

 

Le père Ian VanHeusen est un prêtre catholique du diocèse de Raleigh, en Caroline du Nord aux États-Unis. Il s’est spécialisé dans la recherche et l’enseignement de la prière et de la méditation.

Article paru initialement en anglais sur Catholic Link.

Parce que, en vertu de notre foi, nous avons la certitude que Dieu est présent à toute notre vie et qu’il nous fait le don de chaque instant (afin que nous l’ordonnions cet instant à l’accomplissement de notre destinée) nous savons toute la valeur du temps. Et c’est Jésus lui-même qui dans son enseignement a pris soin de nous préciser en quoi elle consiste : l’existence humaine ne prend sa valeur que dans la mesure où elle est la mise en pratique du double commandement de l’amour de Dieu et de l’amour du prochain.

Parce que, en vertu de notre foi, nous avons la certitude que Dieu est présent à toute notre vie et qu’il nous fait le don de chaque instant (afin que nous l’ordonnions cet instant à l’accomplissement de notre destinée) nous savons toute la valeur du temps. Et c’est Jésus lui-même qui dans son enseignement a pris soin de nous préciser en quoi elle consiste : l’existence humaine ne prend sa valeur que dans la mesure où elle est la mise en pratique du double commandement de l’amour de Dieu et de l’amour du prochain.

Abraham et les étoiles 
du ciel
Livre de la Genèse 15,1-6
« Regarde le ciel, et compte les étoiles, si tu le peux… » 
Et il déclara : « Vois quelle descendance tu auras ! »
 
Abraham et les étoiles du ciel
Je regardais le sable. Dieu m’avait appelé, j’avais quitté ma terre, pays fertile et vert, pour planter loin ma tente. Le ciel pour seul abri dans le vaste désert. J’avançais, mais la nuit avec moi s’étendait sans mesure. J’étais vieux. Etait-ce une illusion que l’appel, autrefois ? N’avais-je pas rêvé, mettant tout en péril, pariant sur les cieux ? Qu’aurai-je donc en échange de cet arrachement ? Un enfant, voilà tout mon désir, pour lui, j’étais parti. Une chair pour poursuivre après moi le voyage, conjurer par une vie l’atroce aridité qui m’enserrait partout. La nuit pour seule compagne, j’allais, obstinément, m’ensablant sans savoir.

C’est alors qu’une voix, sembla tomber du ciel : « Tes pas nus dans le sable signent à jamais l’alliance. Effacés par le vent, j’en garderai mémoire. Ton exode obstiné m’apporte ici la preuve que tu me fais confiance. Tes pas sont ton serment. Ils parlent plus que les mots. Reçois la récompense, cerné par l’éphémère de ces dunes en mouvement : je te donne l’enfant que tu n’espérais plus. Je t’ouvre un avenir. Car moi, j’ai foi en toi. »
Alors je répondis, en fixant les étoiles : « Seigneur, c’est sur ta foi que je bâtis la mienne. Je croirai en celui qui toujours m’espère. » Et je vis : l’astre qui tout à l’heure levait à l’Orient, annonçant de la nuit les premières noirceurs était à son zénith, radieux dans le ciel. Il pleuvait des étoiles. La terre allait germer et murmurait : « avance ! » (Source:Signe dans la Bible) 
Parce que, en vertu de notre foi, nous avons la certitude que Dieu est présent à toute notre vie et qu’il nous fait le don de chaque instant (afin que nous l’ordonnions cet instant à l’accomplissement de notre destinée) nous savons toute la valeur du temps. Et c’est Jésus lui-même qui dans son enseignement a pris soin de nous préciser en quoi elle consiste : l’existence humaine ne prend sa valeur que dans la mesure où elle est la mise en pratique du double commandement de l’amour de Dieu et de l’amour du prochain.

Parce que, en vertu de notre foi, nous avons la certitude que Dieu est présent à toute notre vie et qu’il nous fait le don de chaque instant (afin que nous l’ordonnions cet instant à l’accomplissement de notre destinée) nous savons toute la valeur du temps. Et c’est Jésus lui-même qui dans son enseignement a pris soin de nous préciser en quoi elle consiste : l’existence humaine ne prend sa valeur que dans la mesure où elle est la mise en pratique du double commandement de l’amour de Dieu et de l’amour du prochain.

ST NECTAIRE D'EGINE, QUI-ÊTES-VOUS ?UN SAINT MARTYR DES CALOMNIES...

Le 9 novembre, les Orthodoxes Bysantins font mémoire de St NECTAIRE, Evêque de la Pentapole, Thaumaturge et fondateur du Monastère de la SainteTrinité à Egine1

Notre Saint Père Nectaire naquit le ler octobre 1846, en Sélybrie (Thrace), d'une couple de pauvres mais pieux chrétiens: Dimos et Marie Képhala. Nommé Anastase au Saint Baptême, il montra dès son enfance une grande piété et un goût profond pour l'étude. Comme sa mère lui apprenait le Psaume 50, il aimait à répéter le verset: «Jenseignerai Tes voies aux pécheurs ... »

(Ps 50:15).

Après avoir reçu l'enseignement élémentaire dans sa patrie, il fut envoyé par ses parents à Constantinople pour poursuivre son éducation, tout en travaillant comme employé dans un magasin.

Le jeune garçon restait alors insensible aux troubles de la vie mondaine et se préoccupait seulement d'édifier en lui, nuit et jour, l'homme intérieur à l'image du Christ, par la prière et la méditation des écrits des Saints Pères.

A l'âge de vingt ans, il quitta Constantinople pour devenir instituteur dans l'île de Chios. Il y encourageait avec zèle la jeunesse et les villageois à la piété et aux oeuvres de la vertu, non seulement par ses paroles mais surtout par l'exemple même de sa vie d'ascèse et de prière.

Désirant depuis longtemps embrasser la vie semblable aux Anges, il devint moine sous le nom de Lazare, le 7 novembre 1876, dans le célèbre monastère de Néa-Moni.

Ne cherchant que les choses d'en-haut, modèle de douceur et d'obéissance, il se fit aimer de tous les frères de la communauté et devint Diacre un an plus tard. Grâce à la générosité d'un pieux habitant de l'île, puis à la protection du Patriarche d'Alexandrie, Sophrone, il put complèter ses études à Athènes et obtenir le diplôme de la faculté de Théologie.

En 1885, il gagna Alexandrie, où il fut bientôt ordonné Prêtre, puis consacré Métropolite de la Pentapole (ancien diocèse correspondant à la Libye supérieure).

Prédicateur et secrétaire patriarcal, il fut affecté au Caire, comme représentant du Patriarche, dans l'église de Saint-Nicolas.

Malgré ces honneurs, Nectaire ne perdait rien de son humilité et savait communiquer à son troupeau spirituel le zèle pour les vertus évangéliques. L'amour et l'admiration que lui portait le peuple tournèrent pourtant à son désavantage.

A l'instigation du diable, certains membres du Patriarcat, jaloux de ses succès, le calomnièrent, en disant qu'il cherchait à s'attirer les faveurs du peuple dans le but de s'emparer du trône patriarcal d'Alexandrie. 

Comme le Saint ne cherchait pas à se justifier, mais mettait sa confiance dans la promesse du Christ qui a dit:

«Bienheureux serez- vous quand on vous insultera, qu'on vous persécutera et qu'on vous calomniera de toute manière à cause de moi.. » (Mat. 5:11)

; il fut chassé de son siège et s'embarqua pour Athènes, où il se retrouva seul, ignoré, méprisé et manquant même du pain quotidien, car il ne savait rien garder pour lui-même et distribuait aux pauvres ses maigres ressources.

Abandonnant son projet initial de se retirer au Mont-Athos, le doux et humble imitateur de notre Seigneur Jésus-Christ, préféra sacrifier son amour de la retraite au salut de son prochain.

Il resta quelques années comme prédicateur (l891-1894), puis fut nommé directeur de l'école ecclésiastique Rizarios, destinée à la formation des futurs Prêtres. Sa profonde connaissance de l'Ecriture, des Saints Pères et mêmes des sciences profanes, et son autorité pleine de douceur dans la direction des hommes lui permirent de donner rapidement à cette institution une haute qualité intellectuelle et morale.

Le Saint Hiérarque se chargeait de la direction et des leçons de Pastorale, mais il ne cessait pas pourtant de vivre le programme d'ascèse, de méditation et de prière d'un moine, en y ajoutant les hautes fonctions de prédication et de célébration régulière des Saints Mystères, au sein de l'école mais aussi dans la région d'Athènes.

Nectaire gardait pourtant au fond de son coeur un amour brûlant pour la quiétude et la paix de la vie dans les monastères, aussi profita-t-il du désir exprimé par un certain nombre de ses filles spirituelles pour se retirer des troubles de la vie mondaine et fonder un monastère féminin dans l'île d'Egine (entre 1904 et 1907).

Malgré d'innombrables soucis et difficultés, le Saint veillait à y instaurer un type de vie cénobitique dans la fidélité scrupuleuse à l'esprit des Saints Pères.

Il dépensait sans compter ses forces corporelles et spirituelles pour l'installation des bâtiments, pour la célébration des Offices et pour la direction spirituelle de chacune de ses disciples.

On le voyait souvent travailler au jardin, vêtu d'une misérable soutane, ou, lorsqu'il disparaissait pour de longues heures, on devinait qu'il s'était alors enfermé dans sa cellule pour élever son intelligence vers Dieu, en la fixant dans son coeur pour y goûter la douceur du Saint Nom de Jésus.

Bien qu'il ait fui tout contact avec le monde et qu'il réglât strictement les visites dans le monastère, la réputation de ses vertus et des grâces que Dieu lui avait données se répandit dans la région, et les fidèles venaient vers lui, attirés comme le métal par l'aimant.

Il guérit de nombreux laïcs et des moniales de maladies qui les affligeaient, fit venir la pluie sur l'île qui souffrait de la sécheresse.

Il soulageait, consolait, encourageait...

Il était tout pour tous: pouvant tout dans le Christ qui habitait en lui par la Grâce du Saint-Esprit.

Il était familier des Saints et de la Mère de Dieu, et ceux-ci lui apparaissaient fréquemment pendant la Sainte Liturgie ou dans sa cellule.

Malgré les difficultés de la période qui suivit la première guerre mondiale, il interdisit strictement à ses moniales de mettre quoique ce soit en réserve pour leur nourriture, mais ordonna de distribuer leurs surplus aux pauvres, en se confiant au jour le jour à la miséricorde de Dieu.

En plus de toutes ces tâches, Nectaire trouvait le temps de rédiger un grand nombre d'ouvrages de théologie, de morale, d'histoire de l'Eglise pour la confirmation de l'Eglise de Grèce dans la Sainte Tradition des Pères, alors souvent ignorée du fait des influences occidentales.

Vivant donc comme un Ange dans le corps et faisant briller autour de lui les rayons de la lumière incréée de la grâce, le bienheureux eut encore à souffrir calomnies et injustes accusations sur son monastère, de la part de membres de la hiérarchie.

Il supporta ces dernières épreuves avec la patience du Christ: sans murmure ni révolte.

C'est alors qu'il fut atteint d'une douloureuse maladie pendant plus d'un an-et-demi.

Il rendait grâce à Dieu de l'éprouver ainsi et s'efforça de garder son mal secret jusqu'aux tout derniers temps qui précédèrent sa mort.

Après un dernier pélerinage auprès d'une Icône de la Mère de Dieu, située non loin du monastère, il annonça à ses disciples son prochain départ pour le ciel, et fut transféré dans un hôpital d'Athènes, où, après cinquante jours de souffrances, qu'il supporta avec une patience qui édifiait tous ceux qui l'approchaient, il remit en paix son âme à Dieu (le 8 novembre 1920).

Les fidèles d'Egine, ses disciples et tous les Chrétiens qui l'avaient approchés pleurèrent la perte du doux et compatissant disciple du Christ, qui, toute sa vie, avait supporté calomnies, persécutions et injustes accusations en prenant pour modèle la Divine Passion de son Maître.

Mais Dieu lui a rendu gloire et, dès son repos, les Miracles ont abondé et abondent quotidiennement jusqu'à aujourd'hui pour ceux qui approchent avec foi de ses Reliques ou qui se confient à sa puissante intercession.

Le corps du Saint resta miraculeusement incorrompu pendant plus de vingt ans, en dégageant un parfum céleste et délicat.

En 1953, lorsqu'il fut finalement dissous selon les lois de la nature, on procéda à la translation de ses Reliques2 et l'on put constater alors que le même parfum s'en dégageait puissamment.

Il n'a pas cessé depuis de réjouir les fidèles qui s'approchent de ces précieux restes, en leur donnant l'assurance que Saint Nectaire a trouvé accès auprès de Dieu, dans la demeure des Saints.

Son culte a été officiellement reconnu en 1961 et le récit de ses miracles ne cesse d'être écrit chaque jour.

Son tombeau, à Egine, est devenu un des pélerinages les plus fréquentés de Grèce.

1. Saint Nectaire, saint de notre siècle, est le saint le plus populaire de l'Eglise de Grèce. C'est pourquoi, on place, en général, sa commémoration comme office principal de ce jour.
2. Commémorée le 3 septembre.

Le temps bien employé est celui qui est rempli par ce double amour : c’est un temps où la personne atteint, en effet, la plénitude de son épanouissement spirituel par le don total d’elle-même. Par contre, le temps qui est consacré à des activités égoïstes doit être considéré comme du temps perdu, du temps gaspillé. Le grand mystique espagnol saint Jean de la Croix disait que « seul est perdu le temps qu’on ne passe pas à aimer ». Il est donc faux de comparer le rapide écoulement de nos jours au sillage d’une barque qui ne laisse sur l’eau aucune trace. L’instant fugitif qui, redisons-le, est un don du Père éternel peut être si nous le voulons, rempli d’éternité : il suffit pour cela de le vivre dans l’amour sans oublier de l’offrir très souvent en esprit d’adoration et d’action de grâces.

Le temps bien employé est celui qui est rempli par ce double amour : c’est un temps où la personne atteint, en effet, la plénitude de son épanouissement spirituel par le don total d’elle-même. Par contre, le temps qui est consacré à des activités égoïstes doit être considéré comme du temps perdu, du temps gaspillé. Le grand mystique espagnol saint Jean de la Croix disait que « seul est perdu le temps qu’on ne passe pas à aimer ». Il est donc faux de comparer le rapide écoulement de nos jours au sillage d’une barque qui ne laisse sur l’eau aucune trace. L’instant fugitif qui, redisons-le, est un don du Père éternel peut être si nous le voulons, rempli d’éternité : il suffit pour cela de le vivre dans l’amour sans oublier de l’offrir très souvent en esprit d’adoration et d’action de grâces.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 2,13-22.

Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. 
Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. 
Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, 
et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » 
Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. 
Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » 
Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » 
Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » 
Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. 
Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite. 

Le temps bien employé est celui qui est rempli par ce double amour : c’est un temps où la personne atteint, en effet, la plénitude de son épanouissement spirituel par le don total d’elle-même. Par contre, le temps qui est consacré à des activités égoïstes doit être considéré comme du temps perdu, du temps gaspillé. Le grand mystique espagnol saint Jean de la Croix disait que « seul est perdu le temps qu’on ne passe pas à aimer ». Il est donc faux de comparer le rapide écoulement de nos jours au sillage d’une barque qui ne laisse sur l’eau aucune trace. L’instant fugitif qui, redisons-le, est un don du Père éternel peut être si nous le voulons, rempli d’éternité : il suffit pour cela de le vivre dans l’amour sans oublier de l’offrir très souvent en esprit d’adoration et d’action de grâces.

Le temps bien employé est celui qui est rempli par ce double amour : c’est un temps où la personne atteint, en effet, la plénitude de son épanouissement spirituel par le don total d’elle-même. Par contre, le temps qui est consacré à des activités égoïstes doit être considéré comme du temps perdu, du temps gaspillé. Le grand mystique espagnol saint Jean de la Croix disait que « seul est perdu le temps qu’on ne passe pas à aimer ». Il est donc faux de comparer le rapide écoulement de nos jours au sillage d’une barque qui ne laisse sur l’eau aucune trace. L’instant fugitif qui, redisons-le, est un don du Père éternel peut être si nous le voulons, rempli d’éternité : il suffit pour cela de le vivre dans l’amour sans oublier de l’offrir très souvent en esprit d’adoration et d’action de grâces.

Par Saint Hilaire

(v. 315-367),

évêque de Poitiers et docteur de l'Église 
Traité sur le psaume 64, PL 9, 416s (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 361) 


 

« Le Temple dont il parlait, c'était son Corps »

 

    Le Seigneur dit :

« C'est ici mon repos à tout jamais »

et il « choisit Sion pour le lieu de sa demeure »

(Ps 131,14).

Mais Sion et son temple sont détruits.

Où se tiendra le trône éternel de Dieu ?

Où sera son repos à tout jamais ? Où sera son temple pour qu'il y habite ?

L'apôtre Paul nous répond :

« Le temple de Dieu, c'est vous ; en vous habite l'Esprit de Dieu »

(1Co 3,16).

Voilà la maison et le temple de Dieu ; ils sont remplis de sa doctrine et de sa puissance.

Ils sont le séjour de la sainteté du cœur de Dieu. 


    Mais cette demeure, c'est Dieu qui l'édifie.

Construite de main d'homme, elle ne durerait pas, ni même si elle était fondée sur les doctrines humaines.

Nos vains labeurs et nos inquiétudes ne suffisent pas à la protéger.

Le Seigneur s'y prend bien autrement ; il ne l'a pas fondée sur la terre ni sur les sables mouvants, mais elle repose sur les prophètes et les apôtres

(Ep 2,20) ;

elle se construit sans cesse de pierres vivantes

(1P 2,5).

Elle se développera jusqu'aux ultimes dimensions du corps du Christ.

Sans cesse son édification se poursuit ; autour d'elle montent de nombreuses maisons qui se rassembleront dans une grande et bienheureuse cité

(Ps 121,3).

 

Frères et sœurs, nous ne sommes pas des malheureux auxquels on arrache des lambeaux de leur fortune en attendant la grande faillite de la mort, nous sommes des riches amassant pour toujours des trésors d’amour qui sont gardés en lieu sûr dans le Paradis, car « l’Amour, c’est saint Paul qui l’affirme, ne passera jamais ». Et voilà qui permet aussi de dissiper le lourd ennui que pourrait faire peser sur nous la monotonie de nos occupations, le recommencement des mêmes tâches obscures, le même travail sans horizon. Efforçons-nous, frères et sœurs de dépasser courageusement les regrets et les nostalgies romantiques. Quelles que soient les apparences, aujourd’hui n’est pas la réédition d’hier, car Dieu qui remplit cet aujourd’hui de sa présence est la nouveauté même. Soyons-en profondément convaincus : lorsque nous vivons chaque minute avec un intérêt passionné et un élan toujours nouveau nous ne marchons pas sur un chemin harassant et absurde qui ramènerait indéfiniment au point de départ, mais nous suivons un itinéraire qui est une progression vers Dieu, une montée dans l’amour vers la plénitude du Bonheur avec Dieu et en Dieu. Souvenons-nous aussi de ceci, frères et sœurs ; c’est parce que Dieu est et sera toujours présent à chaque instant de notre vie (avec sa fidélité indéfectible et sa providence) que nous ne devons pas nous laisser troubler par les aléas des lendemains. Il est sûr que les mois ou les années à venir nous apporteront leur charge de souffrances physiques ou morales. De graves bouleversements se produiront peut-être, qui pour l’heure sont imprévisibles... Mais ici encore toute angoisse serait déplacée : ce serait oublier que dans chaque instant qui viendra, si éprouvant soit-il, il y aura Dieu avec sa protection et sa tendresse paternelles. Le poète a raison de proclamer « non, l’avenir n’est à personne, l’avenir n’est qu’à Dieu ». Laissons-le donc à Dieu en nous abandonnant entre ses mains avec une confiance absolue. Chers frères et sœurs, puisqu’à la lumière des vérités évangéliques, il nous est donné de reconnaître l’inestimable valeur que le temps confère à notre vie, efforçons-nous d’en exploiter à fond toutes les possibilités. Avec l’aide du Seigneur Jésus qui est le Maître du temps et de l’histoire, avec l’aide de Marie qui est l’éducatrice de notre vie chrétienne, faisons fructifier le temps. Amen.(Père Cousty)

Frères et sœurs, nous ne sommes pas des malheureux auxquels on arrache des lambeaux de leur fortune en attendant la grande faillite de la mort, nous sommes des riches amassant pour toujours des trésors d’amour qui sont gardés en lieu sûr dans le Paradis, car « l’Amour, c’est saint Paul qui l’affirme, ne passera jamais ». Et voilà qui permet aussi de dissiper le lourd ennui que pourrait faire peser sur nous la monotonie de nos occupations, le recommencement des mêmes tâches obscures, le même travail sans horizon. Efforçons-nous, frères et sœurs de dépasser courageusement les regrets et les nostalgies romantiques. Quelles que soient les apparences, aujourd’hui n’est pas la réédition d’hier, car Dieu qui remplit cet aujourd’hui de sa présence est la nouveauté même. Soyons-en profondément convaincus : lorsque nous vivons chaque minute avec un intérêt passionné et un élan toujours nouveau nous ne marchons pas sur un chemin harassant et absurde qui ramènerait indéfiniment au point de départ, mais nous suivons un itinéraire qui est une progression vers Dieu, une montée dans l’amour vers la plénitude du Bonheur avec Dieu et en Dieu. Souvenons-nous aussi de ceci, frères et sœurs ; c’est parce que Dieu est et sera toujours présent à chaque instant de notre vie (avec sa fidélité indéfectible et sa providence) que nous ne devons pas nous laisser troubler par les aléas des lendemains. Il est sûr que les mois ou les années à venir nous apporteront leur charge de souffrances physiques ou morales. De graves bouleversements se produiront peut-être, qui pour l’heure sont imprévisibles... Mais ici encore toute angoisse serait déplacée : ce serait oublier que dans chaque instant qui viendra, si éprouvant soit-il, il y aura Dieu avec sa protection et sa tendresse paternelles. Le poète a raison de proclamer « non, l’avenir n’est à personne, l’avenir n’est qu’à Dieu ». Laissons-le donc à Dieu en nous abandonnant entre ses mains avec une confiance absolue. Chers frères et sœurs, puisqu’à la lumière des vérités évangéliques, il nous est donné de reconnaître l’inestimable valeur que le temps confère à notre vie, efforçons-nous d’en exploiter à fond toutes les possibilités. Avec l’aide du Seigneur Jésus qui est le Maître du temps et de l’histoire, avec l’aide de Marie qui est l’éducatrice de notre vie chrétienne, faisons fructifier le temps. Amen.(Père Cousty)

Réponse de l'Ambassade suite aux caricatures de Charlie Hebdo/ Annonce de notre Métropolite d'une Messe de Suffrage pour les victimes et le Peuple Russe

Chers amis . Aloho m'barekh

C'est avec grande tristesse, mais aussi solidarité avec le Peuple Russe outragé que je publie ici la réponse de l'Ambassade de Russie après les ignobles caricatures publiées dans le dernier numéro de "Charlie Hebdo".

Le 11 Novembre, alors que nous célébrerons Saint Martin, disciple de St Hilaire (Qui fut un grand défenseur de l'Orthodoxie) Apôtre d'une France renouvelée par le ferment pacifique et vivificateur de l'Annonce Chrétienne, nous célébrerons dans chacune de nos Paroisses de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thoma (Tradition Malankare en Europe)en France et au Cameroun une Messe de Suffrage pour les victimes du crash et le Peuple Russe courageusement engagé en Syrie contre l'obscurantisme et le fanatisme de ceux qui, au détriment de leurs coreligionnaires, sèment la mort, témoignant ainsi qu'ils n'appartiennent pas au Dieu de la Vie et ne le servent pas, mais son soumis à l'Ennemi du genre humain, le diviseur, l'homicide, le démon...Avec le Peuple Russe et l'Archevêque Luca Khouri (Vicaire patriarcal d’Antioche et de tout l’Orient pour les Grecs Orthodoxes) qui exprimait la position de son Patriarcat lors d'une précédente Messe de Suffrages , nous croyons et espérons que la victoire de la Syrie sur le terrorisme se reflétera positivement sur tous les peuples du monde: « La Syrie restera un exemple à suivre dans la fraternité entre les musulmans et les chrétiens ». 

Chers fils et filles, chers amis de notre Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone, veuillez vous unir à cette Messe que nous célébrerons le 11 Novembre. Je vous en remercie.

Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse) ! Que la Mère de Miséricorde vous accompagne et vous garde sous sa protection !

+Mor Philipose-Mariam, métropolite

 

Nous sommes profondément indignés par d’ignobles caricatures parues dans le dernier numéro de "Charlie Hebdo", qui s'en prend au crash de l'avion de ligne russe en Egypte. Il est inimaginable que cette affreuse tragédie qui a emporté 224 vies humaines, dont 25 enfants, puisse être tournée en dérision pour piétiner la mémoire des victimes innocentes.
Peu importent la cause, le contexte politique ou le lieu du crash. Ce qui compte – c'est que les gens y sont morts. Parfois des familles entières. Des milliers de russes y ont perdus leurs enfants, leurs petits-enfants, leurs parents ou tout simplement leurs amis. Et voilà que les journalistes du "Charlie Hebdo" y trouvent de quoi ricaner… De la satire malséante et outrageante qui est au-delà de toute norme du moral, de l'éthique, de la dignité, de l'humanisme… Ces caricatures sont une violation criante de la déontologie journaliste, qu'aucun discours sur la liberté de parole et de la presse ne peut justifier. C'est tout simplement indécent.
Les journalistes du "Charlie Hebdo" ont outragé tous les russes qui sont aujourd'hui en deuil, ils ont offensé les milliers de nos compatriotes dont les pensées était avec eux le jour de l'attaque terroriste au journal en janvier dernier, tous ceux qui arboraient le slogan "Je suis Charlie". Mais au bout du compte par cet "humour" déplacé et intempestif ils ont insulté la France elle-même, leurs propres concitoyens qui comme les gens du monde entier ont fait ces jours-là compassion aux victimes du crash en Egypte et à leurs proches. Il ne reste qu'à espérer que la France et les français jugeront cette démarche provocatrice de "Charlie Hebdo" à sa juste valeur.

 
 
 
 
Глубоко возмущены отвратительными карикатурами, появившимися сегодня в очередном номере газеты «Шарли Эбдо», темой которых стало крушение российского пассажирского самолета в Египте. Невозможно представить себе, чтобы столь ужасная трагедия, унесшая жизни 224 человек, в том числе 25 детей, была предметом политического шаржа и откровенного глумления над памятью безвинных жертв.
Совершенно неважно, что послужило причиной авиакатастрофы, при каких обстоятельствах она произошла – погибли люди, целые семьи. В России беда пришла в тысячи домов, где осиротели дети, родители, близкие погибших. И эта человеческая драма дала повод журналистам «Шарли Эбдо» для неуместной, оскорбительной сатиры, выходящей за грани любых представлений о морали, нравственности, гуманизме. Упомянутые карикатуры являются вопиющим нарушением журналистской этики и не могут быть оправданы никакими ссылками на свободу слова и печати.
Журналисты «Шарли Эбдо» оскорбили всех россиян, которые в эти дни скорбят и хоронят своих соотечественников, оскорбили тысячи граждан нашей страны, которые искренне сопереживали сотрудникам французской газеты после террористической атаки в январе 2015 г. и выходили на улицу со значком «Я – Шарли». В конечном счете, своим неуместным, дурно пахнущим творчеством они оскорбили и саму Францию, своих собственных сограждан, которые в эти дни, так же как и люди по всему миру, сопереживали россиянам после авиакатастрофы в Египте. Остается надеяться, что французское общество даст должную оценку провокационной выходке  «Шарли Эбдо».       

LE COIN DU CHOUAN:

 

08 novembre 2015

Balade vendéenne à La Rabatelière (85)

Profitant d’une météo particulièrement clémente en ce début novembre, je suis allé flâner sur les chemins de La Rabatelière. Connue dans toute la Vendée pour son immense sanctuaire de la Salette, cette paroisse typique du Bocage vendéen a conservé d’intéressants souvenirs des Guerres de Vendée. 

La Rabateliere 07L’église de La Rabatelière fut incendiée par les républicains le 8 décembre 1793
  

L'église et le souvenir de l'abbé Guesdon

J’ai fixé mon point de départ au pied du vieux clocher, dont le soleil d’automne réveillait les chaudes couleurs du granit. Cette partie de l’édifice contemporaine des Guerres de Vendée – elle date du début du XVIIe siècle – a vu passer sous son élégant portail l’abbé Pierre-Marie Guesdon de La Poupardière, curé de La Rabatelière sous la Révolution.

Réfractaire au serment constitutionnel, ce prêtre témoigna cependant d’une grande modération et les services qu’il rendit à tous ceux qui lui demandaient de l’aide, y compris parmi les républicains, incitèrent ces derniers à faire par son entremise des tentatives de paix auprès de Charette. Nous étions en 1795. Hélas, cette proximité avec l’ennemi le rendit suspect aux yeux de certains royalistes, au point qu’une poignée d’hommes du chef vendéen se seraient emparés de lui au château de La Rabatelière, en mars 1796, avant de l’entraîner dans un champ voisin pour l’y exécuter. C’est du moins ce que les autorités en charge de l’enquête annoncèrent bruyamment, car on peut aussi penser que, parmi les nombreux déserteurs et autres batailleurs las de la guerre, quelques individus auraient pu profiter de la bonté du prêtre pour piller ses biens et l’occire au passage. Le matin du drame, la cure avait d’ailleurs été trouvée sens dessus dessous…
  

La Rabateliere 02Côté nord, la porte de l'église fracturée à la hache lors des Inventaires de 1906

La Rabateliere 03À la base du clocher, des pierres tombales pavent l'entrée de l'église

La Rabateliere 04La nef vue de la tribune

La Rabateliere 05Côté sud, une porte XVIIe

La Rabateliere 06Le portail Louis XIII
  

La stèle de François Suire au cimetière

Attenant à l’église, le cimetière offre son plus beau visage en ces temps de Toussaint, où d’épais bouquets de fleurs en camaïeu jaune d’or, orangé et écarlate honorent sur la plupart des monuments la mémoire de nos défunts. Je remarque sur la gauche en entrant, une curieuse stèle formée d’une pierre de meule scellée dans le mur. Sur le socle, une inscription m’indique qu’elle fut retrouvée ici, au lieu de sépulture du meunier François Suire, fusillé pour sa Foi le 9 mai 1794, à l’âge de 41 ans. J’en parlerai plus loin… D’autres tombes mériteraient une notice, comme celle de l’abbé Élie Hillairet, l’architecte du célèbre sanctuaire de la Salette, ou le monument à la mémoire de Myriam de La Poëze qui se dévoua au service des pauvres, des écoles et des prêtres. Mais pour l’heure je dois commencer ma marche en direction de la Petite-Maine. 
  

La Rabateliere 08Dans le cimetière, la stèle en mémoire de François Suire

La Rabateliere 10Devant le cimetière, un grand cœur vendéen sur la mairie
  

Devant le château de La Rabatelière

En chemin, je croise une plaque posée par le Souvenir Vendéen sur un muret au bord de la rue de l’Étang. On y lit : « À la mémoire de Pierre Maindron, 1766-1850, Cocher au château de La Rabatelière, Valeureux Capitaine de la Cavalerie de Charette, a participé avec sa jument Robine au glorieux combat de l’Armée Vendéenne, Souvenir Vendéen, septembre 2000. » Troisième figure remarquable que je ne vais pas tarder à retrouver au fil de ma promenade, avec l’abbé Guesdon et François Suire… 
  

La Rabateliere 15La plaque du Souvenir Vendéen à l'entrée du château
  

L’épais feuillage de l’allée cavalière masque encore la façade du château. Il faudrait revenir en hiver pour mieux apercevoir cette grande bâtisse incendiée par les Bleus en 1793. Charette vient s’y reposer le 10 janvier 1794, après son coup de main sur Saint-Fulgent. Ce jour-là, trois de ses gars font le guet autour du château. L’un d’eux, un nommé Jean Herbreteau, se porte de l’autre côté de la Petite-Maine, à la hauteur de la métairie du Genêt (qui relevait autrefois de la commune de Chauché). Tout à coup surgit une patrouille républicaine. Jean veut fuir, court vers une haie, s’empêtre dans les branches tandis qu’un Bleu le rattrape. Dans la bagarre il parvient à saisir son fusil, abat son adversaire, puis court vers la rivière sans se retourner. Le coup de feu de Jean a jeté l’alarme dans le camp vendéen. Charette et ses hommes accourent aussitôt dans la vallée, décimant les soldats républicains dont les corps seront enterrés sur place, dans le Pré-Mersuau.

La Croix du Moulin

L’affaire de Jean Herbreteau m’a fait descendre trop vite vers la Petite-Maine. Je dois en effet m’arrêter en chemin, dans le virage à mi-côte, devant un calvaire planté sur une grosse meule de moulin. Sur son socle est écrit : « À la mémoire de François Suire, meunier, 41 ans, arrêté ici par les Bleus et fusillé pour sa Foi au Cormier de Chavagnes le 9 mai 1794. » 
  

La Rabateliere 11La Croix du Moulin...

La Rabateliere 12... à la mémoire de François Suire
  

François Suire est à l’époque meunier au moulin à eau du château, situé en contrebas et toujours visible aujourd’hui. En ce début du mois de mai 1794, il rentre chez lui en compagnie de son ami Jean Bretaud, meunier lui aussi, de Chavagnes-en-Paillers, quand il est soudain interpelé par une troupe de Bleus. Prévenue de ce qui se passait, sa femme Jeanne se précipite avec ses enfants. Les cris et les pleurs n’y font rien. Jeanne lance alors un dernier appel à son époux : « François, pense au Bon Dieu ! Faut point trahir ! » François ne trahit point. Les Bleus conduisent leurs deux prisonniers vers Chavagnes. Arrivés dans la lande du Cormier, ils leur ordonnent d’adhérer à la religion de la Nation. François et Jean refusent. « Criez au moins Vive la République ! » Jean se résigne, timidement, tandis que François leur clame : « Fusillez-nous si vous le voulez ; le Bon Dieu qui me donne le courage de mourir pour sa cause, saura bien avoir soin de ma femme et mes cinq enfants ! » Les Bleus l’exécutent sur-le-champ. Ils emmèneront Jean Bretaud à Montaigu pour y travailler à leur service, mais celui-ci réussira à s’évader et rapportera les détails de la mort de François à sa veuve. Le corps du meunier sera retrouvé intact, au fond d’un fossé.

Le petit-fils de François Suire, Alexis, fit édifier à cet endroit une croix en fonte sur un socle de pierres renfermant une statue de la Vierge. En 1969, elle fut intervertie avec une grande croix de granit qui s’élevait autrefois derrière le moulin à eau du château. La meule provient d’un ancien moulin à vent du village du Genêt, sur l’autre rive.

Le Champ Rouge

Avant de poursuivre vers la gauche, en direction du moulin et de la rivière, j’emprunte le chemin à droite de la croix, sur les (derniers) pas de l’abbé Guesdon, qui fut conduit ici par ses exécuteurs en mars 1796. C’est dans un champ voisin, connu depuis sous le nom de « Champ Rouge » qu’on retrouva le corps du prêtre que j’ai cité plus haut, avec celui de la gouvernante de la cure et de son fils. 
  

La Rabateliere 13La vallée de la Petite-Maine vue depuis le Champ Rouge
  

Je continue ma balade jusqu’au moulin à eau, derrière lequel se cache, plantée sur un amas rocheux, l’ancienne croix en mémoire de François Suire, puis je franchis la Petite-Maine et remonte le versant opposé. Au prochain carrefour j’aperçois à ma droite le village du Genêt, que j’ai évoqué dans la mésaventure de Jean Herbreteau ; à ma gauche, la métairie de la Blure ou de la Bleure. Et revoilà Pierre Maindron…

Le souvenir de Pierre Maindron à la Bleure

Né à la Bleure le 24 septembre 1766, Pierre Maindron, surnommé « Pierret », se fit remarquer dans sa jeunesse pour son adresse à cheval, tant et si bien qu’il devint cocher du château de La Rabatelière. Hostile à la Révolution qui lui fit perdre son emploi en chassant ses maîtres, il s’en alla aux premiers rassemblements de mars 1793 à Saint-André-Goule-d’Oie. Choisissant la meilleure monture parmi les chevaux qu’il avait mis à l’abri des réquisitions – une jument répondant au nom de « Robine » – il s’engagea dans la cavalerie de M. de Beaurepaire sur bon nombre de champs de batailles de la Grande Guerre : Fontenay, Luçon, Chantonnay, Torfou, Châtillon, etc.

Après la tragique défaite de Cholet (17 octobre 1793), il refusa toutefois de suivre l’armée au-delà de la Loire, préférant rallier Charette. Pierret vit bien des malheurs, l’incendie du château de La Rabatelière, les massacres de 1794… En 1796, dans la nuit du 14 au 15 février, il parvint à récupérer sous le nez des Bleus un portefeuille oublié à Chauché qu’il rapporta à Charette. Il survécut à son général, se maria en 1798 avec la bénédiction d’un « bon prêtre » en ces temps de persécutions religieuses, mais reprit les armes en 1799 et encore en 1815. Son dévouement fut récompensé en 1824 par un sabre d’honneur. Il s’éteignit à Chauché le 13 août 1850.
  

La Rabateliere 16La plaque du Souvenir Vendéen sur la maison de Pierre Maindron

La Rabateliere 14La métairie de la Bleure, maison natale de Pierre Maindron
   

On pourrait parler de bien d’autres personnages moins connus, dont le souvenir a été patiemment recueilli par l’abbé Hillairet. Lors d’une prochaine promenade peut-être…
  

 
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Lundi 9 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 22:30
Notre religion est fondée sur l'expérience spirituelle, vue et entendu comme aussi sûre que n'importe quel fait physique en ce monde. Ce n'est pas de la théorie, de la philosophie ou des émotions humaines, mais de l'expérience.(Saint Nicolas Velimirovic)

Notre religion est fondée sur l'expérience spirituelle, vue et entendu comme aussi sûre que n'importe quel fait physique en ce monde. Ce n'est pas de la théorie, de la philosophie ou des émotions humaines, mais de l'expérience.(Saint Nicolas Velimirovic)

 

DIMANCHE 8 NOVEMBRE 2015: DIMANCHE DE LA "DÉDICACE DE L'EGLISE"(HOODHOSH EETHO).

LECTIONNAIRE  ACCORDÉ AU CALENDRIER DE L'EGLISE ORTHODOXE MALANKARE

Saint Qurbana

o    Apocalypse 3:14-22 :

  • 14 À l’ange de l’Église qui est à Laodicée, écris : Ainsi parle celui qui est l’Amen, le témoin fidèle et vrai, le principe de la création de Dieu :
  • 15 Je connais tes actions, je sais que tu n’es ni froid ni brûlant – mieux vaudrait que tu sois ou froid ou brûlant.
  • 16 Aussi, puisque tu es tiède – ni brûlant ni froid – je vais te vomir de ma bouche.
  • 17 Tu dis : « Je suis riche, je me suis enrichi, je ne manque de rien », et tu ne sais pas que tu es malheureux, pitoyable, pauvre, aveugle et nu !
  • 18 Alors, je te le conseille : achète chez moi, pour t’enrichir, de l’or purifié au feu, des vêtements blancs pour te couvrir et ne pas laisser paraître la honte de ta nudité, un remède pour l’appliquer sur tes yeux afin que tu voies.
  • 19 Moi, tous ceux que j’aime, je leur montre leurs fautes, et je les corrige. Eh bien, sois fervent et convertis-toi.
  • 20 Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi.
  • 21 Le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi sur mon Trône, comme moi-même, après ma victoire, j’ai siégé avec mon Père sur son Trône.
  • 22 Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Églises.

o     

o    Hébreux 9: 1-14 :

  • 01 La première Alliance avait donc ses préceptes pour le culte ainsi que son Lieu saint dans ce monde.
  • 02 Une tente y était disposée, la première, où se trouvaient le chandelier à sept branches et la table avec les pains de l’offrande ; c’est ce qu’on nomme le Saint.
  • 03 Derrière le second rideau, il y avait la tente appelée le Saint des saints,
  • 04 contenant un brûle-parfum en or et l’arche d’Alliance entièrement recouverte d’or, dans laquelle se trouvaient un vase d’or contenant la manne, le bâton d’Aaron qui avait fleuri, et les tables de l’Alliance ;
  • 05 au-dessus de l’arche, les kéroubim de gloire couvraient de leur ombre la plaque d’or appelée propitiatoire. Mais il n’y a pas lieu maintenant d’entrer dans les détails.
  • 06 Les choses étant ainsi disposées, les prêtres entrent continuellement dans la première tente quand ils célèbrent le culte.
  • 07 Mais dans la deuxième tente, une fois par an, le grand prêtre entre seul, et il ne le fait pas sans offrir du sang pour lui-même et pour les fautes que le peuple a commises par ignorance.
  • 08 L’Esprit Saint montre ainsi que le chemin du sanctuaire n’a pas encore été manifesté tant que la première tente reste debout.
  • 09 C’est là une préfiguration pour le temps présent : les dons et les sacrifices qui sont offerts ne sont pas capables de mener à la perfection dans sa conscience celui qui célèbre le culte ;
  • 10 ces préceptes, liés à des observances pour les aliments, boissons et ablutions diverses, concernent seulement la chair et ne sont valables que jusqu’au temps du relèvement !
  • 11 Le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir. Par la tente plus grande et plus parfaite, celle qui n’est pas œuvre de mains humaines et n’appartient pas à cette création,
  • 12 il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux, mais son propre sang. De cette manière, il a obtenu une libération définitive.
  • 13 S’il est vrai qu’une simple aspersion avec le sang de boucs et de taureaux, et de la cendre de génisse, sanctifie ceux qui sont souillés, leur rendant la pureté de la chair,
  • 14 le sang du Christ fait bien davantage, car le Christ, poussé par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu comme une victime sans défaut ; son sang purifiera donc notre conscience des actes qui mènent à la mort, pour que nous puissions rendre un culte au Dieu vivant.

o     

o    Saint-Jean 10: 22 à 38 :

  • 22 Arriva la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver.
  • 23 Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon.
  • 24 Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! »
  • 25 Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.
  • 26 Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis.
  • 27 Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
  • 28 Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main.
  • 29 Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père.
  • 30 Le Père et moi, nous sommes UN. »
  • 31 De nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus.
  • 32 Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? »
  • 33 Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. »
  • 34 Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ?
  • 35 Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie.
  • 36 Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”.
  • 37 Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire.
  • 38 Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. »

o     

 

DIMANCHE 8 NOVEMBRE 2015: DIMANCHE DE LA "DÉDICACE DE L'EGLISE"(HOODHOSH EETHO). LECTIONNAIRE ( ACCORDÉ AU CALENDRIER DE L'EGLISE ORTHODOXE MALANKARE)
Dimanche 8 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Pie XII,

Pape de Rome de 1939 à 1958 
dans son Encyclique « Mystici corporis Christi », 1943 

 

« Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson »

 

 

Qu'on n'imagine pas que le Corps de l'Eglise, ayant l'honneur de porter le nom du Christ, ne se compose, dès le temps de son pèlerinage terrestre, que de membres éminents en sainteté, ou ne comprend que le groupe de ceux qui sont prédestinés par Dieu au bonheur éternel.

Il faut admettre, en effet, que l'infinie miséricorde de notre Sauveur ne refuse pas maintenant une place dans son Corps mystique à ceux auxquels il ne la refusa pas autrefois à son banquet (cf Mt 9,11).

Car toute faute, même un péché grave, n'a pas de soi pour résultat de séparer l'homme du Corps de l'Eglise.

Toute vie ne disparaît pas de ceux qui, ayant perdu par le péché la charité et la grâce sanctifiante, devenus par conséquent incapables de tout mérite surnaturel, conservent pourtant la foi et l'espérance chrétienne, et à la lumière de la grâce divine, sous les inspirations intérieures et l'impulsion du Saint Esprit, sont poussés à une crainte salutaire et excités par Dieu à la prière et au repentir de leurs fautes.

Que tous aient donc en horreur le péché qui souille les membres mystiques du Rédempteur, mais que le pécheur tombé et qui ne s'est pas rendu par son obstination indigne de la communion des fidèles soit accueilli avec beaucoup d'amour, qu'on ne voie en lui avec une fervente charité qu'un membre infirme de Jésus Christ.

Car il vaut mieux, selon la remarque de saint Augustin, « être guéri dans le Corps de l'Eglise qu'être retranché de ce Corps comme des membres incurables » ; « tant que le membre est encore attaché au corps, il ne faut pas désespérer de sa santé ; mais s'il en est retranché, il ne peut plus ni être soigné ni être guéri ».

Dimanche 8 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

LE PLUS ANCIEN PELERINAGE MARIAL DE FRANCE ?

Le sanctuaire de Notre-Dame du Marillais, à la limite de Saint-Florent-le-Vieil (Maine et Loire, France) est, de longue date, un haut-lieu de pèlerinages et de spiritualité chrétienne et l’un des plus anciens sanctuaires marials du pays.

En effet, Saint Maurille (+453), disciple de saint Martin, vint évangéliser les bords de Loire, en France. Lors d’une de ses visites à Saint-Florent-le-Vieil (Maine et Loire) en 430, la sainte Vierge lui apparut pour lui demander, de la part de son Fils, de célébrer sa nativité, le 8 septembre.

Signe du Ciel, l’apparition de Marie en 430, près de Saint-Florent-le-Vieil, et sa demande que soit célébrée sa Nativité fut donc le prélude à la décision prise l’année suivante sur l’inspiration de l’Esprit Saint, par le concile d’Ephèse (431), reconnaissant à la Sainte Vierge sa nature de Mère de Dieu…

Ainsi la fête de la Nativité de Marie vient-elle d’une demande directe du Ciel. Quant au pèlerinage de Notre-Dame du Marillais, il est l’un des plus anciens pèlerinages marials de France.

(Source:pelerinagesdefrance.fr   )

Saint Geoffroy,qui êtes-vous ?

Saint Geoffroy ou Godefroy
Évêque d'Amiens 
(† 1115)

        Son monastère dépérissait avec six moines quand ceux-ci le choisirent comme abbé. En peu d'années, le monastère de Nogent dans la Marne devient l'un des plus florissants.

Image illustrative de l'article Geoffroy d'Amiens

En réponse à l'insistance de l'évêque de Reims, il accepte de devenir évêque d'Amiens ce qui lui causa bien des soucis.

 

La plupart des membres du clergé étaient à la solde des grands seigneurs qui eux-mêmes menaient une vie impossible aux marchands et aux braves gens de la « Commune d'Amiens ».

        Saint Geoffroy, privé d'amis pour le soutenir, gagne la Grande Chartreuse pour vivre en paix. Mais forcé de revenir, il reprend ses fonctions un an après et il meurt au bout de quelques mois à l'abbaye de Saint Crépin de Soissons.

Afficher l'image d'origine

Aucun membre du clergé d'Amiens ne se dérangera pour venir rechercher son corps.

Vue de la nef : Gisant de l'évêque Geoffroy d'Eu devant la chapelle Saint–Michel et la chapelle Saint–Jean–l'évangéliste

Source : Nominis

08 novembre 2014

8 novembre 1793 – La Vendée condamnée à disparaître

Le 18 brumaire an II (8 novembre 1793), Merlin de Thionville monte à la tribune de la Convention. Tandis que les dernières forces de la Vendée s’abîment outre Loire, le député propose des mesures visant à empêcher qu’elle ne renaisse de ses cendres sur son propre sol. Le nom de « Vendée » sera effacé et les biens des insurgés distribués aux patriotes et aux colons républicains venus « régénérer » cette terre abandonnée. 

Carte Vendee VengeCarte du « département Vengé » (anciennement « Vendée »)
 

Le projet de décret proposé par Merlin de Thionville est le suivant :

« 1° La Convention nationale décrète que le département ci-devant appelé de la Vendée se nommera désormais le département Vengé ; 
« 2° Toutes les séparations d'héritages, soit fossés ou haies, seront détruites par les anciens ou nouveaux propriétaires, dans l'espace de six mois, et seront remplacées par de simples bornes ;

« 3° Deux représentants du peuple se transporteront à Nantes et dans toutes les villes de la Vendée, y prendront l'état des héritages possédés ci-devant par les rebelles, et tous ceux qui, ayant pris part à la guerre de la Vendée, n'ont point abjuré leur erreur ;
« 4° Ces héritages seront distribués à des cultivateurs restés fidèles dans le pays, et qui ont droit à des indemnités ; 
« 5° Aux réfugiés de l'Allemagne, qui ont abandonné leurs propriétés pour cause de patriotisme ;

« 6° Les départements enverront dans la Vendée, près des représentants du peuple, une famille de cultivateurs infortunés par cantons, pour y recevoir une portion de terre à cultiver en propriété. Les départements leur fourniront les moyens de se rendre dans le pays, et les frais avancés par eux leur seront remboursés par le Trésor national ; 
« 7° La Convention nationale charge les représentants qu'elle nommera, des mesures de détail, et enjoint aux départements de mettre la plus grande diligence dans l'exécution de celles qui leur sont confiées. »

Conscient que ce décret ne sera pas applicable sur le terrain tant qu’y subsistera quelque résistance, Fayau, député de la Vendée, ajoute la déclaration suivante :

« Si les brigands de la Vendée n'existaient plus, comme on se plaît depuis longtemps à le dire, je voterais pour l'adoption des articles présentés par Merlin. Mais il ne faut pas se le dissimuler, les brigands existent encore. La colonne de Charette occupe encore Challans, l'île de Noirmoutier, une partie des Sables, du district de Montaigu, de Clisson. Le projet de Merlin est beau ; mais pour l'exécuter, il faut que les représentants du peuple soient accompagnés par des armées. On n'a point assez incendié dans la Vendée ; la première mesure à prendre est d'y envoyer une armée incendiaire ; il faut que pendant un an nul homme, nul animal, ne trouve de subsistance sur ce sol. Les colonies que vous enverriez feraient peut-être de nouveaux sacrifices que vous feriez. »


L’usage de ce nom de « département Vengé » est resté bien théorique. On en rencontre de très rares exemples dans l’état civil de ses communes, comme à Saint-Hilaire-des-Loges en septembre 1794 :

Departement VengeArchives de la Vendée en ligne -> Etat civil, Saint-Hilaire-des-Loges 
NMD 1793-An VIII, vue 49/341

 

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09 août 2015

Quand la Vendée s’appelait « Département Vengé »

Après le Bas-Poitou, voici une nouvelle trouvaille : une carte ancienne du « Département Vengé ». Ce nom imposé par décret de la Convention à la fin de l’année 1793 devait effacer de la mémoire des hommes celui de « Vendée », entaché de tous les crimes aux yeux des révolutionnaires. 

Vendee VengeCarte des départements Vengé, des Deux-Sèvres et de la Vienne
  

Le 18 brumaire an II (8 novembre 1793), la Convention nationale vota un « décret relatif au ci-devant département appelé la Vendée, lequel se nommera désormais le département Vengé » (article Ier). Le texte prévoyait d’autre part de confisquer tous les biens des rebelles pour les distribuer aux patriotes locaux (article IV), mais aussi aux réfugiés républicains venus des frontières de l’Est (article V) et aux familles pauvres, que les autres départements étaient invités à envoyer en Vendée pour y recevoir une propriété (article VI).

Ce nom de « Département Vengé » n’a guère connu de succès dans la pratique, pas plus que les noms déchristianisés des communes vendéennes. On le trouve cependant sur quelques cartes, comme celle présentée ci-dessus, extraite d’un triptyque « des départements Vengé, des Deux-Sèvres et de la Vienne », ci-devant Poitou comme on eût dit sous la Révolution.

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25 octobre 2015

Un Brigand nous parle de Charette à la Chabotterie

Chaque samedi, TV Vend’Ouest confie les rênes de la chaîne à Jean-Camille Émeriau, bien connu au pays tant pour ses qualités de conteurs que pour ses talents de cuisinier. Enveloppé dans sa grande cape brune et coiffé de cet immense rabalet qui lui sied à merveille, notre « Brigand » nous invite cette semaine au Logis de la Chabotterie, sur les traces du général Charette. 

Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder à l’émission « Par les ch’mins du Brigand » du samedi 24 octobre 2015 sur TV Vend'Ouest.

TV Vend OuestJean Camille Émeriau devant la Croix de Charette
à l'orée du bois de la Chabotterie (lien sur l'image)
  

"En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, et le monde se réjouira" (Jn 16, 20) Oui, vous serez dans la tristesse et les autres se réjouiront ! Vous n'aurez où mettre vos têtes et les autres se moqueront de votre pauvreté ! Vous souffrirez avec le petit enfant de Bethléem et les autres s’achèteront les riches cadeaux de Noël ! Vous serez obligés de traverser la Méditerranée à la nage et les autres vont s'offrir des vacances en Turquie et en Grèce ! Vous serez dans le besoin et les autres s'achèteront ce dont ils n'ont pas besoin ! Vous demanderez pour que Je vienne et les autres vont prier pour que Je ne vienne jamais ! Vous serez Mes vrais disciples mais les autres ne l'ont jamais été ! "Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde" (Jn 16, 33)

"En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, et le monde se réjouira" (Jn 16, 20) Oui, vous serez dans la tristesse et les autres se réjouiront ! Vous n'aurez où mettre vos têtes et les autres se moqueront de votre pauvreté ! Vous souffrirez avec le petit enfant de Bethléem et les autres s’achèteront les riches cadeaux de Noël ! Vous serez obligés de traverser la Méditerranée à la nage et les autres vont s'offrir des vacances en Turquie et en Grèce ! Vous serez dans le besoin et les autres s'achèteront ce dont ils n'ont pas besoin ! Vous demanderez pour que Je vienne et les autres vont prier pour que Je ne vienne jamais ! Vous serez Mes vrais disciples mais les autres ne l'ont jamais été ! "Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde" (Jn 16, 33)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 12,38-44.

En ce temps-là, dans son enseignement, Jésus disait : « Méfiez-vous des scribes, qui tiennent à se promener en vêtements d’apparat et qui aiment les salutations sur les places publiques,
les sièges d’honneur dans les synagogues, et les places d’honneur dans les dîners.
Ils dévorent les biens des veuves et, pour l’apparence, ils font de longues prières : ils seront d’autant plus sévèrement jugés. »
Jésus s’était assis dans le Temple en face de la salle du trésor, et regardait comment la foule y mettait de l’argent. Beaucoup de riches y mettaient de grosses sommes.
Une pauvre veuve s’avança et mit deux petites pièces de monnaie.
Jésus appela ses disciples et leur déclara : « Amen, je vous le dis : cette pauvre veuve a mis dans le Trésor plus que tous les autres.
Car tous, ils ont pris sur leur superflu, mais elle, elle a pris sur son indigence : elle a mis tout ce qu’elle possédait, tout ce qu’elle avait pour vivre. »

De Sa main vivifiante le Seigneur Source-de-Vie, / le Christ notre Dieu, / a fait surgir tous les morts des ténèbres de l'Enfer, / accordant la résurrection à tout le genre humain; / Il est vraiment notre Sauveur, / notre Vie, notre Résurrection et le Dieu de l'univers. Ikos Ta Croix, Ta Sépulture, Source de Vie, / fidèlement nous les chantons et devant elles nous prosternons, / car Tu as enchaîné l'Enfer, Seigneur immortel, / et comme Dieu Tout-puissant ressuscitas les morts avec Toi; / Tu brisas les portes de l'Hadès / et détruisis l'empire de la mort. / Nous les mortels, nous Te chantons avec amour, / Toi qui, ressuscitant, brisas la force de l’ennemi funeste; / tous ceux qui croient en Toi, Tu les as ressuscités, / Tu délivras le monde des traits du Serpent; / en Ton unique puissance, Seigneur, / Tu nous as libérés de l'ennemi nous égarant; / c'est pourquoi nous chantons pieusement / Ta Résurrection qui nous sauve, ô Dieu de l'univers.

De Sa main vivifiante le Seigneur Source-de-Vie, / le Christ notre Dieu, / a fait surgir tous les morts des ténèbres de l'Enfer, / accordant la résurrection à tout le genre humain; / Il est vraiment notre Sauveur, / notre Vie, notre Résurrection et le Dieu de l'univers. Ikos Ta Croix, Ta Sépulture, Source de Vie, / fidèlement nous les chantons et devant elles nous prosternons, / car Tu as enchaîné l'Enfer, Seigneur immortel, / et comme Dieu Tout-puissant ressuscitas les morts avec Toi; / Tu brisas les portes de l'Hadès / et détruisis l'empire de la mort. / Nous les mortels, nous Te chantons avec amour, / Toi qui, ressuscitant, brisas la force de l’ennemi funeste; / tous ceux qui croient en Toi, Tu les as ressuscités, / Tu délivras le monde des traits du Serpent; / en Ton unique puissance, Seigneur, / Tu nous as libérés de l'ennemi nous égarant; / c'est pourquoi nous chantons pieusement / Ta Résurrection qui nous sauve, ô Dieu de l'univers.

Par Thomas de Celano

(v. 1190-v. 1260), biographe de saint François et de sainte Claire 
« Vita prima » de Saint François, §76 (trad. Desbonnets et Vorreux, Documents, p. 257) 


 

Tout donner parce que le Christ a tout donné

 

François, petit pauvre et père des pauvres, voulait vivre en tout comme un pauvre ; il souffrait de rencontrer plus pauvre que lui, non pas par vanité mais à cause de la tendre compassion qu'il leur portait.

Il ne voulait qu'une tunique de tissu rêche et très commun ; encore lui arrivait-il bien souvent de la partager avec un malheureux.

Mais il était, lui, un pauvre très riche, car poussé par sa grande charité à secourir les pauvres comme il le pouvait, il s'en allait chez les riches de ce monde au temps des plus grands froids et leur demandait de lui prêter un manteau ou une pelisse.

On les lui apportait avec plus d'empressement encore qu'il n'en avait mis à les demander.

« J'accepte, disait-il alors, à condition que vous ne vous attendiez plus à les revoir. »

Au premier pauvre rencontré, François, le cœur en fête, offrait ce qu'il venait de recevoir. 


Rien ne lui causait plus de peine que de voir insulter un pauvre ou maudire une créature quelconque.

Un frère s'était un jour laissé aller à des paroles blessantes contre un pauvre qui demandait l'aumône :

« Est-ce que, par hasard, lui avait-il dit, tu ne serais pas riche tout en faisant semblant d'être pauvre ? »

Ces paroles ont fait très mal à François, le père des pauvres ; il a infligé au délinquant une terrible semonce, puis lui a ordonné de se dépouiller de ses vêtements en présence du pauvre et de lui baiser les pieds en lui demandant pardon.

« Celui qui parle mal à un pauvre, disait-il, injurie le Christ, dont le pauvre présente au monde le noble symbole, puisque le Christ, pour nous, s'est fait pauvre en ce monde » (2Co 8,9).

 

Dimanche 8 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:
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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 19:18
Dimanche 8  NOVEMBRE 2015: Dimanche de la "Dédicace de l'Eglise"(Hoodhosh Eetho). Lectionnaire ( Accordé au Calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare)

Le dimanche de la « Dédicace de l’Eglise » (Hoodhosh Eetho)

est célèbré après "Koodhosh Eetho" (De la sanctification de l'Église) .

Saint Qurbana

o    Apocalypse 3:14-22 :

  • 14 À l’ange de l’Église qui est à Laodicée, écris : Ainsi parle celui qui est l’Amen, le témoin fidèle et vrai, le principe de la création de Dieu :
  • 15 Je connais tes actions, je sais que tu n’es ni froid ni brûlant – mieux vaudrait que tu sois ou froid ou brûlant.
  • 16 Aussi, puisque tu es tiède – ni brûlant ni froid – je vais te vomir de ma bouche.
  • 17 Tu dis : « Je suis riche, je me suis enrichi, je ne manque de rien », et tu ne sais pas que tu es malheureux, pitoyable, pauvre, aveugle et nu !
  • 18 Alors, je te le conseille : achète chez moi, pour t’enrichir, de l’or purifié au feu, des vêtements blancs pour te couvrir et ne pas laisser paraître la honte de ta nudité, un remède pour l’appliquer sur tes yeux afin que tu voies.
  • 19 Moi, tous ceux que j’aime, je leur montre leurs fautes, et je les corrige. Eh bien, sois fervent et convertis-toi.
  • 20 Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi.
  • 21 Le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi sur mon Trône, comme moi-même, après ma victoire, j’ai siégé avec mon Père sur son Trône.
  • 22 Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Églises.

o     

o    Hébreux 9: 1-14 :

  • 01 La première Alliance avait donc ses préceptes pour le culte ainsi que son Lieu saint dans ce monde.
  • 02 Une tente y était disposée, la première, où se trouvaient le chandelier à sept branches et la table avec les pains de l’offrande ; c’est ce qu’on nomme le Saint.
  • 03 Derrière le second rideau, il y avait la tente appelée le Saint des saints,
  • 04 contenant un brûle-parfum en or et l’arche d’Alliance entièrement recouverte d’or, dans laquelle se trouvaient un vase d’or contenant la manne, le bâton d’Aaron qui avait fleuri, et les tables de l’Alliance ;
  • 05 au-dessus de l’arche, les kéroubim de gloire couvraient de leur ombre la plaque d’or appelée propitiatoire. Mais il n’y a pas lieu maintenant d’entrer dans les détails.
  • 06 Les choses étant ainsi disposées, les prêtres entrent continuellement dans la première tente quand ils célèbrent le culte.
  • 07 Mais dans la deuxième tente, une fois par an, le grand prêtre entre seul, et il ne le fait pas sans offrir du sang pour lui-même et pour les fautes que le peuple a commises par ignorance.
  • 08 L’Esprit Saint montre ainsi que le chemin du sanctuaire n’a pas encore été manifesté tant que la première tente reste debout.
  • 09 C’est là une préfiguration pour le temps présent : les dons et les sacrifices qui sont offerts ne sont pas capables de mener à la perfection dans sa conscience celui qui célèbre le culte ;
  • 10 ces préceptes, liés à des observances pour les aliments, boissons et ablutions diverses, concernent seulement la chair et ne sont valables que jusqu’au temps du relèvement !
  • 11 Le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir. Par la tente plus grande et plus parfaite, celle qui n’est pas œuvre de mains humaines et n’appartient pas à cette création,
  • 12 il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, en répandant, non pas le sang de boucs et de jeunes taureaux, mais son propre sang. De cette manière, il a obtenu une libération définitive.
  • 13 S’il est vrai qu’une simple aspersion avec le sang de boucs et de taureaux, et de la cendre de génisse, sanctifie ceux qui sont souillés, leur rendant la pureté de la chair,
  • 14 le sang du Christ fait bien davantage, car le Christ, poussé par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu comme une victime sans défaut ; son sang purifiera donc notre conscience des actes qui mènent à la mort, pour que nous puissions rendre un culte au Dieu vivant.

o     

o    Saint-Jean 10: 22 à 38 :

  • 22 Arriva la fête de la dédicace du Temple à Jérusalem. C’était l’hiver.
  • 23 Jésus allait et venait dans le Temple, sous la colonnade de Salomon.
  • 24 Les Juifs firent cercle autour de lui ; ils lui disaient : « Combien de temps vas-tu nous tenir en haleine ? Si c’est toi le Christ, dis-le nous ouvertement ! »
  • 25 Jésus leur répondit : « Je vous l’ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais, moi, au nom de mon Père, voilà ce qui me rend témoignage.
  • 26 Mais vous, vous ne croyez pas, parce que vous n’êtes pas de mes brebis.
  • 27 Mes brebis écoutent ma voix ; moi, je les connais, et elles me suivent.
  • 28 Je leur donne la vie éternelle : jamais elles ne périront, et personne ne les arrachera de ma main.
  • 29 Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père.
  • 30 Le Père et moi, nous sommes UN. »
  • 31 De nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus.
  • 32 Celui-ci reprit la parole : « J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? »
  • 33 Ils lui répondirent : « Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. »
  • 34 Jésus leur répliqua : « N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ?
  • 35 Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie.
  • 36 Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites : “Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”.
  • 37 Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire.
  • 38 Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. »

o     

 

Dimanche 8  NOVEMBRE 2015: Dimanche de la "Dédicace de l'Eglise"(Hoodhosh Eetho). Lectionnaire ( Accordé au Calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare)

8 novembre :

Synaxe des Archistratèges de la milice céleste: Sts MICHEL, GABRIEL et les AUTRES PUISSANCES CELESTES ET INCORPORELLES


Grands chefs des milices célestes,
Nous vous supplions, indignes que nous sommes,
de nous protéger par vos prières
et de nous garder à l’ombre des ailes
de votre immatérielle gloire.
Nous qui à genoux, vous implorons instamment:
« Délivrez nous des dangers,
Ô Princes des Puissances d’en haut ».

Exapostilaire 
Le Dieu créateur a fait de toi, / Archistratège divin, / le chef, le défenseur, la providence du genre humain / et t'a couvert d'ineffable gloire pour chanter sans cesse / l'hymne de victoire à la louange du Seigneur trois fois saint. 
Eclairé par l'ineffable splendeur / qui surpasse toute lumière en la divine Trinité, / tu parcours, tel un éclair, l'entière création, / archange Michel au clair aspect, / pour accomplir ce que t'ordonne le Seigneur, / toi qui défends, gardes et protèges les fidèles qui te chantent avec joie.

Illustre Michel, archistratège divin, / Dieu t'a mis à la tête des Vertus, / des Trônes, des Archanges, des Dominations, / des Anges, des Puissances, des Principautés; / toi qui es proche du trône de Dieu, / garde, protège, défends / et sauve tous les fidèles te glorifiant / comme l'intercesseur par qui le monde est secouru.

Vierge pure et toute-digne de nos chants, / tu es plus vénérable que les illustres Chérubins, / sans conteste plus glorieuse que les redoutables Séraphins / et tu surpasses tous les Anges en sainteté, / ô Mère de Dieu, car tu as enfanté / le Créateur de l'univers / d'ineffable et corporelle façon: / demande-lui d'accorder à tes fidèles le pardon de leurs péchés. 


Source:http://www.icones-grecques.com/…/synaxe-des-archistrateges-…

Dimanche 8  NOVEMBRE 2015: Dimanche de la "Dédicace de l'Eglise"(Hoodhosh Eetho). Lectionnaire ( Accordé au Calendrier de l'Eglise Orthodoxe Malankare)
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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 13:06
Deux Invitations Inter religieuses des "Artisans de Paix" en Novembre:

Vous êtes cordialement invité(e) - ainsi que les personnes
de votre connaissance intéressées, à une 
RETRAITE INTERRELIGIEUSE
organisée sans syncrétisme par
L’association ARTISANS DE PAIX
Sur le thème
AU COMMENCEMENT,
« BERESHIT », « BISMILLAH »
Demeurer au commencement, 
de commencement en commencement,
à l’écoute de la racine du Souffle.


Du Vendredi 27 novembre 2015 avant le coucher du soleil, au 
Dimanche 29 novembre 2015, 15 h 30

Chez les Frères Cisterciens de la Trappe d’Entrammes, 
premier monastère cistercien établi en France après la révolution, 
à 1h40 de Paris, au bord de la Mayenne.


Abbaye Notre-Dame-du-Port-du-Salut
53260 Entrammes (tel 02 43 64 18 63)


Accès en voiture : A11 sortie Laval N162
Accès SNCF : gare de Laval, puis bus ou taxi pour Entrammes.
Coût du Week-End : 


1/ Cotisation 2015 à l’association Artisans de Paix : 50 €
(25 € pour les jeunes < 25 ans, retraités, personnes en difficultés)
à régler par ceux qui ne sont pas adhérents ou pas à jour de leur cotisation.
2/ Frais du Weekend / personne : 100 €. 


Modalités d’inscription :


Il est demandé 50 € d’arrhes à l’inscription, à adresser en même temps 
que la cotisation à Artisans de Paix, 51 rue des Ecoles, 75005 Paris. 
Le solde sera à régler trois semaines avant le weekend, au plus tard. 
Chacun(e) est pri(e) d’apporter ses draps et serviettes de toilette.


Les personnes seront inscrites par ordre de demande, dans la limite des 
places disponibles. L’abbaye a une capacité d’accueil de 22 chambres.


Le week-end commencera vendredi après-midi, à 17h pour ceux qui le peuvent, afin 
de prendre le temps de nous présenter avant que ne commence le Shabbat, à la 
tombée du jour. Le dîner se fera en parlant, présidé par le rabbin Yeshaya Dalsace 
qui nous présentera le rite du Shabbat. Puis nous entrerons en silence jusqu’à 
dimanche midi, à l’écoute de la voix du silence qui parleen toute finesse, dans 
l’intimité de nos êtres, à la racine du Souffle. 


Le week-end sera scandé de 3 enseignements qui présenteront chacun le thème du 
point de vue d’une tradition particulière ; de temps de prières proposés par les 
diverses traditions en présence; de temps de recueillements personnels.


Chaque intervenant aura la méthode qui lui est propre, en conformité avec son 
charisme et celui de sa tradition, dans le plus grand respect de celles des autres. Des 
questions pourront être posées à chacun, en groupe lors des enseignements ou en 
dehors de ces temps, pour des questions plus personnelles.


Nous indiquerons les horaires de la prière abbatiale lorsqu’ils sont compatibles avec 
le programme de notre retraite, pour ceux qui voudraient s’y joindre. Un programme 
précis de l’ensemble du weekend sera envoyé aux participants.
Avec
Rabbin Yeshaya Dalsace
Journaliste, comédien et metteur en scène, franco israélien. Il a d’abord fait des 
études de droit à Paris, puis de théâtre au Théâtre National de Chaillot avec Antoine 
Vitez. Il fit ensuite son Alya en 1990 et son service dans Tsahal, fut journaliste à Kol 
Israël, enseigna la dramaturgie à l’Université hébraïque, fit un Master israélien 
d’études juives. Aujourd’hui créateur et rédacteur du site francophone Massorti.Com, 
collaborateur régulier du site Akadem, conférencier (Alliance Israélite, OSE, Centre 
communautaire, AJC, colloques et formations universitaires), marié et père de cinq 
enfant, il est le rabbin de la Synagogue Massorti Dor Vador à Paris.


Frère Alberto Fabio Ambrosio op
Dominicain, spécialiste de l’histoire du soufisme ottoman. Membre actif de l’Institut 
de recherche Dosti et Professeur invité à l’Université Pontificale Grégorienne. 
Rattaché à l'Institut dominicain d'études orientales au Caire (IDEO), il est chercheur 
associé de l'IFEA (Institut français d'études anatoliennes) et du CETOBAC (Centre 
d'études ottomanes, balkaniques et centrasiatiques, Paris). Membre du groupe de 
recherche d’histoire ottomane de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. 
Parmi ses publications : Piccola mistica del dialogo, 2014 ; Dervisci. Storia, 
antropologia, Mistica, 2011 ; Vie d’un derviche tourneur. Doctrine et rituels du 
soufisme au XVIIe
siècle, 2010.


Hajj Abdel Hafid Benchouk
Président de l'association Adab. Représentant de la voie Soufie Naqshbandi en 
France. Directeur des Editions les Quatre Sourcse. Délégué de la Fraternité Islamique 
des Artisans de Paix. La Tariqa Naqshbandi est l'une des quatre principales 
confréries soufies. Elle tire sa chaîne initiatique (silsila) de Abou Bakr Siddiq. Le 
Prophète Mohammad a dit à son sujet « Tout ce que Dieu a mis dans ma poitrine je 
l'ai mis dans le cœur d'Abou Bakr ». Il le lui a transmis de cœur à cœur lorsque les 
deux amis étaient cachés dans la grotte durant l'Hégire. Là, indique le Coran (Sourate 
9 v. 40), descendit sur eux la Sakîna. L'initiation (bay'a) de Abou Bakr s'est faite par 
la récitation par 3 fois de Allahou Allahou Allahou Haqq (Dieu est Vérité). 

Deux Invitations Inter religieuses des &quot;Artisans de Paix&quot; en Novembre:

Vous êtes cordialement invité(e) à la

 

DIX-NEUVIEME

RENCONTRE INTERRELIGIEUSE DE PRIERES

Organisée par 

L’Association « ARTISANS DE PAIX »

Cette rencontre participera de la semaine de l’amitié islamo-chrétienne (SERIC).

Avec Jean-François Lévy (vice-président de la Fraternité d’Abraham) qui représentera le rabbin Yann Boissière (co-responsable de la synagogue du MJLF),  Paula Kasparian (présidente des Artisans de Paix), Christian Rogez (délégué de la Fraternité Eucharistique des Artisans de Paix),  Hajj Abdel Kader Abdellaoui (qui nous recevra à Dourdan), Hajj Abdel Hafid Benchouk (délégué de la Fraternité Islamique des Artisans de Paix), Jean-Luc Castel (délégué de la Fraternité Bouddhique des Artisans de Paix), Vincent Pilley et Marc Tardieu (membres de la Fraternité Bouddhique des Artisans de Paix).

Sur le thème :

ŒUVRE DE PAIX DANS CHAQUE TRADITION RELIGIEUSE - L’ATTENTE MESSIANIQUE

VUE PAR CHAQUE TRADITION

Nous serons reçus

MARDI 17 NOVEMBRE 2015

De 18 h 30 à 21 h 30

AU CENTRE SOUFI NAQSHBANDI
 2 RUE DE CORBREUSE 91410 RICHARVILLE ,

RER C, Gare de Dourdan.

Comme toujours, notre prière sera attentive à la transfiguration des personnes et des traditions à l’œuvre au fil de nos rencontres, dans ce qui se présente comme la promesse messianique de « Fraternités Artisans de Paix ».

 

Nous laisserons nos cœurs s’ouvrir à

                     I.     La contemplation de nos textes fondateurs (Tora, Nouveau Testament, Coran, Sutras),

                   II.     Incorporée dans la vie de grands témoins des traditions fondées sur ces textes,

                                                                   III.     S’actualisant dans nos vies, aujourd’hui.

 

Ainsi y aura-t-il trois moments de la prière des Artisans de Paix : à l’écoute de nos textes fondateurs, puis de récits de grands témoins, enfin de la parole qui jaillit de la bouche des uns et des autres, à l’écoute de la Voix du Silence Fin dont Elie est témoin.

Un rendez-vous avec Dieu et avec les frères qui nous sont donnés :

 

Chemin dans lequel nous introduisent nos textes fondateurs :

En privilégiant le silence et l’écoute, nous laisserons résonner en chacun, la parole toujours  singulière, dont la diversité des textes canoniques de nos traditions porte la trace.

Vérité attestée par le témoignage des saints :

Attentifs à l’immédiate intraductibilité de ces paroles, nous contemplerons la parole sans bruit de mots relatée par Elie, rendue visible par le témoignage des saints,  interprètes de l’innommable.

Vie en abondance :

Nous nous ouvrirons à la Vie insufflant nos gestes aussi fermement que le Buisson ardent qui parla à Moïse, nous engageant ensemble dans une voie de transfiguration.

 

 

Constitution de l’assemblée :

Hajj Abdel Kader ABDELLAOUI (qui nous recevra à Dourdan),

Hajj Abdel Hafid BENCHOUK et Paula KASPARIAN

 

Psalmodie hébraïque : Jean-François LEVY

 

 

A l’écoute des signes annoncés par nos textes fondateurs respectifs :

Bible Hébraïque : Jean-François LEVY

L’un et l’autre Testament : Christian ROGEZ et Paula KASPARIAN

Coran : Hajj Abdel Kader ABDELLAOUI et Hajj Abdel Hafid BENCHOUK

Sutra Bouddhique : Jean-Luc CASTEL ou Vincent PILLEY ou Marc TARDIEU

 

Chant chrétien : Jean-Pierre AMOREAU et François LACOSTE 

 

 

Contemplant le témoignage de ceux en lesquels ces textes ont pris corps :

Tradition hébraïque : Jean-François LEVY

Tradition chrétienne : Christian ROGEZ et Paula KASPARIAN

Tradition islamique : Hajj Abdel Kader ABDELLAOUI et Hajj Abdel Hafid BENCHOUK

Tradition Bouddhique : Jean-Luc CASTEL ou Vincent PILLEY ou Marc TARDIEU

 

Invocation musulmane, Dikhr :

Hajj Abdel Kader ABDELLAOUI et Hajj Abdel Hafid BENCHOUK

 

 

Devenant chacun et ensemble,  holocauste d’amour accueillant Dieu parmi nous,

 Le recevant les uns des autres et  nous Le donnant les uns aux autres :

Se risquer à parler à Celui que certains appellent Dieu et que d’autres ne nomment pas,

 Se taire si l’on préfère ; en tous les cas, recevoir et transmettre la lumière.

 

Chants croisés à l’écoute du Souffle ténu qui prend corps parmi nous

 

 

Témoins des Fraternités Artisans de Paix dont l’espérance prend corps parmi nous,

Se bénir les uns les autres, envoi :

Fraternité hébraïque : Jean-François LEVY

Fraternité eucharistique : Christian ROGEZ et Paula KASPARIAN

Fraternité islamique Hajj Abdel Kader ABDELLAOUI et Hajj Abdel Hafid BENCHOUK

Fraternité bouddhique : Jean-Luc CASTEL, Vincent PILLEY et Marc TARDIEU

 

Deux Invitations Inter religieuses des &quot;Artisans de Paix&quot; en Novembre:

D’après un TRAITÉ DE TERTULLIEN SUR LA PRIÈRE

L’offrande spirituelle, la prière est le sacrifice spirituel qui a supprimé les anciens sacrifices. À quoi bon, dit le Seigneur, m’offrir tant de sacrifices ? Les holocaustes de béliers, la graisse des veaux, j’en suis rassasié. Le sang des taureaux, des agneaux et des boucs, je n’en veux plus.  Qui donc vous a demandé de m’apporter tout cela ? … L’heure vient, où les vrais adorateurs adoreront Celui qui est aux cieux, en esprit et vérité. En effet, Dieu est Esprit, et c’est pourquoi il cherche de tels adorateurs. Nous sommes les vrais adorateurs et les vrais sacrificateurs.

En priant dans le Souffle, c’est par le Souffle que nous offrons en sacrifice la prière, victime qui revient à Dieu, qui lui plaît, qu’il a recherchée, qu’il s’est destinée. C’est elle, offerte de tout cœur, nourrie de la foi, guérie par la vérité, gardée parfaite par l’innocence, couronnée par l’amour, — c’est elle, la prière, que nous devons conduire jusqu’à l’autel de Dieu, avec la procession des bonnes œuvres, parmi les psaumes et les hymnes ; c’est elle qui obtiendra tout de Dieu en notre faveur.

En effet, qu’est-ce que Dieu peut refuser à la prière qui procède de l’esprit et de la vérité, lui qui l’exige ? Les grandes preuves de son efficacité, nous les lisons, nous les entendons, nous les croyons ! …..

Tous les anges prient, toutes les créatures prient ; les bêtes domestiques et les bêtes sauvages fléchissent les genoux, et, lorsqu’elles sortent de leurs étables ou de leurs repaires, elles regardent vers le ciel, non sans motif, en faisant frémir leur souffle, chacune à sa manière. Quant aux oiseaux, lorsqu’ils se lèvent, ils se dirigent vers le ciel et ils étendent leurs ailes, comme nous étendons les mains, en forme de croix, et ils font entendre ce qui apparaît comme une prière.

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne - dans Famille Défense de la Vie DIALOGUE INTERRELIGIEUX oecuménisme
7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 08:32
L'ami du silence se rapproche de Dieu. Il Lui parle en secret, et Dieu l'éclaire. Jésus, par Son silence, rendit Pilate confus; et l'homme, par son silence, vainc l'orgueil. (Saint Jean Climaque)

L'ami du silence se rapproche de Dieu. Il Lui parle en secret, et Dieu l'éclaire. Jésus, par Son silence, rendit Pilate confus; et l'homme, par son silence, vainc l'orgueil. (Saint Jean Climaque)

Livre de l'Ecclésiastique 24,9-12.

Dès le commencement et avant tous les siècles il m'a créée, et je ne cesserai pas d'être jusqu'à l'éternité.
J'ai exercé le ministère devant lui dans le saint tabernacle, et ainsi j'ai eu une demeure fixe en Sion.
De même, il m'a fait reposer dans la cité bien-aimée, et dans Jérusalem est le siège de mon empire.
J'ai poussé mes racines dans le peuple glorifié, dans la portion du Seigneur, dans son héritage.


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 11,27-28.

En ce temps-là, tandis que Jésus parlait à la foule, une femme élevant la voix du milieu de la foule, lui dit : Heureux le sein qui vous a porté, et les mamelles que vous avez sucées !
Mais il lui dit : " Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent ! "

Samedi 7 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Aujourd'hui, nos Frères Coptes Orthodoxes célèbrent Sainte Anne

Dieu, qui avait prédestiné cette enfant à devenir l'aïeule du Sauveur, la combla des grâces les plus admirables. Après Marie, aucune femme plus que Sainte Anne ne fut bénie et privilégiée entre toutes les autres.

Comme elle dépassait toutes les filles, ses compagnes, par sa piété, par la réserve de sa tenue, son recueillement et la sainteté de toute sa conduite ! Quand il plut à Dieu d'unir son sort à celui de Saint Joachim ("Dieu accorde"), combien Anne ("la grâce") fut une épouse prévenante, charitable. Dieu lui refusa longtemps de devenir mère. Elle se soumit humblement à cette épreuve et l'utilisa pour sa sanctification.

Mais à l'épreuve succéda une grande joie, car de Joachim et d'Anne, déjà vieux, naquit miraculeusement Celle qui devait être la Mère du Sauveur et la Co-Rédemptrice du genre humain.

C'est un grand honneur pour Sainte Anne, que d'avoir donné naissance à la Mère de Dieu. Mais il lui revient beaucoup plus de gloire d'avoir formé le Cœur de Marie à la vertu et à l'innocence ! L'Église célébrera dans tous les âges la piété maternelle de Sainte Anne, et la gloire de sa Fille rejaillira sur elle de génération en génération. (Source: N-D des Neiges)

 

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COMPRENDRE SON ÂME: "Par conséquent l'oeuvre première et la plus importante pour la connaissance, c'est la découverte de la Trinité, mais ensuite en second lieu de comprendre ce que la Trinité a créé, conformément à celui qui a dit, "Car Lui-même m'a donné la vraie connaissance des choses qui existent, la constitution du cosmos et le fonctionnement des éléments, le commencement et le terme et le milieu des temps," et ainsi de suite (Sagesse 7,17-18). Parmi ces choses, donc, il y aura la découverte et compréhension de sa propre âme".. (Origène d'Alexandrie, Commentaire sur le Cantique des cantiques)

COMPRENDRE SON ÂME: "Par conséquent l'oeuvre première et la plus importante pour la connaissance, c'est la découverte de la Trinité, mais ensuite en second lieu de comprendre ce que la Trinité a créé, conformément à celui qui a dit, "Car Lui-même m'a donné la vraie connaissance des choses qui existent, la constitution du cosmos et le fonctionnement des éléments, le commencement et le terme et le milieu des temps," et ainsi de suite (Sagesse 7,17-18). Parmi ces choses, donc, il y aura la découverte et compréhension de sa propre âme".. (Origène d'Alexandrie, Commentaire sur le Cantique des cantiques)

Par Saint Isaac le Syrien :

 

« Fais-toi violence »

 

(Discours ascétiques, 1ère série, n°2 (trad. Touraille, DDB 1981, p. 66 rev))

Fais-toi violence (cf Mt 11,12), efforce-toi d’imiter l’humilité du Christ, afin que s’allume toujours davantage le feu qu’il a jeté en toi, ce feu par lequel sont consumées toutes les impulsions de ce monde-ci qui détruisent l’homme nouveau et qui souillent les demeures du Seigneur saint et puissant.

Car j’affirme avec saint Paul que « nous sommes le temple de Dieu »

(2Co 6,16).

Purifions donc son temple, « comme lui-même est pur »

(1Jn 3,3), afin qu’il ait le désir d’y demeurer ; sanctifions-le, comme lui-même est saint

(1P 1,16);

ornons-le de toutes les œuvres bonnes et dignes. Emplissons le temple du repos de sa volonté, comme d’un parfum, par la prière pure, la prière du cœur qu’il est impossible d’acquérir en se livrant aux impulsions continuelles de ce monde-ci.

Ainsi la nuée de sa gloire couvrira ton âme, et la lumière de sa grandeur brillera dans ton cœur

(cf 1R 8,10).

Tous ceux qui demeurent dans la maison de Dieu seront emplis de joie et se réjouiront.

Mais les insolents et les ignobles disparaîtront sous la flamme du Saint Esprit.

« La mort n’est pas la fin »

 

Le prêtre et compositeur basque Cesáreo Gabaráin Azurmendi (1936-1991) fut ordonné à Saint-Sébastien (Espagne) en 1959, nommé chapelain à Saint-Sébastien, Madrid ou Antzuola. Il nous a légué de très belles chansons dont « Pescador de Hombres » (« Le pêcheur d’hommes » en français) avant de s’éteindre en 1991.
10707
Il a écrit cette magnifique chanson à la mémoire de Juan Pedro, le jeune organiste de sa paroisse, mort à 17 ans. Elle est ici interprété par FiorellaBerrios, l’une des voix de l’ensemble Coro Cantaré.
 

Tu nous as dit que la mort
N’est pas la fin du chemin,
Que, même si nous mourons,
nous ne sommes pas le festin
d’un aveugle destin.

Tu nous as faits, nous sommes tiens,
notre destin est de vivre,
en étant heureux avec toi,
sans souffrir ni mourir.
En étant heureux avec toi,
Sans souffrir ni mourir.

Quand la peine arrive
pour le frère disparu,
quand l’adieu est douloureux et
cherche son espérance dans la Foi.

Nous avons confiance en ta Parole,
Forts de cette certitude que Toi,
Déjà tu l’as ramené à la vie,
Déjà tu l’as amené à la lumière,
Déjà tu l’as ramené à la vie
Déjà tu l’as amené à la lumière.

Quand, Seigneur, tu as ressuscité,
tous nous avons vaincu avec toi,
tu nous as donné la vie,
comme à Béthanie, à ton ami.

Si nous marchons à tes côtés,
Ton amour ne nous manquera pas,
Puisqu’en mourant, nous vivons
une vie plus claire et meilleure.
Puisqu’en mourant, nous vivons
une vie plus claire et meilleure.

 
Le Saint Esprit nous enseigne à aimer nos ennemis d'une manière telle que nous ayons pitié de leurs âmes comme si ils étaient nos propres enfants. (Saint Silouane l'Athonite.)

Le Saint Esprit nous enseigne à aimer nos ennemis d'une manière telle que nous ayons pitié de leurs âmes comme si ils étaient nos propres enfants. (Saint Silouane l'Athonite.)

Chers amis . Aloho m'barekh

C'est avec grande tristesse, mais aussi solidarité avec le Peuple Russe outragé que je publie ici la réponse de l'Ambassade de Russie après les ignobles caricatures publiées dans le dernier numéro de "Charlie Hebdo".

Le 11 Novembre, alors que nous célébrerons Saint Martin, disciple de St Hilaire (Qui fut un grand défenseur de l'Orthodoxie) Apôtre d'une France renouvelée par le ferment pacifique et vivificateur de l'Annonce Chrétienne, nous célébrerons dans chacune de nos Paroisses de l'Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone Mar Thoma (Tradition Malankare en Europe) en France et au Cameroun une Messe de Suffrage pour les victimes du crash et le Peuple Russe courageusement engagé en Syrie contre l'obscurantisme et le fanatisme de ceux qui, au détriment de leurs coreligionnaires, sèment la mort, témoignant ainsi qu'ils n'appartiennent pas au Dieu de la Vie et ne le servent pas, mais son soumis à l'Ennemi du genre humain, le diviseur, l'homicide, le démon...Avec le Peuple Russe et l'Archevêque Luca Khouri (Vicaire patriarcal d’Antioche et de tout l’Orient pour les Grecs Orthodoxes) qui exprimait la position de son Patriarcat lors d'une précédente Messe de Suffrages , nous croyons et espérons que la victoire de la Syrie sur le terrorisme se reflétera positivement sur tous les peuples du monde: « La Syrie restera un exemple à suivre dans la fraternité entre les musulmans et les chrétiens ». 

Chers fils et filles, chers amis de notre Eglise Syro-Orthodoxe-Francophone, veuillez vous unir à cette Messe que nous célébrerons le 11 Novembre. Je vous en remercie.

Aloho m'barekh (Dieu vous bénisse) ! Que la Mère de Miséricorde vous accompagne et vous garde sous sa protection !

+Mor Philipose-Mariam, métropolite

 

Nous sommes profondément indignés par d’ignobles caricatures parues dans le dernier numéro de "Charlie Hebdo", qui s'en prend au crash de l'avion de ligne russe en Egypte. Il est inimaginable que cette affreuse tragédie qui a emporté 224 vies humaines, dont 25 enfants, puisse être tournée en dérision pour piétiner la mémoire des victimes innocentes.
Peu importent la cause, le contexte politique ou le lieu du crash. Ce qui compte – c'est que les gens y sont morts. Parfois des familles entières. Des milliers de russes y ont perdus leurs enfants, leurs petits-enfants, leurs parents ou tout simplement leurs amis. Et voilà que les journalistes du "Charlie Hebdo" y trouvent de quoi ricaner… De la satire malséante et outrageante qui est au-delà de toute norme du moral, de l'éthique, de la dignité, de l'humanisme… Ces caricatures sont une violation criante de la déontologie journaliste, qu'aucun discours sur la liberté de parole et de la presse ne peut justifier. C'est tout simplement indécent.
Les journalistes du "Charlie Hebdo" ont outragé tous les russes qui sont aujourd'hui en deuil, ils ont offensé les milliers de nos compatriotes dont les pensées était avec eux le jour de l'attaque terroriste au journal en janvier dernier, tous ceux qui arboraient le slogan "Je suis Charlie". Mais au bout du compte par cet "humour" déplacé et intempestif ils ont insulté la France elle-même, leurs propres concitoyens qui comme les gens du monde entier ont fait ces jours-là compassion aux victimes du crash en Egypte et à leurs proches. Il ne reste qu'à espérer que la France et les français jugeront cette démarche provocatrice de "Charlie Hebdo" à sa juste valeur.

 
 
 
 
Глубоко возмущены отвратительными карикатурами, появившимися сегодня в очередном номере газеты «Шарли Эбдо», темой которых стало крушение российского пассажирского самолета в Египте. Невозможно представить себе, чтобы столь ужасная трагедия, унесшая жизни 224 человек, в том числе 25 детей, была предметом политического шаржа и откровенного глумления над памятью безвинных жертв.
Совершенно неважно, что послужило причиной авиакатастрофы, при каких обстоятельствах она произошла – погибли люди, целые семьи. В России беда пришла в тысячи домов, где осиротели дети, родители, близкие погибших. И эта человеческая драма дала повод журналистам «Шарли Эбдо» для неуместной, оскорбительной сатиры, выходящей за грани любых представлений о морали, нравственности, гуманизме. Упомянутые карикатуры являются вопиющим нарушением журналистской этики и не могут быть оправданы никакими ссылками на свободу слова и печати.
Журналисты «Шарли Эбдо» оскорбили всех россиян, которые в эти дни скорбят и хоронят своих соотечественников, оскорбили тысячи граждан нашей страны, которые искренне сопереживали сотрудникам французской газеты после террористической атаки в январе 2015 г. и выходили на улицу со значком «Я – Шарли». В конечном счете, своим неуместным, дурно пахнущим творчеством они оскорбили и саму Францию, своих собственных сограждан, которые в эти дни, так же как и люди по всему миру, сопереживали россиянам после авиакатастрофы в Египте. Остается надеяться, что французское общество даст должную оценку провокационной выходке  «Шарли Эбдо».       

   

A ROME, UNE ICÔNE DES SAINTS MARTYRS CONTEMPORAINS

Dans la basilique San Bartolomeo sur l’île du Tibre à Rome, on trouve une icône représentant les « martyrs contemporains ». Elle ne renvoie pas tant vers le Paradis que vers la terre, dirigeant nos regards vers les moments les plus sombres et inhumains du XXe siècle.

 

Représentation des martyrs des génocides arméniens et rwandais © Communauté Sant'Egidio
Représentation des martyrs des génocides arméniens et rwandais © Communauté Sant'Egidio

L’icône représente une multitude de scènes allant du génocide arménien au génocide au Rwanda.

Au centre, une Bible ouverte montre les mots de Jésus : « Qu’ils ne fassent qu’un » ; autour, des chrétiens de l’Est et de l’Ouest martyrisés pour leur foi, parmi lesquels lepatriarche orthodoxe de Moscou Tykhon, qui a tenu tête aux bolchéviques, et le pasteur luthérien Dietrich Bonhoeffer, exécuté par les nazis. Au-dessus, des camps de concentration et des trains de déportés.

À gauche, divers personnages représentent les « martyrs de la miséricorde », qui ont risqué leur vie en refusant d’abandonner le malade confié à leurs soins. À droite, les faux procès du communisme et la calomnie et la diffamation au procès de Jésus.

Représentation des martyrs qui ont perdu la vie en refusant d'abandonner les malades qui leur avaient été confiés © Communauté Sant'Egidio
Représentation des martyrs qui ont perdu la vie en refusant d'abandonner les malades qui leur avaient été confiés © Communauté Sant'Egidio

En bas, une muraille en ruines représente l’effondrement de la société quand les gens d’appartenances religieuses ou ethniques différentes sont séparés et persécutés. Et dans le coin à droite, Oscar Romero, tué par balle derrière l’autel en 1980 pour avoir courageusement appelé à la paix et défendu les pauvres et vulnérables.

Dans cette église, les images de l’icône prennent vie. Dans une des chapelles sur le côté, on peut voir une lettre du moine Trappiste Christian de Cherger, assassiné en Algérie ; lui et ses frères moines ont refusé de quitter le pays frappé par la violence dans les années 90. C’est l’histoire du film de 2010 Des hommes et des dieux. De l’autre côté de la chapelle, le missel de Romero, ouvert à la page qu’il lisait au moment où il a été tué.

Cette église qui semble remplie par la mort, est pleine d’histoires de vie et de notre humanité ; elle est gérée par les membres de la Communauté de Sant’Egidio, et l’icône est l’œuvre d’un des peintres de cette communauté qui ne se souvient pas tant des morts, mais des vies des « nouveaux martyrs » de l’icône. Pour Andrea Riccardi, fondateur de la communauté : « Le martyr n’est pas une personne qui veut mourir », c’est une personne qui veut vivre et travailler pour la paix et une société humaine, qui ne veut pas abandonner les pauvres, les faibles, même face à la violence et la mort. Les martyrs ne sont pas seulement des personnes tuées pour leurs croyances ; mais également celles tuées pour avoir « mis en pratique leurs convictions ».

À l’heure où j’écrivais ces mots, le Pape a dit : Romero a non seulement été fait martyr par des bandits armés, mais également par ses confrères évêques et prêtres après sa mort, non point avec des fusils, mais avec « la plus dure des pierres : la langue ». Ces dernières semaines, l’Europe a connu des moments de violence contre des centres de réfugiés et certains responsables politiques ayant pris position en faveur de l’hospitalité.

« Un martyr, a dit le Pape, n’est pas une personne dont on se souvient avec nostalgie comme une belle image dans une église ; elle continue à nous accompagner. » À San Bartolomeo, où se réunissent chaque semaine des gens qui veulent être près des pauvres, cette icône, qui parle davantage de la vie et de l’humanité que de la mort, est aussi vivante que possible.

 

Saint Willibrord, qui êtes-vous ?


Évêque (658-739)


 

Willibrord fut annoncé à sa pieuse mère par une éclatante lumière qui lui apparut en songe.

Dès sa plus tendre enfance il fut placé, pour son éducation, dans un monastère de l'Angleterre, son pays. Après de brillantes études, ordonné prêtre à trente-trois ans, il sentit le feu du zèle dévorer son âme et résolut de porter l'Évangile en Frise.

Il s'embarqua donc avec douze compagnons et aborda sur les rivages du Rhin, au pays des Frisons. La conversion de ces peuples farouches, commandés par des chefs cruels, présentait des difficultés incroyables ; aussi le zèle de l'ardent missionnaire ne fut-il ni toujours ni partout couronné de succès. Plusieurs fois, Willibrord s'exposa au martyre en combattant de front les superstitions des pays où il passait ; mais son heure n'était pas venue ; Dieu le destinait à de plus longs travaux.

 

Il reçut la consécration épiscopale des mains du pape saint Sergius I (687-701), et revint travailler avec une nouvelle ardeur à la conquête des âmes. Poussant ses missions plus avant vers le nord, il eut le bonheur de gagner à Jésus-Christ la plus grande partie des contrées connues depuis sous le nom de Zélande et de Hollande. Le don des miracles ne contribua pas peu à ses succès. Dans une course apostolique, le saint évêque et ses compagnons entrèrent, harassés de fatigue, dans la maison d'un habitant du pays, qui fut très honoré de les recevoir, mais n'avait pas une goutte de vin à leur offrir. Les missionnaires en avaient un peu : leur chef le bénit, et quarante personnes purent satisfaire leur soif.

 

Une autre fois un païen, lui voyant traverser sa propriété, lui adressa des injures ; le lendemain, il fut frappé d'une manière foudroyante par la main de Dieu. Tout pauvre qu'il était, le saint donnait toujours. Douze mendiants vinrent un jour lui tendre la main ; il n'avait qu'un petit flacon de vin, il les fit boire, et le flacon se trouva plein comme auparavant. Ainsi Dieu favorisait l'œuvre de son serviteur. Souvent, l'eau bénite et le signe de la Croix, l'apôtre mettait en fuite l'ennemi des âmes. Dieu lui donna un puissant auxiliaire en son compatriote Winfrid, devenu saint Boniface. À sa mort, son tombeau, trop petit, s'allongea pour le recevoir, et son corps exhala un délicieux parfum.

7 Novembre :

SAINT FLORENT EVÊQUE DE STRASBOURG, Qui êtes-vous ?


Successeur d'Argobast au siège de Strasbourg,*
Tu fis cheminer ton troupeau spirituel*
Vers la grande mercy du Seigneur Jésus-Christ.*
Saint Florent, évêque aux vertus évangéliques,*
Toi qui es à présent auprès de notre Dieu,*
Prie-Le d'accorder à nos âmes le salut!

De l’île des Saints à ...l’ermitage vosgien,
Saint Florent, évêque de Strasbourg. 
(7ème siècle).

Depuis un peu plus de mille deux cents ans, le dimanche suivant le sept novembre, dans un petit village d’Alsace, nommé Niederhaslach, situé à quarante kilomètres de Strasbourg et aux frontières de la Lorraine, les cloches carillonnent à toute volée. Les rues grouillent d’une foule inhabituelle de pèlerins venus de toute la région. On remarque les casques étincelants des pompiers et un cortège de personnalités en grande tenue, maires en tête. La fanfare, derrière la magnifique châsse contenant les reliques de saint Florent, fait le tour de la cité en fête, suivie par les fidèles et les congrégations portant des bannières aux couleurs éclatantes.

Mais qui est donc ce saint Florent, attirant au cours des siècles des cohortes de pèlerins ? Dans les Vosges et en Alsace, les cultivateurs, les forestiers, les amis des animaux le vénèrent tout particulièrement, ainsi que tous ceux qui aspirent à se retirer loin du monde dans la prière et la pauvreté.

Sa naissance en Irlande, le prédispose pourtant à la vie de cour, dans la richesse et les honneurs. Certains prétendent qu’il est de sang royal. Un pieux et savant chartreux, Laurent Surius, nous assure que ses parents mènent une vie édifiante et, grâce à leur exemple, la foi de Florent se manifeste dès son enfance. En grandissant, il n’hésite pas à traiter durement son corps. Il observe une abstinence totale et continuelle, multiplie les jeûnes, pratique la charité, bien sûr, et méprise honneurs et richesse. Bientôt, il se montre désireux de se retirer dans un endroit désert, loin des tentations du monde. Pour cela il quitte l’île des saints (un surnom de l’Irlande), entreprend un voyage long et assez pénible à travers plusieurs pays…avant de se fixer en Alsace vers 664, dans un petit ermitage où il pourra vivre très pauvre et très humble à l’imitation du Seigneur.
Il s’installe donc dans une petite vallée au pied du Ringelberg, non loin du ruisseau de Hasel. C’est à Oberhaslach, tout près de la vallée de la Bruche et non loin de la Lorraine. Son oratoire subsiste encore au 21ème siècle. Saint Florent est arrivé dans la région en même temps que saint Arbogast et saint Fidèle. Le premier deviendra bientôt évêque de Strasbourg et le deuxième, archidiacre. Il ne sort de sa cellule que pour œuvrer au salut des âmes et, comme lui, plusieurs anachorètes vivent dans des endroits retirés dans les montagnes et les forêts voisines.

Pour subsister, il défriche une parcelle du terrain entourant sa cellule mais, hélas, les bêtes sauvages viennent dévorer les jeunes pousses : impossible de récolter le moindre légume ! Alors il a l’idée de planter quatre poteaux aux coins du champ et il demande au Seigneur d’interdire aux animaux de toucher à son potager. Il est exaucé ! Et bientôt les bêtes de la forêt prennent l’habitude de se regrouper sagement près de son ermitage. On y voit non seulement la belette, le renard, le lièvre mais aussi le sanglier, la biche, le cerf et même l’ours. (Ils sont peints sur des ex-votos) Si bien que les officiers du roi Dagobert II, envoyés à la chasse par leur maître qui réside dans son palais de Kirchheim, rentrent bredouilles. Ils ont trouvé la forêt déserte ! Par contre, autour de la cabane de Florent, ils ont vu une multitude d’animaux sauvages immobiles. Le roi les envoie quérir Florent qui arrive au palais monté sur un âne. Il aperçoit Rathilde, la fille de Dagobert qui est non seulement aveugle, mais aussi sourde et muette. Grâce aux prières du saint la jeune fille est guérie et elle proclame devant toute la cour que ce miracle est dû à son intercession. En reconnaissance, son père décide d’offrir à Florent tout le territoire que sa monture pourra parcourir pendant qu’il prendra son bain. L’âne se met à galoper deux fois plus vite qu’un cheval, sous ses sabots jaillissent des étincelles : il va être possible de faire bâtir un monastère près de l’ermitage, le grand domaine offert par le monarque comprendra des métairies, des forêts, des vignes, des champs et des prés, bref toute la vallée exemptée de servitudes…

Ceci est attesté par les historiens (P. Lecointe, annales Ecclesiastici francorum tom. 3)
La réputation de sainteté de Florent se répand dans toute la région car il est très actif dans le combat contre l’idolâtrie renaissant parfois de ses cendres. A ses vertus, ses dons de thaumaturge et son ascendant sur les animaux il ajoute la protection de toute la région : le Seigneur exauce ses prières quand la population de la vallée risque d’être opprimée et Il punit les malfaiteurs en les frappant de la peste ou en leur faisant subir des blessures. Il en est ainsi d’un certain Anselme, chef de brigands, qui n’obtient la guérison qu’après avoir promis de s’amender.

Arbogast, évêque de Strasbourg et ami de Florent, naît au Ciel, il faut lui trouver un successeur. Après le refus de saint Wilfrid, on insiste pour que Florent accepte cette lourde charge. Il sera non seulement un saint évêque mais il va s’occuper de la formation du clergé, soucieux de le rendre davantage religieux et savant. Ses travaux lui ont mérité le nom de « nouvel apôtre de l’Alsace ». De nouveaux moines arrivent d’Ecosse et d’Irlande attirés par la piété qui fleurit grâce au combat incessant mené contre la licence des mœurs et les désordres.

Saint Florent fait bâtir, hors les murs de la ville un hospice et une église dédiée à saint Thomas. L’hospice devient plus tard un monastère puis un chapitre de chanoines accueillant des nobles d’Alsace dont plusieurs seront à leur tour évêques de Strasbourg. Après environ quinze années d’épiscopat, Florent est averti du moment de sa mort. Il réunit son clergé pour lui faire d’ultimes recommandations et entre dans la joie de son Seigneur, le sept novembre, d’après les anciens martyrologes, bréviaires et calendriers.

Il est d’abord enterré à saint Thomas puis son corps est transféré à l’abbaye de Haslach, à l’initiative de l’évêque Rachio en 810. A cette occasion ont lieu plusieurs miracles, en particulier la guérison d’un jeune paralytique. Le corps de saint Florent est découvert entier à deux reprises : en octobre 1143 et en 1355 en présence de l’empereur Charles IV et de deux évêques. Il est invoqué comme protecteur des animaux domestiques. En 1790 une paroisse a fait vœu de se rendre chaque année en procession à Haslach car une épizootie décimant le bétail a cessé grâce à l’intercession de Florent. Dans la chapelle bâtie à l’emplacement de son ermitage sont accrochés de nombreux ex votos témoignant de la reconnaissance des propriétaires de vaches, chevaux ou moutons sauvés grâce à lui. Mais les animaux domestiques ne sont pas les seuls à bénéficier de ses prières, les enfants énurésiques n’hésitent pas à tirer la corde d’une cloche au fond de la chapelle pour être guéris. Les malades aussi ont recours à lui :

''Accourez, accourez bonnes gens de partout
''Pour prier en ce jour saint Florent
''Célébrez saint Florent
''Rendez-lui louange et honneur
''Accourez à Haslach dans la vallée
''Là vous serez consolés 
''De vos douleurs et de vos peines
''Quand le corps est torturé
''Par les calculs, les hernies
''Les coliques et la gravelle
''Jamais personne ne l’a honoré
''Sans être reparti consolé
(Dévotionnaire du 18ème siècle)

Le pèlerinage à Niederhaslach a débuté au 9ème siècle, dès le transfert des reliques de Saint Florent. Au 13ème siècle on a même dû construire une hôtellerie pour héberger les pèlerins. Après une baisse de fréquentation à certaines époques, notamment pendant la Révolution, le Saint est encore célébré aujourd’hui avec éclat et ferveur. On peut également aller se recueillir dans la chapelle située à Oberhaslach, sur l’emplacement de l’ermitage. Elle est entourée de verdure et une statue de Saint Florent surplombe une source toute proche, et de là on domine le petit village.
Le prénom de Florent est encore répandu en Alsace et dans les Vosges et si par chance, le pèlerin aperçoit biche, renard ou fouine dans la forêt toute proche, pas de doute, le saint ermite lui fait un signe !

Prie le Seigneur pour nous, saint évêque au cœur si tendre !!!

                                            (Bernadette-Marie Duloisy)

Shlom lekh bthoolto Mariam, Maliath taibootho, moran a'amekh, mbarakhto at bneshey, wambarakhoo feero dabkharsekh yeshue,  O qadeeshto Mariam, yoldath aloho, saloy hlofain hatoyeh, hosho wabsho;ath mawtan. Amin.

Shlom lekh bthoolto Mariam, Maliath taibootho, moran a'amekh, mbarakhto at bneshey, wambarakhoo feero dabkharsekh yeshue, O qadeeshto Mariam, yoldath aloho, saloy hlofain hatoyeh, hosho wabsho;ath mawtan. Amin.

Trois tactiques de Ste Thérèse (La "petite" Thérèse) pour vaincre les tentations:

 

 

Dans son ouvrage Teresa de Lisieux: la mimada, la misionada, la doctora(« Thérèse de Lisieux : la gâtée, la missionnée, la docteure »), le père Angel Rossi évoque les trois tactiques utilisées par sainte Thérèse pour vaincre la tentation :

1. Affronter le mal à visage découvert, ne pas prendre peur et l’affronter soit en face à face et en vérité, soit en tournant le dos à la tentation, il s’agit alors de « le tuer par l’indifférence ».

2. Aller directement à Jésus en lui parlant de ce qui m’arrive, et, peut-être aussi, en le racontant à quelqu’un de plus avancé que moi au plan spirituel, mais quoi qu’il en soit en faisant toujours de la tentation la matière-même de la prière.

3. Offrir, réparer à travers ce que je vis dans douleur, pour les autres.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 16,9-15.

Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande.
Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ?
Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ?
Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »
Quand ils entendaient tout cela, les pharisiens, eux qui aimaient l’argent, tournaient Jésus en dérision.
Il leur dit alors : « Vous, vous êtes de ceux qui se font passer pour justes aux yeux des gens, mais Dieu connaît vos cœurs ; en effet, ce qui est prestigieux pour les gens est une chose abominable aux yeux de Dieu.

Samedi 7 NOVEMBRE 2015. Eléments pour méditer, réfléchir, prier et mieux agir:

Par Saint Grégoire de Nazianze

(330-390),

évêque et docteur de l'Église 
Homélie 14, sur l'amour des pauvres, § 23-25 ; PG 35,887 (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 2, p. 161 rev.; cf bréviaire romain du 1er lundi de carême) 


 

« Celui qui est digne de confiance dans une petite affaire est digne de confiance aussi dans une grande »

 

      Tu dois savoir d'où vient pour toi l'existence, le souffle, l'intelligence et ce qu'il y a de plus précieux, la connaissance de Dieu, d'où vient l'espérance du Royaume de cieux et celle de contempler la gloire que tu vois aujourd'hui de manière obscure, comme dans un miroir, mais que tu verras demain dans toute sa pureté et son éclat

(1Co 13,12).

D'où vient que tu sois fils de Dieu, héritier avec le Christ

(Rm 8,16-17)

et, j'oserai dire, que tu sois toi-même un dieu ?

D'où vient tout cela et par qui ? 


      Ou encore, pour parler de choses moins importantes, celles qui se voient : qui t'a donné de voir la beauté du ciel, la course du soleil, le cycle de la lune, les étoiles innombrables et, en tout cela, l'harmonie et l'ordre qui les conduisent ?...

Qui t'a donné la pluie, l'agriculture, les aliments, les arts, les lois, la cité, une vie civilisée, des relations familières avec tes semblables ? 


      N'est-ce pas de Celui qui, avant toute chose et en retour de tous ses dons, te demande d'aimer les hommes ?...

Alors que lui, notre Dieu et notre Seigneur, n'a pas honte d'être appelé notre Père, allons-nous renier nos frères ?

Non, mes frères et mes amis, ne soyons pas des gérants malhonnêtes des biens qui nous sont confiés.

 

Toi, Qui en tout temps et à toute heure, au ciel et sur terre,  es adoré et glorifié, ô Christ Dieu, longanime, plein de miséricorde et de compassion, Toi Qui aimes les justes et as pitiè des pécheurs, Toi Qui appelles tous les êtres au salut  par la promesse des biens à venir,  Toi-même, Seigneur, reçois aussi nos prières en cette heure et dirige nos vies selon Tes commandements. Sanctifie nos âmes, purifie nos corps,  redresse nos raisonnements, purifie nos pensées,  et délivre-nous de toute affliction, malheur et tourment. Entoure-nous du rempart de Tes saints anges saints afin que,  gardés et conduits par eux, nous parvenions à l'unité de la foi  et à la connaissance de Ta gloire inaccessible, car Tu es béni dans les siècles des siècles. Amen. Seigneur miséricorde ! Seigneur miséricorde ! Seigneur miséricorde ! Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen. Toi plus vénérable que les Chérubins,  et plus glorieuse incomparablement que les Séraphins, qui sans tache, enfantas Dieu le Verbe, Toi véritablement la Mère de Dieu, nous t'exaltons.

Toi, Qui en tout temps et à toute heure, au ciel et sur terre, es adoré et glorifié, ô Christ Dieu, longanime, plein de miséricorde et de compassion, Toi Qui aimes les justes et as pitiè des pécheurs, Toi Qui appelles tous les êtres au salut par la promesse des biens à venir, Toi-même, Seigneur, reçois aussi nos prières en cette heure et dirige nos vies selon Tes commandements. Sanctifie nos âmes, purifie nos corps, redresse nos raisonnements, purifie nos pensées, et délivre-nous de toute affliction, malheur et tourment. Entoure-nous du rempart de Tes saints anges saints afin que, gardés et conduits par eux, nous parvenions à l'unité de la foi et à la connaissance de Ta gloire inaccessible, car Tu es béni dans les siècles des siècles. Amen. Seigneur miséricorde ! Seigneur miséricorde ! Seigneur miséricorde ! Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, et maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen. Toi plus vénérable que les Chérubins, et plus glorieuse incomparablement que les Séraphins, qui sans tache, enfantas Dieu le Verbe, Toi véritablement la Mère de Dieu, nous t'exaltons.

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Published by Eglise Syriaque-Orthodoxe Antiochienne

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